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Big Bang, mon amour

224 pages, Paperback

Published April 9, 2026

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Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Juliette.
1 review
April 20, 2026
Lord Esperanza (Théodore ?) sort de sa tête et ça fait du bien


Je suis Lord Esperanza depuis les débuts. Est-ce que j’ai le droit de l’appeler comme ça ? Car ce livre, c’est avant tout Théodore qui l’a écrit. Et moi Théodore, je ne le connais pas. Les concerts de 2019, les albums, les promos, les interviews où il parle de littérature entre deux punchlines —ça je connais, j’ai tout suivi. Alors quand il annonce un livre, l'attente est particulière, presque inquiète. Parce qu'on tient à ce que quelqu'un qu'on admire ne se plante pas hors de sa zone de confort.
Il ne s'est pas planté.

Big Bang, mon amour raconte Théodore, le vrai, ou du moins une version très proche. L'enfance à Paris, les parents séparés, le cannabis comme premier refuge, puis le rap qui débarque et qui change tout. Et en filigrane, l'ombre de l'oncle Benoît, ce fantôme familial qui revient le hanter au moment où sa carrière décolle vraiment. Le livre remonte le temps en spirale, des bancs de fac jusqu'à l'écolier perdu, en passant par les coulisses d'une industrie musicale qui broie autant qu'elle fait briller.
Ce qui frappe d'abord, c'est l'écriture. On retrouve exactement ce qu'il y a dans ses sons: cette façon de mêler le cru et le délicat, d'aller chercher quelque chose de précis là où d'autres resteraient vagues. Les concerts dont il parle, les tournées, les moments de doute en pleine ascension, tout ça résonne différemment quand on était là, dans le public, sans savoir ce qui se passait derrière. Relire mentalement certains morceaux après ce livre, c'est les entendre autrement.

Mais ce qui est fort, c'est que ça n'est pas réservé aux fans. Le questionnement du personnage—est-ce que je deviens fou, est-ce que je reproduis quelque chose que je ne comprends pas, est-ce que la création me sauve ou m'enfonce—c'est universel. On n'a pas besoin d'avoir sorti un album ni d'avoir grandi à paris pour se reconnaître dans cette façon de porter une blessure sans savoir très bien d'où elle vient. L'identification se fait naturellement, presque sans qu'on le décide.
Le rythme aussi est celui du rap : des ruptures, des retours en arrière, des moments où plusieurs voix semblent parler en même temps. Ça se dévore parce que ça ne laisse pas souffler, mais pas par excès d'action, par densité émotionnelle. Chaque page a l'impression d'avoir été pesée.

C’est un premier roman qui n'a rien de timide. Il prend des risques formels, il va là où ça fait mal, et il ne cherche pas à arrondir les angles pour être aimé. Je crois qu’il n’y a rien à modifier, le livre est bien tel qu’il est.

Pour ceux qui le connaissent depuis longtemps, c'est une pièce manquante. Pour les autres, c'est une porte d'entrée 🤍
Profile Image for Daniel Hji.
62 reviews
May 14, 2026
Lu en Espagne.
J'ai pas beaucoup ecouté Lord Esperanza mais franchement le livre est vraiment bien.
L'histoire est prenante et assez dingue par moment (Flavien qui connaissait son oncle et autres..).
L'enfance et l'adolescence dans Paris, dans le 18e similaires à pas mal de gens que je connaissais, et elle est bien décrite.
Tout est bien décrit, le style est bien et facile à lire, même si semble un peu forcé par fois (toutes les lampes et lumières bavent, crachent, degoulinent.. Jamais elles éclairent juste, mais en général c'est plutôt bien trouvé quand même) globalement on visualise très bien les scènes, les ambiances, le décor, l'enchaînement des événements et surtout les ressentis. C'est souvent très bien retranscrit, de façons intéressantes, belles..
Il parle d'enfance et d'adolescence, de sa famille, d'hopitaux, de vide, de rêves, de ressentis... C'est chouette à lire et c'est touchant (que ce soit son histoire directement avec ses débuts dans le rap, ado.. Et la mamie, avec son frère qui meurt puis son fils qui se suicide, ses ressentis, ses réactions, son attitude. C'est beau et émouvant).
Bref très bon livre, je ne m'y retrouve pas exactement, mais ça reste intéressant (en plus de prenant et touchant) de lire ces moments de vie avec ses ressentis.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Clcyr.
143 reviews
September 22, 2026
Bien que lire le livre de ce rappeur, qui accompagne mes journées depuis une dizaine d’années, pourrait influencer cet avis, j’ai le regret de vous dire que ce n’est pas du tout le cas.

Ce livre mérite un avis plus que positif, tout simplement parce que l’auteur y évoque sa vie avec sincérité. Il entre dans les détails de son envie de faire du rap et explique ce qui a été le déclic pour se lancer. Même si l’essence de cette passion provient d’une douleur, il la retranscrit de manière poétique.

L’auteur n’hésite pas à décrire sa soif de réussite dans la musique, quitte à se perdre un peu en chemin.

Ce roman est un véritable écho à la détermination : ne jamais lâcher sa passion et toujours croire en soi.

Un très beau roman que je recommande fortement.
Profile Image for Mae Bel.
136 reviews
May 22, 2026
J’avoue que la fin, j’ai la gorge qui s’est serrées d'un seul coup.
Théodore Desprez, de son nom de scène «Lord Esperanza» raconte dans son roman le parcours de carrière. Rappeur depuis son plus jeune âge, une enfance cabossée de démon, de trahison, de deuil et de solitude... Il écrit son histoire. La sienne. Tomber dans la drogue jeune, son cœur a bien faillit le lâcher alors qu’il s'apprêtait à sortir son premier album «Phoenix». C’est un artiste que j’ai longtemps écouté au lycée. Son roman ressemble parfaitement à ses musiques, ses paroles dans ses titres. J’ai découvert un nouveau «Lord Esperanza», clairement.
32 reviews
May 18, 2026
J'ai cité Lord Esperanza au bac de français et j'ai eu 12, mais c'était pas de sa faute. Peut-être que j'aurais dû citer un passage de « Big Bang, mon amour », vu que pour la première fois, Lord Esperanza fait du roman et pas du rap.

Attention aux métaphores téléphonées, parfois ça capte pas dans le réseau mobile de mon crâne : https://cequejepense.fr/big-bang-mon-...
30 reviews
May 20, 2026
Sympa mais bon encore un homme cishet blanc privilégié qui se plaint
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