À la lisière du monde des hommes commence celui des chevreuils. À tout juste vingt ans, Geoffroy Delorme s'enfonce dans la forêt de Louviers, en Normandie. Là, au détour d'un sous-bois, une rencontre va bouleverser sa vie : un jeune chevreuil, libre et curieux. De cette apparition naît un lien hors du commun... Geoffroy décide alors de partir vivre parmi les chevreuils. Pendant sept ans, il observe, imite, apprend à se nourrir, à dormir, à se déplacer, à se protéger comme eux. Il découvre leurs règles, leurs jeux, leurs peurs, leurs joies. Peu à peu, il devient l'un des leurs. Dans cette adaptation en bande dessinée de L'homme-chevreuil (plébiscité par plus de 100 000 lecteurs), le récit prend un nouveau souffle. Portée par le scénario de Vincent Zabus et le trait sensible du dessinateur Jean-Denis Pendanx, cette histoire extraordinaire nous entraîne au cœur de la vie sauvage, là où se mêlent solitude, survie et fraternité animale.
Avec cette adaptation en bande dessinée de son propre récit, Geoffroy Delorme, accompagné de Vincent Zabus au scénario et de Jean-Denis Pendanx au dessin, propose une expérience singulière : celle d’une immersion radicale dans le monde animal.
Le point de départ est réel et presque improbable. À vingt ans, Geoffroy Delorme décide de quitter le monde humain pour vivre en forêt, au contact des chevreuils. Ce geste, à la fois fuite et quête, donne naissance à un récit qui dépasse le simple témoignage.
Pendant plusieurs années, l’auteur observe, imite et apprend. Le livre détaille ce processus d’adaptation : comprendre les déplacements, les comportements, les dangers. L’humain, progressivement, s’efface au profit d’une autre manière d’être au monde.
La bande dessinée restitue cette transformation. Le récit s’inscrit dans un rythme lent, proche de celui de la nature. Les événements spectaculaires sont rares ; l’attention se porte sur les gestes, les sensations, les interactions avec les animaux.
Le travail de Jean-Denis Pendanx joue un rôle essentiel. Son trait, souvent proche de l’aquarelle, capte la lumière, les saisons, les textures de la forêt. Les planches privilégient l’atmosphère, laissant respirer les paysages et les silences.
Le scénario de Vincent Zabus structure cette expérience sans la dénaturer. Il accompagne la progression du personnage, en mettant en valeur les étapes de son évolution, tout en conservant une dimension contemplative.
Au-delà de l’expérience personnelle, l’album interroge la relation entre l’homme et le vivant. Il questionne notre place, notre rapport à la nature, et la possibilité — même temporaire — d’un autre mode d’existence.
L’Homme-chevreuil se distingue par son approche sensible et immersive. Il ne cherche pas à expliquer ou à démontrer, mais à faire ressentir.
Une bande dessinée rare, à la fois récit de vie et expérience sensorielle, qui invite à ralentir et à regarder autrement le monde sauvage.
Un récit très touchant et absolument magnifique, qui m’a fait passer par toute les émotions, que ce soit les pleurs, les rires ou la douceur. Les dessins sont magnifiques et il y a également tant à apprendre de ce livre, je ne peux que le recommander.
Globalement j’ai beaucoup aimé Légèrement fade mais moitié du livre on commence vraiment à plus qu’apprécier les animaux qui ne sont plus en second plans La fin où on prend conscience que c’est une histoire vrai est folle
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