Quand Cécile n'est pas en train de chiner des robes vintage, de sauver des chats ou de boire un bon thé, elle écrit des romans. Elle aime se promener dans les genres et les atmosphères au gré de ses envies... fantastique, romance, jeunesse, peu importe ! On se promène dans l'univers de Cécile comme dans un cabinet de curiosités empreint de douceur, où les histoires qu'elle tisse peuvent être rose soie ou noir velours.
Coup de cœur absolu ! ❤️ Je savais que ce serait de la qualité, vu les autrices, mais là, ça dépasse tout.
J’aime énormément leur travail en temps normal, mais ce roman a surpassé toutes mes attentes au point de devenir mon préféré de tous leurs romans confondus (et il en fallait beaucoup pour détrôner "Des cendres sur tes mains" et "Thorngrove").
On retrouve ici tous les codes que j’adore dans les thrillers horrifiques adolescents, comme celui du camp de vacances en plein été, au cœur d'une forêt américaine étouffante, doté de son passé terrifiant, le tout dans une ambiance très années 90. Mais ici, les autrices réussissent à rendre l’ensemble vraiment original en y mêlant un autre thème que j’affectionne particulièrement : les légendes urbaines ! Le folklore autour des fées, que l'on voit assez peu dans ce genre de contexte, je trouve, est donc omniprésent et se mêle parfaitement aux histoires, celles-ci bien réelles, qui courent déjà sur le camp d'Hollow Pines. Ce mélange fonctionne à merveille.
L’ambiance, quant à elle, est tout simplement parfaite. Je me suis vraiment sentie comme une résidente à part entière du camp, complètement immergée dans les événements. La tension monte progressivement et l’effroi grandit au fil des pages et des révélations, jusqu’à devenir oppressante, prête à nous dévorer. Et même quand on pense avoir deviné où l’histoire nous mène, il y a toujours un décalage ou un élément en plus qui vient chambouler nos certitudes sans pour autant sortir de nulle part.
Les personnages sont eux aussi très réussis. Ils sont réalistes, crédibles et faciles à comprendre, voire à s’identifier. On s’attache vite à eux, ce qui rend tout ce qui se passe encore plus impactant.
Si vous avez aimé l’un des précédents romans de Nora Lake, "Ce que font les filles à la nuit tombée", c’est clairement celui qui s’en rapproche le plus en termes d’ambiance.
En bref, une intrigue parfaitement maîtrisée, une ambiance immersive et un mélange de thèmes ultra efficace. Pour moi, c’est une réussite totale, avec une fin qui m'a laissée bouche bée.
< Comment pourrais-tu ne pas croire aux fées, alors que je suis certaine que tu en es une ? >
Coup de coeur pour ce texte puissant, brillant, captivant et dérangeant. Parce qu'en plus de cette superbe couverture, retrouver les plumes de Nora Lake et Cécile Guillot est toujours un plaisir.
L'ambiance est totalement dingue. Oppressante, acérée. On tremble avec nos héroïnes Amy et Sadie. On sent qu'il se trame quelque chose dans ce camp de vacances. Quelque chose qui donne une atmosphère grinçante et collante. Les touches de gore disséminées au long du roman mettent autant mal à l'aise qu'elles amplifient notre addiction au roman.
Entre les légendes des Fées, une tuerie passée, la disparition d'Hannah, des champignons bioluminescents... Ça fait beaucoup pour un seul lieu n'est-ce pas ? Le mood camp de vacances est parfait pour placer l'intrigue, j'ai eu l'impression d'une nouvelle saison au Camp redwood sur le début (saison 9 AHS).
Je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Ni pendant la mise en place, ni en attendant de comprendre les relations de nos personnages, ni en guettant les réponses aux nombreuses questions que l'on se pose au fil du texte. Au contraire. Chaque nouvel interlude ravivait l'envie de continuer.
Et pour celles et ceux qui me connaissent, j'ai une affection particulière pour les textes dont les noms ont des significations particulières qui donnent du sens ou une nouvelle lecture. Et c'est le cas ici. J'ai adoré faire mes petites recherches sur les prénoms des personnages.
Si vous aimez les légendes urbaines, les histoires fantastiques, les belles amitiés vénéneuses, l'ambiance camp de vacances et quand un roman mêle enquête et frisson ... C'est le roman qu'il vous faut !
S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas reprocher à Nora Lake et Cécile Guillot, c’est leur capacité à plonger les lecteurs dans des ambiances sombres, glauques et parfois franchement horrifiques. Ici, cette atmosphère m’a semblé encore plus aboutie que dans Les filles de Witch Hazel House. Je l’ai trouvée parfaitement maîtrisée. Le ressenti horrifique dépendra sûrement de la sensibilité de chacun, mais de mon côté cela m’a donné quelques frissons sans me terrifier. À cela s’ajoute une ambiance années 90 pleine de références musicales, qui apporte une vraie touche de nostalgie. J’ai aussi beaucoup aimé le cadre du camp de vacances, qui renforce très bien le sentiment d’isolement et l’étrangeté du récit.
L’intrigue est très addictive, les pages se tournent toutes seules. C’est presque frustrant, car le roman est assez court et se lit très vite. Les révélations finales m’ont surprise. J’aurais simplement aimé qu’elles soient un peu moins expéditives pour accentuer encore davantage l’horreur. Cela m’a semblé légèrement précipité. J’ai aussi aimé que le récit repose sur des fées, ce qui change des figures horrifiques plus classiques et apporte quelque chose d’original.
J’ai beaucoup aimé suivre les personnages. La narration chorale permet de bien développer chacune d’elles et d’explorer leur psyché. On suit progressivement leurs états d’âme, leurs doutes et leurs questionnements, ce qui assombrit peu à peu le récit. J’ai trouvé cette montée en tension très réussie.
C’est une histoire que j’ai pris plaisir à découvrir. Je préciserais simplement de prêter attention aux trigger warnings, car même si nous sommes en young adult, certains thèmes peuvent heurter certaines sensibilités.
4,5✨ J’ai eu l’occasion de lire ces autrices dans leurs différents récits ( des pépites !) et leur premier roman en duo, les filles de witch hazel house dont j’avais adoré l’ambiance. Bien entendu, j’avais qu’une hâte, découvrir ce qu’elles nous avaient réservé dans ce récit qui se passe dans les années 90 en plein cœur de l’Oregon et plus précisément dans le camp d’été Hollow Pines.
Un récit court, dynamique qui en m’a pas laissé le temps de reprendre mon souffle ( ni de poser le livre soit dit en passant) Les actions d’enchaînent, les activités du camps survolées passant d’une à l’autre qui concorde avec les boucles temporelles expresse que nous laisse ces moments hors du temps, ces moments où l’on se réjoui et qui passent.. si vite.
Vous vous doutez bien que le titre n’a rien de joyeux et que l’ambiance de ce camp de vacances a un passif et se révèle n’être pas tant que ça idyllique. Entre une disparition de l’une des fille l’été dernier.. un passif flirtant entre serial killer et folklore omniprésent Cécile et Nora jouent à merveille avec cet entre deux, une voile floue entre réalité et fiction, entre folie ou croyance, entre idéalisation dû aux jeunes âges des filles ou simplement un passé qui ne laisse personne s’échapper.
Je me suis pas amusée à faire des suppositions durant ma lecture néanmoins j’ai su voir certains pièges tendus.. tout ça pour me prendre le final en pleine poire. Une chose est sûr, cette fin m’a marquée, va me hanter et surtout était impossible à penser même dans mes cauchemars les plus fous !
Bref, une roman d’horreur entre réalité et fiction.. ça je vous laisserai vous faire votre propre avis mais une chose est sûr, il vaut le détour !