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Avec la langue: Manuel de survie linguistique - En coédition avec Radio France
240 pages, Paperback
Published April 1, 2026
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Community Reviews
Displaying 1 - 4 of 4 reviews
April 13, 2026
Julie Neveux, membre des Linguistes atterré.e.s, propose un petit essai sous une forme humoristique sur l’état de santé du français, de son évolution, de ce que dit sur nous la langue que nous employons, des registres de langage, des tics de langage, de l’IA, des vocaux, etc.
Oui c’est beaucoup en si peu de pages et très honnêtement, si j’ai trouvé le propos intéressant, j’ai regretté qu’il survole parfois un peu son sujet. Plein d’idées mais si peu de développement, c’est frustrant autant que ça rend curieux. Pour autant, j’ai le sentiment qu’un ouvrage plus technique aurait fini par m’ennuyer alors que j’ai ri ici à gorge déployée dans le chapitre sur les jurons.
Bien sûr, en parlant de langage, l’auteure ne peut pas s’empêcher de faire de la sociologie et de la politique. Et c’est ça que je retiendrai: le langage, c’est le message.
#Aveclalangue #NetGalleyFrance
Oui c’est beaucoup en si peu de pages et très honnêtement, si j’ai trouvé le propos intéressant, j’ai regretté qu’il survole parfois un peu son sujet. Plein d’idées mais si peu de développement, c’est frustrant autant que ça rend curieux. Pour autant, j’ai le sentiment qu’un ouvrage plus technique aurait fini par m’ennuyer alors que j’ai ri ici à gorge déployée dans le chapitre sur les jurons.
Bien sûr, en parlant de langage, l’auteure ne peut pas s’empêcher de faire de la sociologie et de la politique. Et c’est ça que je retiendrai: le langage, c’est le message.
#Aveclalangue #NetGalleyFrance
May 9, 2026
je suis un peu resté sur ma faim, j’aurais bien voulu que ça aille plus loin dans de nombreux chapitres ! mais sinon c’est une super porte d’entrée
August 22, 2026
Ce manuel de survie linguistique porte bien son nom ; il est une très bonne première approche des grands enjeux linguistiques de la langue française qu'il aborde avec légèreté et humour. Il est dommage que certains chapitres soient un peu trop légers, la quantité et la diversité des sections ayant été priorisées au lieu de leur approfondissement.
Ainsi, il est frustrant de se dire qu'à la sortie de ce livre, j'en retiens globalement une très bonne expérience de lecture mais pas énormément de nouvelles connaissances linguistiques.
Les parties 1, 2 et 3 sont à mon avis particulièrement bien réussies tandis que la 4 et la 5 battent un peu de l'aile - j'ai l'impression que l'autrice sort de sa zone de confort.
Les premières parties exposent particulièrement bien un état des lieux du français dans sa globalité. Je trouve que des notions telles que le purisme, le (non-)rôle de l'Académie Française, les proverbes, la plasticité organique de la langue sont très bien expliquées. Certains de ces sous-chapitres ont réussi à mettre à l'écrit certains de mes dilemmes de puriste sur le plan linguistique ; accepter que la langue évolue et change par sa nature mais ne pas pouvoir laisser partir l'accent circonflexe qui raconte si joliment l'histoire d'un mot, ou sentir un électrochoc à chaque "pallier à" ou "malgré que". Mais cette résistance fait également partie du jeu et nous avons tous.tes nos petites batailles linguistiques que nous refusons de perdre, et tout usage se vaut tant qu'il répond à la nécessité de communication. L'évolution de la langue répond aux usages qui en sont faits. Un chapitre sur l'enseignement du français aurait peut-être trouvé sa place au sein de ce livre pour éclairer cette notion - dieu sait que je tiens la plupart de mes rigidités de ces heures passées devant le projet Voltaire lors de mon collège et lycée.
La section 4, qui parle des nouveaux usages de la langue, m'a paru particulièrement confuse. Je trouve que l'autrice n'a pas réussi à saisir par exemple le sens exact de "situationship". La tentative de cartographier ce mot et ses définitions et usages était pourtant intéressante, mais l'autrice se contente de souligner qu'il s'agit d'une relation qui se définit par ce qu'elle n'est pas. Oui, bon, en gros les situationship c'est le couple - les obligations du couple ? Je trouve que cette définition passe terriblement à côté de la richesse de cette expression. Déjà le mot situationship ne s'emploie pas que pour désigner la relation mais également pour désigner l'une des parties de la relation, ce qui ajoute une première couche de complexité (contrairement au mot couple, on ne peut pas dire "c'est mon couple" en désignant son partenaire) - un situationship peut être à sens unique par exemple et une personne peut avoir plusieurs situationships sans que cela ne choque la morale de la plupart des gens. A ce sens, il aurait été doublement intéressant de rapprocher l'étude de situationship du mot "crush", l'emploi de ces deux mots désignant le besoin de création d'un espace relationnel ambigu inférieur au couple mais supérieur à l'amitié dans notre génération, pour des raisons qui peuvent être multiples et qui auraient été intéressantes à explorer.
Même constat pour l'expression "lâcher / mettre un vu" qui passe à côté d'une jolie analyse à mon sens. Le chapitre se contente de répertorier les différents degrés de seum (là aussi un mot qui aurait pu faire l'objet d'un chapitre) suivant l'expression "se prendre, se manger, etc. un vu" sans réel approfondissement. La fin qui observe un glissement vers "mettre en vue" est juste erronée ; d'ailleurs il suffit d'aller googler les paroles de la chanson citée pour comprendre que cela s'orthographie "mettre en vu" et non "en vue". Je trouve que l'écrire ainsi change complètement le sens, mettre en vu suggère un état, une situation d'indifférence et d'ignorance tout à fait opposée à la situation suggérée dans "mettre en vue" (qui serait davantage liée à une mise en valeur). Bref, catastrophe de ne pas avoir relu ce passage (au moins pour recopier correctement les paroles de la chanson).
Également, mais il s'agit là peut être plus d'une erreur d'édition, mais il semble manquer un mot à la page 55 où la moitié de la première ligne est vide ? Pour un livre à 20 euros de chez Grasset c'est quand même dommage.
Malgré tout cela, ce fut une bonne lecture pour moi, même si la qualité des parties est clairement inégale. J'aurais préféré ne pas avoir les deux dernières parties (le sous-chapitre sur les répliques cultes est abyssalement vide et inutile) pour pouvoir approfondir mieux le reste, et avoir par exemple un vrai propos pertinent sur l'IA. Je suis également déçue de la bibliographie (une source par chapitre ??) qui ne pousse absolument pas à aller explorer davantage. Je pense que c'est un livre qui mérite d'être connu, qui a le mérite de pouvoir intéresser ceux qui connaissent peu les questions linguistiques, et qui a un bon rythme et un bon humour donc je ne peux pas basher la note, mais il aurait pu faire tellement, tellement plus en termes de réflexion, de vulgarisation et de références. Ce livre m'a été offert donc je ne suis pas trop frustrée, mais si j'avais dû payer 20 balles pour qu'un chapitre entier me dise que les répliques cultes sont cultes parce qu'elles sont émotionnelles... Bon... Franchement à 20 euros, les lecteurices méritaient un peu plus d'approfondissement.
Ainsi, il est frustrant de se dire qu'à la sortie de ce livre, j'en retiens globalement une très bonne expérience de lecture mais pas énormément de nouvelles connaissances linguistiques.
Les parties 1, 2 et 3 sont à mon avis particulièrement bien réussies tandis que la 4 et la 5 battent un peu de l'aile - j'ai l'impression que l'autrice sort de sa zone de confort.
Les premières parties exposent particulièrement bien un état des lieux du français dans sa globalité. Je trouve que des notions telles que le purisme, le (non-)rôle de l'Académie Française, les proverbes, la plasticité organique de la langue sont très bien expliquées. Certains de ces sous-chapitres ont réussi à mettre à l'écrit certains de mes dilemmes de puriste sur le plan linguistique ; accepter que la langue évolue et change par sa nature mais ne pas pouvoir laisser partir l'accent circonflexe qui raconte si joliment l'histoire d'un mot, ou sentir un électrochoc à chaque "pallier à" ou "malgré que". Mais cette résistance fait également partie du jeu et nous avons tous.tes nos petites batailles linguistiques que nous refusons de perdre, et tout usage se vaut tant qu'il répond à la nécessité de communication. L'évolution de la langue répond aux usages qui en sont faits. Un chapitre sur l'enseignement du français aurait peut-être trouvé sa place au sein de ce livre pour éclairer cette notion - dieu sait que je tiens la plupart de mes rigidités de ces heures passées devant le projet Voltaire lors de mon collège et lycée.
La section 4, qui parle des nouveaux usages de la langue, m'a paru particulièrement confuse. Je trouve que l'autrice n'a pas réussi à saisir par exemple le sens exact de "situationship". La tentative de cartographier ce mot et ses définitions et usages était pourtant intéressante, mais l'autrice se contente de souligner qu'il s'agit d'une relation qui se définit par ce qu'elle n'est pas. Oui, bon, en gros les situationship c'est le couple - les obligations du couple ? Je trouve que cette définition passe terriblement à côté de la richesse de cette expression. Déjà le mot situationship ne s'emploie pas que pour désigner la relation mais également pour désigner l'une des parties de la relation, ce qui ajoute une première couche de complexité (contrairement au mot couple, on ne peut pas dire "c'est mon couple" en désignant son partenaire) - un situationship peut être à sens unique par exemple et une personne peut avoir plusieurs situationships sans que cela ne choque la morale de la plupart des gens. A ce sens, il aurait été doublement intéressant de rapprocher l'étude de situationship du mot "crush", l'emploi de ces deux mots désignant le besoin de création d'un espace relationnel ambigu inférieur au couple mais supérieur à l'amitié dans notre génération, pour des raisons qui peuvent être multiples et qui auraient été intéressantes à explorer.
Même constat pour l'expression "lâcher / mettre un vu" qui passe à côté d'une jolie analyse à mon sens. Le chapitre se contente de répertorier les différents degrés de seum (là aussi un mot qui aurait pu faire l'objet d'un chapitre) suivant l'expression "se prendre, se manger, etc. un vu" sans réel approfondissement. La fin qui observe un glissement vers "mettre en vue" est juste erronée ; d'ailleurs il suffit d'aller googler les paroles de la chanson citée pour comprendre que cela s'orthographie "mettre en vu" et non "en vue". Je trouve que l'écrire ainsi change complètement le sens, mettre en vu suggère un état, une situation d'indifférence et d'ignorance tout à fait opposée à la situation suggérée dans "mettre en vue" (qui serait davantage liée à une mise en valeur). Bref, catastrophe de ne pas avoir relu ce passage (au moins pour recopier correctement les paroles de la chanson).
Également, mais il s'agit là peut être plus d'une erreur d'édition, mais il semble manquer un mot à la page 55 où la moitié de la première ligne est vide ? Pour un livre à 20 euros de chez Grasset c'est quand même dommage.
Malgré tout cela, ce fut une bonne lecture pour moi, même si la qualité des parties est clairement inégale. J'aurais préféré ne pas avoir les deux dernières parties (le sous-chapitre sur les répliques cultes est abyssalement vide et inutile) pour pouvoir approfondir mieux le reste, et avoir par exemple un vrai propos pertinent sur l'IA. Je suis également déçue de la bibliographie (une source par chapitre ??) qui ne pousse absolument pas à aller explorer davantage. Je pense que c'est un livre qui mérite d'être connu, qui a le mérite de pouvoir intéresser ceux qui connaissent peu les questions linguistiques, et qui a un bon rythme et un bon humour donc je ne peux pas basher la note, mais il aurait pu faire tellement, tellement plus en termes de réflexion, de vulgarisation et de références. Ce livre m'a été offert donc je ne suis pas trop frustrée, mais si j'avais dû payer 20 balles pour qu'un chapitre entier me dise que les répliques cultes sont cultes parce qu'elles sont émotionnelles... Bon... Franchement à 20 euros, les lecteurices méritaient un peu plus d'approfondissement.
September 3, 2026
Bravo bravo !!! Enfin quelqu’un pour démontrer que le français ne meurt pas , il évolue, avec les gens la vie et les usages quels qu’ils soient
Je continuerai à ne pas ponctuer
Et à inventer des mots
Merci Julie, brillante femme que tu es
Je continuerai à ne pas ponctuer
Et à inventer des mots
Merci Julie, brillante femme que tu es
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