Né à Montréal en 1973. Après l'école secondaire, Sylvain à étudié en Arts et Lettres au Cégep de Shawinigan. Il a passé son enfance dans le village de Sainte-Thècle en Mauricie. Il vit maintenant en Caroline du Nord, aux États-Unis. Publié chez ADA, il est auteur dans la collection des Contes Interdits. Il est aussié publié chez Cauchemar Airlines pour sa série "L'Esprit des glaces".
Réseau de trafic d’organes, kidnapping, prostitution, traumatismes de guerre… voilà la réécriture du Stoïque Soldat de plomb proposée par Sylvain Johnson, et autant dire qu’elle ne laisse pas de marbres (sans mauvais jeu de mots !)
On suit Jonathan, ancien combattant amputé d’une jambe, marqué à jamais par les atrocités du front. Considéré comme l’un des « dépeceurs de Kiev », il a participé à des violences innommables durant la guerre. Lorsqu’on le retrouve, il n’est plus que l’ombre de lui-même : profondément traumatisé, déviant, sujet à un trouble de stress post-traumatique sévère, et animé par une violence et des pulsions presque incontrôlables.
Un jour, il développe une obsession pour une femme, Talia, qu’il décide de suivre. Mais cette dernière évolue dans un univers trouble mêlant trafic humain, prostitution et réseaux clandestins. Lorsqu’elle se fait kidnapper, Jonathan se lance dans une quête pour la retrouver, une mission qui va l’entraîner toujours plus loin dans les méandres des vices humains, de la corruption et de ses propres démons.
Quelle revisite intense. J’ai beaucoup aimé la manière dont le conte original est repris : on retrouve clairement ses éléments emblématiques, mais transposés dans un univers adulte, brutal et profondément dérangeant.
Au-delà de l’horreur, le roman dénonce aussi les ravages de la guerre et représente avec justesse les mécanismes du trauma : les reviviscences, la confusion entre réalité et souvenirs, l’incapacité à se reconstruire.
Cela dit, j’ai parfois trouvé que l’intrigue partait un peu dans tous les sens. Certains passages donnent une impression de confusion, voire un côté presque loufoque tant tout s’enchaîne et tant les plans sont multiples. Mais au moins, impossible de s’ennuyer : ça bouge sans cesse !!
J’ai aussi beaucoup aimé la fin, que j’ai trouvée particulièrement réussie. Elle offre un vrai cocktail d’émotions, d’illusions, de confrontations et de culpabilité… ou peut-être l’absence même de remords. Cette ambiguïté fonctionne très bien et laisse réfléchir en post-lecture.
Évidemment, on retrouve aussi les scènes gore et sanglantes typiques de la plume de Sylvain, pour le plus grand bonheur de nos estomacs bien accrochés. (La scène des dents… je m’en souviendrai longtemps.)
Et quel plaisir de découvrir le Rat. Décidément, il y a une véritable obsession des rongeurs chez cet auteur...franchement, je commence à penser que Fritz et Cendrine sont inspirés de sa propre pensée haha !!!
Habituellement, je suis une grande fan des contes interdits. Ce sont des romans différents qu’on peut lire rapidement. Celui-ci ne m’a fait ni chaud ni froid. J’ai apprécié le lire, mais je n’ai pas été surprise de la tournure des événements ni fascinée par le récit. J’ai l’impression que le sujet était un peu trop sensible et ressemblait probablement un peu trop à la réalité…
Abandon, je n'ai pas du tout accroché à ce Conte Interdit...
L'intrigue et l'histoire sont lente, même si on sent le mystère sous celle-ci, j'ai vraiment l'impression que tous les éléments ne seront révélés que sur les 10 ou 20 dernières pages au rythme ou vont les choses... Malheureusement, je n'ai pas envie de me forcer à lire pour le vérifier...
J'adore comment l’auteur a intégré les éléments de l'œuvre originale dans un contexte moderne, ça donne un résultat vraiment captivant ! Chapeau à l'auteur pour cette belle réussite.
C'est toujours plaisant de replonger dans l'univers de Sylvain Johnson. Il a le don de nous façonner des histoires remplies d'action, de suspense et de revirements de situation, comme c'est le cas encore une fois.
Ici, pas le temps de se tremper le petit orteil dans le bassin d'eau pour tester la température qu'il nous pousse dedans. Ça commence raide et met la table rapidement pour ce qui va suivre.
Soyez prévenus, ce conte n'est pas pour les âmes sensibles. La plume sobre et efficace de l'auteur nous transporte à merveille dans la quête de rédemption du protagoniste. Certaines scènes sordides m'ont fait frissonner de dégout, et d'autres m'ont presque fait ressentir la douleur des supplices qu'il sait si bien décrire.
Fidèle à ses habitudes, on peut retrouver plusieurs "easter eggs" disséminés à travers le texte, ce qui ne manque jamais de me plaire. Que ce soit des personnages aux noms qu'on peut associer à certains de ses collègues auteurs, le nom du bateau, le fond d'écran de son propriétaire ou même un mystérieux personnage qui apparait à un moment très opportun, gardez l'oeil ouvert, c'est comme une chasse au trésor!
Et finalement, je dois admettre que j'ai un peu vu venir la fin, ou en tout cas en partie, mais tout déboule tellement d'un coup que j'ai trouvé ça peut-être un peu tiré par les cheveux. Malgré tout, je ne pouvais pas détacher mon regard des pages. Sylvain Johnson sait me garder en haleine. Rares sont ses romans que je ne me suis pas enfilés d'une traite. Il y a assez d'action pour me garder captivée, et le rythme est aussi rapide que mes battements cardiaques pendant que je lisais, ce qui ne laisse aucun moment pour s'ennuyer.
Ce fut donc une lecture aussi agréable que dégoûtante!