Partout dans le monde, le nouveau capitalisme autoritaire taille dans les services publics au nom de l'efficacité du marché. En France, leur affaiblissement progressif nourrit la défiance et fracture la société. Dans ce contexte, Arnaud Bontemps, haut fonctionnaire et fondateur du collectif Nos services publics, appelle à un sursaut : et si les services publics redevenaient le cœur d'un projet commun, écologique, social et démocratique ? Écrit depuis l'intérieur de l'État, ce livre trace les conditions d'un renversement : sortir de l'obéissance, répondre aux besoins, rendre le pouvoir aux citoyens.
Désolé Arnaud c'est beaucoup de platitudes, de convictions mélangées aux faits, de fourre tout, d'idées diverses et non abouties, de répétitions, de logique circulaire, d'auteurs qui ne sont de toute évidence pas lus dans le texte mais selon des préconceptions, les termes sont peu ou pas définis, la problématisation est absente ou hasardeuse, se limite à une question vague ici et là suivie de blocs de données qui trouvent difficilement leur place dans une dialectique en peine mais qui révèlent une grande inégalité dans la connaissance de l'auteur dans les domaines référencés - histoire, sociologie, économie ou finance.
Au fond manque de rigueur tout simplement.
Rappelons à toutes fins utiles que même Adam Smith était un défenseur du service public.
cf. Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des Nations, 1776, Livre V : Du revenu du souverain ou de la République, Des dépenses à la charge du souverain : "Le second devoir du souverain [est] celui de protéger, autant qu'il est possible, chacun des membres de la société contre l'injustice ou l'oppression de tout autre membre de cette société. [...]. Le troisième et dernier des devoirs du souverain ou de la république est celui d'élever ou d'entretenir ces ouvrages et ces établissements publics dont une grande société retire d'immenses avantages" (exemples dans le texte : défense, justice, éducation, infrastructures (routes, ponts, canaux, ports), fabrication de la monnaie, poste))
On salue évidemment le projet mais une bonne conviction ne fait pas un bon livre malheureusement.
Comme son nom l'indique très bien, cet essai remet en contexte la naissance, l'utilité et la décadence du service public en France, tout en revenant également sur la fiction d'un "âge d'or" des services publics.
A travers de nombreux exemples, son auteur Arnaud Bontemps va regarder comment à travers d'exemples concrets, l'on peut espérer réformer le service public, y compris de l'intérieur.
La lecture est intéressante mais un peu abstraite, on n'y aborde pas tellement comment faire système d'exemples très particuliers, on réfléchit aux buts à atteindre mais assez peu aux problèmes qu'on pourrait rencontrer.
Merci à Netgalley et aux éditions La Découverte pour l'envoi d'une version numérique