C'est une histoire vraiment très triste. Mais aussi plutôt drôle. Permettez-moi de vous présenter les triplés Zarbi.
Bernache est fasciné par les bosses sur les crânes.
Mélancolie est intriguée par le corps humain et ce qui le compose.
Échalote adore allumer des feux.
Bref, ils sont bizarres et fiers de l'être.
Mais quand le bateau de leur famille fait naufrage, les triplés sont contraints d'intégrer l'orphelinat de Notre-Dame-du-Strabisme-Perpétuel et de trouver de nouveaux parents.
Et pour ça, ils doivent apprendre à paraître normaux...
New York Times bestselling author Michael Buckley was born in Akron, Ohio. He tried his hand as a stand-up comic and lead singer for a punk rock back before attending Ohio University. After graduating with honors he moved to New York City to be an intern on the Late Show with David Letterman which led to stints developing programming for Discovery Networks, MTV, MTV Animation and Klasky Csupo (producers of Nickelodeon’s Rugrats). Today he lives in Brooklyn, New York with his wife, Alison, and their son Finn.
Parfois, on commence un livre en pensant simplement passer un bon moment… et on se retrouve à rire tout seul en tournant les pages. C’est exactement ce qui m’est arrivé avec ce premier tome des Zarbi, . Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant cette lecture, mais une chose est sûre : je ne pensais pas que ce serait aussi drôle. Dès les premières pages, le ton est donné. L’histoire mélange quelque chose d’assez triste, le naufrage du bateau de la famille Zarbi et l’arrivée des enfants dans un orphelinat, avec un humour complètement décalé. Et ce contraste fonctionne incroyablement bien. On se retrouve dans une histoire qui peut sembler sombre à première vue, mais qui devient rapidement très drôle, absurde et pleine de situations inattendues. Les triplés Zarbi sont des personnages totalement atypiques, et c’est justement ce qui rend l’histoire si savoureuse. Ils sont bizarres, ils le savent… et surtout ils en sont fiers. Pourtant, leur nouvelle situation va les obliger à faire quelque chose qui leur semble presque impossible : essayer d’être normaux. Et c’est là que tout devient absolument hilarant. Pendant ma lecture, je me suis surprise à rire plusieurs fois. Certaines scènes sont tellement absurdes ou imprévisibles qu’on ne peut pas faire autrement que sourire. C’est une lecture pleine d’énergie, d’humour et de fantaisie, qui fait vraiment du bien.
La plume de Michael Buckley est clairement l’un des éléments qui rendent ce roman aussi agréable à lire. L’écriture est simple, très fluide et parfaitement adaptée à l’histoire. On tourne les pages facilement, sans jamais ressentir de lourdeur dans le récit. Mais ce qui fait vraiment la force de cette écriture, c’est l’humour omniprésent. L’auteur a une façon très particulière de raconter les choses : il joue beaucoup avec l’absurde, les situations improbables et les réactions inattendues des personnages. Certaines descriptions sont tellement exagérées ou surprenantes qu’elles deviennent immédiatement comiques. J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont l’auteur introduit les personnages et leurs particularités. Il ne cherche jamais à les rendre normaux ou à atténuer leur étrangeté. Au contraire, il accentue volontairement leurs obsessions et leurs bizarreries, ce qui crée des scènes très drôles. L’écriture possède aussi un certain rythme. Les chapitres s’enchaînent rapidement, les événements arrivent sans temps mort, et il y a toujours quelque chose d’inattendu qui se produit. Cela donne au roman une lecture très dynamique, presque comme si l’on assistait à une série de petites aventures loufoques. Enfin, j’ai particulièrement apprécié le ton du récit. Il y a un mélange très réussi entre humour noir, ironie et tendresse. Même lorsque les situations deviennent un peu sombres, l’auteur parvient toujours à y glisser une touche d’humour qui allège l’ensemble.
L’univers de Les Zarbi est à la fois familier et complètement étrange. On a l’impression d’être dans un monde qui ressemble au nôtre, mais où certaines choses sont légèrement… décalées. L’ambiance du roman est un peu gothique, un peu mystérieuse, mais surtout très exagérée. Les lieux portent des noms improbables, les personnages sont souvent caricaturaux, et tout semble volontairement poussé à l’extrême. L’orphelinat de Notre-Dame-du-Strabisme-Perpétuel en est un excellent exemple. Rien que son nom donne immédiatement le ton de l’histoire. On comprend tout de suite que ce livre ne va pas se prendre trop au sérieux et que l’on va entrer dans un univers rempli de situations absurdes. Cet environnement étrange crée une atmosphère vraiment unique. On a l’impression d’être dans un conte un peu sombre, mais raconté avec beaucoup d’humour et de second degré. L’univers fonctionne très bien parce qu’il reste cohérent dans son absurdité : tout est bizarre, mais cela devient rapidement normal pour le lecteur. Ce que j’ai également aimé, c’est que cet univers laisse beaucoup de place à l’imagination. Les descriptions donnent juste assez de détails pour que l’on visualise les lieux et les situations, tout en laissant notre esprit compléter les scènes.
L’histoire commence par un événement assez tragique : le bateau de la famille Zarbi fait naufrage. Les triplés se retrouvent alors seuls et doivent être envoyés dans un orphelinat en attendant de trouver une nouvelle famille. C’est à partir de ce moment-là que l’aventure commence vraiment. Les enfants arrivent dans cet étrange orphelinat où ils vont devoir s’adapter à une nouvelle vie. Mais il y a un problème : les Zarbi ne sont pas des enfants ordinaires. Ils ont des centres d’intérêt très particuliers, des comportements inhabituels et une façon de voir le monde qui ne ressemble à celle de personne d’autre. Or, pour avoir une chance d’être adoptés, ils vont devoir faire un effort : apprendre à paraître normaux. Et évidemment, cela va s’avérer beaucoup plus compliqué que prévu. Les tentatives des triplés pour se comporter comme des enfants “normaux” donnent lieu à une succession de situations complètement absurdes. Chaque effort pour s’adapter semble provoquer encore plus de catastrophes et de malentendus. L’histoire avance ainsi entre moments hilarants, situations improbables et petites catastrophes. Mais derrière l’humour, on trouve aussi un thème assez touchant : la difficulté d’être différent dans un monde qui attend de nous que nous soyons tous semblables. Le roman réussit donc à être à la fois très drôle et un peu émouvant, ce qui le rend encore plus agréable à lire.
Les personnages sont sans doute l’un des aspects les plus mémorables du roman. Les triplés Zarbi sont absolument uniques, et chacun d’eux possède une personnalité très marquée. Bernache est fasciné par les bosses sur les crânes. Cela peut paraître étrange, et ça l’est, mais c’est justement ce qui rend son personnage si amusant. Il observe les gens avec un sérieux incroyable, comme si cette passion était la chose la plus normale du monde. Mélancolie, de son côté, est passionnée par le corps humain et tout ce qui le compose. Sa curiosité scientifique peut parfois devenir un peu inquiétante pour les autres… mais pour le lecteur, c’est souvent très drôle. Elle analyse tout avec beaucoup de logique, même lorsque les situations deviennent complètement absurdes. Échalote, quant à elle, adore allumer des feux. C’est une passion qui peut évidemment poser quelques petits problèmes dans certaines situations. Mais ce trait de caractère donne lieu à plusieurs scènes vraiment hilarantes. Ce qui rend ces personnages si attachants, c’est qu’ils sont totalement eux-mêmes. Ils ne cherchent pas à cacher leur différence, et ils vivent leur étrangeté avec beaucoup de naturel. Leur relation entre frère et sœurs est aussi très agréable à suivre. On sent qu’ils sont très proches et qu’ils forment une équipe. Les personnages secondaires apportent également beaucoup de saveur à l’histoire. Certains sont excentriques, d’autres complètement dépassés par les événements, ce qui crée des interactions très amusantes avec les triplés. Tout cela contribue à créer un ensemble de personnages très vivants, mémorables et souvent très drôles.
En refermant ce premier tome, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir passé un moment de lecture très agréable. C’est un roman original, drôle et complètement décalé, qui réussit parfaitement à divertir. J’ai tout simplement adoré cette lecture. Pendant certains passages, je n’ai pas pu m’empêcher de rire tellement les situations étaient absurdes ou inattendues. L’humour fonctionne vraiment très bien, et les personnages apportent énormément de fraîcheur à l’histoire. Mais ce que j’ai également apprécié, c’est que derrière cette histoire très drôle, il y a aussi un message assez simple mais important : être différent n’est pas forcément une mauvaise chose. Les triplés Zarbi sont étranges, mais c’est justement ce qui les rend uniques et intéressants. Entre la plume pleine d’humour de l’auteur, l’univers étrange et les personnages inoubliables, ce premier tome est une très belle découverte. C’est une lecture légère, amusante et pleine d’imagination, parfaite pour passer un moment agréable. Et si les prochains tomes sont dans le même esprit, je suis certaine qu’ils seront tout aussi plaisants à lire. Une chose est sûre : Les Zarbi est une série qui promet encore beaucoup de moments drôles et surprenants.