Entendez-vous les Chants, qui murmurent au creux de l'hiver ? Où qu'elle aille, Elvi est suivie par des chuchotements mystérieux que personne d'autre ne perçoit ; signe qu'elle manie une magie ancestrale et totalement proscrite. Un jour, elle y répond malgré elle, sans savoir que son frère l'a suivie à l'orée des bois ; elle est prise en flagrant délit. Aussitôt répudiée par son village, elle est ballottée entre sidération et l'espoir de racheter son honneur. Traquée pour ce don qu'elle rejette, dépossédée de l'avenir de fille et d'épouse qui l'attendait, Elvi est perdue. Comment naviguer dans une société hostile quand elle n'a pour elle que son obéissance et sa docilité ?
Heureusement, Rohana n'a pas ses scrupules ni sa pudeur, et lorsque se présente l'opportunité de lever l'interdiction sur la magie, l'étrange mentor entraîne immédiatement Elvi dans son sillage. Un autre monde est possible et la rédemption existe. Mais l'émancipation a un prix, et Elvi va devoir le payer.
Orlane Gray séduit ses lecteurs et ses lectrices à travers des histoires qui dévoilent un univers mêlant fantasy, drame et romance. Elle a également une passion invétérée pour les chats, le café et… les personnages complexes.
Elle est l’autrice de plusieurs romans de fantasy à succès.
3,75 que j’arrondis à 4. Un joli roman et une belle épopée. Elvi est une protagoniste douce et émouvante que j’ai aimé suivre. Malgré quelques petits passages un peu longs qui selon moi viennent de l’ambiance très hivernale et douce du livre, j’ai réussi à être captivée par l’histoire. Je pense que si ça avait été un livre adulte avec des enjeux et un ton plus sombre j’aurais mis un franc 4/5 mais mes goûts étant différent c’est ce qui fait la différence. Je suis super heureuse d’avoir vu les références aux autres livres et je trouve, comme d’habitude fascinante, la toile que tisse progressivement l’autrice pour créer son Gray verse.
2.5⭐️ Je suis dubitative… Je partais vraiment avec l’idée que écrire sur la Chine médiévale en tant qu’autrice blanche, occidentale c’était un peu compliqué voir même un peu déplacée (il existe sans l’ombre d’un doute des personnes concernées qui pourraient écrire sur les mêmes thèmes et dont les textes seraient donc exemptés de clichés) parce que malheureusement c’est un texte qui n’échappe pas aux biais. Ceci étant dit, je partais avec un mauvais apriori et, je ne saurais dire si ce sont justement mes biais qui s’expriment ou si vraiment ce n’est pas un si mauvais texte mais j’ai été surprise de noter des éléments « dérangeants » que sur le premier tiers et vachement moins voir carrément plus sur les deux derniers.
Dans les trucs que j’ai noté qui m’ont un peu soûlé il y a notamment le fait qu’en parlant de cheveux collés au visages l’autrice écrit « [les cheveux] formaient d’élégantes calligraphies sur sa peau pâle »… je sais pas si je pousse la réflexion trop loins mais purée on aurait jamais dis que « les consonnes formaient d’élégants arrondis sur sa peau blanche » pour parler d’un occidental quoi… Pareil pour le terme « honorable » pour parler de la famille. J’ai l’impression que c’est un terme qu’on retrouve quasi systématiquement dans les ouvrages avec des personnages asiatiques et uniquement pour parler d’eux… genre y’a que ce qualificatif ?!? Et le dernier truc qui m’a soulé mais là c’est du mâle gaze… Elvi enfile un pantalon pour la première fois et tout ce que nous dit l’autrice c’est « le pantalon lui collait à la peau, soulignant les formes de ses jambes et de ses fesses » outre le fait que je suis pas certaine que les pantalons en Chine médiévale collait le fiak des gens. Elvi a fucking 17 ans ! Genre y’a pas besoin de pointer du doigt ça en fait… vibe wattpad 2015 un peu…
Bref c’était les points négatifs… Maintenant le positif ! L’histoire est ma foi prenante… même si Elvi est insupportable les 3/4 du bouquins je tombe pour le plot slow burn + découverte de pouvoir immense… mais again, les personnages « secondaires » sont mieux que la principale qui reste pétrit de clichés. La quête dans laquelle elle se lance est… ok. Assez cool pour mériter d’être suivie on va dire. Et bon bah vraiment la conclusion est prévisible as fuuuck ! Sinon les personnages ont une évolution intéressante… quoi que assez superficielle. Le déroulé des péripéties suit quand même tjrs le même schéma c’est à dire qu’ils sont à cheval dans la poudreuse puis péripétie puis ça cavale à nouveau puis péripétie. Et ainsi de suite… (J’ai dis positif mais pas tant en fait 😭 alors que vraiment j’avais pas prévu de finir et finalement si !)
En vrai ce se laisse lire mais c’est pas incroyable non plus…
3,75/5 pas mon fav du grayverse mais c’était quand même très très chouette!!
j’ai beaucoup aimé le personnage d’elvi qui n’est pas la badass qu’on peut voir partout. elle est douce, gentille mais aussi très puissante.
j’ai adoré les personnages de koen et rohana. la romance prend bien son temps, il y a un peu de tension c’est très sympas. mais j’ai adoré cette amitié entre les 3 et surtout entre rohana et elvi, elles sont vraiment trop choupette
l’ambiance est plus douce, simple que ses autres livres, lecture parfaite pour le mois de février.
j’adore quand les éléments du grayverse se mélangent c’est tjrs très interessant on se demande comment tout va se dénouer (je suis fan de 🧝♂️)
j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs, ça aurait pu être un peu plus court ou des moments avec plus d’action, même la bataille finale était vite résolue.
J’ai mis du temps à le lire, pas par manque d’intérêt mais par manque de temps.
C’était une bonne lecture, une belle histoire d’amitié entre deux femmes, quelques rebondissements (dont un que j’avais vu venir) et une belle fin. J’y ai trouvé quelques longueurs par contre mais c’est peut-être parce que je l’ai lu en 10 jours.
Je suis toujours aussi fan de la plume de l’autrice.
J’ai besoin d’un livre sur Celebirin, c’est plus possible.
3/5* Un roman YA très "classique" avec pas mal de choix qui m'ont laissée dubitative... (Lu en audiobook)
Première incursion dans le Grayverse pour moi, qui me laisse au final sur ma faim ! Les auteurices qui écrivent hors de leur culture, lorsque c'est fait avec respect et recherches, ça ne me dérange pas forcément. Au contraire, parce que j'adore l'historique fortement inspiré de la réalité, d'autant plus quand on aborde des questions d'émancipation féminine. Mais ici, ça n'a pas vraiment pris pour moi ><
L'intrigue, d'abord ! Quand je parle de quelque chose de classique, c'est principalement en ce sens : on suit un petit groupe qui se lance dans une quête vers un trésor légendaire. Du coup, on alterne entre arrêt dans une bourgade/scène d'action (combat/course poursuite principalement), chemin dans le froid gelé de l'hiver, et hop, c'est reparti pour un tour. Ca permet de donner un certain rythme à l'histoire, et au final celle-ci passe vite, ce qui est plutôt positif pour ce public cible, même si j'aurais aimé m'attarder sur quelques moments ici et là, mais ça c'est très personnel. Globalement, on enchaîne un peu facilité scénaristique sur facilité scénaristique, au niveau des péripéties. Pas de contrecoup pour l'utilisation des pouvoirs d'Elvi, la fuite si rocambolesque que l'autrice se sent obligée de justifier a posteriori, les coïncidences qui coïncident un peu trop... Bon, pour du YA, je laisse passer, même si ce n'est pas ce qui a ma préférence en termes de lecture. Par contre, ce qui m'a vraiment embêtée, c'est que TOUT le coeur du bouquin repose sur le fait de ne donner aucune information à Elvi... et donc aux lecteurices, pour s'assurer qu'iel ne puissent pas deviner les différentes révélations (parfois évidentes malgré tout). Je trouve ça très frustrant comme procédé, voire même artificiel quand des personnages refusent de répondre aux questions pourtant sensées de notre héroïne, ou carrément quand celle-ci oublie sciemment de poser lesdites questions.
Résultat, le worldbuilding est très flou. Je reviendrai dessus parce que j'ai beaucoup de choses à dire dans une autre partie, mais en gros on en sait le strict minimum, que ce soit sur la magie et son fonctionnement, les dieux,... Donc on se retrouve avec des noms ou des informations balancées ici et là sans trop de contexte ou d'explications, pour ne pas casser la dynamique de fuite en avant. Ca n'empêche pas quelques "lore dump" ici et là, en plus. Il y avait pourtant des bases intéressantes, mais ce n'est clairement pas le focus de l'histoire, et ça se sent.
Pour ce qui est des personnages, j'ai adoré Elvi. Là, pour le coup, ce n'est pas une protagoniste classique de YA. Elle est très effacée, engoncée dans ses croyances et surtout son éducation très stricte via sa famille fondamentalement toxique (j'aurais apprécié que les conséquences qui leur arrivent ne se fassent pas "off screen" par contre, et notamment qu'on revoit son frère dont elle était proche, par exemple, pour d'autant plus mettre en exergue son évolution). Si la façon dont son émancipation se fait m'a un peu gênée ici et là - notamment parce que ça passait en général par le fait de conspuer des habitudes qui sont pourtant des qualités, comme sa politesse, pour essayer de la faire rentrer dans le moule d'une femme "badass" -, j'ai au final été très touchée par sa libération progressive. Elle ne perd jamais ce qui fait d'elle Elvi, et c'était super important pour moi. J'ai eu un peu de mal avec Rohana au début : quand ton premier réflexe en voyant une femme qui est déboussolée c'est de la gifler et de lui dire qu'elle n'est pas une victime alors qu'en fait, si, elle en est bien une, c'est pas hypra girlpower ; et ce même en comprenant plus tard pourquoi elle réagit comme ça. Mais au fur et à mesure de leurs discussions, je me suis prise à vraiment l'apprécier, malgré son côté un peu cliché de la femme qui a une grande gueule, qui sait se battre et qui fait tout comme un homme. Par contre, la fin m'a mise en rogne. Le love interest, parlons-en. Cliché, là encore. Le brun ténébreux, peu loquace, au regard d'or fondu, dont Elvi ne sait rien ; il la juge pour ses origines et sa façon de se comporter, mais puisqu'il est "hot", ça passe ; enfin, à force de rapprochements purement physiques ou presque, elle tombe quand même amoureuse, évidemment. Autant vous dire que je n'ai accroché ni à la romance, ni au personnage, malgré les profondeurs qu'on tente de lui donner une fois les diverses révélations passées qui permettent d'enfin apprendre des choses sur lui. (Et puis alors le PTSD d'Elvi nous soufflâmes) J'ai aussi trouvé les méchants assez vus et revus. Classiques, là encore, dans du YA. Si vous vous attendez à être surpris, ce ne sera clairement pas avec ce roman là. Ceci dit, si vous appréciez ce genre de roman aux diverses péripéties et arcs narratifs assez habituels qui tiennent malgré tout en haleine, celui-ci fonctionne très bien, notamment par son dynamisme et son ambiance hivernale.
Point positif pour les thèmes abordés. L'émancipation féminine d'Elvi, principalement, et son passage à l'âge adulte qui reste le coeur de ce roman. Il y avait d'autres sous thèmes plus ou moins mis en avant et eux aussi relativement intéressants. J'ai peut être un point de vue un peu trop "woke" sur certains sujets qui fait que je n'ai pas été 100% convaincue par la façon qu'avait l'autrice de les aborder - notamment le sexisme -, mais il y avait un effort de fait, c'est déjà mieux que rien.
Enfin, là où le bat blesse : j'ai trouvé ce roman incroyablement raciste. De façon involontaire, bien sûr. Mais il y a énormément de choses qui m'ont chiffonnée, et je vais essayer de les lister ici : - l'univers, déjà. On est d'avantage sur une Chine "aesthetic" qu'une réelle compréhension de la culture et de ses valeurs. L'intrigue aurait pu se passer en Europe médiévale qu'elle ne se serait pas déroulée autrement, et ça, c'est un énorme point noir pour moi. Alors oui, l'architecture me parle de toits courbés en permanence, l'autrice mentionne un hanfu une (1) fois, et les plats/boissons sont bien chinois. Mais ça ne va pas franchement au delà ! Les différents dieux, par exemple, sont piochés au hasard dans la cosmogonie chinoise (je crois, en tout cas, en ayant repérés certains noms au cours de ma lecture audio, mais pas facile facile), sans pour autant s'articuler autour de mêmes croyances, qui varient beaucoup en fonction des périodes historiques et des endroits. L'autrice à juste choisi les concepts qui l'intéressaient et a mis les noms ici et là, sans les expliquer plus que ça, ou sans qu'ils aient une réelle incidence sur l'histoire. C'est valable aussi pour tout ce qui tourne autour du phénix : cette créature N'EXISTE PAS dans la mythologie chinoise, et le fenghuang décrit a complètement été travesti de ses valeurs et de sa forme initiale pour correspondre à une vision très euro-centrée de ce mythe. Et puis alors la présence de GOLEMS (monstre de la religion juive) dans un livre qui se passe en Chine médiévale, non mais sérieux ?! - Puisqu'on parle des noms : oubliez tout ce qui est noms inversés (en Asie, on donne toujours le nom de famille puis le prénom, et les deux sont utilisés à chaque fois qu'on s'adresse à quelqu'un, sauf proche, où dans ce cas on ajoute une particule à la fin, qui dépend de l'âge, du sexe, et du statut de la personne), honorifiques (pourtant d'une importance capitale dans cette culture), ou même noms mandarins tout court. Beaucoup de concepts aux "sonorités" chinoises sont mis en place, sans trouver de réel écho dans la culture historique de ce pays. C'est particulièrement flagrant dans les prénoms des protagonistes : aucun n'est chinois. Ni Elvi, Ni Koen, Ni Rohana (qui a vaguement une excuse, venant d'un pays voisin). Certains autres prénoms "sonnent" chinois sans l'être, quand il ne s'agit pas de prénoms féminins utilisés pour des hommes (coucou Yinlan). Pas fou, globalement. - Le colorisme. On nous dit dès le début qu'Elvi est pâle, et Koen PLUS PÂLE ENCORE. Outre le fait que ce n'est pas logique pour Elvi (c'est une paysanne, bon sang), le colorisme qui pousse les personnes asiatiques à s'éclaircir la peau avec des produits parfois dangereux pour tenter d'atteindre la "blancheur" des européens est un problème fréquent et fondamental dans ces sociétés, et je trouve ça triste de voir ces clichés perpétués par une autrice elle aussi blanche. - Le côté "Asian with a strange eye color". Je ne vais pas développer, mais c'est raciste, et le blog en anglais "Writing with color" a tout un article sur pourquoi donner des yeux bleu/doré/gris à des personnes asiatiques est problématique. - Le fait qu'un des dieux de leur religion - qui plus est, celui qui inculque tout à Elvi, petite ingénue "chinoise" perdue, en termes de magie et est un des leviers principaux de l'histoire - soit en fait C'est hypra "patronising" comme choix, et ça m'a fait grincer des dents comme jamais. Qui c'est dit que c'était une bonne idée, franchement ?! Je comprends que ça serve à lier l'univers d'Orlane Gray, mais ohlala... - Je pinaille, mais je ne suis pas passée à côté de la petite mention de "soleil oriental", dans une description. On rappelle que l'Orient est un concept de colons, et un terme à proscrire de son vocabulaire. J'en ai sans doute oubliés, je n'ai pas pris le temps de tout noter durant ma lecture, toujours est-il que rien que ça c'est beaucoup, selon moi. Globalement, je ne nie pas qu'il y a eu des recherches, mais elles ont a priori été superficielles, et révèlent que, si l'autrice s'est inspirée de la Chine Antique, elle ne semble malgré tout pas avoir "compris" cette culture, d'où le résultat qui laisse à désirer. Ce roman aurait profondément bénéficié d'une relecture sensible par une (ou plusieurs) personne d'origine chinoise, ou a minima quelqu'un qui s'y connait un peu sur ce sujet.
Pfiou, maintenant que ça c'est passé, je peux quand même dire que la plume est vraiment sympa. Très fluide et entraînante, avec des dialogues naturels, des moments tantôt drôles, tantôt émouvants... le tout sublimé par le travail absolument PHENOMENAL de la narratrice audio. Vraiment, si au début j'étais un peu perturbée par son timbre, au final elle s'est glissée dans la peau de chaque personnage avec brio. Elle modulait sa voix avec beaucoup de précision pour transmettre les moments d'action, de tension, de calme, etc. Quoi qu'elle soit payée, doublez son salaire, par pitié. (Bon par contre je me serai passée de la petite cinquantaine - au bas mot - de comparaison des couleurs des yeux à des joyaux ou des phénomènes naturels. J'ai compris, les iris de Rohana sont bleus comme l'océan et ceux de Koen dorés comme l'or fondu, pas besoin de me le répéter à chaque fois qu'ils sont mentionnés (et ils sont BEAUCOUP mentionnés))
Pour conclure, si les concepts de base étaient assez funs et si l'objet livre est sublime (et si la narratrice est UNE WARRIOR OMG), je n'ai pas accroché au fond de l'histoire. Le côté "chine médiévale" n'est pas parvenu à apporter l'originalité nécessaire à une intrigue et des personnages assez éculés - la protagoniste mise à part -, d'autant plus parce que l'univers s'imprègne de sous-tons racistes probablement involontaires mais malgré tout présents.
Je suis mitigée parce que j'ai beaucoup aimé la trame: les sujets féministes abordés, le fait que la protagoniste soit enfermée dans les carcans de son éducation et qu'elle ne devienne pas d'un coup comme ça une héroïne badasse, forte et indépendante, la magie des âmes. C'est cohérent comme développement de personnage. MAIS il y a des aspects dans l'écriture de cette catégorie de romans qui me sortent de la lecture. Les auteurs de young adult, c'est quoi votre problème avec les adjectifs de couleur? Que les yeux de Rohanna soient bleus ceruleens ou outremer, si ça sert pas le propos, on s'en moque un peu. Ils sont bleus, on a compris les 17 fois précédentes. Et avec les prénoms de vos personnages (j'ai pas compté mais sur 13h d'audio je pense qu'on est bien à 1500 "Elvi" dans le texte). Sérieusement, y a pas moyen de faire des phrases autrement que "Elvi ceci, Elvi cela"? Je passe sur le fait que ce prénom ne colle pas du tout au thème du roman. J'avais l'impression d'avoir une Jennyfer perdue au milieu de l'odyssée (puisque c'est d'actualité...) Et l'elfe au milieu de la forêt c'est quoi? Une tentative de faire du Tolkien avec Tom Bombadil? J'ai cru comprendre que c'était en lien avec les autres romans de l'autrice. Mais ça collait pas non plus. En tout cas pas pour moi.
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**Le Chant de l’Hiver** est vraiment une petite fantasy à lire impérativement !
On est sur un one-shot qui mérite largement d’être découvert. Il est assez rare que j’apprécie autant ce format, mais j’ai véritablement adoré ma lecture.
Elvi est une héroïne qui sort de l’ordinaire. Sa douceur et sa fraîcheur font énormément de bien dans un genre où les personnages féminins sont souvent déjà très affirmés dès le début du récit. Au commencement de l’histoire, elle est profondément ancrée dans le système dans lequel elle a grandi. Elle incarne parfaitement la femme que la société attend d’elle : discrète, humble et respectueuse des règles établies. C’est justement cette évolution qui m’a fascinée.
Au fil des pages, on découvre une femme qui gagne progressivement en assurance, qui apprend à remettre en question ce qu’on lui a toujours enseigné et qui cherche à devenir libre afin d’aider les autres. J’ai adoré voir cette douceur initiale prendre peu à peu de l’ampleur pour donner naissance à un personnage beaucoup plus affirmé, sans jamais perdre les qualités qui la rendent attachante. Pour moi, Orlane Gray a réalisé une véritable masterclass avec Elvi. Là où beaucoup d’héroïnes de fantasy sont déjà fortes d’esprit dès les premières pages, Elvi évolue réellement. Son parcours est marquant, crédible et particulièrement satisfaisant à suivre.
Concernant les autres personnages, même si le récit reste principalement centré sur Elvi à travers une narration à la troisième personne, j’ai beaucoup apprécié la dynamique qui se met en place au sein du groupe. Leur réunion semble à la fois improbable et parfaitement naturelle, ce qui crée une alchimie très intéressante.
Rohana est notamment un personnage extrêmement charismatique. Elle représente à merveille une femme qui refuse les chaînes imposées par la société et qui lutte pour que chacune puisse choisir sa propre voie. Elle incarne une véritable symbolique de liberté et de changement. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le contraste entre elle et Elvi. Là où Rohana défie constamment les règles établies, Elvi les respecte et les accepte au début du récit. Cette opposition rend leur relation passionnante à suivre.
On retrouve également un autre personnage, que je ne citerai pas afin de préserver la découverte, qui occupe une place importante dans l’intrigue. Pourtant, malgré son rôle majeur, il ne vole jamais la vedette à Elvi. C’est un point que j’ai énormément apprécié, car dans beaucoup de récits de groupe, certains personnages secondaires finissent presque par devenir les véritables protagonistes. Ici, chacun contribue à l’évolution d’Elvi sans jamais éclipser son histoire.
Connaissant déjà l’univers d’Orlane Gray, j’ai aussi énormément apprécié le fait que ses œuvres semblent s’inscrire dans une sorte de multivers où différents récits se rejoignent. Retrouver des références ou certains personnages issus d’autres sagas de l’autrice est toujours un immense plaisir et apporte une véritable richesse à l’ensemble.
L’univers est lui aussi particulièrement réussi. Pour un one-shot, l’action occupe une place importante, mais l’autrice prend également le temps de laisser respirer son lecteur avant de relancer rapidement le rythme. Le récit est donc dynamique sans jamais devenir épuisant.
Comme j’ai souvent du mal avec les one-shots de fantasy, j’aurais peut-être aimé découvrir davantage de détails sur cet univers qui semble immense et particulièrement riche. C’est probablement le seul petit point qui m’a fait hésiter. En même temps, je comprends parfaitement ce choix : développer davantage l’univers aurait sans doute nécessité plusieurs tomes et risqué d’alourdir le récit. L’équilibre trouvé reste donc très cohérent avec le format choisi.
Dans l’ensemble, c’est une excellente lecture que j’ai adorée. J’ai vraiment hâte de découvrir les prochains ouvrages d’Orlane Gray, car sa plume est toujours aussi captivante.
Je tiens également à saluer le travail éditorial réalisé par les éditions Conséquences. La couverture est assez atypique : malgré un titre qui évoque immédiatement l’hiver, elle dégage une atmosphère étonnamment chaleureuse, presque printanière, ce qui attire immédiatement le regard.
J’ai désormais très hâte de replonger dans l’un des prochains romans d’Orlane Gray.
Orlane Gray aime nous surprendre, et, cette fois-ci, c’est une fantasy young-adult inspirée de la Chine Antique ! « Nous suivons ici une jeune fille, Elvi, qui est suivie par des chuchotements mystérieux que personne, à part d’elle, ne perçoit. Ces chuchotements sont le signe qu’elle manie une magie ancestrale et totalement proscrite. Un jour, elle y répond malgré elle, sans savoir que son frère l’a suivie à l’orée des bois ; elle est prise en flagrant délit. Aussitôt répudiée par son village, elle est ballotée entre sidération et l’espoir de racheter son honneur. Traquée pour ce don qu’elle rejette, dépossédée de l’avenir de fille et d’épouse qui l’attendait, Elvi est perdue. Comment naviguer dans une société hostile quand elle n’a pour elle que son obéissance et sa docilité ? » Elvi est un personnage attachant dont je suis tombée amoureuse d’elle dès les premières pages. Elle est si douce, elle possède un caractère si pur. Les héroïnes que l’on croise depuis quelque temps maintenant sont généralement badass, Évi est tout l’inverse. Elvi me faisait penser au genre d’héroïnes dont je suivais étant adolescente, avant que tout le monde se mette à écrire des héroïnes badass. Et ce n’est pas une mauvaise chose de lire de temps en temps des héroïnes avec un caractère aussi pur que le sien. Ce roman se lit comme un poème, dans le sens où je l’ai trouvé particulièrement poétique et touchant. Il explore des thèmes qui, en plus d’être très intéressants et pertinents, sont bien exploités par l’autrice. Orlane Gray a toujours une plume très fluide nous permettant de voyager facilement dans l’univers, aussi complexe soit-il. Ce roman young-adult nous fait rencontrer des femmes tout aussi remarquables qu’extraordinairement fortes. Un roman d’une sororité si forte que je l’ai d’autant plus apprécié. Le seul hic que je pourrais relever est que, à certains moments, le récit manquait de profondeur afin de me permettre d’être en totale immersion avec l’univers. Mais comparer à mon avis global du roman, ce petit hic n’est pas grand-chose, puisque de manière générale, c’est une excellente lecture. J’ai été très heureuse de lire ce roman qui m’a fait voyager très loin, et de plus, dans un univers inspiré de la Chine ! Orlane Gray ne cesse jamais de nous surprendre.
Ce roman a été ma première découverte de Orlane Gray et ce fut une très belle surprise.
Nous suivons Elvi, 17 ans, dont la vie est toute tracée : elle s’apprête à se marier et à devenir l’épouse modèle pour laquelle elle a été éduquée. Mais quelques jours avant la cérémonie, tout bascule. Malgré tous ses efforts pour dissimuler ses pouvoirs, son frère découvre qu’elle pratique la magie. Une pratique strictement interdite dans leur monde. Elle est alors dénoncée et chassée de son village par sa propre famille.
Livrée à elle-même, Elvi découvre un monde bien plus rude que ce qu’elle imaginait. Elle qui n’a connu que l’obéissance et la docilité va devoir apprendre à survivre… et surtout à se définir par elle-même.
La plume de l’autrice est fluide et très agréable à lire. L’équilibre entre descriptions et dialogues est parfaitement maîtrisé, ce qui rend la lecture immersive et addictive. L’ambiance hivernale est particulièrement bien retranscrite et renforce l’atmosphère du récit.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, ce sont les thématiques abordées : l’émancipation, le poids de l’éducation, la construction de soi au moment du passage à l’âge adulte. Elvi a été élevée pour devenir une “bonne épouse” avant d’être une personne à part entière. Son évolution est progressive et crédible.
Le personnage de Rohana est, pour moi, l’un des points forts du roman. Libre, affirmée, indépendante, elle représente tout ce qu’Elvi n’a jamais eu le droit d’être. Leur relation est touchante et nuancée : chacune apporte quelque chose à l’autre, et leur lien évolue avec justesse.
Quant à la romance, moi qui ne suis pas particulièrement amateur du genre, j’ai été agréablement surpris. Elle n’est pas là pour embellir l’histoire, mais s’inscrit pleinement dans la quête d’émancipation de l’héroïne.
En résumé, Le Chant de l’hiver est une fantasy hivernale réussie, portée par des thématiques fortes et une héroïne en pleine construction. Une lecture que je recommande à celles et ceux qui aiment les récits d’émancipation, les ambiances froides et les dynamiques de found family.
3⭐️ Le Chant de l’hiver fut le premier livre que j’ai lu d’Orlane Grey. Je lorgnais dessus depuis un moment, j’en avais entendu beaucoup parlé - majoritairement en bien - sur les réseaux mais ça n’a pas été la meilleure lecture pour moi.
Pour ne jamais avoir lu de livre de l’autrice, j’ai beaucoup aimé se plume, le choix des mots, notamment des adjectifs et des verbes, rend le récit très agréable et très plaisant à lire. Au delà du fond, j’ai plusieurs fois annoté quelques phrases pour leur tournure. Donc de ce côté là, gros point fort.
Mention spécial aux personnages secondaires, notamment Rohana, qui étaient bien plus intéressants que la protagoniste.
Je comprends qu’on puisse apprécier ce livre pour le côté « anti-héros » d’Elvi, couplé au thème de l’acceptation et de l’émancipation de soi, mais la prota hyper naïve j’peux pas. J’ai trouvé le personnage d’Elvi trop creux et pas assez « tranché ».
Pour autant les thèmes abordés sont fait d’une chouette manière, et philosophiquement parlant, les idées proposés sont vraiment cool. Mais parfois d’une manière trop inopinée - notamment la notion d’idée / d’essence platonicienne - sont trop tournées Young adult ; j’aurai préféré que cela soit plus poussé.
Le récit qui tourne autour d’une quête, ça marche, même si je trouve que certains événements passent trop vites / on enchaine vite.
Après ça reste hyper basique comme roman d’aventure ; la romance est mims mais le lisez pas en tant que romantasy et la fin est assez attendue.
À l'instar des autres romans d'Orlane Gray, Le Chant de l'hiver m'a happée dès les premières pages. Et si ce que l'autrice nous propose est différent, ce nouveau roman n'en demeure pas moins addictif, poignant, et finalement, excellent.
Celle qui m'a profondément marquée, c'est la protagoniste, Elvi. Elle est d'une force et d'une résilience incroyables, malgré les épreuves qu'elle traverse. Elle subit des injustices qui m'ont plusieurs fois donné envie de rentrer dans le livre pour casser la figure de certains personnages, et, en dépit de tout, elle rebondit. Toujours !
Le fait que sa force ne réside pas dans une quelconque "badasserie" rend cette héroïne très différente de celles que l'on lit habituellement en fantasy ou en romantasy. Je ne peux hélas pas m'étendre au risque de vous spoiler (vous savez donc ce qu'il vous reste à faire), mais ce vent de fraîcheur est plus que bienvenue.
Les thématiques portées sont elles aussi extrêmement fortes, actuelles, et traitées avec une grande sensibilité : le poids des attentes familiales, la place de la femme, son rôle dans la société. Ce roman parle aussi d'indépendance et d'émancipation, et du courage qu'il faut pour se se reconstruire, s'accepter et prendre en main son destin.
Au global, cette fantasy young adult m'a fait ressentir beaucoup de choses. Fidèle à elle-même, l'autrice nous embarque une nouvelle fois dans un roller coaster émotionnel qui ne nous laisse pas le temps de reprendre nos esprits ou notre souffle, et qui n'a pas vocation à ménager son lectorat.
Certains passages m'ont émue aux larmes, d'autres m'ont mise en colère, m'ont fait peur, m'ont fait rire...
C'était un sacré voyage, en somme, que je suis ravie d'avoir passé aux côtés d'Elvi et de ses compagnons de route.
J’ai passé un bon moment avec cette lecture. Ce n’est pas un coup de cœur, et j’ai trouvé l’intrigue assez prévisible — même très prévisible par moments — mais ça reste une histoire originale et vraiment sympathique. Ce qui m’a le plus séduite, c’est clairement le côté féministe du récit. J’ai beaucoup aimé suivre l’évolution d’Elvie, voir comment elle grandit, s’affirme et change au fil de l’histoire. C’est vraiment cet aspect-là qui m’a le plus marquée. Pour un one-shot, je trouve que ça fonctionne très bien : c’est agréable, efficace et ça permet de rester encore un peu dans l’univers d’Online Gray sans partir sur quelque chose de trop long. Une écoute sympa, originale malgré son côté prévisible, que je suis contente d’avoir découverte. 🎧✨
J'ai adoré suivre ma choupette Elvie et ses chants.
J'ai tout de suite ressenti beaucoup d'affection pour notre héroïne, terrifiée à chaque fois qu'il lui arrivait quelque chose, touchée par sa lente déconstruction des schémas dans lesquels elle avait grandi (j'aurais plein de choses à dire sur sa famille LOL), ainsi que par son acceptation progressive de sa magie. La romance secondaire est adorable, je priais pour un happy ending pour ces deux choupinets.
Un voyage prenant, touchant, que je recommande. J'ai adoré l'audio, dont la narration est fluide et adaptée aux tons de voix et aux évènements.
C’est le cinquième livre d’Orlane Gray que je lis, et sûrement pas le dernier. J’ai adoré l’évolution d’Elvi. L’histoire m’a totalement happée et je ne savais plus lâcher le livre sur la fin. La relation entre Rohanna et Elvi m’a beaucoup touchée. La romance en second plan m’a beaucoup plue aussi, je préfère toujours quand c’est la fantasy qui prime. Merci pour ce livre, j’ai hâte de lire la suite du Grayverse !
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Je dois bien avoué qu'Elvi et les thèmes abordés à travers elle était une flèche en plein cœur. Elle est douce et apprend à le rester mais tout en prenant de l'assurance dans ses choix c'était magnifique à voir. Elle m'a même fait regretter d'avoir guérie certaines de mes blessures émotionnelles, j'aurai adoré ouvrir les yeux sur elles avec Elvi et pouvoir m'inspirer d'elle les guérir et les dépasser. J'ai hâte de voir son attitude face aux autres personnages du Grayverse
Rien de neuf, j'ai l'impression d'avoir déjà lu la même histoire des tas de fois. Je lui accordait un bon point : une héroïne avec un don mais pas surpuissante, qui a besoin des autres et de leurs personnalités pour changer les choses. Mais le récit prend un tournant qui me fait hésiter un peu sur cette réflexion. L'autrice n'a pas vraiment su recréer d'univers, un phenix, un elfe... j'ai déjà lu ça et mieux écrit. Une lecture pas désagréable mais négligeable quand même.
Un véritable coup de cœur ! J’ai adoré suivre cette aventure cette quête, tant matérielle que spirituelle ! Je me suis attachée à tous les personnages, même secondaires ! Et j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé l’évolution d’Elvi au fur à mesure ! C’était étonnant et en même temps enrichissant que ça se passe en Chine, je ne suis pas familière de cela mais j’ai adoré ce voyage !
4.5 ✨ J’ai vraiment beaucoup aimé, j’ai d’ailleurs trouvé que c’était le livre le plus abouti de l’autrice Les personnages étaient tous très bien, l’histoire aussi et les relations entre les personnages étaient géniales. J’ai juste trouvé que la fin se passait un peu trop vite mais c’est ok rien de dérangeant Bref c’était super
Encore une fois, Orlane Gray prouve son talent. Cet ouvrage est véritablement bien mené. Tout est bien équilibré : l'évolution des personnages, le développement de l’intrigue. Surtout, en ayant lu tous ses ouvrages, on sent vraiment que la plume de l’autrice est aboutie et évolue bien.
J’ai vraiment hâte de lire vornae pour être replongée dans le grayverse.
10/10 no comments, enfin un livre avec une héroïne complexe, à qui on a volé son agentivité, son « non », dépossédée de ses goûts et de son futur qui apprend à reconstruire son avenir mais aussi son présent. Hyper précieux !
Ce roman m’a émue, réchauffée le cœur et fait sourire aussi. Une très belle fantasy qui parle sororité, émancipation et de la place de la femme dans la société. La FMC est douce et évolue tout au long du roman, ne s’efface pas derrière le MMC ni son histoire d’amour. J’ai adoré.
J'ai eu vraiment du mal à rentrer dans l'histoire et à vrai dire; j'ai lu en diagonale. Je ne sais pas ce qui m'a gêné, parce que les personnages sont attachants mais je m'ennuyais. Néanmoins je pense que c'était juste pas le bon livre pour moi et je comprends son succès :)
J’ai passé un bon moment dans ma lecture ! L’univers et sympa j’ai beaucoup aimée le personnage d’elvi ainsi que son évolution ! Une très belle découverte !