"Dans un placard dont on a fait un sanctuaire ne ressemblant en rien à un sanctuaire et qui abrite discrètement quelques âmes inoubliables et inoubliées, il y a une petite boîte en bois laqué pour le thé en poudre. Elle contient une toute petite portion des cendres de mon père que j’avais prélevée dans son urne avant qu’elle ne fût mise en tombe. Lorsque j’ai préparé cette boîte mortuaire il y a déjà dix-huit ans, j’ai osé prendre une pincée de miettes d’os pour en goûter. Bientôt, je crois que j’en ferai autant pour Mélodie dont je garde toujours l’urne près de moi sur l’emplacement exact de son matelas. Je me procurerai une autre boîte en bois laqué pour y mettre quelques cuillerées de poudre d’os et une partie de l’omoplate ou d’une côte. Le reste sera répandu dans le jardin ou ailleurs pour retourner à la terre." Akira Mizubayashi
2.5 une lecture abandonnée à 28%. ayant pourtant déjà lu certaines œuvres de l'auteur, je n'ai pas pu aller au-delà du côté funèbre de ce texte trop sombre.
رواية عظيمة جمعت بين مأساة الحرب وقابلية الموسيقى على تبديد هذه المأساة او على الأقل مواساة ضحايا الحرب وما زاد من جماليتها هو الأستخدام المعتدل والمثالي برأيي للوصف والتشبيه فلم يكن بكثرة منفرة ولا بقلة تسبب الجمود في النص
Récit touchant empreint d'humilité, de la philosophie du carpe diem.Il y a, dans ce livre, d'excellentes réflexions sur le temps qui passe, sur la vie, sur la mort J'ai adoré!
Dans Mélodie, Akira Mizubayashi retrace sa vie et sa relation avec sa chienne. Une relation qui dura une douzaine d'année. S'inscrivant dans la même lignée que l'histoire du chien Hachiko, Mizubayashi, par cette relation avec Mélodie, tente de reposer les fondements des relations Humains-animales et humains-humains, notamment dans la différence de leur pureté. Mais son objectif principal est évidemment de montrer que les animaux sont des êtres sensibles, au contraire de ce que pense Descartes et les autres philosophes dans la même ligne de pensée. Subtilement, par ce récit de vie, Mizubayashi remet en question certains construits humains, comme la cruauté animale, mais aussi la souffrance que les êtres humains s'infligent entre eux par leur construit social (civilisation, normes sociales, la langue, etc.).
J'ai beaucoup pleuré à la fin, parce que tout le récit nous mène à cette tragédie (redoutée par tous ceux qui aiment leurs animaux) : Mélodie, la chienne adorée de l'auteur, décède alors qu'il n'est pas auprès d'elle. Parce qu'il est Japonais, parce qu'il est un employé modèle, il devra travailler, même s'il sait que ses chances de retrouver Mélodie le soir sont minimes. Il arrive un quart d'heure trop tard et j'ai ressenti la peine immense de l'auteur, quel bel hommage, pour se faire pardonner, que de lui écrire un roman qui relate leur relation si fusionnelle, avec autant de beauté et de poésie. C'est aussi une réflexion sur la place que nous donnons aux animaux dans nos vies, sur leur sensibilité, sur l'amour inconditionnel qu'ils nous portent.
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Chronique d’une passion qui aurait pu s’intituler essai philosophique sur la fidélité. La fidélité nous rendrait-elle plus humaine? C’ est passionnant, bourré de références, extrêmement sincère, j’ai adoré!
Meant to be about love for your dog yet he performs such cruel and unwarranted punishments on Melodie. I stopped reading after he abuses his dog in chapter 15.