3.75 ⭐️
Leur haine est profonde, deux âmes tourmentées, mais dans ce tumulte, une étincelle d'amour et d'espoir va surgir en eux. Parviendront-ils à la saisir ?
Même si quelques points m'ont dérangée durant ma lecture, je suis tout de même agréablement surprise. Avant de donner mon avis, il est essentiel de souligner que "downfall" présente plusieurs TW qui pourraient choquer les lecteurs sensibles.
Dès les premiers chapitres, j'ai rencontré Raven, cette fille qui lutte contre la douleur et les épreuves de la vie. La manière dont l'autrice la présentait m'a d'abord rendu un peu méfiante, car elle évoquait le stéréotype de l'héroïne au cœur de pierre avec un passé difficile. Il m'a fallu plusieurs chapitres pour vraiment comprendre qui elle était et commencer à l'apprécier, tout en éprouvant une grande compassion pour elle. Je n'ai pas pu rester indifférente à son personnage et à l'intensité sombre qui l'entoure.
Silas, lui, m'a marqué dès le début, contrairement à Raven. Sa souffrance reste invisible aux regards des autres, mais elle est bien là, même si j'avais deviné les blessures qu'il cachait. Les contraires s'attirent, et c'est exactement ce qui se passe avec nos héros. C'est la première fois que je lis une histoire où les deux protagonistes sont si différents, c'est presque déstabilisant.
Le cœur de ce récit est marqué par la violence et la souffrance, deux sentiments qui s'unissent pour donner vie à une intrigue captivante.
Dans leur chagrin et le chaos de leur existence, ils sont pareils, leur souffrance les lie et crée une sorte de fusion entre eux.
D’après son résumé, je m'attendais à un enemies to lovers, que j'ai retrouvé avec plaisir, même si j'aurais aimé qu'il soit exploré plus en profondeur. Néanmoins, ce trope est bien intégré dans l'intrigue. Comme je l'évoquais, ce récit est empreint d'une profonde noirceur, abordant des thèmes délicats et percutants. Toutefois, l'autrice, a réussi à ramener une subtile sensibilité et une émotion qui m'ont touché.
Cependant, j'avais l'impression que cette histoire n'en finissait jamais, que malgré les efforts de nos héros pour s'en sortir, les malheurs s'accumulaient sans relâche, et c'était un peu excessif.
Effectivement, l'autrice maintient l'attention de ses lecteurs en instaurant une atmosphère haletante. Je me demandais comment cette histoire allait se terminer, mais une légère lassitude s'est fait sentir à l'approche de la fin du roman, probablement en raison d'une impression de surcharge.