Après avoir dévoré La terre du bout du monde, impossible de ne pas plonger dans sa suite.
On retrouve avec joie Billy, et Nell, Jack et Alice dans ce deuxième volume. La ferme des Gratteurs de Lune a bien grandi et le quatuor enchaîne les prises de bec entre Nell et Alice. On découvre avec plaisir la vie des pionniers : la mise en place de la ferme, la vie au contact des Aborigènes, la nature australienne ô combien difficile ! J’ai adoré suivre ces personnages même s’ils m’ont brisé le coeur à un moment… L’autrice a frappé fort au niveau des émotions et il sera difficile de me briser un peu plus le coeur.
En parallèle, on en apprend plus sur l’effroyable fils de Jonathan, Edward. Poussé avec un pur désir de satisfaction personnel, de vantardise et de cruauté, il a épousé Eloïse afin de pouvoir la posséder et l’exhiber en société. La voir souffrir à ses côtés est une torture et tout au long du roman, on a mal de le voir la battre et la violenter. J’ai serré les dents et espéré tout du long pour que George vienne la sauver…
Comme dans le tome précédent, Tamara McKinley a le don pour jouer avec nos nerfs, mettre les personnages dans des situations horribles pour réussir (ou non) à les sauver et que le bien triomphe. Je suis restée sur ma fin concernant les secrets sur les liens toujours plus obscurs entre les familles Penhalligan, Collinson et Cadawallader, malgré une annonce finale étrange et pleine de promesses. J’ai hâte de lire le dernier tome car je suis sûre qu’il sera plein de révélations : où est la boussole ? Que sont devenus les descendants de Jonathan et Susan ? Comment va évoluer la vie des pionniers et celles des Aborigènes ? Tant de questions sans réponses qu’il me reste à découvrir dans L’Or du bout du monde…