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Saigneurs
En Transylvanie, pays de vampires, trois colocs humains luttent entre morsures, militantisme et secrets amoureux. Le nouveau roman graphique de Lou Lubie.
Dans une société dominée par les vampires, Anghel, un jeune humain, est mordu dans la rue. Tandis qu'il lutte contre sa transformation en goule, sa coloc Maggy devient militante pour les droits des humains. Impossible alors pour Iulia, leur troisième amie, d'avouer qu'elle est amoureuse d'une vampire !
Une BD accessible dès 14 ans pour aborder les violences sexistes et sexuelles.
Dans une société dominée par les vampires, Anghel, un jeune humain, est mordu dans la rue. Tandis qu'il lutte contre sa transformation en goule, sa coloc Maggy devient militante pour les droits des humains. Impossible alors pour Iulia, leur troisième amie, d'avouer qu'elle est amoureuse d'une vampire !
Une BD accessible dès 14 ans pour aborder les violences sexistes et sexuelles.
160 pages, Hardcover
Published March 5, 2026
About the author
Lou Lubie
15 books132 followersOriginaire de l'île de la Réunion, Lou Lubie publie son premier roman à dix-huit ans, avant de s'orienter vers la bande dessinée. Ses cinq premiers livres voient le jour chez des éditeurs réunionnais.
Passionnée par les possibilités créatives du numérique, elle fait ses études dans le domaine du jeu vidéo. En 2008, elle fonde le Forum Dessiné, un site communautaire de BD collective improvisée. Toujours actif aujourd'hui, le site a vu défiler 2.600 dessinateurs et près de 300.000 dessins.
Ses albums Goupil ou face – BD de vulgarisation sur la bipolarité – et La Fille dans l’écran – romance dessinée à quatre mains – lui valent une notoriété croissante. En 2021, elle revient avec L’homme de la situation, un thriller psychologique très actuel qui questionne le stéréotype de l’homme fort et protecteur.
Passionnée par les possibilités créatives du numérique, elle fait ses études dans le domaine du jeu vidéo. En 2008, elle fonde le Forum Dessiné, un site communautaire de BD collective improvisée. Toujours actif aujourd'hui, le site a vu défiler 2.600 dessinateurs et près de 300.000 dessins.
Ses albums Goupil ou face – BD de vulgarisation sur la bipolarité – et La Fille dans l’écran – romance dessinée à quatre mains – lui valent une notoriété croissante. En 2021, elle revient avec L’homme de la situation, un thriller psychologique très actuel qui questionne le stéréotype de l’homme fort et protecteur.
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Community Reviews
Displaying 1 - 30 of 191 reviews
May 1, 2026
Note finale : 5/5
Mmm... j'ai l'impression que ce livre ne parle pas vraiment de vampires...
Blague à part, Lou Lubie does it again ! Et cette fois-ci, elle met sa plume pertinente et son... c'est quoi la métonymie pour le dessin ? Son stylet graphique ? Bon ben partons là-dessus, son stylet au service d'une allégorie militante. Elle nous parle de l'oppression systémique en caractérisant les oppresseurs comme des vampires dans un monde où les vampires et les humains ont les mêmes droits, un monde d'égalité comme l'est la France quoi.
Dans la grande majorité du livre, l'oppression est incarnée par le patriarcat. L'un des personnages est victime de "morsure" au début du livre, on se rend compte qu'il a été "mordu" dans sa jeunesse, dans un détail que j'adore, tout le monde "passif" créé par l'autrice est centré sur les vampires (pub pour du boudin ou des cercueils, pour du parfum pour le cou, pseudos Internet axé sur le sang...), ça rend super bien l'oppression systémique constante.
Et comme toujours avec Lou Lubie, on ne verse pas dans la caricature : not all vampires sont des monstres et not all humains sont des saints. Sa protagoniste réagit de façon très conne quand son amie lui présente sa copine vampire et cette dernière est choquée du comportement de ses semblables quand elle en constate les dégâts. Comme toujours chez Lou Lubie également, elle cite des chiffres et leurs sources. Et comme toujours chez Lou Lubie également, c'est pas parce qu'on parle intelligemment de trucs affreux et importants qu'on ne peut pas rire aussi (l'Empereur Macron, j'étais pas prêt).
Et sa dernière grande qualité (qui est aussi un petit défaut), c'est que l'oppression systémique n'est pas représentée que par le patriarcat : par la protagoniste dont la mère est humaine et le père vampire (Maggy semble être un self-insert de l'autrice qui est, elle-même, métisse) et par quelques répliques ("on se croirait en Humanistan"), on a aussi des problématiques racistes. L'oppression capitaliste n'est pas en reste non plus. En fait, je regrette presque que le patriarcat prenne presque toute la place de l'analogie... et en même temps, que même quand il s'agit de dénoncer les oppressions systémiques, le patriarcat prenne tout la place, ça lui ressemble pas mal !
Évidemment, je vous le recommande très chaudement et sans aucune modération, ça remplit la tête, ça se lit très vite... par contre, Cezar Popa, j'ai pas la ref. Y a peut-être pas de ref, c'est peut-être l'incarnation du militantisme, mais si y a une ref, je l'ai pas.
Mmm... j'ai l'impression que ce livre ne parle pas vraiment de vampires...
Blague à part, Lou Lubie does it again ! Et cette fois-ci, elle met sa plume pertinente et son... c'est quoi la métonymie pour le dessin ? Son stylet graphique ? Bon ben partons là-dessus, son stylet au service d'une allégorie militante. Elle nous parle de l'oppression systémique en caractérisant les oppresseurs comme des vampires dans un monde où les vampires et les humains ont les mêmes droits, un monde d'égalité comme l'est la France quoi.
Dans la grande majorité du livre, l'oppression est incarnée par le patriarcat. L'un des personnages est victime de "morsure" au début du livre, on se rend compte qu'il a été "mordu" dans sa jeunesse, dans un détail que j'adore, tout le monde "passif" créé par l'autrice est centré sur les vampires (pub pour du boudin ou des cercueils, pour du parfum pour le cou, pseudos Internet axé sur le sang...), ça rend super bien l'oppression systémique constante.
Et comme toujours avec Lou Lubie, on ne verse pas dans la caricature : not all vampires sont des monstres et not all humains sont des saints. Sa protagoniste réagit de façon très conne quand son amie lui présente sa copine vampire et cette dernière est choquée du comportement de ses semblables quand elle en constate les dégâts. Comme toujours chez Lou Lubie également, elle cite des chiffres et leurs sources. Et comme toujours chez Lou Lubie également, c'est pas parce qu'on parle intelligemment de trucs affreux et importants qu'on ne peut pas rire aussi (l'Empereur Macron, j'étais pas prêt).
Et sa dernière grande qualité (qui est aussi un petit défaut), c'est que l'oppression systémique n'est pas représentée que par le patriarcat : par la protagoniste dont la mère est humaine et le père vampire (Maggy semble être un self-insert de l'autrice qui est, elle-même, métisse) et par quelques répliques ("on se croirait en Humanistan"), on a aussi des problématiques racistes. L'oppression capitaliste n'est pas en reste non plus. En fait, je regrette presque que le patriarcat prenne presque toute la place de l'analogie... et en même temps, que même quand il s'agit de dénoncer les oppressions systémiques, le patriarcat prenne tout la place, ça lui ressemble pas mal !
Évidemment, je vous le recommande très chaudement et sans aucune modération, ça remplit la tête, ça se lit très vite... par contre, Cezar Popa, j'ai pas la ref. Y a peut-être pas de ref, c'est peut-être l'incarnation du militantisme, mais si y a une ref, je l'ai pas.
March 13, 2026
Il y a que Lou Lubie pour utiliser les vampires et le fantastique pour exposer le patriarcat, le sexisme, l’impunité, les agressions et la domination masculine. Elle est trop forte.
Absurde et révoltant donc : diablement efficace. Encore une bd réussie !
(Point bonus pour le portrait de Macron en empereur-vampire-ridicule)
Absurde et révoltant donc : diablement efficace. Encore une bd réussie !
(Point bonus pour le portrait de Macron en empereur-vampire-ridicule)
March 19, 2026
une bd sur les vampires ? incroyable, mais une bd sur les vampire qui critique le patriarcat ? MASTERPIECE
March 5, 2026
encore une BD géniale signée Lou Lubie, la dénonciation du patriarcat et des violences sexistes et sexuelles via les vampires, et sortir la BD juste avant le 8 mars ? oh la régalade, c'était trop bien !!!
May 19, 2026
Pour un public ado, l'allégorie morsure de vampire=vi*l est pertinente et c'est super d'avoir mis des chiffres et références à la fin. Mais j’ai eu l’impression d’un « fourre-tout » des oppressions : la métaphore vampirique finit par tout englober et donc simplifier et limiter, du coup le sexisme n'existe juste pas ?! quid du racisme, de l'homophobie ?? +1 étoile pour les jeux de mots sur les pancartes de manifs cependant.
April 7, 2026
3.75 - Comme d'hab avec Lou Lubie, le scénario est très chouette, le parfait mélange de drôle et documenté. Et alors qu'on parle d'un sujet très important, je m'attendais à quelque chose de plus percutant, qui va au-delà des bases que devraient déjà connaître le grand public.
Dans Saigneurs, Lou Lubie met en avant une société oùdes violeurs les vampires sont rois et un groupe d'humains se réunit pour défendre leurs droits.
On comprend tout de suite la métaphore, tout est très bien imagé, référencé et chiffré. Mais c'est tout. On n'apprend pas grand chose, il n'y a pas vraiment de changement dans cette société, et (désolée) le style de dessin n'a rien d'extraordinaire...
C'est une bonne BD à mettre dans les mains des personnes qui commencent à s'interroger sur les violences faites aux femmes, ou celles et ceux qui devraient s'y mettre. C'est une BD à avoir dans les collèges et lycées.
Et oui, c'est une bonne chose, et il en faut des BD comme ça, mais venant de Lou Lubie je m'attendais à être plus touchée, à trouver quelque chose de plus révolutionnaire et militant, en tout cas quelque chose qui va plus loin que les quelques broutilles que le grand public devrait déjà connaître.
Dans Saigneurs, Lou Lubie met en avant une société où
On comprend tout de suite la métaphore, tout est très bien imagé, référencé et chiffré. Mais c'est tout. On n'apprend pas grand chose, il n'y a pas vraiment de changement dans cette société, et (désolée) le style de dessin n'a rien d'extraordinaire...
C'est une bonne BD à mettre dans les mains des personnes qui commencent à s'interroger sur les violences faites aux femmes, ou celles et ceux qui devraient s'y mettre. C'est une BD à avoir dans les collèges et lycées.
Et oui, c'est une bonne chose, et il en faut des BD comme ça, mais venant de Lou Lubie je m'attendais à être plus touchée, à trouver quelque chose de plus révolutionnaire et militant, en tout cas quelque chose qui va plus loin que les quelques broutilles que le grand public devrait déjà connaître.
Read
March 29, 2026je note pas parce que c’est une excellente bd sur le principe (on s’en fout de mon avis perso je le donnerai à mes copines) et j’ai besoin qu’elle existe dans tous les CDI que France et que ça devienne un outil pédagogique qui est très efficace. Excellent pour les jeunes ou à offrir à tonton tata relous qui défendent des acteurs accusés de VSS pour qu’ils se disent « c’est vrai que c’est con dit comme ça » et qu’ils réalisent que les VSS ne sont PAS drôles et que le traitement social et médiatique est lunaire dans notre société.
August 23, 2026
Lourdissime... J’ai fait une overdose de la métaphore filée dès la page 14 et j’ai passé le reste ma lecture à soupirer. L’analogie vampire/homme comme système d’oppression unique manque tellement de relief qu’une lipstick lesbienne se retrouve à faire un discours « not all men » à sa copine et ça c’était pas dans mon bingo de 2026.
June 4, 2026
j'imagine que je suis pas le public cible mais C'ÉTAIT LOURD PURÉE
aussi tout réduire à une seule oppression c'est probablement plus simple pour le récit mais je trouve que ça dessert (🍨?) le propos
je met 2 étoiles parce que ça reste une bonne BD jeunesse pour sensibiliser+ effectivement les panneaux de manifs sont rigolos
edit : revu à la baisse parce que je viens de me souvenir qu'elle a introduit le concept d'ikigaï qui est vraiment l'une des pires manière de concevoir le monde car il rend le capitalisme acceptable voire même désirable
aussi tout réduire à une seule oppression c'est probablement plus simple pour le récit mais je trouve que ça dessert (🍨?) le propos
je met 2 étoiles parce que ça reste une bonne BD jeunesse pour sensibiliser+ effectivement les panneaux de manifs sont rigolos
edit : revu à la baisse parce que je viens de me souvenir qu'elle a introduit le concept d'ikigaï qui est vraiment l'une des pires manière de concevoir le monde car il rend le capitalisme acceptable voire même désirable
March 27, 2026
Dans une société où les humains et les vampires doivent cohabiter, nous suivons 3 amis et colocataires : Anghel vient de se faire mordre ce qui le laisse traumatisé, Maggy rejoint la cause militante pour les droits humains et Iulia est quant à elle en train de tomber amoureuse d’une vampire et n’ose pas l’avouer.
J’étais ravie de retrouver Lou Lubie avec une nouvelle BD enrobée d’humour mais surtout de métaphores pour les victimes de viol ; dans ce livre où les humains et les vampires vivent ensemble, les hommes sont à assimiler aux vampires et les femmes aux humains, quant à se faire mordre, cela correspond au fait de se faire agresser. Une fois le parallèle réalisé, les faits et les statistiques qui découlent de cette BD deviennent glaçants (j’ai trouvé que certaines transpositions sont également valables pour le racisme, notamment le comportement des vampires dans le café). Alors que les deux sont censés vivre égaux, on voit très vite que cela n’est pas le cas et que les vampires pensent que tout leur est dû… Cela permet également une prise de conscience pour ceux qui en auraient encore besoin, tout en mettant en exergue la cruelle stupidité des discours d’incels. Le florilège de jeux de mots sur les pancartes lors de la manifestation était très appréciable, on a envie de se battre pour et avec ces humains, et certains moments sont émouvants. Beaucoup d’éléments sont inspirés de la vie réelle, comme les paroles de Macron envers Depardieu ou encore la phrase ignoble d’un avocat durant le procès de Dominique Pélicot : « il y a viol et viol » matérialisée ici par « il y a morsure et morsure » ; tous les chiffres présentés pour les « morsures » sont également véridiques. Tout est transposé à merveille : « Tu t’es fait mordre ? Il fallait porter une écharpe, on voit trop ton cou ». Les dessins sont quant à eux juste parfaits pour illustrer le propos, dans des tons sombres et des couleurs unies qui vont bien aux vampires. Tout est magnifiquement bien orchestré, c’est un coup de cœur pour ma part.
« À peine 6% des humains victimes de morsures portent plainte ! 83% des plaintes pour morsures sont classées sans suite ! 99% des mordeurs ne sont pas condamnés ! »
J’étais ravie de retrouver Lou Lubie avec une nouvelle BD enrobée d’humour mais surtout de métaphores pour les victimes de viol ; dans ce livre où les humains et les vampires vivent ensemble, les hommes sont à assimiler aux vampires et les femmes aux humains, quant à se faire mordre, cela correspond au fait de se faire agresser. Une fois le parallèle réalisé, les faits et les statistiques qui découlent de cette BD deviennent glaçants (j’ai trouvé que certaines transpositions sont également valables pour le racisme, notamment le comportement des vampires dans le café). Alors que les deux sont censés vivre égaux, on voit très vite que cela n’est pas le cas et que les vampires pensent que tout leur est dû… Cela permet également une prise de conscience pour ceux qui en auraient encore besoin, tout en mettant en exergue la cruelle stupidité des discours d’incels. Le florilège de jeux de mots sur les pancartes lors de la manifestation était très appréciable, on a envie de se battre pour et avec ces humains, et certains moments sont émouvants. Beaucoup d’éléments sont inspirés de la vie réelle, comme les paroles de Macron envers Depardieu ou encore la phrase ignoble d’un avocat durant le procès de Dominique Pélicot : « il y a viol et viol » matérialisée ici par « il y a morsure et morsure » ; tous les chiffres présentés pour les « morsures » sont également véridiques. Tout est transposé à merveille : « Tu t’es fait mordre ? Il fallait porter une écharpe, on voit trop ton cou ». Les dessins sont quant à eux juste parfaits pour illustrer le propos, dans des tons sombres et des couleurs unies qui vont bien aux vampires. Tout est magnifiquement bien orchestré, c’est un coup de cœur pour ma part.
« À peine 6% des humains victimes de morsures portent plainte ! 83% des plaintes pour morsures sont classées sans suite ! 99% des mordeurs ne sont pas condamnés ! »
March 5, 2026
Voici donc le dernier bébé de Lou Lubie.
Découverte il y a quelques temps maintenant, je la suis avec beaucoup d'intérêt. C'est une autrice engagée, qui touche à tous les sujets sans hésiter à parler de ce qui peut être mis sous le tapis (Racines à tout hasard...)
Dans cet ouvrage, l'autrice (et ici dessinatrice) va parler...vampires ! Oui mais attention. En fait, nous allons plutôt parler des violences sexistes et sexuelles, de l'invisibilisation, des préjugés et de tout ce qui va de travers vis à vis de ces sujets dans la société.
On se situe en Transylvanie (logique...) et les vampires vivent au grand jour. Les humains gagnent peu à peu des droits, mais clairement ce sont les vampires qui dirigent le pays et ont la main mise sur ce qu'il se passe. On suit trois colocataires, tous humain. La "principale" protagoniste est Maggy. L'histoire débute sur son renvoi pour "incompatibilité de caractère". Elle "l'ouvre trop". Il y a aussi Anghel, mordu dans la rue et qui sombre dans la goulification (depression). Enfin il y a Iulia : solaire, positive, elle est définie comme la "caution humaine" de sa boîte par Maggy. Mais elle refuse de se limiter à cela et prouve qu'elle a aussi sa place car elle a les capacités ! Elle ne le prouve pas à Maggy, mais le lecteur voit sa vie pro. et comprend que peut être qu'à l'origine c'était cela, mais qu'elle est aussi, voir plus, qualifiée que ses collaborateur/trices. Mais Iulia débute une romance avec une vampire et l'ambiance à l'appart ne la rassure pas à partager sa joie avec ses deux amis.
Trois situations, trois façons d'aborder les choses. Mais tous les lecteurs comprennent vite que derrière les vampires et les morsures, ce sont les VSS qui sont dénoncées. Oui ce n'est "pas tous", et "il y en a des biens". Mais ce n'est pas une raison pour minimiser ou invisibiliser les victimes. Un procès à lieu dans l'histoire, Maggy s'engage dans une association qui milite pour les droits humains ce qui nous offre un aperçu de ce "procès historique". Savoir que certaines phrases ont réellement été prononcées est juste glaçant (voir les références de l'autrice à la fin de l'ouvrage).
Rien de choquant ni de violent dans les dessins, mais ce n'est pas utile pour saisir le message et l'impact est bien là.
Une histoire pour ouvrir le débat, pour dénoncer, pour parler et peut-être pour essayer de faire évoluer les mentalités.
A lire !
Découverte il y a quelques temps maintenant, je la suis avec beaucoup d'intérêt. C'est une autrice engagée, qui touche à tous les sujets sans hésiter à parler de ce qui peut être mis sous le tapis (Racines à tout hasard...)
Dans cet ouvrage, l'autrice (et ici dessinatrice) va parler...vampires ! Oui mais attention. En fait, nous allons plutôt parler des violences sexistes et sexuelles, de l'invisibilisation, des préjugés et de tout ce qui va de travers vis à vis de ces sujets dans la société.
On se situe en Transylvanie (logique...) et les vampires vivent au grand jour. Les humains gagnent peu à peu des droits, mais clairement ce sont les vampires qui dirigent le pays et ont la main mise sur ce qu'il se passe. On suit trois colocataires, tous humain. La "principale" protagoniste est Maggy. L'histoire débute sur son renvoi pour "incompatibilité de caractère". Elle "l'ouvre trop". Il y a aussi Anghel, mordu dans la rue et qui sombre dans la goulification (depression). Enfin il y a Iulia : solaire, positive, elle est définie comme la "caution humaine" de sa boîte par Maggy. Mais elle refuse de se limiter à cela et prouve qu'elle a aussi sa place car elle a les capacités ! Elle ne le prouve pas à Maggy, mais le lecteur voit sa vie pro. et comprend que peut être qu'à l'origine c'était cela, mais qu'elle est aussi, voir plus, qualifiée que ses collaborateur/trices. Mais Iulia débute une romance avec une vampire et l'ambiance à l'appart ne la rassure pas à partager sa joie avec ses deux amis.
Trois situations, trois façons d'aborder les choses. Mais tous les lecteurs comprennent vite que derrière les vampires et les morsures, ce sont les VSS qui sont dénoncées. Oui ce n'est "pas tous", et "il y en a des biens". Mais ce n'est pas une raison pour minimiser ou invisibiliser les victimes. Un procès à lieu dans l'histoire, Maggy s'engage dans une association qui milite pour les droits humains ce qui nous offre un aperçu de ce "procès historique". Savoir que certaines phrases ont réellement été prononcées est juste glaçant (voir les références de l'autrice à la fin de l'ouvrage).
Rien de choquant ni de violent dans les dessins, mais ce n'est pas utile pour saisir le message et l'impact est bien là.
Une histoire pour ouvrir le débat, pour dénoncer, pour parler et peut-être pour essayer de faire évoluer les mentalités.
A lire !
April 3, 2026
Cette BD est absolument géniale et je vous préviens, je vais la recommander à tour de bras.
Dans Saigneurs, Lou Lubie nous plonge dans la nouvelle Transylvanie, au cœur d'une société dans laquelle humains et vampires doivent cohabiter. Après que son colocataire Anghel a subi une morsure, Maggy, déjà en colère contre les vampires, décide de mettre sa colère à contribution et commence à militer pour les droits humains. Ce n'était pas le bon moment pour Iulia, la troisième coloc, d'annoncer à ses amis que sa nouvelle petite amie est une vampire...
J'ai trouvé que cette BD était du pur génie, Lou Lubie mêle à la perfection humour et sujets sensibles et d'actualité. Ne vous attendez pas à découvrir qu'une histoire de vampires, là on va plutôt utiliser la figure mythique de cette créature de la nuit pour aborder le patriarcat, les violences sexistes et sexuelles, les préjugés et le racisme.
Le plus glaçant dans cette histoire, c'est qu'on reconnaît quelques têtes connues, des phrases entendues lors d'affaires récentes, des éléments qui font écho à notre réalité puisque l'autrice a énormément documenté son travail et donne ses références à la fin de l'ouvrage, et ça fout encore une claque.
Rien que pour le portrait de Macron en vampire, achetez-la et parlez-en autour de vous !
Dans Saigneurs, Lou Lubie nous plonge dans la nouvelle Transylvanie, au cœur d'une société dans laquelle humains et vampires doivent cohabiter. Après que son colocataire Anghel a subi une morsure, Maggy, déjà en colère contre les vampires, décide de mettre sa colère à contribution et commence à militer pour les droits humains. Ce n'était pas le bon moment pour Iulia, la troisième coloc, d'annoncer à ses amis que sa nouvelle petite amie est une vampire...
J'ai trouvé que cette BD était du pur génie, Lou Lubie mêle à la perfection humour et sujets sensibles et d'actualité. Ne vous attendez pas à découvrir qu'une histoire de vampires, là on va plutôt utiliser la figure mythique de cette créature de la nuit pour aborder le patriarcat, les violences sexistes et sexuelles, les préjugés et le racisme.
Le plus glaçant dans cette histoire, c'est qu'on reconnaît quelques têtes connues, des phrases entendues lors d'affaires récentes, des éléments qui font écho à notre réalité puisque l'autrice a énormément documenté son travail et donne ses références à la fin de l'ouvrage, et ça fout encore une claque.
Rien que pour le portrait de Macron en vampire, achetez-la et parlez-en autour de vous !
March 18, 2026
La démarche est hyper cool, on a une métaphore du patriarcat qui prend une forme vampiresque. On suit trois personnages qui représentent tous une réponse différente à cette inégalité.
L’ouvrage ne m’a rien appris en soi, mais il donne accès à des chiffres et peut être très utile pour introduire certaines questions, surtout avec des plus jeunes.
Le fait que la BD soit immergée dans la nuit était un détail super sympa.
Franchement, la transposition avec l’actualité m’a bien foutu en rogne. Dessiner Macron en vampire machiavélique (ce qu'il est réellement) était une super idée.
L’ouvrage ne m’a rien appris en soi, mais il donne accès à des chiffres et peut être très utile pour introduire certaines questions, surtout avec des plus jeunes.
Le fait que la BD soit immergée dans la nuit était un détail super sympa.
Franchement, la transposition avec l’actualité m’a bien foutu en rogne. Dessiner Macron en vampire machiavélique (ce qu'il est réellement) était une super idée.
Review of advance copy received from Autre
A not so subtle but oh so fun metaphor for MeToo, set in a world where vampires (read men) have kind of taken over the world, and terrorise humans by biting them (you get the gist) without their consent.
I'm sure it doesn't quite make sense if you dig too deep, some of it felt more like commentary on racism than rape culture, which kind of muddled things a bit. But all in all, it's quite clever, and fairly nuanced
I'm sure it doesn't quite make sense if you dig too deep, some of it felt more like commentary on racism than rape culture, which kind of muddled things a bit. But all in all, it's quite clever, and fairly nuanced
September 18, 2026
Une BD qui ne parle pas vraiment de vampires, mais qui s'en sert comme métaphore pour dénoncer patriarcat et oppressions systémiques - c'est à la fois grave et léger (parce qu'il y a plein de références à traquer par-ci, par-là, avec un Macron en special guest...) et plutôt bien amené.
Ça n'apprendra sans doute pas grand choses aux personnes qui s'y connaissent un peu, mais c'est une BD à mettre dans les mains des ados je pense, ça pourrait faire son effet !
Bon, et puis il faut dire que j'aime globalement beaucoup Lou Lubie, donc c'était un "bon" (entre guillemets, parce que le sujet reste un peu trop d'actualité) moment de lecture.
Ça n'apprendra sans doute pas grand choses aux personnes qui s'y connaissent un peu, mais c'est une BD à mettre dans les mains des ados je pense, ça pourrait faire son effet !
Bon, et puis il faut dire que j'aime globalement beaucoup Lou Lubie, donc c'était un "bon" (entre guillemets, parce que le sujet reste un peu trop d'actualité) moment de lecture.
April 1, 2026
Manque un peu de subtilité mais le propos n'en est pas moins prenant
10/10 la ref à Macron fan de cette grosse merde de Depardieu
10/10 la ref à Macron fan de cette grosse merde de Depardieu
April 2, 2026
Parler de sujets importants par d’autres prismes pour les rendre plus percutants.
April 10, 2026
j’ai le droit de dire que c’est mortel ?
June 15, 2026
Encore une pépite 👌
July 24, 2026
4.8 je suis pas toujours certain du dessin et de la métaphore
February 26, 2026
lou lubie a dit les termes 😌
March 29, 2026
Banger/10, sujet extrêmement bien traité merci pour tout
March 8, 2026
J'ai beaucoup aimé le concept de cette BD. En utilisant la métaphore vampire, Lou Lubie dénonce la banalisation des violences sexuelles et leur traitement dans les médias. Ici, pas de contenu choquant ou violent dans le texte comme dans les dessins, mais une approche métaphorique grâce à la figure du vampire.
A travers trois colocataires humains, l'autrice et dessinatrice explore le sujet sous différents angles : une protagoniste principale licenciée pour "incompatibilité de caractère", un colocataire mordu dans la rue qui se goulifie (qu'on peut interpréter comme une dépression), et une dernière locataire qui entame une relation amoureuse avec une vampire, mais n'ose pas en parler étant donné le vécu de ses amis. On sent toute l'inspiration de l'actualité dans les répliques et les mises en scène, et les parallèles sont parfois glaçant. J'ai particulièrement apprécié la page dédiée aux références utilisées dans la BD à la fin de l'ouvrage. "Saigneurs" est une œuvre intelligente qui dénonce les violences et agressions sexuelles de façon originale pour éveiller les consciences.
A travers trois colocataires humains, l'autrice et dessinatrice explore le sujet sous différents angles : une protagoniste principale licenciée pour "incompatibilité de caractère", un colocataire mordu dans la rue qui se goulifie (qu'on peut interpréter comme une dépression), et une dernière locataire qui entame une relation amoureuse avec une vampire, mais n'ose pas en parler étant donné le vécu de ses amis. On sent toute l'inspiration de l'actualité dans les répliques et les mises en scène, et les parallèles sont parfois glaçant. J'ai particulièrement apprécié la page dédiée aux références utilisées dans la BD à la fin de l'ouvrage. "Saigneurs" est une œuvre intelligente qui dénonce les violences et agressions sexuelles de façon originale pour éveiller les consciences.
June 27, 2026
Une métaphore maline des VSS qui mobilise des vampires, en utilisant les vrais chiffres et des vraies citations (ce qui leur rend leur acuité et fait froid dans le dos). Elle est très accessible, à offrir à des ados pour parler des VSS ✊🏻
April 11, 2026
Macron en Empereur vampire !
May 1, 2026
Trop cool trop bien j’adore #fucklesvampires
June 1, 2026
C'est très sympa, je n'ai rien appris mais c'est une bonne métaphore du patriarcat
September 18, 2026
Honnêtement, ma lecture commence à devenir un peu trop vieille pour que je puisse réellement déblatérer dessus comme j’aime le faire, et je pense aussi que le travail a déjà été fait par d’autres lecteurs sur cette plateforme. Je suis incapable de ne pas aimer les œuvres de Lou Lubie, même si je n’ai pas tout lu d’elle : parvenant toujours à poser des mots sur des thématiques importantes, elle permet de documenter sur des sujets parfois vastes, et parfois plus précis. En librairie, elle conserve son lectorat fidèle, ayant tout lu d’elle et s’impatientant des nouvelles sorties, mais reste une très chouette recommandation pour les nouveaux lecteurs ou les cadeaux à offrir. Je ne me lasse pas de la faire découvrir.
Ici, l’autrice cherche réellement à créer un parallèle entre le monde vampirique de son histoire, et le patriarcat perpétuel de notre propre société. Par ce fait, elle permet au lecteur de pouvoir se rendre compte de la dureté de sa réalité, de chaque problématique qu’il peut y avoir dans des situations paraissant banales, et qui pourtant, deviennent choquantes une fois prise sous un autre angle.
J’ai maintenant absolument besoin de me procurer la bande-dessinée, et de la relire incessamment sous peu :))
Ici, l’autrice cherche réellement à créer un parallèle entre le monde vampirique de son histoire, et le patriarcat perpétuel de notre propre société. Par ce fait, elle permet au lecteur de pouvoir se rendre compte de la dureté de sa réalité, de chaque problématique qu’il peut y avoir dans des situations paraissant banales, et qui pourtant, deviennent choquantes une fois prise sous un autre angle.
J’ai maintenant absolument besoin de me procurer la bande-dessinée, et de la relire incessamment sous peu :))
September 16, 2026
Un ouvrage de vulgarisation féministe qui se pare de la fantasy pour se rendre accessible. J'adore le principe et je le pense plutôt efficace, mais je crois que je ne suis pas la cible. La métaphore devient très vite lourde, et mélange toutes les oppressions. Si l'argument de l'intersectionnalité est essentiel, je trouve qu'on perd beaucoup (quid du racisme quand tous les humains/victimes sont blancs et tous les vampires/oppresseurs sont gris ?). Je comprends qu'on ne puisse pas traiter de tout et qu'il y a des choix à faire, surtout quand on cherche à toucher un public moins averti sur les questions féministes autour du viol et du patriarcat, mais j'ai ressenti une certaine frustration au fil de ma lecture sur l'invisibilité d'autres thèmes.
August 27, 2026
j'ai pas été très convaincue, je comprends ce que l'autrice a voulu dire mais je trouve pas la métaphore très pertinente, et je ne trouve pas qu'elle amène vraiment quelque chose d'intéressant... Plusieurs choix m'intriguent, il n'y a qu'un seul type d'oppression dans ce monde ? alors qu'on y voit pourtant des schémas hétérosexuels similaires aux nôtres, la société vampirique a parfois l'air matriarchale (mais le président est tout de même un homme?). Aussi il n'y a que deux couleurs de peau dans cet univers, blanc et gris ? bref...... dsl d'outwoker lou lubie mais ça aurait franchement pu être un strip instagram de 10 slides
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