Édith se cache des autres. Elle a une déchirure au cœur. Jusqu'au jour où, dans un train de banlieue, en face d'une fille aux cheveux follement bouclés, elle découvre un sentiment farouche, joyeux, sidérant. Mais le bonheur est-il possible quand il combat des terreurs anciennes, héritées d'une enfance marquée par le chagrin ? Certaines fièvres échappent au mercure est le récit d'une rencontre qui sauve de l'adversité. Une grâce envoûtante.
une tendre histoire d'amour entre deux femmes. La narratrice questionne les traumas de son enfance et la relation qu'elle aurait pu avoir avec sa mère, c'est joliment écrit, triste et lumineux.
Magnifique et puissant Ça me réconcilie avec l’auto fiction vraiment, elle a une manière de parler de certain sujet ( l’amour, la mort, la peur, le traumatisme, l’espoir) qui est vraiment salutaire pour moi
J’ai hésité entre 2,5 et 3. Le style est tellement ampoulé que je n’ai pas tout compris (par exemple est ce que c’est (en partie) autobiographie) mais parfois de vrais beaux passages émergent du fouillis donc ça sera 3 étoiles.
Les passages sur la mère sont vraiment très beaux par contre je ne suis pas convaincue par la partie avec l’amoureuse. Je ne comprend pas l’intérêt car la question de l’orientation sexuelle est finalement très peu traitée (en même temps le livre ne fait que 90 pages donc difficile d’approfondir autant de sujet en réalité) et l’idée de la peur de la mort d’une personne qu’on aime, qui fonctionne bien, aurait très bien marché a propos d’une amie.
Du coup je me demande, sans doute en lien avec ma lecture d’Alice Raybaud, pq as t on toujours besoin d’histoire d’amour même quand ça ne semble pas nécessaire ? Bien sûr si le livre est autobiographique cette remarque n’a pas d’intérêt mais du coup on en revient sans doute au premier pb, à savoir que tout le livre n’est pas complètement compréhensible.
Une histoire d’amour tendre et touchante. La narratrice a peur de la mort des autres, ne peut s’empêcher de se l’imaginer. Elle a peur de la mort des autres, et, surtout, de celle de la femme qui partage sa vie. La narration oscille entre les débuts de leur relation et une exploration interne des souvenirs de la narratrice. Elle questionne l’amour face aux blessures et traumatismes hérités de l’enfance. Une jolie narration, un récit touchant.
je l’ai dévoré à une vitesse alarmante. d’ailleurs dévoré c’est le bon mot je pense avoir mangé ce livre. l’écriture est très poétique et offre à lire plein de petites pensées jamais envisagées, plein de façons uniques et différentes d’exprimer l’amour d’un être pour un autre. c’est un livre précieux
“Si l'on ne fait pas son deuil jusqu'au bout, est-ce que la pierre peut se coincer dans la gorge?”
C’est avec puissance et douceur que Mathilde Forget met des mots sur ce que l’on n’ose pas s’avouer. Un livre qui transperce, un livre qui transporte, pour toutes les personnes traversées par un deuil établi ou non.
Peut être que c’était pas le bon moment pour que je le lise J’ai aimé le questionnement des traumas de l’enfance sur nos relations mais j’ai l’impression d’être passé totalement à côté du reste. Je mets trois car parfois j’ai trouvé l’écriture quand même très belle.
C'était touchant mais pas beaucoup de choses se passent dans le livre je retiens quand même
"J'ai gardé les feuilles de petit bac avec écrit trois fois "Isabelle". Sur les trois feuilles, j'ai rajouté des petits bâtons pour être sûre, sans avoir à les compter, que vous gagneriez." "Avez-vous remarqué que dans la presse, lorsqu'une personnalité décède et que les raisons de son décès sont tues, souvent c'est un suicide. Et parfois, si l'hypothèse d'un suicide est avancée, les proches s'en défendent en déclarant, Notre fils était plein de vie, il avait des projets, il aimait sa femme, il est impossible qu'il ait commis un tel acte. Et si la famille assume le suicide, il lui faudra faire le portrait d'un être magnifique, plus beau que la laideur du suicide." "Un jour, je t'entends dire de moi que j'ai un grand cœur. Tu l'annonce comme une bonne nouvelle, je comprends que c'est important d'avoir du cœur pour les autres. Alors ma première leçon de vie ne fut pas celle de la mort. J'ai été obsédée par la nature de la solitude qui a précédé ton passage à l'acte, au point de vouloir la faire mienne, pour me rapprocher de toi. Mais l'instant qui précède ton suicide nous échappera toujours. Il est une injustice mais il t'appartient aussi. Il a été, dans ta prison, ta dernière liberté. Je te pardonne."
Une écriture très belle et poétique, il y a des phrases qui restent en tête et qui deviennent des citations poignantes.
C’est un livre sur le deuil, repenser les traumas et comment ils influencent nos relations aux autres. Dans ce roman, c’est cette relation amoureuse qui vient amener des moments de légèreté au récit, mais aussi qui illustre la manière dont les traumas de la narratrice l’impactent.
Mes moments préférés ont été ceux sur la légitimité d’aimer les filles. Édith petite qui n’a pas de représentations lesbiennes autour d’elle et qui a beaucoup trop à réfléchir pour comprendre ses sentiments et les accepter, elle devient une représentation elle-même. Ce n’est pas le centre de l’histoire, mais c’est ces moments parsemé ici et là que j’ai trouvé les plus agréables.
« Les petites filles interdites d’histoires d’amour attendent une preuve de leur existence. »
c'est sublime de bout en bout, poignant, tendre et bouleversant. Il y a des phrases d'une beauté et d'une justesse absolument bouleversantes: "j'ai été obsédée par la nature de la solitude qui a précédé ton passage à l'acte, au point de vouloir la faire mienne, pour me rapprocher de toi." "ce qu'il y avait de physique dans le chagrin, je ne voulais pas que ça s'arrête. J'espérais rêver encore d'elle pour la revoir mais aussi pour la pleurer"... `Ca parle de deuil, d'amour, et d'imaginer ses proches mourir. A lire absolument.
Dans ce troisième roman, l'écriture de Mathilde Forget se fait plus poétique, moins percutante que dans les précédents, en écho aux thèmes abordés (les émois de l'amour, les tourments de la mort, le corps, le cœur) sans rien perdre de sa force. C'est beau, tendre et puissant, à l'image des sentiments qui habitent la narratrice et l'écrivaine. On a envie de relire certains passages à haute voix, de faire rouler les mots sur la langue, par gourmandise comme avec un bonbon, ou peut-être comme avec une pierre qui refuse de libérer la bouche.
Très belle auto-fiction, qui mélange habilement histoire d'amour lesbienne, deuil, traumas et peurs. Une écriture poétique percutante et des phrases qui restent en tête : "Je me demande quelle sorte de cachette les enfants permettent aux chagrins de leurs parents" "Les petites filles interdites d'histoire d'amour attendent une preuve de leur existence"
Je ne peux pas dire si j’ai aimé ou pas. Ne vous attendez pas à une histoire d’amour lesbienne. C’est un livre sur le deuil face au suicide de la mère. Magnifiquement écrit mais terriblement triste et poétique.
Livre touchant sur l’amour au féminin, le désir, les non-dits mais aussi les traumatismes de l’enfance et notamment le suicide de la mère de l’autrice. Cependant, j’ai eu du mal à accrocher au style, j’ai souvent eu l’impression de lâcher et de lire une énorme private joke.
La langue est très belle, vraiment, mais je crois que je me suis un peu perdue dans le récit, ce qui m’a malheureusement laissée à distance d’un texte qui aurait pu me toucher plus encore. Mais ça parle de deuil, d’homosexualité, d’enfance, et tout ça, c’est terriblement important
lovedddd les passages amoureux et familiaux mais ceux de l'enfance avec Michèle ou je sais pas m'ont vraiment laissée de marbre, j'ai bcp de mal avec l'imitation du langage "enfantin" à l'écrit et juste i didm't get it
plutôt convaincant!! très belles pages sur la mère + première partie très contemporaine in a way est trop grandiloquent / private joke pour moi parfois cependant
Ce n'est clairement pas mon genre de récit, ce qui m'a sans doute empêché de vraiment apprécier ce texte, mais c'était malgré tout très beau. La construction est virevoltante, oscillant entre passé et présent, fiction et réalité. Certains passages m'ont vraiment rappelé Thérèse et Isabelle teintés de notre modernité. C'est un livre aux sujets multiples, à la fois lumineux et entaché par un deuil impossible.