Cri de rage et de ralliement, Faire feu résonne comme un appel à résister et à créer des espaces de liberté où veiller les unes sur les autres. Oscillant entre la force et la fragilité de la flamme que portent en elles les survivantes, Julie Gillet dénonce les abus, les agressions et les violences systémiques. Du même élan, elle revisite les blessures et la fatigue que des années de luttes acharnées ont laissé dans son corps et dans son esprit.
À la fois furieuse et douce, la poésie devient alors arme de combat et refuge intime. Célébrant la sororité, l’amour sauvage et la capacité à fleurir malgré tout, ce recueil invite à semer des rires parmi les ruines, car c’est par la joie, vivace et insoumise, que renaît l’espoir.
mettons 3. quelque chose, mais au dessus de .5. Il y a de très beaux poèmes francs, secs, qui brulent le brûlable, mais c'est pas des cocktails molotov qui s'attaquent aux matériaux plus solides (la brique, le métal, la hiérarchie patriarcale).
Je ne connais pas l'autrice, mais ça me semble être un premier recueil très bien constitué qui va plaire à une génération plus grinçante que la mienne.
Pour un premier recueil de poésie, j’ai trouvé ça plutôt bien fait et intéressant. On sent, au fil des pages, toute la rage de l’autrice et son désir de dénoncer les abus de toutes sortes subis par les femmes, en commençant par les siens. Ça donne donc une poésie hautement personnelle, qui rend compte d’un vécu féminin, mais qui exprime aussi un désir de rallier autour de cette expérience commune aux femmes et de nécessaires luttes féministes (et des luttes sociales en général). C’est un peu inégal, ou plutôt ça semble parfois tirer dans tous les sens, mais j’y ai trouvé une poésie franche et engagée, que j’aurais peut-être aimé voir aller plus loin par moment.