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L'arène intérieure
Épuisé par son besoin de réussite et de prestige, c’est avec une lucidité douloureuse que le narrateur se décide à prendre refuge en clinique psychiatrique. Depuis l’adolescence, il s’est acharné à se construire
des « faux-self », identités multiples qui lui ont permis d’exister et de briller aux yeux des autres. Au
collège puis au lycée, dans les nuits parisiennes et sa vie professionnelle, il fume comme James Dean,
s’habille comme d’autres de ses idoles, porte des fringues Saint Lau’ chinées et emprunte le cynisme
d’auteurs qu’il découvre à travers des citations sur Babelio… Autant de prothèses sociales. Et quel
meilleur milieu pour exacerber son sens du paraître que celui de la mode dans lequel il va évoluer ?
Image parmi les images, sa vie est une mise en scène permanente.
Mais après des années d’excès, de fêtes, de rêves de carrières idéalisées, vient le temps de l’entrée en
soins. La vacuité de son existence le prend à la gorge et il veut comprendre. Comprendre sa chute.
Comprendre son besoin de performance sociale, sa nécessité de construire tant de personnages. Dans
cette institution quelque peu hors du temps, fébrilement, il tâtonne, discute avec d’autres patients,
sympathise, participe à des cours d’arts thérapeutiques. Le temps qui s’étire, propice à l’introspection, et
les consultations avec une psychologue qui ne le ménage pas lui font reparcourir son passé chaotique où
violences intrafamiliales et relations toxiques – tant amoureuses que professionnelles – n’ont fait que
fragiliser sa personnalité. Un surprenant triangle amoureux avec celle qu’il surnomme la Fille et un
mystérieux Marius va même se mettre en place, où le désir devient rapport de force, mais la tentation de
porter des masques reste tenace…
Autofiction incandescente et lucide, Des cimes et des gouffres est la confession d’un jeune homme du
siècle au bord de l’effondrement intérieur. Avec une écriture ciselée et sensible, avec un sens singulier de
la formule qui ne cesse de surprendre le lecteur, Ulysse Josselin nous plonge dans la violence des
injonctions de la société contemporaine, mais nous conduit également sur la ligne de crête ténue où il
tente, sans certitude, de rester au monde.
des « faux-self », identités multiples qui lui ont permis d’exister et de briller aux yeux des autres. Au
collège puis au lycée, dans les nuits parisiennes et sa vie professionnelle, il fume comme James Dean,
s’habille comme d’autres de ses idoles, porte des fringues Saint Lau’ chinées et emprunte le cynisme
d’auteurs qu’il découvre à travers des citations sur Babelio… Autant de prothèses sociales. Et quel
meilleur milieu pour exacerber son sens du paraître que celui de la mode dans lequel il va évoluer ?
Image parmi les images, sa vie est une mise en scène permanente.
Mais après des années d’excès, de fêtes, de rêves de carrières idéalisées, vient le temps de l’entrée en
soins. La vacuité de son existence le prend à la gorge et il veut comprendre. Comprendre sa chute.
Comprendre son besoin de performance sociale, sa nécessité de construire tant de personnages. Dans
cette institution quelque peu hors du temps, fébrilement, il tâtonne, discute avec d’autres patients,
sympathise, participe à des cours d’arts thérapeutiques. Le temps qui s’étire, propice à l’introspection, et
les consultations avec une psychologue qui ne le ménage pas lui font reparcourir son passé chaotique où
violences intrafamiliales et relations toxiques – tant amoureuses que professionnelles – n’ont fait que
fragiliser sa personnalité. Un surprenant triangle amoureux avec celle qu’il surnomme la Fille et un
mystérieux Marius va même se mettre en place, où le désir devient rapport de force, mais la tentation de
porter des masques reste tenace…
Autofiction incandescente et lucide, Des cimes et des gouffres est la confession d’un jeune homme du
siècle au bord de l’effondrement intérieur. Avec une écriture ciselée et sensible, avec un sens singulier de
la formule qui ne cesse de surprendre le lecteur, Ulysse Josselin nous plonge dans la violence des
injonctions de la société contemporaine, mais nous conduit également sur la ligne de crête ténue où il
tente, sans certitude, de rester au monde.
311 pages, Paperback
First published April 1, 2026
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Community Reviews
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
August 8, 2026
Un belle plume mais... L'idée du récit me plaisait, les coulisses d'un hôpital psychiatrique, le récit d'une vie et l'homosexualité abordée sous un autre angle.
Oui mais voilà je n'ai pas réussi à accrocher. Tout simplement parce que l'auteur fait exactement tout ce qu'il dénonce sur son personnage. On retrouve ainsi un jeune homme qui se pare, qui maquille, qui invente une personnalité à la limite de la pédance. Un auteur torturé qui a tout compris à la vie face aux autres mortels qui ne comprennent pas la beauté de leur médiocrité.
C'est intéressant pour le sujet, on a envie de hurler face à cette écriture et ce personnage plein de contradictions, qui parfois fait les questions et les réponses du psy et s'en offusque.
Et puis soudain, vers la fin du livre un gros pavé d'histoire sur la relation du personnage avec ses parents qui vient éclairer un peu le tout. On le voit moins comme le produit vapide d'une vie parisienne mais comme le personnage qui masque l'horreur d'un passé.
Il y a tout un jeu sur l'intérieur et l'extérieur (hors des murs et au sein de l'hôpital, l'intériorité des personnages et ce qu'ils renvoient aux autres etc'...) que je trouve intéressant. Certains passages semblent être des redites de pensées qui broient Du noires et on comprend bien ce que l'auteur veut faire. Un récit peut-être un poil plus court aurait permis de sortir sur la fin du côté auteur torturé pour aller sur quelque chose de plus percutant. On comprend que le personnage / l'auteur a encore tout un parcours de guérison devant lui. Pas d'avis tranché donc car c'est une belle écriture, intelligente, qui souffre selon moi du syndrome de Deep.
Oui mais voilà je n'ai pas réussi à accrocher. Tout simplement parce que l'auteur fait exactement tout ce qu'il dénonce sur son personnage. On retrouve ainsi un jeune homme qui se pare, qui maquille, qui invente une personnalité à la limite de la pédance. Un auteur torturé qui a tout compris à la vie face aux autres mortels qui ne comprennent pas la beauté de leur médiocrité.
C'est intéressant pour le sujet, on a envie de hurler face à cette écriture et ce personnage plein de contradictions, qui parfois fait les questions et les réponses du psy et s'en offusque.
Et puis soudain, vers la fin du livre un gros pavé d'histoire sur la relation du personnage avec ses parents qui vient éclairer un peu le tout. On le voit moins comme le produit vapide d'une vie parisienne mais comme le personnage qui masque l'horreur d'un passé.
Il y a tout un jeu sur l'intérieur et l'extérieur (hors des murs et au sein de l'hôpital, l'intériorité des personnages et ce qu'ils renvoient aux autres etc'...) que je trouve intéressant. Certains passages semblent être des redites de pensées qui broient Du noires et on comprend bien ce que l'auteur veut faire. Un récit peut-être un poil plus court aurait permis de sortir sur la fin du côté auteur torturé pour aller sur quelque chose de plus percutant. On comprend que le personnage / l'auteur a encore tout un parcours de guérison devant lui. Pas d'avis tranché donc car c'est une belle écriture, intelligente, qui souffre selon moi du syndrome de Deep.
This entire review has been hidden because of spoilers.
July 2, 2026
There are books that entertain, books that inform, and then there are those rare works that linger long after the final page, inviting continued reflection rather than offering easy conclusions. L'arène intérieure belongs firmly in that category. Ulysse Josselin examines identity, vulnerability, loneliness, memory, and the enduring search for meaning with remarkable sincerity and philosophical depth. His writing never feels contrived; it carries the unmistakable quality of lived experience. What distinguishes this book is not merely the insight it offers, but the introspection it inspires. It asks difficult questions without pretending to possess definitive answers, leaving the reader to wrestle with them long after the book has been closed. I found myself returning to numerous passages, not because they demanded admiration, but because they invited contemplation. For a debut, it is an extraordinarily assured work that reveals a distinctive literary voice. I have little doubt that L'arène intérieure will continue to resonate with readers for many years to come.
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