Quand deux amis d'enfance se retrouvent après sept ans... Une romance au cœur de la Provence ! Attention, cette romance se déroule en Provence. Prune passe son dernier été de lycéenne à Robion, le village provençal où elle a grandi avec sa jumelle, Mirabelle. Alors que la chaleur s'installe et que les cigales chantent, Cyprien, leur meilleur ami d'enfance disparu depuis sept ans, revient dans leur vie. Prune, qui a toujours eu du mal à oublier l'enfant avec qui elle a passé de merveilleux mois, se retrouve maintenant confrontée à une nouvelle image de lui. Tandis que l'été s'installe et que Prune et Cyprien renouent peu à peu leur lien, l'attirance entre eux devient difficile à ignorer. Mais comment peuvent-ils s'aimer quand l'un tente de se reconstruire après une enfance douloureuse et que l'autre souhaite s'émanciper de la sœur avec qui elle a tout partagé ? Une romance estivale où la nostalgie des amours d'enfance est confrontée au passage à l'âge adulte.
Une histoire qui vous plonge au coeur de la Provence. C’est doux, tendre et ça se lit tout seul. Prune et Cyprien son super attachants et touchants. Si vous aimez les cigales et la romance, ce livre est fait pour vous !
3.5/5* Une romance d'été atmosphérique, qui évoque des sujets durs ! (Merci beaucoup à Netgalley et aux éditions Scrineo pour ce SP numérique en échange d'un avis honnête)
Dans "les cigales chantent ton retour", nous suivons Prune et Cyprien, deux adolescents et anciens meilleurs amis qui se retrouvent au cours d'un été dans le Vaucluse après près de 7 ans sans nouvelles l'un de l'autre. Prune est une jeune fille timide et studieuse, fan de broderie, et fusionnelle avec sa jumelle (Mirabelle alias Mira) qui a coulé une vie tranquille, là où Cyprien est un jeune homme brisé, à l'avenir flou, et aux tendances colériques dues à un passé difficile. La romance est rapide et mignonne, comme toute romance d'été ! Si j'ai trouvé les moments de tendresse entre eux très délicats, j'ai par contre eu une impression de déséquilibre, puisque, Prune étant "amoureuse du fantôme de Cyprien" depuis 7 ans, il n'y a que peu de développement ou d'analyse de ses sentiments, là où Cyprien, lui, tombe réellement amoureux de notre héroïne au fil des pages. Ce déséquilibre se confirme d'ailleurs dans l'histoire en elle-même : les chapitres de Cyprien (plus nombreux, car il récupère la majorité des flashbacks) abordent des sujets lourds et importants, comme par exemple la maltraitance infantile ou les décisions qu'un adolescent doit prendre par rapport à son avenir, le tout tandis qu'il créée de nouveaux liens forts avec ses proches et tombe amoureux ; en face, Prune ne bénéficie pas vraiment d'une approche équivalente, puisque son "arc de personnage" tourne autour de son amour pour Cyprien, ou des problèmes de Cyprien... il y a bien une tentative de nous dire qu'elle doit s'émanciper, et il aurait été possible d'aborder des sujets de santé mentale de son côté étant donné les bases proposées par ce personnage, mais finalement sa "rupture" avec sa jumelle est à peine explorée et n'a que peu d'impact. La dissonance a beau être évoquée dans la narration, elle m'a un peu dérangée, puisque finalement Prune change peu par rapport à Cyprien, et lui sert surtout de miroir. Ceci dit, j'ai trouvé l'abord des maltraitances subies par notre protagoniste et ses frères très bien mené : pas de voyeurisme, sans édulcorer pour autant, tout en restant accessible pour le public cible de lycéens. Certaines scènes étaient particulièrement fortes ou touchantes, et m'ont réellement émue. J'apprécie aussi les informations sur le sujet à la fin du roman, ainsi que les avertissements de contenu disponibles pour ceux qui en auraient besoin.
A côté de ça, les personnages secondaires sont très intéressants, variés, et attachants ! J'ai adoré Lucette (évidemment), pour toute la douceur et la légèreté qu'elle apporte à notre protagoniste masculin, mais aussi beaucoup Mira et Anaïs, qui recadrent bien notre héros quand c'est nécessaire. Je déplore par contre l'évaporation totale de Félis, le meilleur ami supposé de Prune, qui disparait complètement lors de la 2ème moitié du roman.
L'ambiance est aussi un point fort du roman. On se sent vraiment dans le Sud - surtout par cette canicule - avec les descriptions de plats locaux, de lavande et de cigales, et le pari de donner envie de visiter la région est clairement réussi <3 Ajoutez à tout ça l'accent chantant et le patois typique, et on a déjà un peu l'impression d'être immergé.e.s là bas. Le tout parfaitement sublimé par la splendide couverture !
La plume est fluide et accessible, bien que parfois un peu répétitive, ou au contraire contradictoire. Globalement, elle porte joliment ce roman très court. Cependant, certains partis pris ou valeurs véhiculées (concernant la romance, le "féminisme", ou d'autres passages divers et variés) m'ont tantôt surprise, tantôt mise mal à l'aise. Peut-être mes précédentes lectures chez Scrineo m'ont-elles trop habituée à me voir parfaitement reflétée dans la teneur des propos de leurs auteurices, et peut-être cela ne posera-t-il pas de souci à un plus grand public, mais c'est aussi l'une des raisons qui a un peu fait diminuer la note de ce roman que j'ai pourtant dévoré.
En bref, un court roman à l'ambiance délicieuse, mais où le personnage masculin prend plutôt le pas sur le personnage féminin dans l'intrigue comme dans la romance. J'ai malgré tout passé un bon moment, alors encore merci aux éditions Scrineo pour leur confiance ~
J’ai découvert ce livre en lecture commune, et franchement, c’était une très belle réussite. C’est une histoire profondément touchante, de celles qui remuent, qui donnent envie de tourner les pages encore et encore, mais aussi de s’arrêter parfois pour respirer un peu. Bon… avant de parler sérieusement de l’histoire, j’ai quand même une chose à dire : les mirabelles ne sont pas des fruits provençaux. À l’origine, elles viennent de Lorraine. Voilà. C’était important. Maintenant, je peux continuer. Ce roman m’a touchée dès le départ, notamment parce que je me suis immédiatement identifiée à l’un des personnages. Dans la vraie vie, je m’appelle Mégane, et j’ai tellement entendu de blagues sur mon prénom que certains passages ont forcément résonné en moi. Ce genre de petites remarques, que beaucoup minimisent, peut pourtant laisser des traces. Alors voir ce sujet abordé m’a vraiment parlé. Mais le cœur du roman va bien plus loin. À travers l’histoire de Cyprien, on aborde des thèmes extrêmement sensibles, notamment la maltraitance physique et psychologique. C’est dur, parfois révoltant, mais c’est écrit avec une grande justesse. On plonge dans son vécu, dans cette impression d’étouffement, dans cette envie presque instinctive d’aider ces enfants, de les protéger, de secouer les adultes qui devraient le faire à leur place. Et pourtant, malgré la violence des sujets, la plume reste douce. C’est ce qui rend la lecture possible et même addictive. L’autrice parvient à traiter des thèmes lourds sans jamais tomber dans le trop-plein. Elle montre, elle fait ressentir, elle dénonce, mais avec une délicatesse qui permet au lecteur de rester accroché à l’histoire. Pendant toute ma lecture, je me suis demandé ce qu’il s’était passé dans la famille de Cyprien. Et en même temps, j’avais peur de le découvrir. Ce suspense émotionnel fonctionne vraiment bien. Lors de la lecture commune, j’avais énormément de mal à respecter le découpage prévu, parce que j’avais toujours envie de lire la suite. J’ai aussi beaucoup aimé le clin d’œil au fameux « c’était juste une blague », un sujet que Caroline aborde toujours avec beaucoup de force. C’est tellement important de rappeler que le harcèlement ne se limite pas à l’école. Il peut exister partout, dans la vie quotidienne, dans les familles, entre amis, sous couvert d’humour. Mais si une blague ne fait pas rire la personne concernée, ce n’est pas forcément qu’elle manque d’humour. C’est peut-être simplement que la blague n’était pas drôle, ou qu’elle faisait mal. Le roman aborde aussi l’acceptation des personnes LGBTQIA+ avec beaucoup de naturel, et j’ai trouvé ça très beau. Ce n’est pas utilisé comme un grand sujet central ou comme un effet d’annonce. C’est simplement là, intégré à la vie des personnages, comme cela devrait l’être. Et cette normalisation fait énormément de bien. J’ai également trouvé très intéressant le thème de l’indépendance gémellaire. Les personnages principales sont jumelles, et le roman explore bien cette proximité unique, très forte, parfois fusionnelle, mais aussi ce besoin de se construire en tant que personne à part entière. Aimer sa sœur, être proche d’elle, partager énormément de choses, n’empêche pas d’avoir envie d’exister pour soi, avec ses propres choix, ses propres envies et sa propre identité. J’ai dévoré ce livre. Il parle de sujets sensibles avec beaucoup de douceur, de pudeur et d’intelligence. C’est un roman qui serre le cœur, qui révolte parfois, mais qui porte aussi de très belles valeurs : l’écoute, le respect, l’acceptation, la reconstruction et le droit d’être pleinement soi. Une lecture que je conseille vraiment, parce qu’elle fait mal parfois, mais qu’elle fait aussi énormément de bien.
J’ai passé un très bon moment avec cette lecture ! 🥰 J’ai beaucoup aimé retrouver Prune et Cyprien et suivre leur relation après toutes ces années. L’histoire est douce, touchante et pleine d’émotions, avec une belle ambiance estivale en Provence. ☀️
J’ai particulièrement aimé le côté retrouvailles et la façon dont les personnages évoluent au fil de l’histoire. Une romance parfaite pour l’été, avec beaucoup de douceur et de jolies émotions. 💕📖
C'était si doux. Si touchant. Si attachant... il y a beaucoup de sujets difficiles qui m'ont bouleversée, mais c'est avant tout une sublime histoire d'amour, d'optimisme, de reconstruction et de résilience. J'ai été touchée, happée, emportée, séduite... bref j'ai adoré du début à la fin !