24 ans, célibataire, en CDI ; Mika étouffe dans la vie confortable et solitaire qu'elle s'est construite. Dans le bureau vitré en périphérie de Tokyo qui lui vole ses journées, elle attend qu'il se passe quelque chose. Drôle, brillante et seule, elle n'a jamais touché aucun homme et ses soirées trop sages débordent de fantasmes. Un été, elle franchit le cap : elle démissionne et écrit à un jeune Américain croisé sur la plage – crush instantané. C'est le début d'une longue série de rencontres. Au fil des kilomètres de messages et des nuits sans sommeil, elle découvre l'amour avec un très petit « a » : des hommes vaguement indisponibles, pas exactement aimants, sexuellement approximatifs. Comment continuer à les désirer ? Que faire de sa solitude ? Et si l'amour existait hors des modèles datés qui paralysent nos vies sentimentales ? Avec une franchise désarmante, Momo Yamaguchi retrace l'itinéraire d'une femme qui ose enfin explorer ses désirs, en se dégageant de ceux que les hommes ont plaqués sur elle.
En réalité ça serait plutôt du 4,75/5 (la relou du coin bonjour) parce qu’il y a un passage un peu dystopique que j’ai un peu moins apprécié que le reste. Mais sinon…. Génialissime ! Mika est la représentation même de nos questionnements, nos insécurités, notre recherche de soi. Ses raisonnements et ses actions, que l’on trouve parfois stupides, sont rassurants, puisqu’ils peuvent tout à fait faire écho aux nôtres parfois parce qu’on aime, qu’on espère, souvent, tout aussi stupidement. (Pas sûre que cette phrase soit claire) C’est crue, c’est vrai, ça ne plairait pas à tout le monde. Pourtant ce côté tranchant correspond tout à fait aux vingtenaires actuels et leur approche de l’amour, du sexe, de l’amitié. Elle aborde aussi la question du travail, du patriarcat et du racisme en imaginant des petits scénarios vengeance absolument satisfaisant à lire. Bref c’est décalé et honnêtement c’est une lecture qui fait du bien.