Étant passionné par Napoléon et sa période, il serait facile pour moi de donner 5 étoiles sans réfléchir à un ouvrage traitant du sujet. Cependant, il est important de garder la tête froide et être objectif. Les Mémoires de Napoléon sur la campagne d'Italie (1796-1797) sont le premier tome d'une série de trois. La première chose à savoir est que Napoléon était certainement un génie tactique et stratégique. Ce qui l'est moins, c'est qu'il avait un talent pour conter les événements. Il avait peut être le sens de la répartie et de la formule mais soyons honnête, ses mémoires ne sont pas écrites sans le style le plus engageant. Elles offrent néanmoins une description détaillée de ses campagnes avec ses commentaires pour expliquer ses décisions. Comme tout auteur de ses propres mémoires, on peut se questionner sur son objectivité et l'éminent spécialiste sur Napoléon, Thierry Lentz, est lui même perplexe au sujet de son chapitre sur le 18 Fructidor. Cependant, on y trouve un certain degré d'honnêteté. Par exemple, Napoléon écrit de manière tout à fait assumée qu'il avait mis en place des commissaires pour rapatrier en France des oeuvres d'art italiennes. Il ne se cache donc pas d'une certaine forme de pillage dont on peut le critiquer naïvement si on oublie volontairement que les lois de la guerre sont cruelles. Il met cependant l'accent sur la bonne tenue de ses troupes, le soin qu'il prend à bien traiter les italiens, et nous décrit comment il.met tous les efforts en place pour transformer les états italiens en républiques. Bien entendu il nous donne une vision détaillée de ses mouvements de troupes et des nombreuses batailles qui ont eu lieu. On ne peut qu'être impressionné par 2 choses: la quantité de batailles gagnées par les armées françaises en Italie et la résilience des autrichiens à les encaisser. Dans tous les cas, l'ouvrage demeure intéressant à lire si ce n'est qu'il manque de verve. On ne peut qu'être impressionné par la quantité de détails donnée à de manière générale. Preuve que Napoléon restait un travailleur acharné même durant ses dernières années à Sainte-Hélène.