Jeune, belle, talentueuse, elle a trouvé l'amour. Maintenant elle veut un bébé.Les enfants, c'est son truc, elle adore, elle connaît. Mais la sienne, sa merveille, sa perle, elle va lui offrir un rêve incarné. Elle n'est pas de celles qui gueulent sur leurs mioches, elle vise un idéal : le respect de l'enfant. Elle ne le sait pas encore : les enfants sont des plaies, et la maternité irréversible.
Chef d’œuvre. Déjà le livre en lui-même et sa couverture sont SUBLIMES et le dessin déborde de personnalité. T’en as pour ton argent : il y a tellement à lire sur chaque page que tu passes beaucoup plus de temps sur ce livre que sur n’importe quelle BD/roman graphique standard. J’ai juste adoré, c’est sincère, touchant (j’ai lâché quelques larmes à la fin) crû mais tellement nécessaire. Je suis très heureuse d’avoir lu un livre comme ça sur cette thématique ! Trop hâte de lire l’autre livre de l’autrice.
Excellent ! Franchement bravo, c'est sensible et sincère, un portrait de femme et de mère comme tant d'autres qui trouve, justement, sa justesse dans l'universalité du sujet !
c'était peut être pas une bonne idée pour moi de lire ça parce que ça m'a conforté dans l'idée que vouloir un enfant c'était une folie, surtout dans la société actuelle ... mais je me dis que je vais sûrement le faire lire à chaque personne qui me diras avoir comme projet de fondé une famille parce que c'est un point de vue hyper important .
c'était super bien écrit et intéressant, j'ai appris plein de choses, courage à toute les mamans .
aussi le dessin ne me parlait pas trop au départ et au final il marche super bien avec la narration (le seul défaut c'est les écritures au jaunes pâle parfois qui sont peu visible)
J'en ai lu des bandes dessinées sur la maternité mais cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une BD aussi déjantée, fun tout en étant intéressante comme celui-ci. C'est un coup de foudre instantané. Évoquons tout d'abord les dessins, la couleur, l'esthétisme pour résumer. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une bande dessinée avec un style si atypique qu'il est difficile que tout le monde aime ou le déteste. Pour ma part, j'aime beaucoup ce style et cela prend tout son sens dans une bande dessinée qui déconstruit la maternité, même s'il est vrai qu'il y a des moments où le dessin est plus difficile à comprendre. Le style de cette bande dessinée est brut de décoffrage avec une simplicité remarquable, ce sont des dessins faits aux crayons gras/pastels. Rien d'autre que de simples dessins sans fioritures, sans fond pour les mettre en avant. La dessinatrice dessine vraiment l'essentiel et ce sont surtout Garance, la protagoniste, dans ses discussions adressées aux lecteurs ou dans ses situations de jeune mère. J'adore car c'est simple et efficace sans oublier que les dessins sont assimilés à ceux des enfants d'école primaire. Quant aux couleurs, les couleurs sont à l'image du dessin. Elles sont très colorées, très pétillantes. Nous avons clairement un arc-en-ciel, rien qu'en les regardant. Cette impression se renforce dans la matière du crayon gras. Puis, les couleurs très colorées renvoient également à l'image d'un dessin enfantin. Tout est par conséquent cohérent. Concernant la structure du livre, j'aime beaucoup la structure. Elle est totalement logique et cohérente puisque nous suivons Garance dans l'évolution de la vie. En effet, elle évoque le moment où elle tombe enceinte, les hauts et les bas, la grossesse mais aussi le après. On suit dès lors tout le processus naturel, ce qui est cohérent et attendu. Pour conclure, je salue l'originalité de ce dessin avec cette image de dessins enfantins. C'est un dessin simple et efficace mais totalement cohérent avec le sujet de ce livre : la maternité. L'audace qu'offre cette bande dessinée est à saluer qu'on adhère ou non au style.
Poursuivons la chronique en analysant cette BD en profondeur. Je suis totalement séduite par cette bande dessinée sur la manière d'aborder la maternité. L'auteure par le biais de son alter ego, Garance, dans le livre, nous livre sa propre expérience sur la grossesse, la maternité avec ses hauts et ses bas. On peut dire que le livre est une autobiographie de l'auteure, elle a cependant modifié les noms de son compagnon et du sien pour que tout le monde puisse s'identifier à eux. J'aime beaucoup la manière qu'a Garance d'évoquer son expérience avec humour, d'auto-dérision même les situations compliquées. Elle ne cache rien, elle assume ses propos et montre son propre expérience avec des choses à éviter ou des choses qui peuvent nous rassurer. Pour ma part, je ne suis pas encore dans cette phase de vouloir des enfants maintenant. Si c'était le cas, j'aurais des difficultés pour concevoir mais cela est un autre débat et est privé. En tout cas, il est vrai que ses conseils ou certains de ses propos m'ont rassuré, par exemple sur les fausses couches qui ne sont si rares que cela. L'auteure/personnage déconstruit la maternité en révélant l'envers du décor et que ce n'est pas si merveilleux que cela. Vous vous attendez à du cynisme, à dire de ne pas avoir d'enfants mais ce n'est pas du tout le cas. Le personnage encourage surtout à être conscient de la réalité avant de s'engager dans un chemin à la fois terrifiant et merveilleux dans un sens. Au-delà de la question de la maternité, nous retrouvons d'autres thèmes comme l'amour, le couple, la condition de la femme, la pression sociétale, etc. Évoquer la maternité permet de d'aborder d'autres thèmes et aspects qui tournent autour du sujet principal. Nous avons une bande dessinée qui se démarque dans sa manière d'aborder la maternité. Lucrèce Andreae, par le biais de son protagoniste, déconstruit ce sujet en partageant ses doutes, son expérience, les préjugés qui sont remplacés par la réalité. Elle évoque tout ceci avec beaucoup d'humour et d'auto-dérision.
Pour conclure, j'ai eu un coup de foudre pour cette bande dessinée qui détonne par son originalité. Je suis séduite par le dessin original, percutant et cohérent avec le sujet principal. De plus, l'auteure aborde la maternité en la déconstruisant pour rétablir la vérité. On a un véritable exercice d'autobiographie dans cette œuvre afin de transmettre un témoignage et des conseils. En réalité, l'autobiographie passe légèrement en second plan à partir du moment où l'auteure modifie les prénoms (même si elle affirme que c'est bien elle donc on reste dans l'autobiographie d'origine) pour qu'on soit toutes des Garance. Cette bande dessinée est un bonbon explosif avec beaucoup d'humour, de l'acidité car la maternité n'est pas un long fleuve tranquille mais aussi de la douceur par l'amour. Je vous recommande de lire cette petite pépite.
Avec Amère, Lucrèce Andreae signe une autobiographie frontale et sans fard sur la maternité, loin des images idéalisées et des récits lissés. Après avoir marqué le cinéma d’animation et le roman graphique par un regard sensible et acéré, l’autrice plonge ici dans l’intime pour livrer un récit aussi dérangeant que salutaire.
Tout commence par une promesse. Celle d’une maternité consciente, moderne, respectueuse. Une femme jeune, amoureuse, convaincue d’être prête. Elle connaît les enfants, les aime, pense avoir les codes. Elle se jure qu’elle ne sera pas de celles qui crient, qui débordent, qui cèdent à l’épuisement. Elle ambitionne une parentalité éclairée, presque théorique, nourrie d’idéaux contemporains.
Puis la réalité s’impose.
Amère raconte le choc. L’irréversibilité. L’effritement des certitudes. Andreae explore avec une honnêteté désarmante ce que beaucoup taisent : la fatigue chronique, la perte d’identité, la colère rentrée, la culpabilité omniprésente. Le livre ne cherche ni l’excuse ni la provocation gratuite ; il expose un malaise générationnel, celui d’une époque qui exige des mères qu’elles soient à la fois accomplies professionnellement, émotionnellement disponibles, pédagogues, patientes et épanouies.
Graphiquement — si l’ouvrage conserve la force visuelle propre à Andreae — le trait épouse cette tension intérieure : expressif, parfois brutal, souvent ironique. Le dessin devient un exutoire, un espace où le trop-plein peut enfin se dire. L’humour noir affleure, salvateur, pour désamorcer la violence des sentiments contradictoires.
Ce qui frappe, c’est la lucidité. Andreae n’accuse pas l’enfant ; elle interroge les injonctions, les fantasmes sociaux, les narrations trompeuses autour de la maternité. Elle met des mots sur l’ambivalence, sur l’amour mêlé d’épuisement, sur la difficulté à rester soi quand tout semble absorbé par le rôle de mère.
Amère est un livre courageux, inconfortable parfois, mais profondément nécessaire. En refusant le mythe de la maternité naturellement radieuse, Lucrèce Andreae ouvre un espace de parole rare. Un récit intime qui touche à l’universel et qui, sous son titre tranchant, porte aussi une forme de tendresse lucide.
Amère est la seconde bande dessinée de Lucrèce Andreae sur la natalité, après Flipette et Vénère que j'avais adoré.
Comme dans sa première oeuvre, la limite entre la réalité et la fiction est floue, l'éditeur indique qu'il s'agit d'une autobiographie, maiiiiiis techniquement, le livre ne met en scène son autrice mais une jeune femme nommée Garance, donc coupons la poire en deux et partons du principe qu'il s'agit d'une autofiction.
L'autrice nous raconte l'histoire sur une dizaine d'années de cette jeune femme, de la rencontre d'un jeune homme dont elle n'attendait rien, du développement de leur relation, des tribulations de la grossesse et de l'évolution de son rôle de maman.
Comme l'indique le jeu de mot dans le titre, l'histoire contée est pleine d'amertume, exprime tous les regrets qu'une mère peut avoir en n'y arrivant pas même en ayant la meilleure volonté du monde, la solitude, la fatigue, l'implication inégale du père, l'impression de ne pas aimer son enfant et finalement la dépression.
Franchement très intéressant et explore beaucoup d'aspects du burn-out parental. Au cours de la lecture j'ai jugé (désolé) certaines actions de Garance mais finalement l'autrice la juge également et même plus durement.
J'ai été un peu déçu par la forme à cause du souvenir de Flipette et Vénère qui en jetait graphiquement, tandis qu'ici on a plutôt des illustrations sans décors et très petites, le dessin devient anecdotique la plupart du temps. Cela contraste avec l'utilisation ponctuelle d'images plus grandes, stylisées, imagées (souvent de Garance qui lutte avec ses démons internes). Pour le bon soupçon, dirons-nous que c'est de la post-écologie afin d'économiser de l'encre !
Dans tous les cas une super lecture que l'on soit parent ou non !
Merci à Netgalley et Delcourt pour l'envoi d'une version numérique
Alors ma lecture de cette BD a assez mal commencé, car c'est tout de même très anxiogène. La narratrice/autrice nous explique, avec le témoignage de la naissance de sa fille, à quel point c'est horrible d'avoir un enfant, à quel point on perd sa vie, et j'avoue que ça m'a fait beaucoup bader J'étais vraiment très mitigée, je trouvais qu'elle exagérait, qu'elle angoissait trop... Jusqu'à ce que je comprenne que c'était normal qu'elle en arrive là, parce que la société fait pression sur les femmes pour être des mères parfaites, et par peur des violences sur les enfants aussi, mais aussi... parce que le papa n'est qu'un figurant dans toute l'histoire ??? Je ne le connais pas personnellement mais d'après la manière dont il est représenté, il ne fait presque pas de tâches ménagères, ne s'investit pas dans l'éducation de sa fille, ne prend pas d'initiatives ni pour elle ni pour aider sa compagne qui est dans une spirale d'angoisse infernale... Je pense sincèrement qu'elle a manqué de soutien et qu'il l'a laissée toute seule pour gérer ça Même si j'avais beaucoup d'empathie pour son histoire, c'était difficile de lire ça quand on n'a pas d'enfants et qu'on a l'impression de lire quelqu'un qui exagère dans ses angoisses, mais la fin m'a beaucoup réconciliée avec cette BD. Son véritable but n'est pas de dire "ne faites pas de gosses !!!" mais plutôt de ne pas se laisser endoctriner par les injonctions de la parentalité positive où la mère (et pas le père...) doit donner toute sa vie et toute son âme à son enfant, où la moindre erreur engendrera un enfant traumatisé Ah et le dessin est super chouette, avec des poses de personnages hilarantes (alors que le sujet est tout sauf hilarant) Bref au final je recommande chaudement, même si c'est une lecture difficile
Je ne peux que recommander cette lecture, parce que c'est à peu de choses près exactement ce que j'ai vécu. Il y a tant de tabou autour de la réalité que représente la maternité. J'ai toujours entendu ma mère dire que c'était extraordinaire d'avoir des enfants, et pourtant quand je mentionnais mes difficultés elle me répondait qu'elle les avait aussi vécues... Et j'ai eu les mêmes constats avec grand-mères et tantes de ma famille. On ne parle pas de cet enfer parce qu'on pense que c'est normal.
Alors si vous voulez une fenêtre franche sur ce que cela peut être, cet ouvrage est tout indiqué. Au mieux vous serez préparé.es pour parler des vrais sujets avant de vous retrouver empêtré.es dedans !
Et comme quoi toute expérience n'annule pas le désir initial: à aucun moment dans mes difficultés je n'ai remis en cause l'idée d'avoir d'autres enfants. Par contre cela a été le déclencheur d'une profonde prise de conscience féministe et un grand chamboulement dans ma conception de la famille, de l'amour et de la parentalité. Pour le mieux, et si ce livre avait existé avant il aurait été salvateur. Je me serais sentie moins seule et j'aurais moins tenu les livres sur la parentalité comme des Saint Graal qui pouvaient me sauver.
J’ai adoré le format BD ! Cette BD dénonce des sujets encore tabous dans la société actuelle, malheureusement, tel que : la maternité qui peut être difficile. Elle peut aider les femmes à déculpabiliser par rapport au fait qu’elles ne peuvent pas tout faire, pas tout gérer, elles sont HUMAINES. L’humour est présent mais le vocabulaire utilisé pousse à se remettre en question, à réfléchir sur le rôle de mère, sur la maternité et la parentalité en général.
Un récit honnête et brutal sur l’endoctrinement des femmes dans le monde de la maternité, dès le choix de l’épidurale. Un récit sur la violence infligée par la société aux femmes, ou encore sur l’égoïsme de l’être humain, qui pense être l’exception, qui pense détenir la clé d’un destin différent, voire supérieur. J’ai tout aimé de cette BD, à lire!
Alors je suis pas fan de la typologie. J’ai eu du mal à lire par moment sûrement dû au fait de lire en ebook. Je n’aime pas trop le style artistique des dessins. Ils ne me captivent pas. Concernant le sujet, il ne m’intéresse pas vraiment mais je trouve qu’il est bien développé car on parle toujours du fait que c’est trop bien d’avoir un bébé, que tout va bien avec son enfant mais jamais de ce qui ne va pas, de ce qui peut nous passer par la tête parfois qui est carrément négatif, des tourments et bouleversements de la maternité. Et là, dans cette bd, c’est dit brute de pomme et ça j’aime bien. Elle passe par toutes les phases, chercher à être la mère parfaite juste pour le bien être de son enfant et elle finit par se perdre elle même. Et ça on en parle pas en général!