C’est finalement fait : le Québec est un pays souverain! Pour célébrer la victoire du oui, le gouvernement a formé une brigade avec quatre des cerveaux créatifs les plus estimés du Québec : un documentariste de gauche, une animatrice vedette, un concepteur publicitaire biberonné à la culture américaine et une universitaire franco-ontarienne qui a fui le « climat de terreur » du Rest of Canada. Leur mission : concevoir le spectacle inaugural du nouveau pays. Ils ont deux semaines, un budget illimité, et absolument aucune vision.
En satirisant de manière caustique la construction identitaire, les discours nationalistes et l’obsession pour une culture commune, Un nouveau jour écorche tous ceux qui osent encore se mettre le doigt dans le tordeur pour répondre à cette question aussi essentielle qu’insoluble : être Québécois, c’est quoi, exactement?
Le pari n'était pas gagné d'avance, loin de là, mais finalement j'en aurais bien repris, de cette plaquette. Un nouveau jour s'avère le plus bel achat impulsif de mon printemps.
Cette pièce de théâtre est une véritable pépite . JPBG propose ici une réflexion sur une question aussi vaste que sensible : qu’est-ce qui façonne l’identité québécoise ? Réunis autour d’une table, quatre personnages confrontent leurs visions afin de concevoir un spectacle d’inauguration célébrant un Québec devenu pays. Les échanges, vifs et nuancés, sont portés par une dynamique qui rend les discussions à la fois mordantes et engageantes. Une œuvre intelligente et actuelle, que l’on souhaite vivement voir prendre vie sur scène.
J’ai trouvé ça long. Et pourtant c’est minuscule comme plaquette. Il y avait du potentiel, c’est une osti de bonne question ce qui constitue l’identité québécoise aujourd’hui!
Les personnages sont exécrables comme le fait si bien JPBG. Éclectiques et tellement on edge qu’on se blesse avec leur compagnie. Malgré le deuxième niveau, la satire et le cynisme, j’ai pas ris ou souris une criss de fois.
lecture un peu conne, mais avec fond de vérité, parfaite à lire la veille de la saint-jean! (avec, en prime, Céline comme étant la crazy glue de cette nouvelle nation indépendante imaginée)
« Est-ce que Marie-Philip Poulin pourrait être là-dedans? - Ben, c’est une fille en forme. A doit être capable de faire ça, du tissu aérien. »
Un point de vue novateur sur une question qui ne l’est pas.
En créant un univers où la question de l’indépendance du Québec n’est plus d’actualité, il faut réfléchir à l’après. Un texte très intéressant avec 4 personnages forts et définis avec chacun une identité très différente.
C’t’une fois quatre québécois qui rentrent dans un bar comprends-tu?
Bon, c’est pas dans un bar que se déroule la pièce, mais cette prémisse annonce la hauteur à laquelle le ridicule volera dans ce huis clos de Baril-Guérard.
Ça part cynique, et ça termine cynique.
La thèse de l’auteur serait-elle que les Québécois, une fois qu’ils auraient atteint leur Eldorado, l’indépendance du Québec, réalisent qu’ils n’ont plus de but, pas de culture réellement unique? Guérard donne-t-il raison à Durham?
Bien sûr que non, il publie après tout cette pièce comme auteur québécois francophone en 2026.
Je ne crois pas, non plus, que le cynisme d’Un nouveau jour traduise la pensée de l’auteur.
Sous la question « Quelle est la culture québécoise? », l’auteur en cache une autre : « Qu’arriverait-il si nous réunissions les mauvaises personnes pour définir la culture québécoise? » En l’occurrence, il est ici question d’un documentariste de gauche qui répugne la culture de masse, une animatrice télé vedette sans vision, un concepteur publicitaire américanisé et une universitaire franco-ontarienne parfois élitiste.
Chacun d’entre eux représente un pan de notre société. Ensemble, ils prouvent qu’il sera ardu de s’entendre hors des chambres d’écho.
Alors, qu’arrive-t-il lorsqu’on réunit les mauvaises personnes pour réfléchir à cette question?On obtient exactement le cliché que l’on s’imagine. Et en bout de ligne, Pays ou pas Pays, l’humanité reste l’humanité. Le capitalisme reste le capitalisme. Le Marché reste Dieu.
J’ai beaucoup ri à observer ces quatre personnages se casser la tête et toujours faire face aux mêmes blocages que nous vivrions tous si nous étions aussi autour de cette table avec eux.
J’ai commencé à rire plus jaune quand trois des personnages se sont enfin entendus sur une ligne directrice : le profit.
La thèse de Guérard est là, en fait. Indépendants ou non, « On ne change pas » (Céline) vraiment tant qu’on laisse l’appât du gain mener nos décisions.
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Comme bien des personnes qui ont enseigné la littérature québécoise, j’ai déjà choisi de commencer mon cours par cette grande question : « C’est quoi, la culture québécoise? »
Les rédactions des élèves donnent raison aux personnages de Guérard : Hockey, poutine, Céline. C’est ce qui revenait le plus dans leurs textes.
Pourtant, on sait tous que c’est plus complexe. Comment pourrais-je me définir par le territoire si mon sang est plus français qu’autochtone? Comment me définir par ma langue si elle provient de France? Comment me définir par mes traditions culinaires et musicales si elles prennent leurs sources de l’autre côté de l’Atlantique? Comment justifier ma culture si ma simple présence comme descendant de Français en Amérique s’explique elle-même par le mercantilisme?
Cette oeuvre ne répond à aucune de ces questions, mais elle les pose et nous pousse à nous regarder à nu, dans l’éclairage froid d’un néon.
C’est une oeuvre qui ouvre au dialogue, mais qui pourrait aussi bloquer la pensée constructive tant elle colmate chaque interstice de lumière, chaque piste de réponses à la question « Qui sommes-nous? »
PS : Shout out à Benoît Tardif pour la couverture. Elle est magnifique.
J’aime d’amour JPBG, mais j’ai trouvé un peu insupportable les engueulades sans fin qui noyaient le poisson et les nombreux passages hyper drôles. Dans tous les cas, Céline sauve effectivement toujours la mise, pis le dilemme demeure que pour des raisons très différentes, certains peuvent vouloir le pays, mais pas tous les citoyens qui sont dedans (j’en suis 😝)
J’ai tout aimé. Cynique, drôle (j’ai vraiment ris tout le long)… Une pièce qui pose les bonnes questions. Qu’est-ce qui fait qu’un Québécois est québécois? On est qui, dans le fond?
J'ai tout aimé. Un satire de notre identité et de l'américanisation de notre culture. Une grosse critique du capitalisme... Et présentant une question existentielle/identitaire/nationaliste tout au long de la lecture: c'est quoi être Québécois dans le fond?? J'ai ri et beaucoup sympathisé avec Lisa!
La pièce présente un huis clos dans lequel un groupe de quatre personnes organise le spectacle qui souligne la victoire référendaire. Maintenant que le pays est fait, tous se demandent comment s
ouligner la culture québécoise. En fait, ils se demandent surtout : qu’est-ce que la culture québécoise ?
Cette comédie, bien cynique à la Baril Guérard, explore la question identitaire avec une date butoir comme épée de Damoclès. Alors qu’une réunion s’étire, les protagonistes, issus de divers milieux québécois, ne s’entendent pas sur un point commun de la culture, qu’ils ne veulent pas réduire à « hockey-poutine-Céline ». Pourtant, le spectacle doit avoir lieu.
L’idée de mettre quatre personnages différents dans une même pièce est toujours une bonne idée. Baril Guérard ne réinvente pas Sartre, mais se l’approprie à merveille. L’atmosphère que cela crée, à la fois tendue et burlesque, nous projette dès le départ dans ce monde où l’on comprend vite qu’un référendum gagné ne règle pas tous les problèmes.
L’auteur est connu pour ses dialogues forts et il brille encore avec cette pièce. Beaucoup de lignes sont mémorables, intelligentes et ridicules en même temps. L’auteur connaît les personnages avec lesquels il travaille et leur donne une personnalité exceptionnelle que l’on déguste à coups de dialogues, comme une boîte de poulet Saint-Hubert (vous comprendrez en lisant la pièce).
Bref, Un nouveau jour est une pièce désopilante qui vaut le détour. Baril Guérard nous montre encore l’étendue de son talent.
Bon, ce n'est pas un sujet qui m'intéresse particulièrement, mais j'ai trouvé l'idée intéressante puisqu'on se questionne sur ce qui façonne l'identité québécoise. J'ai aimé les questionnements des personnages, leur différente vision de la question. Je crois que lire cette pièce peut pousser les gens à se questionner à leur tour.
J'ai cependant parfois trouvé qu'on tournait en rond, que la discussion se répétait. Entre chicanes entre les personnages et croyances que l'identité québécoise est une question de poutine, de hockey et de Céline, les autres éléments proposés n'allaient pas assez loin.
C’est rare que je laisse un commentaire appréciatif, mais omg! Faut lire ça! C’est très méta dans le sens où ça met vraiment en lumière les propres réflexions du lecteur qui se questionne sur ce qu’est l’identité québécoise, mais avec de l’humour! Ça part de réflexions intelligentes et critiques, puis ça vire en satire qui nous fait un peu rire jaune de ce qu’est le Québec! C’est écrit qu’en dialogues, et les personnages ont des répliques salées et tellement bien pensées! J’ai lu en 1h à la biblio-même! Je me suis assise et je l’ai même pas loué, j’ai juste dévoré 📖
J'ai bien aimé malgré que ça m'a ramené à certains travaux d'équipe à l'uni où littéralement rien avançait donc j'aurais aimé un trigger warning pour ça mdr.
Sinon c'est sûr que j'haie encore le capitalisme pis que j'ai moyennement compris la fin mais bon.
Cynique et brillant! Quel bon pitch et quel bon choix de personnages.
« Pis tu sais ce qui arrive Quand une culture devient un produit de consommation ? Elle meurt Elle devient un folklore Une carte postale Un spectacle pour touristes »
Dans cette petite pièce qui se lit pratiquement d'une traite, l'auteur explore avec humour et intelligence cette question essentielle : c'est quoi l'identité québécoise? On rit souvent, mais on se regarde aussi un peu le nombril et on se questionne.
2.5 ☆ - Ça m'a semblé être un récit de paresse, écrit à la va-vite, bourré des plus gros clichés, qui n'apporte rien de nouveau à la question de l'identité québécoise et qui, malheureusement (ou évidemment), met en scène une femme qu'on fait limite passer pour une hystérique et une autre passive de service pendant que les hommes gèrent (même s'ils gèrent mal, on le comprend bien), s'obstinent et jacassent à n'en plus finir. Ça peut divertir, mais ce n'était pas pour moi. Par contre, j'adore la page couverture!
Short and Sweet, jamais autant douter de l'existence de la culture et de l'identité québécoise. Tout le monde a le Québec dans le cœur mais le cœur n'est pas au pays.