«Peu importe comment ça a fini – que ce soit en partant frustré après s’être fait mettre à la porte, en ayant pris la décision d’aller faire un projet ailleurs ou simplement parce que c’était la fin de MusiquePlus – pour tout le monde, il y a eu une certaine amertume. Mais assez d’eau a coulé sous les ponts et là, je pense que tout le monde est dans la nostalgie, dans les bons souvenirs et les bons moments. Je pense que c’est vraiment un bon temps pour en parler.» — Rej Laplanche, dernier VJ en ondes à MusiquePlus
S’appuyant sur des dizaines d’heures d’entrevues originales, La musique dans le sang donne la parole à plus de cinquante personnes qui ont été devant ou derrière la caméra et pour qui MusiquePlus a été beaucoup plus qu’une job. Elles nous racontent la station de l’intérieur, des débuts à Toronto jusqu’à la clé dans la porte du 355, rue Sainte-Catherine Ouest. Au travers de ces fragments de mémoire, c’est un pan essentiel (et vraiment wild) de notre culture qui est raconté.
Je me souviens encore de One Direction à MusiquePlus en 2012. C’était l’enfer comment je voulais y aller, crier What Makes You Beautiful dans les fenêtres de MP, c’était mon rêve.
Mention spéciale à notre prof de français en secondaire 2 qui nous avait mis MP pour qu’on puisse regarder les gars de 1D en live. On l’avait donc bin gossé, on voulait tellement les écouter.
Exercice très très réussi! Oui, c'est sûr que ça réactive la nostalgie de lire tous ces récits de musiqueplussiens! Mais je crois que n'importe quelle personne s'intéressant à l'industrie culturelle québécoise pourrait y trouver son compte en lisant cet ouvrage drôle, vif et rempli d'amour. Une véritable ode à la musique, cet art qui transforme des vies.
(Ça a dû être tout un travail de monter les entrevues pour en faire un livre qui se tient, félicitations à l'autrice)
C'est difficile de comprendre la signification historique de ce qu'on vit lorsqu'on le vit en temps réel.
Comme la plupart des ti-culs de mon âge, j'ai sauté dans le wagon de MusiquePlus tôt dans son histoire, sans trop comprendre qu'est-ce que c'était et à quel point c'était différent. Un ouvrage comme celui de Marie-Lise Rousseau s'avère essentiel pour comprendre à quel point c'était un projet fait par des passionnés de musique, pour des passionnés de musique à la seule époque où c'était économiquement possible de le faire. La liberté créative, la spontanéité et l'audace contagieuse de l'équipe aura informé le besoin d'authenticité et de représentation d'au moins deux générations de Québécois.
J'avais aucune espèce d'idée que Loto-Talbot avait été inventé sur le fly par un Denis Talbot vaguement fru de travailler un dimanche matin!
Aussi, cette histoire orale est un excellent document pour comprendre comment les intérêts corporatifs gâchent tout une fois qu'ils se mettent à table. Les valeurs qui ont fait de MusiquePlus une icône générationnelle ont étées sacrifiées sur l'autel de la profitabilité. La croissance ne doit pas primer sur tout, certaines choses ont seulement besoin d'exister pour transformer la culture. Une lecture savoureuse pour tout le monde ayant vécu ces précieuses années.
j’ai full aimé, travailler à musique plus aurait définitivement été mon rêve. par contre, j’aurais aimé que les récits soient en ordre chronologique, ça passait souvent du coq à l’âne les chapitres
J'ai TOUT aimé de cette ode à Musique Plus. C'est un retour dans le temps par l'intérieur, mais c'est aussi, et c'est probablement sa plus grande force, une fenêtre sur l'importance du rassemblement autour du fait culturel. On lit quelque chose de léger, de digeste, de tangible, mais la réflexion qui en résulte est beaucoup plus complexe.
On lit une épopée à travers un poste de télévison bien aimé mais derrière tout ça y'a un paquets de choses qui surviennent par rapport à notre époque, notre culture et raisons d'être fiers de ce qu'on fait, d'aimer ce qu'on fait et de vouloir conserver la mémoire des expérimentations passés.
Un livre beaucoup plus pertinant pour comprendre le moment présent qu'un simple voyage nostalgique.
Un magnifique travail pour retracer l’histoire de Musique Plus. J’ai adoré ! C’est généreux, crève-coeur, vivifiant. Je veux vivre dans l’espace Musique Plus avec Sonia, Claude, Véro, Paul… Tous les potins sont savoureux, mais la réflexion sur la culture et le capitalisme l’est tout autant.
Un beau livre sur Musique Plus - J'ai grandi avec MuchMusic - quelle joie quand mes parents se sont finalement abonnés au cable ET ont acheté un VHS ! J'écoutais le cycle entier de la prog de Much et Musique Plus, je l'ai moins écouté car j'étais au CEGEP puis 2 ans plus tard je suis entrée dans l'armée en Ontario et j'en ai perdu des bouttes ! Musique Plus a fait parti du paysage musical québécois et ce livre l'illustre très bien !
J’ai adoré ce livre! C’est une histoire qui méritait d’être raconté. J’aurais aimé quelques photos ou d’autre memorabilia, mais c’est pas ce genre de livre.
Je le recommande à tout les amoureux de la musique, de la télé et de MusiquePlus!
MusiquePlus avait du bagou. C'était un poste intrépide qui refusait le formatage. La chaîne a accompagné des légions de jeunes et leur a légué une ouverture (culturelle), un sentiment d'appartenance, une notion de faire partie d'un événement. Bref, une connexion intangible s'est forgée entre elle et ses auditeurs qui furent choyés de l'avoir - cette considération pour eux, si précieuse à cet âge, ne s'est ressentie nulle part ailleurs depuis sa disparition. Merci M+!
Vraiment dans mes cordes. J’aime beaucoup le concept d’histoire orale, de documentaire sur papier, même si le sujet donne nécessairement envie de s’enquérir d’archives vidéo. Nostalgique à souhait!! 4 étoiles 1/2 parce que comme Musique Plus, j’ai trouvé que la fin étire la sauce. On dirait que même dans le livre, le déclin est long et tourne en rond un peu, avec tout le monde qui a sa théorie de comment Musique Plus aurait pu ou n’aurait jamais pu être sauvé. Je comprends le désir de donner leur voix au plus d’intervenant•es possible, mais à l’écrit c’est particulièrement redondant si deux interventions reviennent au même.
Écrire une histoire orale, ça demande un travail colossal, mais pour un sujet aussi singulier et unique que Musique Plus, c’est un style tout indiqué. La passion des intervenants jaillit des pages et nous ramène a des souvenirs qu’il fait réellement du bien de se rappeler. Malgré la fin amère de cette histoire, c’est tous les bons côtés du parcours qui se distinguent à la fin de la lecture.
J’ai adoré ce livre. Histoire, anecdotes, réflexions, souvenirs, nostalgie. Je pensais que plus de 400 pages ça finirait par être un peu trop long mais c’est tout le contraire qui est arrivé, j’aurais aimé 100 pages supplémentaires juste en anecdotes de la part des ancien.nes de MusiquePlus. Cette lecture était du bonbon!♥️💔
(Et j’espère que quelqu’un, quelque part s’assurera que les archives de MusiquePlus soient préservées et partagées sous une forme numérique quelconque, c’est un pan important de notre patrimoine culturel.)
La journaliste Marie-Lise Rousseau propose ici un recueil de témoignages d’artisans de MusiquePlus, qui travaillaient autant devant que derrière la caméra. Cette chaîne télévisée spécialisée a été active entre 1986 et 2019, devenant une porte d’entrée privilégiée vers l’univers de la musique pour plusieurs Québécois et Québécoises.
L’autrice raconte donc l’évolution de la chaîne en relatant les propos de dizaines de personnes y ayant travaillé au fil des ans, proposant un livre écrit dans le mode de l’histoire orale. Présentés de façon généralement chronologique, les différents chapitres racontent les époques de MusiquePlus, les changements qui ont affectés la station ou les artistes marquants qui l’ont visitée. On assiste à l’évolution d’un fleuron de la culture québécoise, de sa naissance jusqu’à son lent déclin.
J’ai beaucoup aimé la lecture de cet ouvrage, en raison de la nostalgie assumée qui s’en dégage et de mon intérêt pour le côté historique de la culture populaire québécoise. J’ai grandi en regardant MusiquePlus et j’ai été très heureux d’en apprendre plus sur des émissions que j’ai aimées ou sur des animateurs et des animatrices dont je suis encore la carrière: Rej Laplanche, Claude Rajotte, Rebecca Makonnnen, Mathieu Marcotte, Tatiana Polevoy, Anne-Marie Withenshaw…
Comme plusieurs, je suis déçu de savoir que ce type de média n’existe plus et j’aimerais un retour en ligne d’une plateforme qui permettrait l’accès à ce genre de contenus culturels. Je crois que cela serait important pour l’essor et le maintien de la culture québécoise, mais je suis conscient que des enjeux de financement sont présents (et l’étaient à l’époque!)
Bravo à Marie-Lise Rousseau pour l’impressionnant travail, elle qui a fait l’effort considérable de contacter des dizaines de personnes afin de recueillir leurs témoignages, de les regrouper par thèmes et par époque, et de débroussailler des heures d’entretiens.
Je voulais tellement être VJ quand j'étais jeune! Je réalise à quel point MusiquePlus a eu un impact sur ma connaissance de la musique, je suis une pro dans mes games de Hitster.
Wow! Au départ, je m’étais dit que j’allais lire quelques chapitres par-ci par là, et finalement, je l’ai lu d’une traite! Merci pour la belle dose de nostalgie, je m’ennuie de l’époque MusiquePlus.