Dans l’imaginaire collectif, l’été incarne « la belle saison », le soleil galvanisant, les vacances propices aux périples les plus excitants, la crème glacée et la limonade sucrée. Mais pour beaucoup, l’été n’a rien du bonheur facile qu’on essaie de nous faire avaler comme une évidence. C’est cette face sombre de la saison lumineuse qu’Alex Viens explore dans Je veux toujours mourir l’été, un recueil de vignettes imagées et sensorielles qui permet une salvatrice révolte contre l’injonction estivale au bonheur. Ambivalente, sa prose, tour à tour poignante et absurde, expose la positivité toxique d’une saison qui, chaque année, constitue une épreuve de force, mais aussi un retour à la vie.
Parce que c’est Alex Viens qui l’a écrit mais aussi, parce que je déteste l’été !!!
« sans m'en apercevoir j'avais renoncé aux piscines publiques comme si le droit de se rafraîchir avait une limite de poids »
Les mots d’Alex m’ont rappelé pourquoi et à quel point, je n’ai jamais hâte à cette saison chaude, collante et étouffante !
L’été, c’est overrated !
« je redoute le toucher, la proximité du nez dans les recoins salés de l'aine et je m'excuse d'avance pour l'odeur quand j'écarte les jambes »
Sa poésie nous plonge en plein cœur de l’été.
Il y a les nombreux déménagements, les vidanges qui s’accumulent dans les rues, l’invasion des insectes nuisibles, les vacances onéreuses et les appartements qui se transforment en fournaises.
Mais il y a aussi l’inconfort causé par les frottements de peau, les coulisses de sueur, les odeurs et les nombreux regards qui se posent sur les corps qui se dénudent.
Ça nous rappelle que tout le monde n’a pas le luxe de passer un été confortable et agréable.
« Il fait plus beau quand je m'efface »
À mon plus grand étonnement, j’ai aussi souri en pensant aux délices glacés (allo les cyclones !), aux fruits savoureux de saison et aux souvenirs qui se créent en été.
« la fruiterie devient projet et devant le croquant des couleurs je réapprends le goût de prendre soin de mon traître corps »
Je ne sais plus c'est quoi le nom de la marque de crème solaire dont le logo c'est une petite fille qui se fait mordre le bas de maillot par un chien (1990 baby), mais l'instance poétique d'Alex Viens est clairement en train de regarder la scène par une craque de son store pis de se dire à voix basse " tin ma criss de fendante de présidente de classe aux parents riches"; pis elle a raison de le faire.
C'est beau. C'est puissant. Quelle belle plume! J'ai relate à beaucoup dans ce recueil. Alex Viens réussi à mettre les mots sur les maux des temps chauds.
Un coup de cœur pour moi! La poésie d’Axel Viens garde le mordant de ses romans tout en ayant la beauté et la justesse que j’aime des poèmes! Hâte de voir ce qu’iel pense de l’hiver!
Désolé je semble être seule dans ma gang sur ce coup-là. Je suis juste complètement passée à côté de ce recueil. Je crois que j’ai eu surtout du mal avec l’écriture parce qu’en soi, les termes me rejoignent. C’était juste pas pour moi j’imagine.
Ce premier recueil est une pépite. Les images sont puissantes, on ressent les émotions d'Alex. Iel met les mots parfaits sur le sentiment que j'ai à chaque début d'été. J'ai bien aimé sa poésie, mais j'ai préféré ses romans 😁
Les pages complètes de textes devraient être illégales, les thèmes m’ont surpris mais j’ai reconnu l’écriture de Viens, bien hâte d’en lire plus de cet•te auteur•e!!
j'ai aimé ça pcq moi aussi je n'ai jamais été une fan de l'été, contrairement à la plupart des gens, vraisemblablement. j'apprends à l'aimer à travers les yeux de celles qui ne jurent que par cette saison. j'apprends à l'apprécier grâce à ceux qui l'apprécient déjà depuis longtemps.
« peut-être que les piques-niques à l’ombre les crèmes glacées tard le soir […] et les journées couleur Gatorade ont de quoi s'empiler suffisamment haut pour former quelque chose comme une raison de rester »
je suis malheureusement complètement passée à côté de ce recueil. ça n’enlève en rien la vulnérabilité et l’humanité ressentie dans la plume, je pense juste que les textes ne m’ont pas parlés (sauf l’un ou l’autre) de la manière dont je l’espérais, et c’est ok. ce n’était juste pas pour moi
”au pas de la porte les yeux fermés avant l’enfer j’hésite récite chaque piège par cœur fatigué.e déjà par la violence du dehors”
J’ai aimé lire les côtés plus sombres d’une saison qu’on idéalise tellement. Une poésie sensible et lucide, qui refuse la carte postale pour laisser place aux nuances, aux failles et à tout ce qui habite l’été autrement.
« après le premier été c'est devenu la routine des lumières fermées dans la chambre de ma mère qui était aussi la pièce de l'ordinateur je fermais la porte et j'oubliais de regarder la journée passer qu'est-ce qu'il y avait à faire dehors anyway je préférais aller au travail sur Neopets […]
c'était peut-être un signe que j'étais en décalage parce que je sentais bien que ça inquiétait ma mère mais comprendre pourquoi j'étais de même ça coûtait trop cher il valait mieux punir responsabiliser accuser culpabiliser et c'est ce qu'elle a fait un jour quand j'ai commis le crime d'écouter le deuxième film de Sakura chasseuse de cartes dans le noir par un bel après-midi où tout le monde était contractuellement obligé de profiter du beau ciel mais oui encore le ciel toujours un ciel bleu pétant pas de nuages elle m'a pris le bras en serrant pour me traîner dans la cour et m'asseoir de force dans une chaise de patio sans oublier la casquette vissée sur la tête pour la bonne mesure en me disant là ça va faire tu vas absorber de la lumière naturelle un bon quinze minutes en silence pendant que je te regarde pis tu vas penser à de quoi t'as l'air à quel point t'as l'air flasque et stupide à quel point tu me fais honte quand tu fais pas comme les enfants normaux »
« personne n’en parle mais ça rend triste j'ai souvent franchi septembre mélancolique des rendez-vous ratés avec la crème glacée »
« peut-être que les pique-niques à l'ombre les crèmes glacées tard le soir le glow doré des cigarettes de balcon et les journées couleur Gatorade ont de quoi s'empiler suffisamment haut pour former quelque chose comme une raison de rester »
« je connais les rivières salées les marécages les lacs stagnants réseau souterrain d’eaux usées qui marquent mon passage dégoulinent traversent le linge incapable d’éponger la trahison mouillée des fesses chaque fois que je quitte une chaise » (Viens, Alex. Je veux toujours mourir l’été, p.60)
3.9 Une première rencontre avec l’auteurice qui m’a réellement donné envie de découvrir « Les pénitences ».
Vraiment un bon premier recueil, j'espère qu'il y en aura d'autres ! La plume d'Alex est à la fois crue et très belle. Les thèmes abordés sont très touchants en plus d'être pertinents socialement (privilèges, positivité toxique, etc.) Le recueil est bien assemblé, on sent une belle progression dans les poèmes et les dessins qui ponctuent le tout sont sur la coche. Pis c'est full accessible aussi si vous êtes pas habitué.e.s de lire de la poésie 🫶🏻✨
4,5 - Parfaite lecture avec la chaleur qui s’installe! Une plume vive et percutante qui révèle que l’été rime aussi avec inconfort. C’est cru, parfois drôle et profondément humain. Les illustrations apportent un très beau complément visuel!
J'adore l'été.. mais j'aime aussi Alex Viens! Les images de sa plume me renvoyaient tantôt à mes souvenirs d'enfance (mmmm.. un cyclone!) et tantôt à des ressentis plus actuels. J'ai moins aimé les longs passages sans ponctuation.
Les textes étaient bons, mais j’ai moins accroché sur le type d’écriture. Je dois sûrement me familiariser davantage à la poésie pour apprécier ce livre à sa juste valeur.