Nous voici au coeur de la résistance et de la création tout à la fois. Défier le récit des puissants, c’est défier ces films « parfaits » formatés par Hollywood, faisant de nous des citoyens passifs, dociles, sans esprit critique. Car il y a bel et bien une esthétique de la soumission.
En revanche, y a-t-il une esthétique de la résistance ? Ken Loach répond « oui ». Mais soyons clairs. S’il est un des rares aujourd’hui à assurer que la lutte des classes est toujours aussi vivante, il ne cède jamais pour autant à la propagande. Il dit : « Je ne filme jamais un visage en gros plan ; car c’est une image hostile, elle réduit l’acteur, le personnage à un objet. » Or on peut faire ce qu’on veut d’un objet, l’exclure, l’expulser… Mais si la caméra est comme un œil humain, alors elle capte toutes les présences, les émotions, les lumières, les fragilités. Et nous devenons tous des « film makers ».
Kenneth Charles Loach is a British film director and screenwriter. His socially critical directing style and socialism are evident in his film treatment of social issues such as poverty (Poor Cow, 1967), homelessness (Cathy Come Home, 1966), and labour rights (Riff-Raff, 1991, and The Navigators, 2001).
Loach's film Kes (1969) was voted the seventh-greatest British film of the 20th century in a poll by the British Film Institute. Two of his films, The Wind That Shakes the Barley (2006) and I, Daniel Blake (2016), received the Palme d'Or at the Cannes Film Festival, making him one of only nine filmmakers to win the award twice. Loach also holds the record for most films in the main competition at Cannes, with fifteen films.
Libretto di circa 40 pagine che si divora in un'oretta. Alcune interessanti riflessioni sul cinema e la società da parte di Loach. Invita ancora di più ad approfondire.
Espectacular librito que se lee en una sentada. Varios ensayos de dos a cuatro páginas que hablan sobre el cine en tanto arte, industria, en tanto herramienta cultural y política. Además habla sobre temas relacionados a la causa socialista y la necesidad de revolución.
Tiene además algunas pequeñas reseñas a otros trabajo como un documental palestino que espero ver luego, algunas guiños a la política británica, la relación con Irlanda, como funciona la censura y además llamados a la acción y la organización. Bellísimo libro. 10/10