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Les héritiers de Lisbonne
Σε κάθε γωνιά του δρόμου κρύβεται μια ιστορία. Η Μανταλένα το ξέρει καλύτερα από τον καθένα. Χήρα στα σαράντα της, έχει αποφασίσει να μετατρέψει ένα παλιό κτίριο στο κέντρο της Λισαβόνας σε ξενοδοχείο, ρισκάροντας τις οικονομίες και τα όνειρά της.
Καθώς οι εργασίες προχωρούν, η Μανταλένα ανακαλύπτει τυχαία ένα παλιό σημειωματάριο υπογεγραμμένο από τη Μαρία Μπαρέιρος. Οι σελίδες αποκαλύπτουν τη διαδρομή αυτής της νεαρής χωριατοπούλας, η οποία έφτασε το 1907 σε μια Λισαβόνα που μεταμορφωνόταν, για να εργαστεί ως γκουβερνάντα σε μια οικογένεια επιφανών αστών. Εκεί βρέθηκε στη δίνη μεγάλων αναταράξεων της πορτογαλικής κοινωνίας, καθώς παραδόσεις αιώνων συγκρούονταν με την ανάδυση μιας νέας εποχής.
Καθώς βυθίζεται στην ανάγνωση, η Μανταλένα ανακαλύπτει ότι η ιστορία της γκουβερνάντας ίσως φωτίσει και τη δική της, αυτή που πασχίζει να χτίσει.
Καθώς οι εργασίες προχωρούν, η Μανταλένα ανακαλύπτει τυχαία ένα παλιό σημειωματάριο υπογεγραμμένο από τη Μαρία Μπαρέιρος. Οι σελίδες αποκαλύπτουν τη διαδρομή αυτής της νεαρής χωριατοπούλας, η οποία έφτασε το 1907 σε μια Λισαβόνα που μεταμορφωνόταν, για να εργαστεί ως γκουβερνάντα σε μια οικογένεια επιφανών αστών. Εκεί βρέθηκε στη δίνη μεγάλων αναταράξεων της πορτογαλικής κοινωνίας, καθώς παραδόσεις αιώνων συγκρούονταν με την ανάδυση μιας νέας εποχής.
Καθώς βυθίζεται στην ανάγνωση, η Μανταλένα ανακαλύπτει ότι η ιστορία της γκουβερνάντας ίσως φωτίσει και τη δική της, αυτή που πασχίζει να χτίσει.
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Published May 21, 2026
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Displaying 1 - 15 of 15 reviews
June 16, 2026
Vous avez des envies de voyage ? Maison Pop vous propose diverses explorations dans de grandes villes européennes. J’ai commencé par « Les héritiers de Lisbonne », que j’avais envie de lire depuis sa sortie. Ce roman s’installe au Portugal et fleure bon les pastéis de nata et la peinture fraîche des azulejos. Dès les premières pages, Gabriel Blancard vous emporte dans la ville de Lisbonne et vous propose un voyage à double temporalité.
« Les héritiers de Lisbonne » s’ouvre en 2024. Madalena Silva, veuve depuis quelques mois, signe chez le notaire l’acte d’achat d’un immeuble délabré au croisement de la Rua da Prata et de la Rua da Vitória, en plein cœur de Lisbonne. L’immeuble est en piteux état : façade d’azulejos couverte de tags, fenêtres condamnées, squatteurs qui ont laissé les étages supérieurs dans un état déplorable. La réhabilitation du bâtiment s’avère compliquée et promet d’être un gouffre financier. Pourtant, Madalena veut en faire un hôtel, et ainsi, réaliser un rêve qui lui est cher.
C’est l’assurance vie de Filipe, son défunt mari écrivain, qui va financer l’opération. Face au deuil, Madalena décide de transformer le fruit d’une vie partagée en quelque chose de neuf et de vivant. Une belle idée.
Durant les travaux, elle découvre un carnet appartenant à Maria Barreiros, jeune gouvernante arrivée de la vallée de Silveira au printemps 1907. Engagée par la famille Ribeiro, les propriétaires de l’immeuble, Maria y consigne tous les faits marquants de sa nouvelle vie.
Les chapitres alternent entre le présent de Madalena et le passé de Maria. Gabriel Blancard tisse ces deux fils avec une réelle habileté. Progressivement, les fils se rejoignent à travers, notamment, la fresque d’azulejos qu’on restaure dans le hall de l’hôtel.
Dans « Les héritiers de Lisbonne », le personnage le plus fascinant est la ville de Lisbonne elle-même, qui traverse les siècles sans perdre son âme. Ses rues pentues, ses tramways qui grincent, ses façades alternant azulejos immaculés et murs tagués, ses jardins où les cèdres du Liban ombragent les allées de gravier, ses tavernes de l’Alfama où le fado monte des entrailles entre beauté et désespoir donnent envie de se perdre dans cette ville décrite de manière si saisissante.
Entre 1907 et 2024, les rues possèdent toujours le même nom. Le Convento do Carmo, ouvert sur le ciel depuis le tremblement de terre de 1755, est toujours debout avec ses arches brisées. Les pastéis de nata sont toujours aussi réputés. L’ancienne fabrique de céramique Viúva Lamego, où l’un des personnages allait chercher ses carreaux au début du siècle, est toujours là.
Ce Lisbonne qui traverse les époques sans se trahir confère au roman un charme fou. On y entend la mélancolie portugaise si singulière de la saudade, qui irrigue les deux lignes temporelles de sa nostalgie. Gabriel Blancard connaît l’intimité de Lisbonne,qu’il nomme quartier par quartier,et cette précision donne au texte une âme.
Vous êtes-vous déjà demandé si les bâtiments avaient une âme, la mémoire de ceux qui les ont habités ? L’immeuble de la Rua da Prata acheté par Madalena a absorbé l’histoire des gens qui y ont vécu. Ce bâtiment en sommeil attend d’être réveillé par sa nouvelle propriétaire. Par ailleurs, la découverte du journal intime oublié dans les murs depuis plus d’un siècle devient la clé qui permet à Madalena de comprendre non seulement l’histoire de l’immeuble, mais sa propre histoire. Car finalement, qu’est-ce qui a poussé cette femme à se lancer dans un tel projet ?
Dans « Les héritiers de Lisbonne », on parle énormément d’azulejos, ces carreaux de faïence émaillée, et particulièrement de la fresque qui ornait le hall du futur hôtel et qu’il faut restaurer. La restauration de cette fresque est hautement symbolique, et permet de redonner à chacun sa place dans l’histoire.
« Les héritiers de Lisbonne » est aussi une histoire de femmes. Il est d’abord question de condition féminine à travers les siècles. Ce qui unit les deux narratrices à cent ans d’écart, c’est à la fois leur solitude et leur obstination. Sans rentrer dans les détails, dans les deux cas, ces femmes doivent prouver ce que les hommes autour d’elles n’ont pas à prouver. Maria doit démontrer à la famille Ribeiro qu’elle est digne de confiance, et Madalena , elle, doit se battre contre un système juridique, bancaire et social qui lui oppose des obstacles.
Le roman montre ce qu’elles doivent affronter pour exister pleinement. Elles partagent une force commune qui les unit par-delà le temps.
Dans les deux époques, l’amitié féminine apparaît comme le socle du roman. Qu’il s’agisse du passé ou du présent, les deux amitiés développées sont solides et indispensables. Mais cela, je vous laisse le découvrir.
Enfin, « Les héritiers de Lisbonne » est aussi un roman sur l’art qui permet aux hommes de continuer à exister à travers les époques. Certains personnages l’expriment à travers les azulejos, d’autres par la rédaction de poèmes qui seront chantés, d’autres encore à travers la musique, le piano notamment, qui permet de voyager malgré un handicap. L’art apparaît comme une nécessité, et permet à différents protagonistes de s’ancrer dans une société où ils n’avaient pas, a priori, leur place.
La vocation de Maison Pop est l’évasion à travers des récits conçus pour voyager, s’évader et rêver. « Les héritiers de Lisbonne » y trouve toute sa place. Ce premier roman de Gabriel Blancard remplit toutes ces fonctions. La double temporalité fonctionne très bien, les deux voix féminines sont bien distinctes et l’une ne prend pas le pas sur l’autre, la ville de Lisbonne est décrite avec précision et tendresse. Tous les personnages, y compris les secondaires, ont leur propre épaisseur. Ce type d’ouvrage n’est pas sans rappeler la saga des sept sœurs, et, si vous l’avez aimée, vous risquez fort d’apprécier et ce livre, et cette collection.
Gabriel Blancard a construit un joli roman sur la mémoire des lieux, la résilience des femmes, et la façon dont l’art traverse les siècles sans s’abîmer. Il l’a construit dans une ville qu’il aime visiblement. Un très joli moment de lecture.
« Les héritiers de Lisbonne » s’ouvre en 2024. Madalena Silva, veuve depuis quelques mois, signe chez le notaire l’acte d’achat d’un immeuble délabré au croisement de la Rua da Prata et de la Rua da Vitória, en plein cœur de Lisbonne. L’immeuble est en piteux état : façade d’azulejos couverte de tags, fenêtres condamnées, squatteurs qui ont laissé les étages supérieurs dans un état déplorable. La réhabilitation du bâtiment s’avère compliquée et promet d’être un gouffre financier. Pourtant, Madalena veut en faire un hôtel, et ainsi, réaliser un rêve qui lui est cher.
C’est l’assurance vie de Filipe, son défunt mari écrivain, qui va financer l’opération. Face au deuil, Madalena décide de transformer le fruit d’une vie partagée en quelque chose de neuf et de vivant. Une belle idée.
Durant les travaux, elle découvre un carnet appartenant à Maria Barreiros, jeune gouvernante arrivée de la vallée de Silveira au printemps 1907. Engagée par la famille Ribeiro, les propriétaires de l’immeuble, Maria y consigne tous les faits marquants de sa nouvelle vie.
Les chapitres alternent entre le présent de Madalena et le passé de Maria. Gabriel Blancard tisse ces deux fils avec une réelle habileté. Progressivement, les fils se rejoignent à travers, notamment, la fresque d’azulejos qu’on restaure dans le hall de l’hôtel.
Dans « Les héritiers de Lisbonne », le personnage le plus fascinant est la ville de Lisbonne elle-même, qui traverse les siècles sans perdre son âme. Ses rues pentues, ses tramways qui grincent, ses façades alternant azulejos immaculés et murs tagués, ses jardins où les cèdres du Liban ombragent les allées de gravier, ses tavernes de l’Alfama où le fado monte des entrailles entre beauté et désespoir donnent envie de se perdre dans cette ville décrite de manière si saisissante.
Entre 1907 et 2024, les rues possèdent toujours le même nom. Le Convento do Carmo, ouvert sur le ciel depuis le tremblement de terre de 1755, est toujours debout avec ses arches brisées. Les pastéis de nata sont toujours aussi réputés. L’ancienne fabrique de céramique Viúva Lamego, où l’un des personnages allait chercher ses carreaux au début du siècle, est toujours là.
Ce Lisbonne qui traverse les époques sans se trahir confère au roman un charme fou. On y entend la mélancolie portugaise si singulière de la saudade, qui irrigue les deux lignes temporelles de sa nostalgie. Gabriel Blancard connaît l’intimité de Lisbonne,qu’il nomme quartier par quartier,et cette précision donne au texte une âme.
Vous êtes-vous déjà demandé si les bâtiments avaient une âme, la mémoire de ceux qui les ont habités ? L’immeuble de la Rua da Prata acheté par Madalena a absorbé l’histoire des gens qui y ont vécu. Ce bâtiment en sommeil attend d’être réveillé par sa nouvelle propriétaire. Par ailleurs, la découverte du journal intime oublié dans les murs depuis plus d’un siècle devient la clé qui permet à Madalena de comprendre non seulement l’histoire de l’immeuble, mais sa propre histoire. Car finalement, qu’est-ce qui a poussé cette femme à se lancer dans un tel projet ?
Dans « Les héritiers de Lisbonne », on parle énormément d’azulejos, ces carreaux de faïence émaillée, et particulièrement de la fresque qui ornait le hall du futur hôtel et qu’il faut restaurer. La restauration de cette fresque est hautement symbolique, et permet de redonner à chacun sa place dans l’histoire.
« Les héritiers de Lisbonne » est aussi une histoire de femmes. Il est d’abord question de condition féminine à travers les siècles. Ce qui unit les deux narratrices à cent ans d’écart, c’est à la fois leur solitude et leur obstination. Sans rentrer dans les détails, dans les deux cas, ces femmes doivent prouver ce que les hommes autour d’elles n’ont pas à prouver. Maria doit démontrer à la famille Ribeiro qu’elle est digne de confiance, et Madalena , elle, doit se battre contre un système juridique, bancaire et social qui lui oppose des obstacles.
Le roman montre ce qu’elles doivent affronter pour exister pleinement. Elles partagent une force commune qui les unit par-delà le temps.
Dans les deux époques, l’amitié féminine apparaît comme le socle du roman. Qu’il s’agisse du passé ou du présent, les deux amitiés développées sont solides et indispensables. Mais cela, je vous laisse le découvrir.
Enfin, « Les héritiers de Lisbonne » est aussi un roman sur l’art qui permet aux hommes de continuer à exister à travers les époques. Certains personnages l’expriment à travers les azulejos, d’autres par la rédaction de poèmes qui seront chantés, d’autres encore à travers la musique, le piano notamment, qui permet de voyager malgré un handicap. L’art apparaît comme une nécessité, et permet à différents protagonistes de s’ancrer dans une société où ils n’avaient pas, a priori, leur place.
La vocation de Maison Pop est l’évasion à travers des récits conçus pour voyager, s’évader et rêver. « Les héritiers de Lisbonne » y trouve toute sa place. Ce premier roman de Gabriel Blancard remplit toutes ces fonctions. La double temporalité fonctionne très bien, les deux voix féminines sont bien distinctes et l’une ne prend pas le pas sur l’autre, la ville de Lisbonne est décrite avec précision et tendresse. Tous les personnages, y compris les secondaires, ont leur propre épaisseur. Ce type d’ouvrage n’est pas sans rappeler la saga des sept sœurs, et, si vous l’avez aimée, vous risquez fort d’apprécier et ce livre, et cette collection.
Gabriel Blancard a construit un joli roman sur la mémoire des lieux, la résilience des femmes, et la façon dont l’art traverse les siècles sans s’abîmer. Il l’a construit dans une ville qu’il aime visiblement. Un très joli moment de lecture.
November 9, 2025
Quand j’ai vu ce livre dont le récit se déroule à Lisbonne, j’étais excitée et très curieuse. Étant moi-même portugaise, je voulais, à travers cette lecture, retrouver la chaleur du Portugal et de ses habitants.
J’apprécie les nombreuses références littéraires, géographiques et linguistiques qui rendent le récit plus réaliste. On se sent transporté en plein cœur du Portugal.
Cependant, je dois émettre certaines réserves concernant la vraisemblance du personnage d’une fille de bergers vivant dans la vallée du Tejo en 1907. Selon moi, il est peu probable qu’elle ait su lire et écrire. L’école était certes obligatoire en théorie, mais l’État, manquant de moyens financiers et d’infrastructures, ne pouvait pas l’imposer efficacement. De ce fait, elle devenait donc être optionnelle dans les régions rurales. De plus, pour une fille de berger, aller à l’école signifiait perdre une paire de bras précieuse pour le travail à la maison ou aux champs. Les familles rurales privilégiaient presque toujours le travail agricole à la scolarisation. Si Maria venait d’une famille aisée, elle aurait pu apprendre à lire et à écrire, mais sinon, il est plus vraisemblable qu’elle ait été analphabète, comme la majorité de la population rurale de cette époque.
Néanmoins, puisque nous sommes dans un récit fictif, je comprends que certains ajustements aient été nécessaires pour les besoins de l’histoire.
Sur le plan linguistique, j’ai parfois haussé un sourcil : « nonna » (p.19), alors que l’auteure écrit correctement quelques pages plus loin « vovó ». De même, « nodriza » (p.51) est un mot espagnol ; en portugais courant, on dirait plutôt « ama » pour « nourrice ».
Pour revenir au récit, lorsque Mme Ribeiro parle de l’accent de Maria en disant « les gens de là-bas », cela m’a beaucoup marquée, car cette remarque persiste encore aujourd’hui. Les citadins des grandes villes aiment souvent rabaisser intellectuellement la population des zones rurales.
Globalement, le récit nous transporte au cœur de Lisbonne, entre la Lisbonne du passé et celle du présent. On suit à la fois une intrigue politique et historique, avec la rébellion contre la monarchie, et la vie contemporaine de Madalena. Cette double lecture rend l’histoire passionnante et dynamique.
Personnellement, je trouve que Maria est un personnage très naïf, ce qui m’agace parfois. Elle vient d’un milieu rural et fréquente souvent le peuple, mais elle défend le côté de l’élite portugaise. Je comprends qu’en étant proche d’eux, elle les perçoive comme des êtres humains avec des émotions, mais cela ne change rien au fait que cette élite est aussi à l’origine de la misère sociale. Maria semble vouloir rester apolitique dans une période où cela est impossible.
Enfin, le présent et le passé sont interconnectés grâce à des objets, des héritages, mais aussi à Madalena, qui tente de faire revivre le passé. Cela nous rappelle que notre existence est éphémère, mais que ce que nous laissons derrière nous peut être éternel. Nous pouvons tous laisser une trace dans le temps.
J’apprécie les nombreuses références littéraires, géographiques et linguistiques qui rendent le récit plus réaliste. On se sent transporté en plein cœur du Portugal.
Cependant, je dois émettre certaines réserves concernant la vraisemblance du personnage d’une fille de bergers vivant dans la vallée du Tejo en 1907. Selon moi, il est peu probable qu’elle ait su lire et écrire. L’école était certes obligatoire en théorie, mais l’État, manquant de moyens financiers et d’infrastructures, ne pouvait pas l’imposer efficacement. De ce fait, elle devenait donc être optionnelle dans les régions rurales. De plus, pour une fille de berger, aller à l’école signifiait perdre une paire de bras précieuse pour le travail à la maison ou aux champs. Les familles rurales privilégiaient presque toujours le travail agricole à la scolarisation. Si Maria venait d’une famille aisée, elle aurait pu apprendre à lire et à écrire, mais sinon, il est plus vraisemblable qu’elle ait été analphabète, comme la majorité de la population rurale de cette époque.
Néanmoins, puisque nous sommes dans un récit fictif, je comprends que certains ajustements aient été nécessaires pour les besoins de l’histoire.
Sur le plan linguistique, j’ai parfois haussé un sourcil : « nonna » (p.19), alors que l’auteure écrit correctement quelques pages plus loin « vovó ». De même, « nodriza » (p.51) est un mot espagnol ; en portugais courant, on dirait plutôt « ama » pour « nourrice ».
Pour revenir au récit, lorsque Mme Ribeiro parle de l’accent de Maria en disant « les gens de là-bas », cela m’a beaucoup marquée, car cette remarque persiste encore aujourd’hui. Les citadins des grandes villes aiment souvent rabaisser intellectuellement la population des zones rurales.
Globalement, le récit nous transporte au cœur de Lisbonne, entre la Lisbonne du passé et celle du présent. On suit à la fois une intrigue politique et historique, avec la rébellion contre la monarchie, et la vie contemporaine de Madalena. Cette double lecture rend l’histoire passionnante et dynamique.
Personnellement, je trouve que Maria est un personnage très naïf, ce qui m’agace parfois. Elle vient d’un milieu rural et fréquente souvent le peuple, mais elle défend le côté de l’élite portugaise. Je comprends qu’en étant proche d’eux, elle les perçoive comme des êtres humains avec des émotions, mais cela ne change rien au fait que cette élite est aussi à l’origine de la misère sociale. Maria semble vouloir rester apolitique dans une période où cela est impossible.
Enfin, le présent et le passé sont interconnectés grâce à des objets, des héritages, mais aussi à Madalena, qui tente de faire revivre le passé. Cela nous rappelle que notre existence est éphémère, mais que ce que nous laissons derrière nous peut être éternel. Nous pouvons tous laisser une trace dans le temps.
October 28, 2025
Voici le troisième volet de la nouvelle collection Voyage de Maison Pop, et lui aussi est très réussi. Que vous connaissiez ou pas Lisbonne, il va vous donner envie de la découvrir ou de la redécouvrir.
Une double histoire celle Madalena qui veut faire revivre un ancien bâtiment de Lisbonne en le transformant en hôtel, et celui de Marie Barreiros, une jeune fille au début de 1900, qui part de sa campagne pour servir de gouvernante dans une famille de la haute société lisboète. Les sujets abordés par ce livre sont très nombreux : une peinture de société du début du 20e siècle, la montée des revendications du peuple face à la famille royale, la découverte de l'amour, de la ville, des différentes classes sociales.
On a beaucoup de plaisir de suivre les aventures de Maria, et lorsque arrive la fin, on aimerait presque un tome 2 pour répondre à toutes les questions qui n'ont pas encore eu de réponse.
Sincèrement ce n'est que mon avis, mais certains personnages auraient mérité encore plus de corps, et il y aurait matière à faire un second livre pour conclure réellement ce fameux héritage, mais j'admets parfaitement que parfois, je suis difficile à satisfaire.
Joeffrey Gabriel, l'auteur que j'avais déjà beaucoup apprécié dans son livre : le goût des crêpes au beurre salé, réussi l'exploit de me donner envie de retourner à Lisbonne. Très belle histoire !!
This is the third installment in Maison Pop's new Voyage collection, and it too is very successful. Whether you know Lisbon or not, it will make you want to discover or rediscover it.
It tells two stories: that of Madalena, who wants to revive an old building in Lisbon by turning it into a hotel, and that of Marie Barreiros, a young girl in the early 1900s who leaves her rural home to work as a governess for a family in Lisbon's high society. The book covers a wide range of topics: a portrait of society in the early 20th century, the rise of popular demands against the royal family, the discovery of love, the city, and different social classes.
It is a great pleasure to follow Maria's adventures, and when the end comes, you almost wish for a second volume to answer all the questions that have not yet been answered.
Honestly, this is just my opinion, but some characters could have been developed further, and there is enough material for a second book to really conclude this famous legacy, but I fully admit that sometimes I am hard to please.
Joeffrey Gabriel, the author whose book Le goût des crêpes au beurre salé I already enjoyed very much, has succeeded in making me want to return to Lisbon. A very beautiful story!
Une double histoire celle Madalena qui veut faire revivre un ancien bâtiment de Lisbonne en le transformant en hôtel, et celui de Marie Barreiros, une jeune fille au début de 1900, qui part de sa campagne pour servir de gouvernante dans une famille de la haute société lisboète. Les sujets abordés par ce livre sont très nombreux : une peinture de société du début du 20e siècle, la montée des revendications du peuple face à la famille royale, la découverte de l'amour, de la ville, des différentes classes sociales.
On a beaucoup de plaisir de suivre les aventures de Maria, et lorsque arrive la fin, on aimerait presque un tome 2 pour répondre à toutes les questions qui n'ont pas encore eu de réponse.
Sincèrement ce n'est que mon avis, mais certains personnages auraient mérité encore plus de corps, et il y aurait matière à faire un second livre pour conclure réellement ce fameux héritage, mais j'admets parfaitement que parfois, je suis difficile à satisfaire.
Joeffrey Gabriel, l'auteur que j'avais déjà beaucoup apprécié dans son livre : le goût des crêpes au beurre salé, réussi l'exploit de me donner envie de retourner à Lisbonne. Très belle histoire !!
This is the third installment in Maison Pop's new Voyage collection, and it too is very successful. Whether you know Lisbon or not, it will make you want to discover or rediscover it.
It tells two stories: that of Madalena, who wants to revive an old building in Lisbon by turning it into a hotel, and that of Marie Barreiros, a young girl in the early 1900s who leaves her rural home to work as a governess for a family in Lisbon's high society. The book covers a wide range of topics: a portrait of society in the early 20th century, the rise of popular demands against the royal family, the discovery of love, the city, and different social classes.
It is a great pleasure to follow Maria's adventures, and when the end comes, you almost wish for a second volume to answer all the questions that have not yet been answered.
Honestly, this is just my opinion, but some characters could have been developed further, and there is enough material for a second book to really conclude this famous legacy, but I fully admit that sometimes I am hard to please.
Joeffrey Gabriel, the author whose book Le goût des crêpes au beurre salé I already enjoyed very much, has succeeded in making me want to return to Lisbon. A very beautiful story!
July 31, 2026
🍋 Les Héritiers de Lisbonne 🍋
Quelle magnifique collection que nous offrent les @editions_maisonpop !
Cette fois-ci direction Lisbonne ! Une plongée directe dans cette ville fabuleuse, avec son histoire, sa gastronomie et son art !
Tout démarre avec Madalena qui décide de racheter un vieil immeuble pour en faire un hôtel et qui y trouve un carnet qui remonte à 1907. Elle découvre alors que cet immeuble est riche d'une histoire incroyable !
L'auteur joue sur les deux temporalités pour nous raconter cette histoire et l'évolution de la ville de Lisbonne et de sa culture, notamment avec les tout débuts du fado.
Nous avons beaucoup aimé nous laisser porter par ce récit qui nous a fait voyager à travers les rues de Lisbonne, ses couleurs, ses azulejos et son ambiance si particulière. L'immersion est réussie et nous avons tourné les pages avec plaisir.
Nous nous sommes particulièrement attachées aux personnages du passé. Le journal de Maria nous a captivées et c'est probablement ce qui nous a le plus marquées dans cette lecture.
En revanche, nous refermons ce roman avec beaucoup de questions. Nous aurions aimé en savoir davantage sur le destin de Maria, Joao, Rosalia ou encore Vasco. Certaines nous ont semblé s'arrêter un peu tôt et nous avons ressenti une légère frustration en quittant ces personnages auxquels nous nous étions attachées.
Mais c'est aussi certainement lié au narratif du journal intime : l'histoire reste centrée sur ce que Maria voit, vit et raconte. Cela contribue à la crédibilité du récit, même si notre curiosité de lectrices nous donnait envie d'aller plus loin.
Une très belle lecture, dépaysante et agréable, avec un joli parfum d'histoire, de musique et de voyage. Un roman qui nous a donné envie de flâner dans les rues de Lisbonne et d'en découvrir davantage sur cette ville fascinante.
Quelle magnifique collection que nous offrent les @editions_maisonpop !
Cette fois-ci direction Lisbonne ! Une plongée directe dans cette ville fabuleuse, avec son histoire, sa gastronomie et son art !
Tout démarre avec Madalena qui décide de racheter un vieil immeuble pour en faire un hôtel et qui y trouve un carnet qui remonte à 1907. Elle découvre alors que cet immeuble est riche d'une histoire incroyable !
L'auteur joue sur les deux temporalités pour nous raconter cette histoire et l'évolution de la ville de Lisbonne et de sa culture, notamment avec les tout débuts du fado.
Nous avons beaucoup aimé nous laisser porter par ce récit qui nous a fait voyager à travers les rues de Lisbonne, ses couleurs, ses azulejos et son ambiance si particulière. L'immersion est réussie et nous avons tourné les pages avec plaisir.
Nous nous sommes particulièrement attachées aux personnages du passé. Le journal de Maria nous a captivées et c'est probablement ce qui nous a le plus marquées dans cette lecture.
En revanche, nous refermons ce roman avec beaucoup de questions. Nous aurions aimé en savoir davantage sur le destin de Maria, Joao, Rosalia ou encore Vasco. Certaines nous ont semblé s'arrêter un peu tôt et nous avons ressenti une légère frustration en quittant ces personnages auxquels nous nous étions attachées.
Mais c'est aussi certainement lié au narratif du journal intime : l'histoire reste centrée sur ce que Maria voit, vit et raconte. Cela contribue à la crédibilité du récit, même si notre curiosité de lectrices nous donnait envie d'aller plus loin.
Une très belle lecture, dépaysante et agréable, avec un joli parfum d'histoire, de musique et de voyage. Un roman qui nous a donné envie de flâner dans les rues de Lisbonne et d'en découvrir davantage sur cette ville fascinante.
June 18, 2026
Très jolie lecture. Ça se lit bien, c'est bien écrit et on veut aller au bout pour connaître le destin de tout ces personnages. C'est tout en poésie et en émotions.
Cependant, l'histoire aurait pu encore être encore meilleure. Etant d'origine portugaise, je peux affirmer que certains éléments de l'intrigue ne sont malheureusement pas crédibles (c'est pardonnable, je fais partie du public le plus dur à convaincre sur ce coup-là). La Lisbonne de 1907 qui nous est décrite est trop moderne pour être réaliste, notamment sur tout ce qui touche à l'éducation, à la culture et aux mentalités. Autre chose qui ne m'a pas permis une immersion totale : on ressent clairement la présence de l'auteur dans le récit. Ça se sent qu'il nous transmet tout ce qu'il a vu lors de son voyage à Lisbonne et ça efface les personnages. C'est très étrange comme sensation. Maria en arrivant à Lisbonne ne découvre pas que la ville, on a l'impression qu'elle découvre le Portugal tout entier, comme si elle n'y vivait pas. Je ressors donc charmée par cette lecture mais pas conquise.
Cependant, l'histoire aurait pu encore être encore meilleure. Etant d'origine portugaise, je peux affirmer que certains éléments de l'intrigue ne sont malheureusement pas crédibles (c'est pardonnable, je fais partie du public le plus dur à convaincre sur ce coup-là). La Lisbonne de 1907 qui nous est décrite est trop moderne pour être réaliste, notamment sur tout ce qui touche à l'éducation, à la culture et aux mentalités. Autre chose qui ne m'a pas permis une immersion totale : on ressent clairement la présence de l'auteur dans le récit. Ça se sent qu'il nous transmet tout ce qu'il a vu lors de son voyage à Lisbonne et ça efface les personnages. C'est très étrange comme sensation. Maria en arrivant à Lisbonne ne découvre pas que la ville, on a l'impression qu'elle découvre le Portugal tout entier, comme si elle n'y vivait pas. Je ressors donc charmée par cette lecture mais pas conquise.
March 16, 2026
J'aime beaucoup le concept de cette collection. Ici, on part à la découverte de Lisbonne et c'était plutôt bien fait (enfin, pour quelqu'un comme moi qui n'y connait rien).
Pour le reste, ce n'était pas de la grande littérature. Heureusement, je ne m'attendais à rien de tel. C'est le genre de lecture qui convient très bien si vous êtes en vacances. Pas désagréable, mais une histoire assez convenue.
Pour le reste, ce n'était pas de la grande littérature. Heureusement, je ne m'attendais à rien de tel. C'est le genre de lecture qui convient très bien si vous êtes en vacances. Pas désagréable, mais une histoire assez convenue.
May 8, 2026
Joli livre sur Lisbonne que j’ai commencé à Lisbonne ! De ce fait, les rues et places dont parle Gabriel Blancard me sont connues. Sympa!
Par contre, l’intrigue et le twist des 2 périodes évoquées dans le livre, sont un peu grossiers, un peu « téléphonés ». Mais le livre est quand même agréable à lire…
Par contre, l’intrigue et le twist des 2 périodes évoquées dans le livre, sont un peu grossiers, un peu « téléphonés ». Mais le livre est quand même agréable à lire…
June 13, 2026
Je l'ai adoré, une très belle lecture. J'ai appris un pan de l'histoire du Portugal que je connaissais pas.
September 8, 2026
Très bon livre qui attrape lecteur. A lire face à la mer en mangeant un Pasteis de nata
September 27, 2026
Très bien
May 7, 2025
Chère Toi,
Ce roman est un délice. Un pur coup de cœur. L’objet lui-même est sublime. Tu verras !
Et tu sais quoi ? En plus je l’ai reçu en avance de la part de Gabriel et de la maison d’éditions : une surprise qui m’a fait très très chaud au cœur. Bref, toi là-haut, tu sais.
Dans ce récit, deux époques se font écho. Mais une seule Lisbonne, cette muse omniprésente, ce cœur palpitant qui t’invite à la découverte. Elle t’ouvre ses bras pour un voyage aux mille nuances, aux mille parfums. Un voyage au fil de son histoire, de ses merveilles, de ses blessures. De ses drames. De ses joies. De ses azulejos, éblouissants, de son fado, déchirant.
Pages après pages, tu découvriras deux femmes, deux destins. Madalena et Maria. Deux M — comme toi — portés par une émotion brute, insaisissable, qui vient te cueillir là, juste là, au creux de la poitrine.
Miettes à miettes, le récit te mèneras avec une précision délicate entre une maison du passé et une maison en devenir, témoin silencieux d’une époque révolue. La maison, elle aussi personnage à part entière, miroir de Lisbonne, accompagne Madalena et Maria dans leurs doutes, leurs épreuves, leurs petits bonheurs, leurs espérances, leurs renaissances.
Et Joâo. Ah que je l’ai aimé. Un poète aussi sauvage que doux. Un diamant brut.
Tu verras, c’est un livre qui donne envie de voyager autrement. Il m’a fait découvrir Lisbonne non seulement à travers ses lieux, mais à travers ce qu’elle a été, ce qu’elle est, ce qu’elle devient. Lisbonne intime.
La plume de l’auteur m’a encore une fois touchée par la beauté de ses mots, par la justesse de son ton, par sa façon délicate d’équilibrer le drame et la légèreté, le présent et le passé. Tout y est construit avec finesse.
C’est un voyage profondément émouvant, qui éclaire autant qu’il touche, qui raconte autant qu’il fait ressentir. Un roman qui laisse une empreinte tendre et durable.
Tu l’auras compris, c’est un coup de cœur ! Un roman qui m’a bouleversée par sa nostalgie douce, sa pureté, la sincérité de son écriture. Par Lisbonne. Éclatante et délicate. Par ses personnages — deux femmes fortes, à des époques différentes, et pourtant si proches, si liées. Deux femmes courageuses et profondément inspirantes, dont les trajectoires résonnent longtemps après la dernière page.
Alors n’hésites pas, pars en voyage !
Ce roman est un délice. Un pur coup de cœur. L’objet lui-même est sublime. Tu verras !
Et tu sais quoi ? En plus je l’ai reçu en avance de la part de Gabriel et de la maison d’éditions : une surprise qui m’a fait très très chaud au cœur. Bref, toi là-haut, tu sais.
Dans ce récit, deux époques se font écho. Mais une seule Lisbonne, cette muse omniprésente, ce cœur palpitant qui t’invite à la découverte. Elle t’ouvre ses bras pour un voyage aux mille nuances, aux mille parfums. Un voyage au fil de son histoire, de ses merveilles, de ses blessures. De ses drames. De ses joies. De ses azulejos, éblouissants, de son fado, déchirant.
Pages après pages, tu découvriras deux femmes, deux destins. Madalena et Maria. Deux M — comme toi — portés par une émotion brute, insaisissable, qui vient te cueillir là, juste là, au creux de la poitrine.
Miettes à miettes, le récit te mèneras avec une précision délicate entre une maison du passé et une maison en devenir, témoin silencieux d’une époque révolue. La maison, elle aussi personnage à part entière, miroir de Lisbonne, accompagne Madalena et Maria dans leurs doutes, leurs épreuves, leurs petits bonheurs, leurs espérances, leurs renaissances.
Et Joâo. Ah que je l’ai aimé. Un poète aussi sauvage que doux. Un diamant brut.
Tu verras, c’est un livre qui donne envie de voyager autrement. Il m’a fait découvrir Lisbonne non seulement à travers ses lieux, mais à travers ce qu’elle a été, ce qu’elle est, ce qu’elle devient. Lisbonne intime.
La plume de l’auteur m’a encore une fois touchée par la beauté de ses mots, par la justesse de son ton, par sa façon délicate d’équilibrer le drame et la légèreté, le présent et le passé. Tout y est construit avec finesse.
C’est un voyage profondément émouvant, qui éclaire autant qu’il touche, qui raconte autant qu’il fait ressentir. Un roman qui laisse une empreinte tendre et durable.
Tu l’auras compris, c’est un coup de cœur ! Un roman qui m’a bouleversée par sa nostalgie douce, sa pureté, la sincérité de son écriture. Par Lisbonne. Éclatante et délicate. Par ses personnages — deux femmes fortes, à des époques différentes, et pourtant si proches, si liées. Deux femmes courageuses et profondément inspirantes, dont les trajectoires résonnent longtemps après la dernière page.
Alors n’hésites pas, pars en voyage !
January 20, 2026
𝕷𝖊𝖘 𝖍é𝖗𝖎𝖙𝖎𝖊𝖗𝖘 𝖉𝖊 𝕷𝖎𝖘𝖇𝖔𝖓𝖓𝖊 🍋
📆 07/05/2025
📚 @editions_maisonpop / @joffrey.gabriel
🇵🇹 294 pages
🦋 Quel est le dernier voyage dans lequel votre dernière lecture vous a emporté ?
𝗕𝗼𝗮 𝘁𝗮𝗿𝗱𝗲 𝗟𝗶𝘀𝗯𝗼𝗮 ! 🇵🇹
Porté par les accords du fado et les bouleversements qui traversent la capitale portugaise, ce roman nous plonge dans une Lisbonne vibrante, faite de collines escarpées et de reflets dorés sur le Tage. L’histoire suit le destin de deux femmes, séparées par deux siècles, réunies par un même lieu : une bâtisse ornée d’azulejos, tour à tour maison de famille et hôtel.
Si tu aimes les romans de transmission, les histoires de famille, les récits à double temporalité et ces livres qui font voyager sans quitter son canapé, alors cette lecture pourrait bien te séduire (avec, en prime, une irrésistible envie de pastéis de nata).
J’ai beaucoup aimé la manière dont le passé se dévoile à travers le carnet découvert par Madalena, alors que l’édifice qu’elle vient d’acheter est en pleine rénovation. Ce carnet nous entraîne au début du XXᵉ siècle, dans l’intimité de la famille Ribeiro, grâce au regard de Maria, leur gouvernante. Les personnages sont attachants, et une mention particulière revient aux enfants, très finement construits par Gabriel Blancard.
Le roman offre une traversée sensible de la société portugaise, des campagnes rurales jusqu’aux sphères les plus élevées, avec notamment un détour par le palais de Pena à Sintra, donnant à l’ensemble une vraie ampleur historique.
Entre passion et mélancolie, le récit avance au rythme du fado, alternant instants de bonheur et épreuves marquantes. Petit bémol pour moi : j’aurais aimé que le personnage de Joao, artisan et maître des azulejos, soit davantage exploré.
💛 Un roman qui rend aussi un bel hommage aux femmes qui osent reprendre leur destin en main, s’émanciper et se soutenir, à l’image de Rosalia, prête à s’échapper de sa cage dorée pour inventer un avenir différent.
ᴇɴ ᴘᴀʀᴛᴇɴᴀʀɪᴀᴛ ᴀᴠᴇᴄ ᴍᴀ ᴄʙ
🔑 : Portugal - historique - détachement - deuil - reconstruction de soi
#bookstagram #gabrielblancard #portugal #editionsmaisonpop #clubdeslecteurs
Ig : sarahmoro_
📆 07/05/2025
📚 @editions_maisonpop / @joffrey.gabriel
🇵🇹 294 pages
🦋 Quel est le dernier voyage dans lequel votre dernière lecture vous a emporté ?
𝗕𝗼𝗮 𝘁𝗮𝗿𝗱𝗲 𝗟𝗶𝘀𝗯𝗼𝗮 ! 🇵🇹
Porté par les accords du fado et les bouleversements qui traversent la capitale portugaise, ce roman nous plonge dans une Lisbonne vibrante, faite de collines escarpées et de reflets dorés sur le Tage. L’histoire suit le destin de deux femmes, séparées par deux siècles, réunies par un même lieu : une bâtisse ornée d’azulejos, tour à tour maison de famille et hôtel.
Si tu aimes les romans de transmission, les histoires de famille, les récits à double temporalité et ces livres qui font voyager sans quitter son canapé, alors cette lecture pourrait bien te séduire (avec, en prime, une irrésistible envie de pastéis de nata).
J’ai beaucoup aimé la manière dont le passé se dévoile à travers le carnet découvert par Madalena, alors que l’édifice qu’elle vient d’acheter est en pleine rénovation. Ce carnet nous entraîne au début du XXᵉ siècle, dans l’intimité de la famille Ribeiro, grâce au regard de Maria, leur gouvernante. Les personnages sont attachants, et une mention particulière revient aux enfants, très finement construits par Gabriel Blancard.
Le roman offre une traversée sensible de la société portugaise, des campagnes rurales jusqu’aux sphères les plus élevées, avec notamment un détour par le palais de Pena à Sintra, donnant à l’ensemble une vraie ampleur historique.
Entre passion et mélancolie, le récit avance au rythme du fado, alternant instants de bonheur et épreuves marquantes. Petit bémol pour moi : j’aurais aimé que le personnage de Joao, artisan et maître des azulejos, soit davantage exploré.
💛 Un roman qui rend aussi un bel hommage aux femmes qui osent reprendre leur destin en main, s’émanciper et se soutenir, à l’image de Rosalia, prête à s’échapper de sa cage dorée pour inventer un avenir différent.
ᴇɴ ᴘᴀʀᴛᴇɴᴀʀɪᴀᴛ ᴀᴠᴇᴄ ᴍᴀ ᴄʙ
🔑 : Portugal - historique - détachement - deuil - reconstruction de soi
#bookstagram #gabrielblancard #portugal #editionsmaisonpop #clubdeslecteurs
Ig : sarahmoro_
June 6, 2025
Un si beau livre, lu durant mon voyage à Lisbonne pour être dans le thème.
Ce roman m’a accompagné durant tout mon séjour à Lisbonne et ses alentours, c’était si incroyable de pouvoir m’imaginer les lieux en lisant et y aller par la suite, je me suis vraiment cru dans l’histoire, les personnages ont l’air vivants et on pourrait penser que cette histoire a réellement existé.
C’est rare une plume qui me fait autant voyager. Et cette histoire était tellement inspirante et accrochante, je me suis réellement attachée à Maria, Vasco et Rosalia et j’aurais tant aimé en savoir plus sur ce qu’ils sont devenus.
Ce livre restera dans mon cœur surtout qu’il a fait le voyage avec moi dans les rues de Lisbonne, Cascais et Sintra
Ce roman m’a accompagné durant tout mon séjour à Lisbonne et ses alentours, c’était si incroyable de pouvoir m’imaginer les lieux en lisant et y aller par la suite, je me suis vraiment cru dans l’histoire, les personnages ont l’air vivants et on pourrait penser que cette histoire a réellement existé.
C’est rare une plume qui me fait autant voyager. Et cette histoire était tellement inspirante et accrochante, je me suis réellement attachée à Maria, Vasco et Rosalia et j’aurais tant aimé en savoir plus sur ce qu’ils sont devenus.
Ce livre restera dans mon cœur surtout qu’il a fait le voyage avec moi dans les rues de Lisbonne, Cascais et Sintra
January 17, 2026
Un bijou, des descriptions d’une Lisbonne si vibrante et chaleureuse. J’ai aimé les deux personnages de femmes fortes qui dialoguent dans ce roman et dont les destins s’entrecroisent.
June 23, 2026
Hated everyone it was hard to finish
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