Cassandra n’a pas l’intention de revenir sur les événements des derniers mois avec l’intervenante qui se trouve devant elle. Lorsque cette dernière insiste, Cass finit par céder : « Cancelle tes rendez-vous de l’avant-midi, ma belle, parce que j’ai Hiroshima dans le ventre. » T'ES BELLE, POUR UNE GROSSE est un long cri.
Narration très originale. Personnage principale interessant et attachant. C’est rough, mais réaliste. Ça se lit bien. Très bon premier roman pour l’auteur !
Sauf… et la c’est mon commentaire de psy spécialisée en tca —> c’est faux de dire qu’on ne peut pas guérir d’un trouble alimentaire ! C’est un mythe et je suis déçue de l’avoir lu dans ce roman comme un fait.
"On devrait jamais souffrir pour plaire au monde. Mais est-ce que c'est correct de souffrir pour se plaire à soi?"
Ma dernière journée en tant que libraire fut ponctuée de la rencontre de Simon Alarie. Un peu gênée, je l'écoutais parler avec passion et humour de son livre. Ses yeux pétillaient et son rire résonait dans toute la librairie. Nous avons convergées autour de lui, fascinées, accrochées à chacune de ses paroles et ma curiosité fut piquée. Une seule copie de son premier roman restait, elle deviendrait mienne.
Je me suis assise aujourd'hui avec l'envie de lire, j'ai pris ce roman de ma PàL et, je l'ai lu d'un coup, de couverture en couverture. Je ne suis pas certaine d'avoir respirer. Sa plume est vulnérable et sincère. Son language familier et "relatable" fait vivre ses personnages. J'avais l'impression de lire un message d'une amie. Je voyais la pièce de théatre se dessiner dans ma tête. J'avais parfois l'impression de retrouver des bouts de mon histoire. L'auteur a un réel talent et une merveilleuse compréhension de cette réalité.
Ne pas se laisser arrêter parce que c'est dans la collection jeunesse de Leméac, l'histoire de Cass peut facilement transcender les générations.
Cassandra entre dans le bureau d’une intervenante pour revenir sur les événements qu’elle a vécu dans les derniers mois. Au début rétissante, elle fini par s’ouvrir et faire confiance à l’inconnue devant elle.
Une écriture crue, forte, parfaite pour les sujets sensibles mais si importants qui sont abordés dans ce court roman. Un texte poignant, une jeune femme lançant un cri du cœur, un grand parcours du combattant.
J’ai ressenti toute la détresse de Cass, son mal-être, son malheur, sa tristesse et sa vulnérabilité. Je me suis aussi un peu reconnu en elle, le fait d’avoir de la difficulté à accepter son corps comme il est, parfaitement imparfait. J’avais envie de lui faire un énorme câlin, de la supporter, mais aussi de la shaker pour qu’elle se rende compte que ce n’était pas elle le problème. 🤍
Il y a aussi d’autres sujets qui sont venus me chercher, mais surtout la violence familiale et conjugale. Je pense que l’histoire de Cass et ses deux amies, c’est le livre que tous les jeunes devraient lire pour s’ouvrir les yeux sur ce qui est inacceptable. Pour avoir le courage de dénoncer, de partir.
Je suis certaine que ce livre donnera un peu d’espoir à ceux et celles qui peinent à s’aimer, et remplira leur cœur de douceur dans le but de finir par voir le beau en eux. L’amour de l’autre passe en premier par l’amour de soi. 💖
Je m'attendais à ce que le roman porte principalement sur la grossophobie. Finalement, le trouble alimentaire est la conséquence d'un ensemble de facteurs dont la dysfonctionnalité familiale de la narratrice.
J'ai tout de même beaucoup aimé ce roman qui dit les vraies affaires, illustre la misère que peuvent vivre des ados quand tout pète autour d'elleux.
Suivre la progression de Cass, autant dans son rapport aux TCA que dans ses relations, m’a profondément touchée. Son parcours n’est pas linéaire, il est fait de prises de conscience, de rechutes, de questionnements… et c’est justement ce qui le rend si réel. On ressent ses luttes, ses contradictions, sa vulnérabilité.
J’ai beaucoup aimé le type de narration. Le fait d’avoir accès à ses paroles m’a donné l’impression qu’elle me racontait son histoire directement. C’était intime, honnête, presque brut. Par contre, j’aurais aimé lire les réponses de l’intervenante. J’aurais trouvé intéressant d’avoir ce regard extérieur, ce dialogue complet.
Ce livre m’a aussi amenée à réfléchir à mon propre regard sur le corps. Totalement. J’ai fait des liens avec mon vécu personnel, avec certaines pensées qu’on porte parfois sans même s’en rendre compte.
Ça m’a confrontée, mais d’une façon nécessaire. C’est une lecture touchante et actuelle, qui met en lumière une réalité complexe sans jugement. Un livre qui dérange un peu… mais qui fait du bien.
t'es belle pour une grosse est l'histoire de cass, jeune adolescente grosse, et de ses deux amies mag et jade. chacune gère ses démons et leurs rouages.
j'ai beaucoup aimé la narration, les sujets qui abordent des enjeux réalistes chez les adolescents(es). j'ai ADORÉ carole.
ce livre était trop court, j'en aurais pris vraiment plus. 🥹
félicitations à l'auteur pour ce premier roman qui était franchement crédible et poignant.
the kids are alright !!!!! Si c’est avec ça que les jeunes grandissent, ça va bin aller. Quelle joie cette lecture !!!!!!! C’était, comme me l’a décrit Simon, un peu trash, un peu sombre, mais lumineux malgré tout. J’ai ri tout le long, et je me suis beaucoup attachée à Cass. Un roman pour ados qui peut aussi beaucoup faire sourire les adultes. Lemeac strikes again 🙂↕️
Sujet assez difficile et passages parfois troublants mais très vraisemblable. J’ai bien aimé la narration qui se prêtait bien au format de 140 pages. Lecture qui fait réfléchir.
J’ai trouvé l’évolution de Cassandra tellement touchante et sincère. Je l’avoue je n’étais pas certaine de la narration au début, mais j’ai fini par apprécier. Plusieurs phrases ont fait écho et me sont allées droit au cœur.
On y suit Cass, une adolescente qui s’ouvre à une intervenante après qu’un enchaînement d’événements graves ait bouleversé sa vie.
Au fil des pages, on découvre la dynamique familiale toxique dans laquelle elle a grandi ainsi que l’impact que le poids des mots a eu sur son quotidien. On rencontre aussi ses deux amies, Mag et Jade.. tout aussi poquées par la vie qu’elle.
Et tranquillement.. on glisse avec Cass dans l’enfer de son trouble alimentaire..
« On devrait jamais souffrir pour plaire au monde. Mais est-ce que c'est correct de souffrir pour se plaire à soi ? »
Cette longue confession, c’est le cri d’une ado. Un cri retenu trop longtemps qui sort sans retenue et qui nous frappe en plein cœur.
C’est rough, confrontant et déchirant.
Les thèmes abordés sont d’actualité !
« J'ai pas beaucoup de talent dans la vie, mais j'ai un don, pis c'est de m'habituer à la misère. Quand tu t'habitues à ça, tu peux t'adapter à n'importe quoi. »
J’ai corné tellement de pages que mon livre est déformé !
L’histoire de Cass nous rappelle à quel point les mots peuvent être destructeurs.
Mais surtout, son histoire nous montre que l’environnement dans lequel on grandit ne nous définit pas.
Ouf! Autant dire d'emblée que comme vous pouvez l'imaginer avec un titre pareil, "T'es belle, pour une grosse", ce n'est pas une balade de santé paisible. C'est un roman coup de poing comme j'en ai lus plusieurs pour la maison Léméac Jeunessse, qui semble adorer les histoires percutantes. Ici, on a un florilèges de thématiques sensibles , livrées dans un langage cru teinté d'humour noir, servi par une jeune dont le long silence éclate soudain en un long cri de guerre contre la vie. Mais! Surprenamment, cette longue conversation qui tient du monologue se teinte soudain de couleurs, d'espoir et même d'optimiste. Un optimiste prudent, mais un optimiste tout-de-même. Quand on permet à la colère brute d'enfin couler librement et de livrer son message, c'est plus facile de laisser la résilience jouer son rôle par après.
Cassandra est dans le bureau d'un intervenante. De quelle entité, on ne sait pas encore, mais quelle entrée en matière! L'adolescente d'abord récalcitrante et agacée fini par perdre patience et affirme à cet intervenante qui n'a visiblement aucune idée de ce qu'est la souffrance que si elle veut vraiment entendre de quoi a l'air sa vie, elle est mieux d'annuler ses rendez-vous et d'attacher sa tuque, parce que comme elle le dit si bien: "J'ai Hiroshima dans le ventre".
Attention, il y aura quelques divulgâchis à partir d'ici.
Parce que oui, Cassandra, elle en a du vécu. Pas un vécu ordinaire de jeune fille de classe moyenne, non plus le genre "milieu défavorisé dans son écrin de pauvreté, servi sur un lit de violence domestique avec son accompagnement d'anorexie sévère". Entourée de ses deux amies dont une se lance dans le deal de drogue et l'autre qui se retrouve à la merci d'un salopard de batteur de femme manipulateur couillon, Cassandra essai de survivre au départ de sa mère sans elle, pour un refuge pour femme battues. Surtout, elle essai de faire fondre ce corps qu'on lui reproche d'être moche. "T'es belle, pour une grosse", c'est le trait délicat de son père quand il lui parle de son apparence.
Pourtant, entre les révélations et les confidences, le ton s'adoucit. Cassandra s'en veut même un pue d'avoir été aussi raide avec cette intervenante qui l'écoute depuis maintenant trois heures. Elle lui confie même avoir vécu certaines de ces situations. Elle n'a donc pas ce profil d'intervenante "sauveuse" venue de la classe moyenne nantie que lui reprochait d'être Cassandra au début. Et elle semble avoir réellement de l'empathie pour sa situation. Avec son aide, certains mots sont appris, placés ça et là comme de petits drapeaux, des repères, des marqueur de reconnaissance. Cass est une victime. Cass est une survivante. Cass est une résiliente. Cass mérite d'être entendu et aimée. Cass possède une belle âme.
À travers les énormes facteurs de risque de l'entourage de Cass, on a tout de même de magnifiques facteurs de résilience, notamment avec Carole, cette femme au grand cœur pleine de vie qui se soucie de ses ados qui travaillent avec elle comme si c'étaient ses filles. Carole qui veut payer la robe sur mesure de Cass, parce que "t'es grosse, Cass, pas laide!" Il y a la solidarité des trois filles justement, Cass et ses deux amies, Mag et Jade. Une amitié qui va survivre à l'emprisonnement de Mag pour trafic de stupéfiants et de la relation toxique sévère de Jade, survivante de sévices psychologiques, verbaux, financiers, sexuels et physiques ( la totale, quoi). Il y a même les changements qui s'opèrent chez Éric, alias "Le Colonel", père de Cassandra, qui essai maladroitement d'arrondir les angles et même, un peu, de compenser. Pas de là à ce que la mère de Cass lui pardonne, au contraire, elle va lui faire savoir de façon très sentie qu'il a gâché sa vie. Éric, un enfant lui aussi issu d'un milieu très violent, la roue tourne. ll faut un immense courage pour ces femmes et ces hommes qui parviennent à quitter des milieux violents pour ensuite se reconstruire, un jour après l'autre.
Cassandra souffre d'un trouble alimentaire avec des comportements anorexiques. Elle mange de moins en moins, se fait vomir également. Au pire de son trouble, elle ne mange qu'une pomme par semaine. Sa situation est extrêmement grave et nécessite une hospitalisation prolongée dans un centre spécialisée, payé par sa famille. On aura donc toute sorte de stratégie de sa part pour alimenter son trouble, mais surtout, on aura une plongée dans son esprit, car le trouble alimentaire est intrinsèquement lié à la santé mentale, que ce soit le rapport au corps ou le rapport aux autres. Ou les deux.
Et il y a la petite douceur en fin de roman qu'on attendait pas, mais qui a de quoi faire sourire. Cass se demande pourquoi elle devait se présenter aujourd'hui au bureau de intervenante pour la protection de la Jeunesse ( J'aurais du m'en douter), et découvre avec stupéfaction que son dossier n'est pas retenue ( elle a plus de 16 ans). L'intervenante voulait juste voir comment elle allait. Cass en est vraiment émue. L'adolescente confie que la vie suit son cours, imparfaite, mais mieux qu'avant. Elle se verrais faire un DEP en soins à domicile pour aider des gens. Ou aller en cuisine, parce que Mag veut ouvrir un café avec ses deux amies, plus tard. Elle mange à nouveau. "Je ne suis pas belle pour une grosse. Je suis belle ET grosse" sont ses derniers mots.
Il se dégage ce roman une brutalité qui sent le vécu et l'expérience. Ça semble si vrai ou en tout cas, crédible. Il y a beaucoup de nuances dans cette histoire, tout n'est pas blanc ou noir, tout n'est pas dramatique non plus. On se retrouve même à rire à quelque reprises, Cass a un sacré sens de l'humour ( noir)! Surtout, je vois bien ce roman, très accessible par sa langue orale et son monologue continu qui nous maintient dans l'action autant que dans l'émotion, être un beau cas de cercle de lecture au secondaire. Je le proposerai aux profs des secondaires 3 à 5 ( donc les 15-17 ans). Ça permet de mettre beaucoup de choses en perceptive: les conséquences de la pauvreté, les impacts de la violence domestique, le rapport aux autres, l'handicap d'être gros dans un monde qui comprend mal l'obésité, survivre à un trouble alimentaire et apprendre à vivre avec, parce que ça ne guérit pas, ça se contrôle. Mais surtout, ça parle de solidarité sociale et de la résilience sans non plus promettre une vie parfaite à la fin. On est pas dans du sensationnalisme, on est dans un récit terre-à-terre, touchant et sensible.
Pour un lectorat adolescent à partir du 2e cycle secondaire, 15-17 ans+
**Comporte du langage ordurier, des thèmes sensibles et des scènes de violence.
Catégorisation: Roman fiction québécois, littérature jeunesse adolescente, 2e cycle secondaire, 15-17 ans+ Note: 8/10
T'es belle pour une grosse @simon alarie Publié en février 2026 chez Leméac éditeur 📚Roman emprunté à ma bibliothèque municipale
❤️🩹 Un roman percutant, cru, qui frappe. Je m'attendais à lire un roman portant sur la grossophobie mais non! Les troubles alimentaires sont abordés en large, mais on parle aussi d'amitiés, de violence conjugale. Ce roman, c'est pas pour les doux. Il peut choquer mais aussi faire réfléchir, sensibiliser. Bien que classé jeunesse, il saura trouvé sa place auprès de n'importe quel lecteur averti. Son langage cru et familier suscite l'intérêt, mais le point fort est sans aucun doute la narration. Cass, la protagoniste, s'adresse à son intervenante tout au long du roman, ce qui nous interpelle davantage ayant l'impression de se faire raconter l'histoire. Encore une fois, Leméac frappe fort avec ce roman qui montre des jeunes pockés, avec un bagage de vie lourd pour un si jeune âge, mais à la résilience remarquable.
J'ai eu beaucoup de difficulté avec la narration et la narratrice. Cass n'est pas un personnage qui m'a accroché.e ni plu, malheureusement. Je trouvais certaines de ses réflexions trop poussées pour une jeune fille qui dit elle-même ne pas être bonne à l'école, qui ne semble pas avoir un cercle de proches très littéraires ou intellectuel.les. Par conséquent, j'ai sourcillé quelques fois. De plus, je m'attendais à une lecture sur la grossophobie, mais je trouve qu'on est plus dans le sujet des relations toxiques, du trouble alimentaire. Cependant, j'ai bien aimé la fin et les relations qui évoluent. Ce sont justement mes parties préférées: quand Cass est avec ses amies ou sa famille. Il y a une belle évolution que j'ai trouvée naturelle et touchante.
J'ai tout aimé de ce livre qui traite de thèmes qui me sont chers dont celui des troubles du comportement alimentaire. J'ai aimé le concept. Un long monologue d'environ 150 pages. Le livre commence dans le bureau de la psychologue de l'école et se termine dans ce même bureau. Entre les deux, Cass, la narratrice, se livre à coeur ouvert à l'intervenante et nous amène dans sa vie. Elle ne l'a pas eue facile, mais son cheminement fera assurément réfléchir plusieurs adolescents et jeunes adultes. Une autre belle réussite de Leméac Jeunesse et un premier roman qui fera beaucoup parler de lui. Bravo Simon Alarie!
Je reste innondée des phrases "Cancelle tes rendez-vous de l’avant-midi, ma belle, parce que j’ai Hiroshima dans le ventre" et "Je suis belle ET grosse" (IYKYK).
Je ne savais pas si j'allais adhérer à la discussion avec la thérapeute. Finalement, j'ai complètement embarqué dans l'histoire. Jai trouvé certains éléments un peu invraisemblables, d'où le 4.5, mais c'est une lecture vraiment pertinente qui pogne dans les trippes.
C'était aussi une rencontre avec Simon Alarie pour moi. J'y retournerai les yeux fermés!
J'ai eu un peu de mal avec la façon dont le texte était écrit au début, mais j'ai vite réussi à rentrer dans l'histoire et damn... quelle histoire. J'ai trouvé ça triste, mais touchant à la fois. Beau et laid en même temps. Encore une fois, un titre de chez LJ qui nous montre des émotions vives et nous laisse dealer avec quand on tourne la dernière page.
Mais pour un premier roman ? Damn. Congrats Simon,
Très bon premier roman qui s'inscrit dans ces regards portés au corps, le regard des autres, de soi. Parce qu'on n'y échappe pas. Et dans ce livre, le contexte familial, la précarité, le petit monde illustré, mais aussi l'importance des liens, de regarder devant, de vivre difficilement, mais avec de la lumière, ça fait résonner le meilleur. Je mettrais ce roman entre les mains des adolescents !
" Les gens se rendent pas compte à quel point les mots peuvent laisser des marques pas mal plus intenses que les coups. Je veux dire... C'est à cause des mots que je suis difforme."
4,5 ⭐️ vraiment très bon, très beau, touchant, triste mais qui donne espoir. qui donne aussi le goût d'aller brasser les parents inadéquats, mais qui n'ont pas les ressources pour faire mieux.