Il y avait dix ans que Jolène Ruest habitait son appartement dans Hochelaga, lorsque les tout nouveaux propriétaires de son quintuplex réquisitionnent son loyer, voulant y loger leur fils. S’amorce alors son combat pour garder son toit, qu’elle aime, qui la mènera jusqu’au TAL. Dans une courtepointe de poèmes, de récits, d’illustrations et de faits socio-politico-historiques, elle réfléchit à la notion de chez-soi. Arpentant la ville, son histoire et ses lois, elle embrasse son sentiment d’appartenance au territoire, aux gens l’habitant, et élabore une pensée qui transcende le combat et la résistance, pour nous rappeler à une question existentielle : qu’est-ce qu’être chez soi?
Jolène Ruest travaille dans le milieu de la musique, écrit des zines, de la poésie et des romans. Diplômée de l’École nationale de l’humour, elle a animé pendant six ans Critique de crowd sur les ondes de CISM et a documenté son processus créatif dans la baladodiffusion Jus d’cerveau sua dactylo.
Belle lecture, ça se lit d'un coup (ou presque) Très hot de retrouver Hochlag, pas trash, pas romancé, juste chez nous. Avec le dep qui est devenu un logement hors-prix, le building qui se fait constamment vandalisé (lui à côté du Tims), le building de la tour d'eau où malheureusement le café coop a fermé l'été passé (me semble) et les reprises de logements hyper courantes.
Le phénomène catastrophique des reprises et rénovictions. Jolène Ruest l'a vécu, nous livre son expérience , ses angoisses . Son récit personnel/ universel est si bien écrit, de son punch habituel que j'aime. Sa poésie immobilière est belle, touchante. Un autre bijou de cette auteure. Miss Ruest, je suis une fan finie( même si je ne suis pas punk et trentenaire).
Vraiment intéressant! Une belle histoire qui nous permet de s’instruire également. Bien utile pour en apprendre plus sur nos droits de locataires et la réalité actuelle de l’accès aux logements.