Pascal Bruckner est un romancier et essayiste français, d'origine suisse protestante, né à Paris le 15 décembre 1948. Après des études au Lycée Henri IV à Paris, à l'université de Paris I et de Paris VII, et à l'Ecole pratique des hautes études, Pascal Bruckner devient professeur invité à l'Université d'Etat de San Diego en Californie et à la New York University de 1986 à 1995. Maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris de 1990 à 1994, il collabore également au Monde et au Nouvel Observateur. Romancier prolifique, on lui doit Lunes de fiel - adapté à l'écran par Roman Polanski - Les Voleurs de beauté - prix Renaudot en 1997 - et plus récemment L'Amour du prochain (2005).
Pascal Bruckner is a French writer, one of the "New Philosophers" who came to prominence in the 1970s and 1980s. Much of his work has been devoted to critiques of French society and culture. He is the author of many books including The Tyranny of Guilt, Perpetual Euphoria and The Paradox of Love. He writes regularly for Le Nouvel Observateur.
Pascal Bruckner, fils d'une famille dysfonctionnelle d'origine autrichienne dans laquelle le père est violent avec la mère et son fils -c'est spécifié dès les premières pages- écrit l'histoire de sa mère, de leur relation filiale et maternelle conflictuelle, tout en nous proposant une rétrospective du siècle. C'est plaisant à lire, mais sans doute davantage pour ses contemporains. L'auteur règle pas mal de comptes en se livrant au name dropping, vu qu'il a connu et côtoyé tout ce qui comptait comme 'intellectuels' et nouveaux philosophes dont il était, au siècle dernier. Evidemment, on n'échappe pas à une sorte d'auto-promotion, c'est bien naturel. J'ai aussi compris pourquoi je n'arrive pas à lire Albert Cohen et Romain Gary, les garçons et leur "momans" étant définitivement un sujet repoussoir chez moi, tant il atteste du coté délétère de l'attelage, pourtant indestructible, entre femmes et hommes, épouses et maris, mères et fils, en société patriarcale. Comme j'en était restée au Sanglot de l'homme blanc que j'avais aussi bien aimé, je crois que je vais poursuivre ma lecture par Un bon fils du même auteur. Les souvenirs du père cette fois, un peu à la Marguerite Yourcenar avec ses Archives du Nord et ses Souvenir pieux, moins règlement de comptes familiaux toutefois.