« Je t’aime, mais aie pas peur, ça t’implique pas, je m’occupe de tout. »
À toi, sinon qui prend la forme d’un cahier perdu, d’une bouteille à la mer lancée par la narratrice que le lecteur seul trouvera. Elle l’invite à la suivre dans son histoire, celle d’une adolescente en fugue, qui s’engage dans une quête effrénée pour retrouver sa meilleure amie, déménagée subitement à Toronto sans laisser d’adresse. Entre amitiés grandioses et amours déchirées, l’héroïne nous entraîne dans un tourbillon d’aventures où se mêlent la fragilité de l’adolescence et la force indomptable de la jeunesse. C’est une histoire rythmée par la certitude des retrouvailles, qui ne laisse pas de place au doute, qui ne voit pas venir les vagues. C’est un combat entre le besoin de se blottir et celui de tout affronter.
Un personnage qui vient d’un univers dur et injuste, mais qui le dépeint avec une naïveté attachante. Une quête authentique et des protagonistes colorés, qu’on découvre sous une plume originale et rafraîchissante.
Au début, j’ai eu une petite hésitation face au ton et au style d’écriture. J’avais peur de ne pas m’y attacher, mais ce sentiment a été très passager.
Finalement, j’ai embarqué dans cette voix crue, directe, sans détour. J’ai un faible pour ce type d’écriture, et ici, ça sert bien l’histoire et l’intensité des émotions.
Un roman porté par l’attachement (ou plutôt le manque d'attachement ❤️🩹) et la quête de l’autre, avec une narration qui reste proche, à vif.
Je m’arrête à la page 40. Impossible de poursuivre, le style plaignard, la narratrice qui me tutoies et l’écriture de type « je m’ai fait un nid ici » m’irritent trop.
J’ai vraiment adoré ce livre. Le style d’écriture est unique, engageant et vraiment agréable à lire. Il apporte une vraie personnalité à l’histoire, ce qui la rend particulièrement marquante. Il réussit très bien à rendre les personnages vivants et attachants. On finit par vraiment s’y attacher et à se soucier de leur parcours. Une lecture très plaisante dans l’ensemble!
A toi sinon qui, etait sur ma liste car je connais l'autrice et j'aime bien ce qui sort de Stanké
Plume unique, on reconnaît l'expérience théâtrale de Derouin dans le texte. Certains ont nommé la difficulté à s'habituer au style litteraire : j'ai tout de suite embarquée, ça se lit vite et bien. On ne se fait pas décrire largement les personnages/lieux, on se laisse porter dans notre imaginaire et on est encadré textuellement par les émotions, la vibe, le chaos interne de notre protagoniste.
Lecture parfois difficile par les termes abordés et la détresse du personnage. Une équipe en pédopsy serait plus que bienvenue, et sans boule de cristal je peux diagnostiquer son TPL à la seconde où la personnage aura 18ans. Pour ces raisons j'ai eu de la difficulté a m'attacher a la protagoniste et ses quêtes.
Une narration vraiment spéciale (ça m’a dérangée de me faire narguer par moments), une histoire quand même thrash (allô la misère), bien que pleine d’espoir et de candeur. C’est un premier livre plus ou moins réussi selon moi.
Difficile à dire comme je n'ai lu que 41 pages. Mauvais timing ? Possible. J'avais l'impression que ça ne menait nulle part et je dois avouer que je n'ai pas persévéré.
J'avais autre chose sur ma PÀL qui m'intéressait davantage et je me suis laissée tenter par une autre lecture.
J’ai eu un peu de difficulté à embarquer mais dès que j’ai commencé à saisir le vibe du personnage, j’ai vraiment commencé à apprécier l’histoire et le style d’écriture.
J’ai adoré ce livre tant pour son histoire touchante mais tellement belle que pour le style d’écriture de l’auteure. Simplement envie de lire la suite si elle existait!
On y découvre une jeune fille de 15 ans qui a grandi dans un milieu pauvre et dépourvu d'amour. Laissée à elle-même dès son plus jeune âge, elle a appris les normes de la société à travers des bribes de vie de personnes brisées qu'elle a côtoyées. À 15 ans, elle conserve donc une grande naïveté face aux codes sociaux tout en connaissant beaucoup trop bien les vices de ce monde.
La grande quête du livre est de retrouver Liberté. Liberté Champagne est d'ailleurs la seule personne dont nous connaissons réellement le nom. Chaque personnage est renommé par la protagoniste : Caramel, Anky, Piranha… Même son propre nom demeure flou, puisqu'elle explique être une faille du système. Elle ne possède aucun document à son nom, au point où l'on pourrait croire qu'elle n'a jamais existé.
Les rôles sont inversés entre elle et « ses deux », comme elle les appelle. C'est elle qui s'occupe d'eux et qui s'inquiète de leur survie, et non l'inverse. Elle veille à ce qu'ils aient bien mangé et qu'ils soient bien habillés. Tout au long du roman, elle est donc à la recherche d'une figure maternelle. Elle fait souvent référence à l'image de la mère, comme si celle-ci était sacrée. Dès qu'elle rencontre une femme bienveillante, elle se dit qu'elle pourrait être sa mère.
Bref, c'est un livre qui fait réfléchir sur la misère sociale et sur le jugement que l'on porte parfois envers ces personnes, alors qu'elles n'ont tout simplement pas eu la chance de grandir dans un environnement favorable.