Sarah-Lou, tout juste majeure, vient de déménager en ville. Un soir, à la sortie d’un bar, elle reçoit un coup à la tête et son amie Alice s’évapore sans qu’on sache vraiment ce qui s’est passé ; si Sarah-Lou est simple témoin, coupable ou victime, ou les deux à la fois. Des soupçons pèsent rapidement sur elle – mensonge, trahison, folie. Et la question qui les sous-tend tous : quelle est la limite de la fusion ?
J'ai l'impression malheureusement de lire une épreuve de pâtes dans une émission de cuisine. Ça manque d'eau, puis y'en a trop puis on se bat avec le laminoir avant de finalement réussir son plan pour finalement se faire dire par les juges que ca manque d'assaisonnement.
J’aimerais récupérer les fragments de moi éparpillés dans l’esprit des autres pour redevenir entière; effacer ce dont j’ai honte pour le remplacer par quelques souvenirs neutres et impersonnels, un tas de couvertures mimant un corps endormi alors que je me serais depuis longtemps enfuie. S’ils cherchent le souvenir de cette fille assise derrière eux en classe, ils ne verraient plus qu’une place vide, une silhouette, un amas de chair effacé. - P.83
L'écriture est bien maîtrisée, mais un peu trop, je sentais que la construction de la structure primait sur l'histoire. Je n'ai pas vraiment pu m'attacher au personnage principal, qui nommait sa grossophobie à maintes reprises, dans une quête de minceur, synonyme pour elle d'urbanité(!?). Le thème de l'amitié fusionnelle y est central, c'était intéressant, mais je sentais que la lecture s'étirait, et la fin ne m'a pas convaincue.
Premier roman de Kiev qui tombe sous mes yeux! J’ai beaucoup aimé la structure en fragments de ce roman. Une histoire mystérieuse qui me fait réfléchir aux traces que je laisse de moi-même un peu partout sans le vouloir!
J’ai beaucoup aimé l’écriture de ce roman avec les jeux de mots parfaitement intriqués dans l’histoire et surtout qu’on sache ce qu’il s’est passé avec Alice. Ne pas savoir m’aurait énervé.