Selon un vieux diseur de bonne aventure, des os lourds augureraient d’une bonne vie. Mais parfois, quel que soit le poids de nos os, la vie nous échappe et nous n’avons d’autre choix que de nous accrocher à ce qui nous reste. Ainsi un robot cuisinier tente de perfectionner sa recette de riz frit pour consoler une famille en deuil. Une jeune femme peintre hérite d’un implant cérébral et tente d’en faire bon usage. Une autre paie des sommes astronomiques pour que sa mère fasse le trajet en bus cosmique depuis Là-Haut. Quant à Suria, elle s’emploie à détruire des immeubles abandonnés dans un monde futuriste où les plus riches vivent dans des bulles protégées de la pollution. En vingt-cinq nouvelles, Shih-Li Kow nous transporte dans une déambulation poétique sur l’amour, le chagrin et le sentiment d’appar-tenance. Éblouissant et terriblement juste.
Toujours aussi bien! Au début il y avait quelques nouvelles qui étaient hyper dures et glauques et je me suis dit, si c'est comme ça pendant tout le recueil ça va être compliqué. Mais heureusement sur la deuxième partie, j'ai retrouvé la fantaisie et l'humour que j'avais adoré dans La Somme des Folies. Sans que ce soit pour autant super joyeux, parce que le recueil aborde des thématiques pas faciles. Mais il y a une sorte de charme et d'humanité dans l'écriture de Shih-Li Kow qui rend ces nouvelles presque magiques. Je sais pas trop comment expliquer, elle trouve toujours le mot juste.