Dans Masculin pluriel, neuf auteurs prennent la parole pour raconter des masculinités multiples et singulières, mouvantes, parfois contradictoires, toujours incarnées.
Ce collectif vise à susciter la discussion, à frayer quelques passages entre l'intime et le commun. Il se penche sur ces codes masculins que l'on croit immuables, et cherche à mesurer leur empreinte, leur poids, leur portée. Il ouvre un espace pour que le modèle unique laisse sa place à une constellation libératrice.
J’ai apprécié le livre et plusieurs auteurs ont été particulièrement intéressants, mention spéciale à Sony Carpentier, Les Louanges et François Ruel-Côté.
Cependant, j’ai l’impression que plusieurs auteurs tombent dans le panneau de ce que le livre dénonce. Au début, il est expliqué que le courant masculiniste définit souvent la masculinité en précisant ce qu’elle n’est pas, laissant ensuite les hommes combler eux-mêmes ces « trous », parfois par la violence ou la domination, pour tenter de comprendre ce qu’est être un homme.
Dans le livre, on observe parfois l’inverse : on dénonce ce que ne devrait pas être la masculinité (ce qui est important), mais il n’y a pas assez de passages sur ce qu’elle pourrait être de manière plus positive.
Je crois avoir été déçu par cet aspect, puisque c’était une attente que j’avais envers l’ouvrage : voir formulés clairement des exemples de masculinité saine et positive que j’aurais pu mettre de l’avant auprès des plus jeunes.
Dans tous les cas, le livre fait réfléchir à plusieurs occasions, et c’est l’essentiel.
Un exercice important, mais tout aussi révélateur.
J'ai répertorié trois types de témoignages dans ce recueil: les témoignages LGBTQ+ ont grandi en marge de la masculinité hégémonique, les témoignages avec implication émotionnelle et les témoignages plus théoriques. Cette dernière catégorie était à la fois moins intéressante à lire, mais aussi la plus intrigante dans l'abstrait. À la lecture successive, j'y ai vu peut-être même un obstacle à la remise en question du patriarcat. Cette propension à ne pas se considérer comme partie d'une problème et de « faire la morale à seas chums ». Une masculinité plus saine, il faut tout d'abord l'incarner en identifiant ses propres comportement troubles pour les écarter.
Pour le faire, il faut le vouloir et pour le vouloir il faut l'accepter. La lecture de Masculin Pluriel m'a donné le goût de me mettre en mots aussi. C'était probablement le but de l'exercice
Une lecture souvent touchante, parfois confrontante, mais toujours importante. Je l’ai dévoré en un week-end et les réflexions m’accompagnent encore plusieurs jours plus tard. Les textes plus personnels brillent à travers le recueil, autant lorsqu’ils servent à nuancer les masculinités qu’à inviter à la responsabilisation. En somme, un ouvrage qui mérite d’être lu et surtout, discuté ensemble groupe.
J’ai tout aimé! Courrez vous procurer ce court essai sur la masculinité et sa pluralité, c’est tout simplement extraordinaire!
J’ai adoré commencer avec Vincent (j’ai pleuré) et terminer avec Sony (un texte plein d’espoir et d’ouverture pour la suite). Les textes s’enchaînent, se contredisent et se complètent. Je sais que je ne suis pas le public cible du collectif, mais maudit que c’est pertinent! J’ai bien l’intention de l’acheter à tout mon entourage à Noël!
Très bon livre qui démontre à quel point le patriarcat prend encore de la place dans notre société. Ce livre permet de se questionner sur qu’est ce qu’un homme en réalité ? Je le conseilles amplement pour une lecture qui fait réfléchir et qui montre comment la société nous influence concernant le rôle sociale de la femme et de l’homme.
Terminé post rendez-vous chez la psychologue au Motors Café en ce samedi caniculaire.
Ôde à mon ami Marc-Antoine Bazinet et à son co-auteur Sony Carpentier d'avoir fait ce premier pas d'exploration ouverte sur la masculinité.
Merci à ce collectif d'hommes pour votre douceur et votre vulnérabilité rafraîchissante
«Je suis tout plein de choses. Je suis fort, je suis faible. Je suis courageux, je suis peureux. Je suis un homme, je suis un petit garçon. Parfois j'ai un nom, parfois je n'en ai même pas et c'est bien en masse, car je sais qui je peux être: je suis adossé dans l'entrée, je m'assure que tout le monde est correct.
J’ai beaucoup aimé ce livre qui se lit comme on mange des chips! Les écrits ne sont pas tous égaux en mon sens, mais c’est aussi ce qui rend la lecture intéressante et ce qui te fait questionner davantage sur comment toi-même tu vois la masculinité. Étonnement, ça a même réussi à me faire sortir de ma chambre d’écho pour 1 ou 2 textes. Je recommande à toutes et tous (et oui peut-être un peu plus aux hommes) ce livre essentiel!
À travers ces témoignages, j’ai ressenti un profond soulagement. De sentir que des hommes les remarquent ces commentaires déplacés. Que les hommes veulent prendre soin de nous. Que le patriarcat est bien plus grand que ce qu’on croit et que la dominance arrive parfois dans des petits gestes plutôt insignifiants. Cette lecture m’a fait du bien, elle m’a donné espoir.
Une lecture pertinente et rafraîchissante dans un monde où le masculinisme est roi. J’ai particulièrement apprécié les textes de Vincent Roberge (texte qui fait écho à son nouvel album), de François Ruel-Côté, de Fabrice Vil et de Matéo Pineault.