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Iphigénie
Alors qu’elle s’avance vers l’autel, Iphigénie, fille du roi Agamemnon, ne sait pas que son père l’a offerte en sacrifice pour lui permettre de mener la guerre contre Troie.
Âgée d’à peine quatorze ans, la jeune fille a grandi comme une princesse, à l'abri de la violence du monde. Mais, après avoir été sauvée in extremis par la déesse Artémis, elle fuit le plus loin possible des siens. Commence alors pour elle une véritable odyssée à travers la Méditerranée.
Au gré de ses rencontres, prenant conscience de ce à quoi elle a échappé et découvrant les secrets de sa famille monstrueuse, elle va prendre en main son destin et préparer sa vengeance.
Historien d’art et consultant en communication dans le milieu de la culture, Benjamin Carteret est passionné d’Antiquité et de mythologie grecque. Après Perséphone (Charleston, 2024 ; Livre de Poche, 2025), Iphigénie est son deuxième roman.
Âgée d’à peine quatorze ans, la jeune fille a grandi comme une princesse, à l'abri de la violence du monde. Mais, après avoir été sauvée in extremis par la déesse Artémis, elle fuit le plus loin possible des siens. Commence alors pour elle une véritable odyssée à travers la Méditerranée.
Au gré de ses rencontres, prenant conscience de ce à quoi elle a échappé et découvrant les secrets de sa famille monstrueuse, elle va prendre en main son destin et préparer sa vengeance.
Historien d’art et consultant en communication dans le milieu de la culture, Benjamin Carteret est passionné d’Antiquité et de mythologie grecque. Après Perséphone (Charleston, 2024 ; Livre de Poche, 2025), Iphigénie est son deuxième roman.
- GenresMythologyGreek Mythology
432 pages, Paperback
Published May 21, 2026
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Community Reviews
Displaying 1 - 5 of 5 reviews
June 8, 2026
Je n'aurais jamais les mots pour décrire ce roman et c'est ok
August 24, 2026
3,25/5
Imparfait mais toujours mieux que 90 % des réécritures anglophones.
Déjà j'ai adoré le côté "promenade dans le monde antique" avec le fait de voir différents lieux et différentes cultures.
L'auteur a lu Adrienne Mayor et ça se sent. Sa manière de dépeindre les guerrières nomades est un vrai délice. Loin des stéréotypes, il ajoute des détails véridiques et utilise les noms de vraies reines guerrières (par contre je n'ai pas compris pourquoi l'une d'entre elles portait le nom de Paifeng qui est un nom chinois et qui n'a rien à faire là.)
Ce peuple est nommé Ha-mazan, un terme bien réel qui pourrait signifier "guerrier" et pourrait être à l'origine du mot "Amazone". (Oui car l'hypothèse du sein coupé n'intervient que plus tard). J'ai beaucoup aimé la sororité qui se dégageait des interactions entre ces femmes (même si on partait parfois dans certains stéréotypes mystiques).
Iphigénie avait l'air d'un personnage prometteur, mais reste passive pendant au moins toute la moitié du livre. C'est aussi l'un des problèmes ici : le style est maladroit et dit plus qu'il ne montre, le tout avec énormément de longueurs. Iphigénie est de plus décrite comme n'étant "pas comme les autres filles" dans la société grecque. Toutes les autres femmes sont montrées comme acceptant la domesticité et la passivité. Alors que bon, vouloir disposer de soi-même est un besoin humain.
(Ce n'est pas pour rien qu'Erinna comparait le mariage à la mort dans son poème)
Très bon point par contre : pas de romance pour Iphigénie et ce n'est pas présenté comme quelque chose qui doit être guéri. De même pour la déconstruction de figures comme Hélène, Paris ou Ulysse et la mise en exergue des vraies motivations de cette guerre.
Par contre, le côté "la colère c'est mal et il ne faut pas chercher à obtenir justice et à se venger" m'a dérangée. Oreste dit avoir tué Clytemnestre pour la délivrer de la violence dans laquelle elle était tombée. Pardon ? Qu'aurait dû faire Clytemnestre dans ce cas ? Clytemnestre est un personnage admirable et une mère protectrice. Et je me trouverai toujours du côté des femmes qui ne se couchent pas et réclament justice.
Je n'apprécie pas que l'on cherche à justifier un féminicide dans une réécriture moderne. Car oui, Clytmenestre n'est pas seulement tuée à cause de la malédiction familiale, mais parce que c'est une femme qui s'empare du pouvoir royal, de la force et choisit son amant. Oreste est un petit crétin qui a assassiné sa mère et Electre une servante du patriarcat. Point.
Imparfait mais toujours mieux que 90 % des réécritures anglophones.
Déjà j'ai adoré le côté "promenade dans le monde antique" avec le fait de voir différents lieux et différentes cultures.
L'auteur a lu Adrienne Mayor et ça se sent. Sa manière de dépeindre les guerrières nomades est un vrai délice. Loin des stéréotypes, il ajoute des détails véridiques et utilise les noms de vraies reines guerrières (par contre je n'ai pas compris pourquoi l'une d'entre elles portait le nom de Paifeng qui est un nom chinois et qui n'a rien à faire là.)
Ce peuple est nommé Ha-mazan, un terme bien réel qui pourrait signifier "guerrier" et pourrait être à l'origine du mot "Amazone". (Oui car l'hypothèse du sein coupé n'intervient que plus tard). J'ai beaucoup aimé la sororité qui se dégageait des interactions entre ces femmes (même si on partait parfois dans certains stéréotypes mystiques).
Iphigénie avait l'air d'un personnage prometteur, mais reste passive pendant au moins toute la moitié du livre. C'est aussi l'un des problèmes ici : le style est maladroit et dit plus qu'il ne montre, le tout avec énormément de longueurs. Iphigénie est de plus décrite comme n'étant "pas comme les autres filles" dans la société grecque. Toutes les autres femmes sont montrées comme acceptant la domesticité et la passivité. Alors que bon, vouloir disposer de soi-même est un besoin humain.
(Ce n'est pas pour rien qu'Erinna comparait le mariage à la mort dans son poème)
Très bon point par contre : pas de romance pour Iphigénie et ce n'est pas présenté comme quelque chose qui doit être guéri. De même pour la déconstruction de figures comme Hélène, Paris ou Ulysse et la mise en exergue des vraies motivations de cette guerre.
Par contre, le côté "la colère c'est mal et il ne faut pas chercher à obtenir justice et à se venger" m'a dérangée. Oreste dit avoir tué Clytemnestre pour la délivrer de la violence dans laquelle elle était tombée. Pardon ? Qu'aurait dû faire Clytemnestre dans ce cas ? Clytemnestre est un personnage admirable et une mère protectrice. Et je me trouverai toujours du côté des femmes qui ne se couchent pas et réclament justice.
Je n'apprécie pas que l'on cherche à justifier un féminicide dans une réécriture moderne. Car oui, Clytmenestre n'est pas seulement tuée à cause de la malédiction familiale, mais parce que c'est une femme qui s'empare du pouvoir royal, de la force et choisit son amant. Oreste est un petit crétin qui a assassiné sa mère et Electre une servante du patriarcat. Point.
July 5, 2026
Benjamin Carteret redonne vie à ce mythe oublié et lui donne une interprétation plus moderne en donnant à Iphigénie une fougue, à l’image des vents qu’elle habite. Nous nous attachons au personnage d’Iphigénie durant son propre odysée dans les paysage de la Grèce antique jusqu’aux abords du Caucase et de la Tauride.
Je ne peux que recommander cette lecture au bord du plage en Grèce.
« Les mots ont un pouvoir, et la plus importante des choses que tu apprendras dans la vie est que si tu ne crées pas ta propre histoire, tu subis celles des autres ».
Je ne peux que recommander cette lecture au bord du plage en Grèce.
« Les mots ont un pouvoir, et la plus importante des choses que tu apprendras dans la vie est que si tu ne crées pas ta propre histoire, tu subis celles des autres ».
June 1, 2026
Encore une belle réécriture de mythe ! Je dois dire que j’ai préféré Persephone du même auteur. J’ai eu un peu plus de mal à rentrer dans le roman. Mais ensuite j’ai été complètement emportée par le souffle du vent d’Iphigénie.
August 7, 2026
j’ai mis un peu de temps à rentrer dans le livre mais une fois qu’on y est c’est génial j’ai pas les mots
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