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Mourir deux fois

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Sélection Prix Bête Noire des libraires.
Il ne se contente pas de tuer. Il vous offre une seconde mort.

Paris, juin 2026.
14 h 17
Un homme meurt, le cœur tailladé en forme d'horloge. Sur son torse, un smartphone s'allume : " Vous n'avez droit qu'à une question. " Seule la bonne réponse permettra de déverrouiller le téléphone et d'accéder à ses souvenirs.
Paul Moreau est la cinquième victime du serial killer que la presse a surnommé Le Sablier noir.
Lorsque sa fille, Bianca, quinze ans, découvre le cadavre, elle s'enfuit avec l'appareil avant que la police n'arrive.
Dans un Paris au bord de la rupture, policiers, scientifiques et tueur d'ombre s'affrontent autour d'un secret que personne ne devrait détenir : et si la mort n'était pas une fin ?

296 pages, Kindle Edition

Published March 26, 2026

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Maxime Girardeau

7 books1 follower

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Community Reviews

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Displaying 1 - 7 of 7 reviews
Profile Image for Caroline.
385 reviews4 followers
April 6, 2026
Bon, c'est désormais avéré, j'ai un gros problème avec les romans au présent à la 1ère personne du singulier (sauf quand l'intrigue requiert ce procédé évidemment) : ça ralentit ma lecture, je suis obligée de faire des pauses souvent, ça m'énerve de me retrouver dans la tête de personnages qui me semblent tellement égocentrés, et en plus quand on suit le point de vue de plusieurs protagonistes ayant le même type de narration, là c'est insupportable.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai eu du mal avec ce roman où tous les personnages qu'on suit parlent à la première personne du singulier et au présent. C'est terriblement inconfortable (pour moi) ; surtout qu'en plus je lui ai trouvé un certain nombre de facilités scénaristiques et raccourcis qu'il aurait été très facile d'éviter.
Je ne me suis pas attachée aux personnages, j'ai trouvé qu'ils manquaient de profondeur et la façon d'arriver dans le récit in media res, sans pour autant avoir d'info plus tard sur certains éléments (comme Rico), est déstabilisante ; et pourtant j'ai fini par me laisser embarquer dans l'intrigue, qui se dynamise de plus en plus, car c'est une course contre la montre : un binôme de flics doit retrouver la dernière personne susceptible d'être tuée par un potentiel serial killer : ce dernier tue des gens en laissant sur les corps un smartphone qui dit « Vous n'avez droit qu'à une question ».
Bianca, ado de 15 ans neuro-atypique, retrouve son père mort avec le smartphone sur le torse. Elle s'enfuit avec car, à l'intérieur, se trouve apparemment la mémoire de son père. Elle a peur que tout s'efface si la police s'en empare...

Une lecture très mitigée pour moi. Le côté enquête n'est pas le plus important, car on découvre vers le milieu qui est coupable ; c'est plutôt un roman sur l'éthique face aux I.A., sur les différences entre les intelligences artificielles et la conscience humaine, mais aussi sur leurs dérives respectives.
450 reviews10 followers
March 30, 2026
Paris, juin 2026. Un tueur en série a fait cinq victimes en cinq jours. Chaque victime a été asphyxiée, martyrisée, une horloge gravée dans la chair. Sur leur torse, un smartphone affiche un sablier accompagné d’un message « Vous n’avez droit qu’à une question« . La personnalité et la mémoire du défunt y sont sauvegardées. De la réponse dépendra le fait d’y accéder ou de les effacer définitivement. Bianca, la fille de Paul Moreau, la dernière victime, découvre le corps de son père avant la police et décide de s’enfuir avec le téléphone, cercueil miniature dans lequel subsistent les fragments numériques de la victime. Elle a l’espoir de trouver la bonne réponse à la question et ainsi préserver ce qu’il reste de son père.

La commissaire Mathilde Papin, déterminée à mettre un terme aux activités du « Sablier Noir », le tueur ainsi surnommé par la presse, suit deux pistes: celle d’une potentielle dernière victime sur la liste, la présidente de Synapse, une entreprise dont le but est de créer un « cimetière numérique », point commun de toutes les victimes du tueur. Et celle de Bianca, une adolescente atteinte de synesthésie, particularité qui lui fait voir les sons et entendre les couleurs… Cette enquête menée tambour battant se déroule dans un Paris en liesse, au lendemain d’une finale de coupe du monde de football, sur fond de tensions sociales extrêmes…

Créer une réplique fonctionnelle de la conscience et de la personnalité d’un défunt par une intelligence artificielle pose assurément une question éthique, une réflexion que l’auteur Maxime Girardeau, spécialisé dans l’IA développe brillamment dans ce thriller vertigineux et parfaitement maîtrisé.

« Après avoir acquis des quantités massives d’informations, la machine possède une compréhension brute du monde, mais sans boussole morale ».

L’IA absorbe nos connaissances, boit notre savoir sans se soucier de ce qui est bon ou mauvais. Une IA non « alignée » décrira une moralité telle un tableau chaotique et incohérent, car c’est exactement ce que nous sommes. L’IA est un « miroir impitoyable tendu à notre humanité ». Mourir deux fois n’est pas uniquement un thriller haletant, il s’agit également d’une réflexion profonde sur l’impact de l’intelligence artificielle sur notre société. Parmi les questions soulevées: sera t-il un jour possible de copier un esprit humain, de le numériser? Une IA peut-elle devenir une copie parfaite de l’humain ? Une conscience réelle peut-elle en émerger? Que faire dans ce cas? Ce roman se déroule en juin 2026, j’hésite à dire qu’il s’agit d’une dystopie, mais plutôt de notre réalité dans un futur extrêmement proche, et cette réalité est glaçante. Lire Mourir deux fois est une manière très ludique de se pencher sur la question de l’Intelligence artificielle, de découvrir un domaine auquel on peut se croire hermétique… C’était mon cas, avant de lire l’essai L’IA dans tous ses états et cet excellent roman qui soulève des questions éthiques, d’une façon parfaitement abordable pour les novices. Je vous le conseille vivement. Je remercie La Bête Noire et @Babelio pour ce livre reçu dans le cadre d’une Masse Critique.
Profile Image for Bene.M.Lire.
453 reviews3 followers
May 1, 2026
Imaginez vous un tueur, qui en plus de vous ôter la vie, enferme dans un smartphone tous vos souvenirs. Pour y avoir accès, vos proches n'ont droit qu'à une seule question. La bonne, celle qui permettra de ne pas vous perdre une deuxième fois. Mais voilà, une mauvaise réponse, et tout est effacé…. à jamais.
Et c'est avec ce postulat de départ et une scène choc qu'on démarre ce roman, que j'ai eu beaucoup de mal, par la suite à lâcher. L'intrigue est glaçante, très inventive, avec une tension qui s'accroit de plus en plus. On a d'un côté une jeune femme, Bianca, la fille de la dernière victime, qui s'est emparée du fameux portable avant la venue des flics, et qui cherche à résoudre cette énigme, pour sauver ce qui lui reste de son père.
En parallèle, une femme flic, Mathilde, tête brulée, rebelle, borderline, qui n'a qu'une seule obsession en tête. Arrêter ce tueur avant qu'il n'atteigne sa prochaine victime.
C'est donc dans un Paris, tendu socialement, que démarre cette course poursuite, cette course contre ce tueur sadique, "Le sabler noir", cette course contre le temps, qui s'écoule inexorablement
J'ai lu ce roman quasi en apnée, et je l'ai trouvé très brillant. Il pose plein de question sur l'Intelligence Artificielle, sur la manière dont on peut l'utiliser et sur l'éthique aussi qu'on doit avoir. Sur ces dévires aussi, quand elle est utilisée dans de mauvaises mains, ou pour de mauvaises raisons.
A un moment, je n'ai pas pu m'empêcher de comparer Mathilde à Sara Connor, sauf qu'elle n'avait pas Terminator en face d'elle (quoique qu'il y a aussi une machine dans l'histoire), mais elle a la même détermination, la même force de caractère.
C'est donc un excellent roman qu'a signé Maxime Girardeau, entre enquête policière et course contre la montre, angoissante, captivante, et qui interroge aussi sur notre manière d'utiliser l'IA.
98 reviews2 followers
Read
March 16, 2026
Dans son quatrième roman, Maxime Girardeau propose un thriller captivant autour de Bianca, adolescente neuroatypique dotée d’une perception sensorielle hors norme. Lorsqu’elle découvre son père assassiné, elle comprend qu’il est la cinquième victime du tueur en série appelé le Sablier noir. Sur chaque victime, un téléphone conserve la mémoire numérique du défunt, accessible seulement par une question précise. Tandis que la commissaire Mathilde Papin enquête sans piste claire, Bianca utilise son application pour transformer son chaos sensoriel en données exploitables. L’affaire semble liée à Synapse, une entreprise d’intelligence artificielle travaillant sur l’immortalité numérique. Le roman explore ainsi les limites de l’IA, la responsabilité humaine et les dérives éthiques de la technologie.
Chronique entière et illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for Creotivemedia.
1,364 reviews10 followers
April 24, 2026
Avec Mourir deux fois, Maxime Girardeau propose un thriller technologique nerveux, qui s’inscrit dans une anticipation très proche du réel, où la frontière entre mémoire humaine et données numériques devient centrale.

Le point de départ frappe par sa brutalité conceptuelle : un meurtrier ne se contente pas de tuer, il organise une seconde disparition — celle des souvenirs. Chaque victime laisse derrière elle un smartphone contenant l’intégralité de sa mémoire, accessible à une seule condition : poser la bonne question. Une erreur, et tout s’efface.

Ce dispositif, à la fois simple et redoutable, structure l’ensemble du roman. Il transforme l’enquête en jeu de logique sous tension, où la vérité ne dépend pas seulement de preuves, mais de la capacité à interroger correctement le passé.

Le personnage de Bianca, confrontée à la mort de son père, devient le cœur émotionnel du récit. En s’emparant du téléphone, elle fait un choix radical : fuir les autorités pour tenter seule de préserver ce qui reste de lui. Sa quête, intime et urgente, donne au roman une dimension humaine forte.

En parallèle, l’enquête officielle se déploie dans un Paris tendu, presque au bord de la rupture. Policiers, scientifiques et institutions tentent de comprendre les règles imposées par celui que les médias baptisent le « Sablier noir ». Cette multiplicité de points de vue renforce la densité du récit.

Maxime Girardeau exploite ici des thématiques contemporaines : la numérisation de l’identité, la mémoire comme donnée, le pouvoir des technologies sur nos vies. Le roman interroge implicitement une question vertigineuse : qu’est-ce qui reste de nous si nos souvenirs disparaissent ?

Le rythme est soutenu, porté par un compte à rebours constant. Chaque décision peut entraîner une perte irréversible, ce qui maintient une tension continue.

L’écriture privilégie l’efficacité, avec une narration fluide et des chapitres courts, adaptés à la montée en pression.

Mourir deux fois s’impose ainsi comme un thriller conceptuel, où l’innovation narrative sert une réflexion sur notre rapport à la mémoire et à la mort.

Un roman tendu et intelligent, qui transforme une idée technologique en piège psychologique redoutable.
Profile Image for Journal D'une Bouquineuse.
83 reviews1 follower
May 20, 2026
A Paris, un jeu du chat et de la souris a commencé. Cinq jours, cinq victimes, cinq vies, zéro marge d'erreur. Quand Bianca découvre le corps de son père, un smartphone collé à son torse et que ce dernier recèle toute la personnalité et les souvenirs du défunt, Bianca sait qu'elle n'a pas le droit à l'erreur et que la police ne doit jamais mettre la main sur ce téléphone. Derrière ce système de reconstruction de la mémoire, Synapse, une entreprise dont l'expérience a été avortée et dont les personnes sont chassées et tuées... La commissaire Papin va t-elle réussir à arrêter le tueur avant que le compte à rebours de la supposée dernière victime n'arrive à échéance ?

Ça fait depuis l'annonce de la sortie ce livre que je me tâtais à le lire et j'attendais les premiers retours, qui sont excellents. Le roman nous mets direct dans le sujet principal : l'intelligence artificielle et ses dérives. Jusqu'où cette nouvelle technologie est prête à aller ? Mourir deux fois est un thriller implacable qui permet de réfléchir à l'impact de l'IA sur la société dans les années à venir.

C'est effarant de se dire qu'il serait possible de récupérer tous les souvenirs de défunts pour les stocker et garder un "lien" avec eux afin d'éviter une "seconde mort". C'est très pointu et limite dystopique tant ça paraît impossible qu'un jour, l'IA arrive à faire de telles choses. Le roman est rempli de moments forts et rythmés, on ne souhaite qu'une chose : connaître le dénouement final et espérer que la dernière victime soit sauvée.

Côté personnages, j'ai beaucoup aimé le personnage de Bianca, une jeune femme souffrant de synesthésie, un concept qui m'étais totalement étranger, et qui fera tout pour sauvegarder la mémoire numérique de son père. Bianca était extrêmement touchante de par sa neuroatypie et de cette envie de ne pas perdre son père une seconde fois. J'ai eu un peu plus de mal avec la commissaire Papin, très (trop) tête brûlée à mon goût et prête à tout sans tenir compte des personnes. Cependant, j'ai beaucoup aimé Franck, un très bon soutien pour Bianca.

Très rythmé, surprenant et bien développée, je regarderais sans soucis si les autres romans de l'auteur me tente car c'était une très bonne première entrée dans son univers.
Profile Image for 1001  Chapitres.
551 reviews13 followers
May 9, 2026
Paul Moreau est mort assassiné, torturé et asphyxié par le tueur au sablier noir. Presque mort devrais-je dire car sa mémoire numérique a été préservée dans un smartphone dont l'accès est cadenassé par une mystérieuse question. Sa fille Bianca va tout faire pour ne pas perdre ce dernier lien, quitte à fuir la police à travers un Paris à feu et à sang!

Je suis loin d'avoir été convaincue par ce thriller qui porte pourtant un propos intéressant sur l'IA et la pérennité de la mémoire après la mort. On ressent très vite que tant l'intrigue que les personnages sont là uniquement pour porter la réflexion de l'auteur. Les rebondissements s'enchaînent avec trop de facilité et les obstacles n'existent que pour être contournés. le manque de relief des personnages est amplifié par la structure chorale du roman: on passe de l'un à l'autre sans s'attacher, d'autant plus qu'ils font davantage ce qui arrange l'histoire plutôt que ce qui est logique.

Il y avait de bonnes idées pourtant! J'ai beaucoup aimé l'ancrage des courses-poursuites dans une ville en proie aux émeutes. Je pense sincèrement que ça ferait un très bon film… Mais en roman, ça n'a pas fonctionné pour moi.
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