« Cette année, en septembre, au lieu de faire ma rentrée en troisième, on m’a admis dans cet institut spécialisé pour les loufoques, un château transformé en une sorte d’atelier de réparation pour adolescents mal barrés. On m’a confisqué mon téléphone et ma liberté de nuisance. On m’a dit que je n’aurais pas le droit de sortir, que c’était pour mon bien. Je crois que c’est surtout pour le bien des autres. » D’où vient cette colère immense qui dévore Milo ? Et cette violence qu’il déchaîne contre les autres et contre lui-même ? Peu importe : Milo en est certain, quelque chose s’est brisé en lui il y a longtemps, et il est trop tard pour espérer le réparer. Son thérapeute, le docteur G. Wolber, n’est pas de cet avis. Les blessures sont anciennes, mais si Milo parvient à poser des mots sur son passé déconstruit, à remettre le puzzle dans l’ordre, un avenir peut encore se dessiner. Alors Milo parle, il rembobine et commence à raconter son histoire, en vrac, depuis le début. Un texte brut, qui explore la fine frontière entre colère et reconstruction.
Oh waouh ! Ce livre regroupe les séances de thérapie de Milo, un adolescent violent aux lourds traumatismes, admis dans un institut spécialisé. Il m’a beaucoup touchée. J’ai adoré suivre l’évolution de ce patient face à son médecin, de ses souvenirs enfouis qui reviennent à la surface à son diagnostic de haut potentiel intellectuel. Le personnage de Milo, ainsi que les personnages secondaires, comme Andrea, étaient très attachants. La plume est très douce, sans fioritures, elle m’a donné la sensation d’un texte très sincère et très authentique, d’une grande importance, avec ses récits de violences loin d’être gratuits et ses conclusions pleines d’espoir.
Merci aux éditions Thierry Magnier pour leur confiance !