« C’est quoi votre rêve le plus fou? Devenir le meilleur dans votre domaine? Vous mettre en super forme? Vous débarrasser de votre dépendance à la bouffe ou à votre téléphone? Pensez-y quelques secondes… Vous le voyez ce rêve-là? Il est juste là, au bout de vos doigts... Êtes-vous prêts à le réaliser? » lance la fondatrice d’Essor, la Québécoise Éliza Williams.
La boîte, son invention révolutionnaire développée à Silicon Valley, permet aux humain·es de se débarrasser de leurs réflexes conditionnés, vestiges de leurs traumas passés, pour «optimiser» leur vie. C’est un grand jour. Mais dans ce futur proche, 30 000 personnes sont massées à la frontière dans l’un des nombreux camps nord-américains de réfugié·es supervisés par des entreprises privées, et rêvent aussi d’une existence meilleure. Parmi elles, il y a Andrés, Tendaji et Laïla, qui traitent 10 heures par jour des milliers de données pour entraîner les algorithmes de cette boîte dite intelligente. On le sait: la course vers une humanité hyperperformante ne fera pas que des gagnant·es.
La Boîte noire est une création théâtrale de science-fiction dystopique que j’ai ADORÉ.
Ça se passe dans quelques années (genre 2050). La Boîte a été créée. Une machine qui « optimise » la vie humaine en effaçant les comportements conditionnés par les traumatismes, avec l’IA.
Honnêtement, ce livre nous emmène à se poser tellement de questions! Est-ce que ça vaut la peine de vouloir devenir parfait? Au risque d’en perdre notre humanité ou ce qui fait du nous une personne unique? Est-ce que nous pourrions perdre à ce point le contrôle de l’intelligence artificiel dans quelques années? (Si oui, SOS)
Ça fait peur, mais c’est tellement addictif! Lorsque tu fermes le livre, tu n’as d’autres choix que de te poser des questions sur ce que tu viens de lire. C’est dérangeant et tu ne peux pas passer à autre chose rapidement.
J’espère tellement pouvoir voir cette pièce en vrai!
Merci infiniment Productions Somme Toute pour cet oeuvre perturbante ✨😍
4,5 - Un texte à la fois intéressant et inquiétant. Ce parallèle entre la technologique et l’humanité ainsi que le contraste de ceux/celles qui bénéficient de l’innovation et les réfugié·es réduits à créer les algorithmes est très crédible si on se fie au monde dans lequel nous vivons.