Saint-Didace est submergé par le flot de touristes qui envahit le village, mais Marine en a plein les bras avec son jardin et n’a pas le temps de fomenter une résistance. C’est encore pire quand Rose, sa voisine, disparaît. Peu à peu, le paysage perd de sa familiarité; quelque chose se détraque. Mais les gardiennes des lieux ont la résilience des perles.
Celles qui ne savent pas mourir est le troisième roman de Marie-Hélène Sarrasin. Il ferme le triptyque entamé avec Douze arpents (2023) et Ce qui nous dévore (2024).
Il y a quelque chose de très satisfaisant à une fermeture de cycle, à une boucle bien bouclée. J’avais l’impression d’être dans la confidence et j’ai pris plaisir à retrouver les personnages et l’univers mystique et ensorcelé découvert dans les deux précédents romans.
À nouveau, le village de st-Didace et ses habitant(e)s se battent pour préserver leur quiétude contre l’envahissement urbain. Murmures et rumeurs dans le vent d’hiver, rébellion dans le lierre rampant, menace dans la forêt.
Ça devient même un huis clos très inquiétant, à un moment! Vraiment bien mené, j’ai beaucoup aimé.