Avec ce Desperate Housewives à la sauce Shirley Jackson, Sarah Langan montre comment la peur peut transformer la normalité en cauchemar.
Bienvenue à Maple Street, une banlieue tranquille et sans histoire où les pelouses sont toujours bien tondues et les voisins souriants. Mais sous cette façade soignée se cache une tension sourde. Lorsque la famille Wilde – un couple excentrique et leurs deux enfants – emménage dans le quartier, le vernis des apparences commence à se craqueler. La tragédie qui va tout faire basculer survient lors d'un été caniculaire : un gouffre s'ouvre dans le parc local et une jeune fille disparaît. Très vite, les soupçons s'abattent sur les Wilde. La communauté se divise, les rumeurs enflent, plongeant le quartier dans une spirale de paranoïa et de suspicion. Dans ce climat de peur grandissante, la vérité devient de plus en plus difficile à distinguer... Et la chasse aux sorcières est lancée.
Sarah grew up on Long Island, got her MFA in creative writing from Columbia University, her MS in environmental toxicology from NYU, and currently lives in Los Angeles with her family, two rabbits, and three chickens.
Her next novel TRAD WIFE is due out from S&S and Tor UK in Summer, 2026.
Her most recent works include A BETTER WORLD, GOOD NEIGHBORS, PAM KOWOLSKI IS A MONSTER, YOU HAVE THE PRETTIEST MASK, "Does Harlen Lattner Dream of Electric Sheep?," "Squid Teeth," "The Devil's Children," and "I Miss You Too Much."
*I acknowledge that I have massacred the punctuation surrounding the above quotations marks. I will now resume talking about myself in the third person.*
Her books have received favorite of the year distinctions from NPR, Newsweek, The Irish Times, Publisher's Weekly, and the AARP (best of the last five years).
She is also three-time Bram Stoker award winner for outstanding novel in 2007 - The Missing, outstanding short story in 2008 - The Lost, and outstanding novel in 2009 - Audrey's Door.
Les histoires qui explorent la méchanceté profonde des gens exacerbée par l'effet de foule me fascinent toujours parce qu'on se rend souvent compte que les humains sont capables des pires horreurs s'ils ont la validation de leurs pairs. J'ai donc évidemment beaucoup apprécié cette lecture même si le récit n'est pas agréable en soi, je l'ai trouvé bien construit, l'incorporation des interviews et extraits d'enquêtes apporte vraiment un plus au roman, les personnages sont absolument affreux, l'ambiance oppressante du presque huis-clos dans ce quartier résidentiel est bien rendue, les punchs qui arrivent au milieu de chapitres quand on ne s'y attend pas font leur effet, bref ça se lit finalement tout seul. La seule petite zone d'ombre pour moi est la storyline du trou que je trouve finalement inutile même si elle est centrale au roman car l'aspect changement climatique est trop peu approfondi pour que ça ait vraiment du sens, l'élément déclencheur aurait pu avenir dans d'autres circonstances, ça n'aurait absolument pas changé la finalité du récit.
Avec Les Derniers jours de Maple Street, Sarah Langan dissèque l’illusion pavillonnaire américaine avec une précision clinique et un sens aigu du malaise. Sous des allures de chronique de banlieue résidentielle — pelouses impeccables, barbecues dominicaux, sourires de façade — le roman s’impose rapidement comme une fable noire sur la contagion de la peur et la brutalité du groupe.
L’arrivée des Wilde, famille perçue comme différente, agit comme un révélateur. Sarah Langan orchestre une montée en tension progressive : regards insistants, commérages, interprétations hâtives. Puis survient la catastrophe — l’ouverture d’un gouffre dans le parc, la disparition d’une adolescente — événement à la fois spectaculaire et symbolique. La faille géologique devient métaphore d’une fracture morale. À partir de là, le quartier bascule.
L’autrice excelle dans la polyphonie : chaque voisin possède sa propre version des faits, ses angles morts, ses frustrations. Les certitudes s’érodent, les alliances se forment et se défont. La communauté, qui se voulait soudée, révèle sa propension à désigner un coupable avant même d’avoir cherché la vérité. Dans cette chasse aux sorcières moderne, le soupçon devient une arme, et la normalité un masque fragile.
L’écriture de Langan, tendue et sensorielle, capte la chaleur suffocante de l’été comme un amplificateur d’angoisse. La canicule exacerbe les tensions, accélère les jugements, fait fondre les barrières morales. L’atmosphère, presque claustrophobique malgré les grands espaces suburbains, rappelle que le danger ne vient pas forcément de l’extérieur, mais du collectif lui-même.
Au-delà du thriller psychologique, Les Derniers jours de Maple Street interroge la responsabilité individuelle face à l’emballement social, la puissance destructrice des rumeurs et la facilité avec laquelle une communauté peut sacrifier l’un des siens pour préserver l’illusion de sa propre innocence. Un roman inquiétant et profondément contemporain, qui confirme Sarah Langan comme une observatrice redoutable des failles humaines.
•service de presse non rémunéré • merci pour l’envoie.
Bon malheureusement ça n’a pas fait pour moi, déjà le fait que c’est écrit à la 3eme personne a été très compliqué pour moi à rentrer dans l’histoire, en plus de ça, il y avait énormément de personnages.
Ici, on va suivre la famille Wilde, qui va débarquer dans une banlieue hyper upé et assez sélective ou chaque personne se ressemble, une famille parfaite, des enfants super bien éduqués, des pelouse bien tondues…
Ce qui n’est pas le cas de la famille Wilde un couple excentrique et leurs deux enfants, donc chaque regard est braqué sur eux, d’autant plus un jour d’été caniculaire, un gouffre se créer dans le parc et une fille tombe dedans et disparaît. Les soupçons s'abattent sur les Wilde et directement des rumeurs câble chaque membre de la famille.
Entre les ont dis , les secrets et le mensonge et la vérité, tout se mélange et chaque personne à son avis.
Malheureusement, ce récit à la troisième personne a été assez compliqué pour moi, j’ai l’impression que ça a mis une distance dans la lecture et le fait qu’il y ait énormément de personnages m’a beaucoup mélangé dans ma lecture, trop de prénoms à retenir, à chaque fois j’ai était obligé de revenir à la page de départ pour voir qui était qui et le remettre dans le contexte.
En plus pour un thriller, j’ai trouvé la plume très riche avec beaucoup de détails… Ce qui a alourdi encore plus ma lecture au-delà des nombreux personnages.
Ce n’était pas un thriller super sanglant comme promis, donc je vous avoue que je ne m’attendais pas à ça. Je suis sûr que grand nombre d’entre vous l’apprécierons car il reste tout de même un bon thriller mais je pense que je suis plus habitué à des thillers « plus léger ».