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El Edén al alba

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Alors qu’un étrange vent de sable ensevelit le pays, deux hommes se croisent chez tante Fátima. Dans Jérusalem, ville labyrinthe, on se séduit chaque nuit en imaginant des histoires de jinns, de lions et de chevaliers.

En cette saison démoniaque, Gabriel et Isaac s’aiment, se perdent et se retrouvent, puis décident, en dépit du sable et des checkpoints, de partir en vacances… Mais n’est-ce pas un projet fou dans un pays morcelé ?

350 pages, Paperback

First published January 1, 2024

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About the author

Karim Kattan

13 books27 followers
Palestinian writer and academic. Holding a PhD in comparative literature from Paris-Sorbonne University (Paris IV), he has published short stories, essays, and novels in French and English. His work explores identity, memory, and the relationship between myth and territory within the contemporary Palestinian context.

His first novel, Le palais des deux collines (The Palace of the Two Hills, 2021), was critically acclaimed.

With L’Éden à l’aube (Eden at Dawn, 2024), Kattan confirms his unique and poetic voice within Arabic literature written in French. He currently splits his time between Bethlehem, Paris, and Amman. He is also the co-founder of the literary platform El-Atlal, dedicated to artistic creation in Palestine.

(Source: https://www.txalaparta.eus/)

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11 (3%)
1 star
1 (<1%)
Displaying 1 - 30 of 64 reviews
Profile Image for enzoreads.
219 reviews3,808 followers
July 18, 2025
un génie du réalisme magique, des textes poétiques magnifiques dont je ne suis pas sûr d’avoir saisi toutes les subtilités et une histoire d’amour magnifique et très très triste
tout ça en Palestine
Coup de cœur
Profile Image for Corn8lius.
186 reviews750 followers
July 27, 2025
Coup de coeur.
Peut être ma meilleure lecture de l'année, et à coup sûr dans le top 5 des plus beaux livres que j'ai pu lire.

L'Eden à l'aube est un livre bouleversant.
Bouleversant de beauté, de poésie, de lumière, de magie, d'amour, de paysages, de traditions et de folklore. Mais bouleversant aussi d'injustice, de colère, de noirceur, et d'inhumanité.

L'Eden à l'aube nous raconte l'histoire d'amour de deux Palestiniens : Isaac et Gabriel. Nous les découvrirons enfants, ados, puis adultes, avant de suivre leur amour d'un été. Été durant lequel une tempête de sable sans précédant s'abattra sur la Palestine.
Au delà de l'amour; l'injustice et la cruauté des colons viendra briser des vies, et salir toute la beauté partagée par la plume de Karim Kattan.

J'ai été complètement emporté, et bouleversé donc par cette histoire, mais aussi par cette narration si spéciale. En effet, le livre, qui emprunte au réalisme magique et au folklore palestinien, est intégralement narré par une entité. La nature ? le ciel ? dieu ? Je ne sais pas. Toujours est il que le témoin de l'histoire d'Isaac et Gabriel possède un talent de narrateur hors pair, et je n'oublierai jamais ce qui m'aura été conté durant ces 329 page.

Merci Karim Kattan.
La Palestine vivra toujours.
Profile Image for charlie medusa.
658 reviews1,511 followers
August 1, 2025
très très très beau, très très très marquant, très très très recommandable, à faire circuler de mains en mains absolument. toute la justesse, et toute la marque finalement que le livre a été écrit par quelqu'un dont c'est une réalité connue, vécue, éprouvée, témoignée, c'est la façon dont le gros problème d'Isaac et Gabriel dans la vie, ce n'est pas tant leur homosexualité que la colonisation de leur terre et la violence de l'armée israélienne. I'll just say that - car on vous voit, les auteurices blanch.es qui adooooooorent écrire des bouquins situés dans des pays arabes où des femmes sont violées et ou des personnes homosexuelles sont violentées, comme si c'était propre à ces pays-là seulement, comme s'il n'y avait que ça à y raconter, comme si vous le racontiez de façon pertinente et non pas imprégnée par des biais aussi ignorants que dangereux. ça ne veut pas dire que l'homophobie n'existe pas là-bas. juste que pitié, je pense qu'on peut aussi apprendre le concept d'humilité d'écriture et se dire que parfois, on ne sait juste pas de quoi on parle, et que non, lire des articles, ça ne suffit pas. bref. je reprends.

L'Eden à l'aube est vraiment très très tenu, très beau, le pari d'avoir le ciel pour narrateur était d'une casse-gueulerie sans nom, et pourtant qu'est-ce que ça fonctionne, qu'est-ce que c'est bien trouvé ! une complexité, une nuance qui donne des frissons et décortique chaque émotion en de grands pans de sensibilité littéraire. certains effets de style à mon sens étaient parfois dispensables, je crois que parfois le lyrisme est d'autant plus fort que retenu, mais c'est du goût personnel et franchement c'est un très très très beau livre que je vous encourage FORTEMENT à lire. dès désormais !!!!

le chapitre qui propose d'imaginer la fuite du temps d'un village tout entier est parmi les morceaux de bravoure littéraires qui m'ont le plus marquée ces derniers temps. quatre pages qui font histoire à elles toutes seules.
Profile Image for Floflyy.
595 reviews356 followers
July 27, 2025
j'ai du mal à comprendre à quel moment ce livre est du réalisme magique ? c'est un roman qui baigne dans la poésie, l'oralité, la transmission d'histoires, contes et légendes mais je ne vois pas vraiment de réalisme magique.

quand je dis que le roman BAIGNE dans la poésie, c'est en partie ce qui m'a dérangé. autant certains images sont belles autant l'auteur oublie de laisser respirer son lecteur, j'en étais presque étouffé. il maîtrise l'énumération, la répétition et la métaphore et nous le fait comprendre... trop souvent.

l'alternance de ton entre le familier/vulgaire et le soutenu m'a interpellé plusieurs fois et je n'ai pas trop saisi ce que l'auteur voulait faire passer avec cela.

j'ai très peu aimé l'histoire d'amour, je n'y crois pas, un des deux personnages est abject et égoïste et l'autre est... "beau". 🤨 La prostitution d'un des deux personnages est presque eclipsée et quasiment pas discutée.

et enfin, le narrateur omniscient qui nous raconte cette histoire est très présent, il prend plus de place que les personnages principaux, il se perd en histoire et anecdotes un peu futiles qui m'ont fait lever les yeux.

je suis un peu déçu, après avoir tellement entendu parler de l'auteur pour Le palais des deux Collines, j'en attendais beaucoup plus. Je ne m'arrêterai probablement pas là et tenterai de lire l'autre roman, en espérant un style plus léger.
Profile Image for Maiky.
41 reviews1 follower
May 31, 2026
Ayer estuve 2h diseccionando mi cerebro entendiendo por que me ha parecido un libro "sin mas", y ya se me ha olvidado un poco.

Es un libro que toca muchos palos y luego se centra únicamente en la historia de amor. No se mete mucho en política, ni en cuestiones lgtb, ni en cuestiones de religión...estando la historia ambientada donde y cuándo está, a mi me ha faltado mucha chicha.

La forma en la que está escrita se me ha hecho un poco bola. Lo peor es que tiene auténticas frases sin sentido en mitad de capítulos que me sacan por completo. El concepto del narrador no me ha gustado nada, el final es la cumbre de esto.

Le doy 3 estrellas porque si me parece que tiene pasajes muy románticos y descripciones preciosas de la relación romántica. Pero no es un libro que vaya a recomendar ni vuelva a leer.
Profile Image for Nad le dugong .
70 reviews6 followers
October 1, 2024
je n’ai pas les mots pour décrire ce bijou 🤍🇵🇸probablement ma lecture la plus marquante depuis longtemps, Karim Kattan était déjà un grand à mes yeux mais là il devient Titan. Quelle écriture et quelle magie, je vous en conjure lisez le !
Profile Image for Vincentimes.
246 reviews
January 26, 2026
C’est en le conseillant cette semaine que je me suis rendu compte que je n’avais jamais écrit de review sur « L’eden a l’aube » …ce qui est un peu un scandale quand on sait que c’est un livre que j’aime d’amour, probablement l’une des plus belle plume que j’ai découverte à ce jour.

La voix d’Isaac, de Gabriel, et donc de Karim Kattan, est un enchantement. Si j’entretiens un rapport si particulier avec ce texte c’est probablement car, dans sa poésie, dans son vocabulaire imagé et coloré, presque sensoriel, il me rappelle ce sentiment d’émerveillement et de projection que j’ai pu ressentir à l’écoute de contes ou d’histoires dans l’enfance (bon, dans une version plus adulte ici, mais vous avez compris.) et que j’ai un peu perdu (à tort) en grandissant. Il m’a rappelé que nous avons besoin, en tant qu’humains, de nous raconter des histoires pour survivre. Besoin d’imaginaires pour nous comprendre, nous dire, nous séduire, nous échapper.

Isaac et Gabriel sont deux personnages qu’on ne peut pas oublier, qui semblent intemporels et qui me sont parfois rappelés au quotidien. Leur odyssée amoureuse est universelle et je pense d’ailleurs que c’est l’un des plus beau et juste texte que j’ai pu lire sur le sentiment de l’amour, dans toutes ses nuances. Il parvient à mettre des mots sur des émotions qui n’en ont pas et que nous avons tous et toutes ressenti sans parvenir à les nommer.

On ne fait pas plus précieux comme écriture que cette langue de désirs, de rêves, de contes qui se murmurent dans un pays empêché par l’Histoire et par l’occupation.

Il faut voir ma copie du livre (il y a probablement un post-it et un passage souligné toutes les 3 pages)… j’y reviens souvent pour y lire un chapitre ou juste quelques lignes et si j’évite généralement la fin tant elle me serre le cœur, je pense qu’il ne pouvait pas en être autrement, qu’on ne peut pas indéfiniment se raconter des histoires, se cacher dernière la fiction et qu’on se doit de garder un pied dans la réalité pour mieux la vivre ou la combattre.

Bref, il faut lire ce livre bouleversant, tout autant de beauté que d’inhumanité.

Et puis vous avez déjà vu ça en littérature, un narrateur qui soit littéralement LE CIEL ?

(Alice si tu as lu jusqu’ici -déjà bravo- ce n’est pas un signe pour que tu me parles de The Island of Missing Trees, je sais que le narrateur sort du lot aussi-)
Profile Image for Juaqo Oyarzún.
100 reviews5 followers
May 10, 2026
Una historia llena de cuentos, de dioses y djinns; amor nacido de las vísceras del cielo, quien es el narrador a turnos; estocada a los buenos y a los malos.

Wallahi

Hermosa edición de Txalaparta.


Profile Image for Ciel_Ortie.
119 reviews1 follower
February 3, 2025
Magnifique livre à l’écriture ciselée, miroitante - de ces livres qui vous font dire “mais oui c’est CELA écrire, c’est CELA être écrivain”. Travailler les mots comme une matière première, comme le vase bleu des premières lignes qui m’aura fait comprendre dès le début que cette écriture là est un bijou. Je ne sais pas comment qualifier ce roman - ce n’est pas un roman d’amour… Sa poésie crue m’a brisé le cœur. Ce monde me brise le cœur… Il y a dans toute cette beauté déployée si longtemps puis abîmée quelque chose de si sinistre et désespérant que l’on suffoque, nous aussi, lecteurices, dans la poigne de l’Ifrit, les poumons pleins de sable.
Profile Image for Garance Martin.
26 reviews3 followers
March 14, 2025
vraiment excellent et magnifique j’ai rien d’autre à dire
Profile Image for Yolanda Sanchez.
23 reviews
May 22, 2026
“Os hablo de ellos porque conozco todo lo que se desdobla en su interior. Conozco el ritmo secreto de sus pasos cuando caminan solos. Conozco, mejor que una madre, mejor que el Dios, sus propios secretos, sus despertares nocturnos…”
Como un libro tan bonito, tan poético me ha podido destrozar tanto.
Profile Image for alboricoque.
192 reviews25 followers
June 1, 2026
Tengo en las notas del móvil una colección inconexa de notas sobre este libro y ahora toca intentar hilarlos y construir una reseña a partir de estos retazos.
Solo puedo empezar hablando de Sherezade. Leer Palestina por una vez desde otra mirada, que ya hemos leído muchos relatos de la violencia, la sangre, los puntos de control. Palestina también es otra cosa: un lugar con una tradición milenaria, donde habitan los jinns y el viento sopla durante semanas y las personas que se alimentan a base de uvas no mueren y el tiempo corre a una velocidad distinta. Un lugar heredero de una lengua cargada de sangre, sí, pero también de historias (aunque las mil y una noches fueran técnicamente persas, me vais a permitir la cercanía lingüística y territorial), e Isaac se convierte por las noches en esa figura mítica que inventa historias, en un cuentacuentos que esta vez no intenta postergar la muerte sino la posibilidad de la despedida.
Palestina quiere ser otra cosa, más allá de la violencia, la sangre y los puntos de control. Pero querer y poder son cosas distintas. Este libro intenta escribir una Palestina distinta, pero tampoco puede. Porque Palestina, al fin y al cabo, es una tierra colonizada desde hace décadas, y los cuerpos palestinos son cuerpos violentados, explotados y desaparecidos desde entonces. Isaac y Gabriel intentan escribir una historia que no cabe entre las páginas de su tierra. Pero lo intentan y lo intentan y lo intentan. Y en mitad de la violencia se quieren de una forma preciosa.
También huyen de otras violencias menos explícitas. Se sueñan mujeres, único reconocimiento constante de que su amor, quizás, podría ser más fácil. Se quieren desde la mitología porque la realidad a veces no es tan amable.
Y cómo se quieren es también abrumador, a veces por su sencillez y otras por lo contrario: porque el sentimiento es apabullante y ocupa los cuatro puntos cardinales y uno solo puede soñar con devorar o ser devorado o traspasar la frontera de la carne. Otras veces basta con dormir cien años juntos. Hay unas descripciones de la intimidad que no sé cómo describir pero me han dejado un poco rota, porque siento que abre ventanitas a cada uno por separado y a sus distintas formas de quererse que podrían explicarle a un alienígena qué significa ser humano. El miedo a perder a una madre. Las ganas de quedarse en un rinconcito para siempre. El mapa de dibujos con el que Gabriel recoge todas las historias (un rawi, quizás, de la expresión poética de Isaac: compañeros de la mano). Comer helado en un centro comercial.
Tengo otras tres cosas apuntadas que no sé cómo hilar con el resto así que las voy a poner por separado:
1. la ternura del cielo como narrador, que en su omnisciencia decide atender durante un ratito a este rincón del mundo para, pese a todo, contarnos lo mucho que Isaac y Gabriel se quieren (me recuerda a La ladrona de libros, ese juego de narrador tan bonito)
2. cuando Palestina sea libre, si algún día la visito, ojalá conocer este cielo, estos colores, y estos lugares. qué manera de mitificar el espacio. se lee vislumbrando los lugares, pero no de cualquier manera: bajo la luz precisa de quien ya lo ha visitado y lo recuerda con cariño. como quien relata diciendo en este sitio fui feliz
3. la figura del cónsul, disonante, la única discordia que el cielo se permite introducir en nuestra historia de amor, para representar la exotización de la lengua y de las vidas palestinas por parte de un occidente cómplice. duro duro duro, pero las páginas de «vivir en un país como se vive en una lengua» me han matado

(me recuerda también, quizás más aquí desde el deseo, a Poeta chileno: tengo ganas de darle las gracias al narrador por permitirme acompañar durante estas páginas)

pese a todo, no me ha parecido un libro del todo triste: «es agradable poder reír y reírse de quererse tanto»
Profile Image for Irene.
79 reviews2 followers
May 25, 2026
un libro tan bonito, crudo y poético que cada frase que leía me hacía querer llorar. y lo he hecho, tras terminarlo. un relato de pasión, amor, ocupación, descubrimiento personal y libertad. y todo, en mitad del khamsin, un polvo que se te mete en los pulmones y te impide respirar.

“Viven encadenados a unos sistemas concebidos para obstaculizarlos, creados para mantener sus vidas en un estadio mínimo, para trabar su desarrollo y, así, matar de raíz la posibilidad de vivir libre o enamorado. Es decir, viven colonizados, en un espacio cuyas coordenadas están compuestas de tal manera que impide que puedan imaginar amar…

Los dos están regidos por una máquina colonial tan vieja y profunda y sofisticada que casi lo han olvidado. El amor no triunfa sobre nada, y desde luego no sobre esta administración.”💔

2 reviews1 follower
February 20, 2025
Une de mes plus belles lectures de 2024 !
Je referme ce livre bouleversée, le cœur lourd. Mais du début à la fin, ce livre est un enchantement, et pourtant cela raconte une histoire d'amour entre deux hommes sous fond de colonisation !
La tension dramatique est là, se fait sentir mais on est vraiment emporté par la beauté de ce conte par ce grand romancier-poète palestinien Karim Katttan !
Profile Image for Loane.
183 reviews
August 21, 2025
c'est à regret que je dnf cette lecture et après 2 coups de cœur pour les autres textes de l'auteur. on baigne ici dans de la poésie pure mais qui me transporte peu, idem pour l'histoire d'amour. et pour le réalisme magique, où est-il ? bref un roman aux ambitions trop grandes pour moi mais j'espère qu'il trouvera son public.

et free Palestine by the way
Profile Image for Antúan.
21 reviews
October 1, 2025
Lisez des auteur•ices palestien•nes. Déjà. Ensuite, ce livre est extrêmement bien écrit. Il réenchante un monde cruel et violent (sans pour autant l'éluder) par sa poésie. C'est une histoire d'amour formidable. Je compte offrir ce livre plus d'une fois les prochains mois, les prochaines années.
Profile Image for Clara Albert.
Author 4 books10 followers
August 15, 2025
Une écriture envoûtante, une histoire bouleversante.
Profile Image for Ines A.
33 reviews
May 17, 2026
“Sufro en general, y es que uno nunca está preocupado por una única cosa sino por un conjunto de elementos, pequeños y grandes, que juntos forman la extensión de una vida mental”
Profile Image for Maribel Martínez.
31 reviews1 follower
June 5, 2026
ese final abrupto me sacó de la sensación de estar al principio de todo pero aún así lo q compartimos se convierte en cinco estrellas
Profile Image for Lorena.
124 reviews1 follower
May 20, 2026
Es un libro tremendamente lírico, tanto que quizá sacrifica el contenido de la historia. Tiene frases preciosas y aunque me he quedado con la sensación de que quizás no lo haya entendido todo lo he disfrutado. De alguna manera veía venir el final...
Profile Image for Alex Lachapelle.
124 reviews4 followers
December 1, 2024
Un récit magnifiquement écrit. Poignant et cru. Je ne crois pas avoir perçu toutes les subtilités littéraires de l’auteur mais j’ai tout de même apprécié cette lecture si importante dans le contexte mondial actuel. Comme dit le narrateur, il tente d’épargner le lecteur du mal mais comme pour ceux qui évitent de voir la souffrance du peuple palestinien, l’auteur démontre qu’on ne peut se fermer les yeux éternellement.
Profile Image for Vicarlos.
21 reviews4 followers
April 11, 2026
«Pero también: Isaac teme no saber cómo amar a Gabriel, y teme perder a Gabriel si lo ama. Así lo vive él, es la transacción universal del amor y la pérdida.»
Profile Image for Stanislas Plater-Zyberk.
86 reviews
September 25, 2024
Un livre étrange. Un style étrange. Tout est étrange dans ce livre mêlant le réel et l'irréel. Est-ce l'âme de la Palestine ? En tous cas l'amour d'Isaac et de Gabriel est touchant.
Profile Image for Ange.
87 reviews
June 7, 2025
Ce roman est intéressant de par sa multiplicité sur plusieurs aspects.
Le premier est le genre littéraire. En effet, L’Eden à l’aube semble mêler les genres. On retrouve bien sûr les caractéristiques d’un roman de fiction assez classique, avec des personnages récurrents dont on suit l’histoire avec un fil rouge : le fameux road-trip d’été. Les points réalistes sont très détaillés et nous entraînent vraiment dans l’intrigue. Dès les premières pages, le khamsin, la tempête de sable, prend forme parce qu’elle est décrite précisément. On perçoit la chaleur, la sécheresse, l’état d’esprit qui sont liés à ce phénomène («La journée était rythmée par des femmes qui battaient les tapis au balcon afin de se débarrasser du sable, des hommes qui gémissaient car leurs voitures s’étaient arrêtées net. Et le pays entier était sur les nerfs» pages 14-15). De même, les personnalités d’Isaac et Gabriel paraissent tangibles, parce qu’ils ne sont pas parfaits. Isaac est jaloux, têtu et buté, et lorsque son adolescence est décrite on voit son éveil à la sexualité de manière honnête plutôt que idéalisée («C’est là qu’ils sont les beaux garçons, et leur beauté fait très mal parfois» page 53). Il a même un «léger strabisme» (page 24), minuscule détail qui le rend vrai. Quant à Gabriel, même s’il est présenté presque comme un ange, il a aussi ses petits défauts. Il est timide («il se fait un ami, un, unique, singulier» page 62), craintif, semble avoir du mal à imposer son opinion et a un léger zézaiement. C’est cet ensemble de petits traits de caractères, tous ces détails sur leur vie, qui les rend particulièrement attachants. C’est un rappel que ça pourrait être n’importe quel Palestinien, voire même n’importe quel homme.
Pour autant, le réalisme se mêle au conte, au fantastique. Plusieurs aspects semblent rappeler les Mille et une nuits, ou au moins les légendes arabes. Premièrement, à la page 50, la ville de Jérusalem est montrée comme étant vieille et multiple, rassemblant tous les âges, toutes les cultures dans une sorte de lieu magique où on trouve des «jinns», «mille langues» et «des femmes plus vieilles que la terre». De manière plus large, la description des lieux est souvent appuyée par des éléments fantastiques et c’est un de mes éléments préférés du roman. La ville d’enfance de Gabriel et Isaac semble être bloquée dans le temps, à l’écart de tout, et le village où ils vont en vacances semblent au contraire exister pour l’éternité. En plus de rompre la monotonie que l’on retrouve parfois dans la description d’un paysage, ces légendes permettent de découvrir comment les personnages perçoivent ces endroits. Le village où ils ont grandi est hors du temps, un peu préservé de l’effervescence de la guerre mais aussi éloigné de l’actualité. Leur paradis de vacances représente un moment de calme et de sérénité qu’ils auraient aimé connaître pour toujours. Quant à Jérusalem, c’est à la fois un rêve et un cauchemar : seul point où tous les peuples se rencontrent mais aussi catalyseur de tous les conflits.
Cette magie représente aussi une échappatoire. Pour Isaac, c’est un moyen de garder Gabriel près de lui en lui racontant des histoires, en les sortant un instant du monde qui les entourent. Dans une réalité balayé par la violence et par le khamsin, qui semble d’ailleurs illustrer cette confusion, ce tourbillon, les légendes expliquent et consolent. Mais pour le lecteur aussi, la magie atténue. Elle permet en quelque sorte de multiplier les façons d’illustrer la complexité de la vie en Palestine. Pour moi, cela crée aussi un contraste qui renforce l’impact des aspects plus réalistes. Le Ciel, narrateur lui aussi un peu magique, conte de beaux récits, et la page suivante illustre les combats et la mort. Comme pour montrer que tous les beaux aspects de cette région, ses traditions, ses habitants, ne peuvent échapper complètement à la guerre.
La multiplicité des registres de langue et le rythme du récit contribuent aussi à cet effet. L’intrigue est rapide et saccadée, avec des retours en arrière réguliers, ce qui illustre bien la vie morcelée pendant un conflit mais aussi le rythme effréné d’une relation amoureuse qui se construit. La majorité du roman est rédigé dans un registre entre courant et soutenu, avec un vocabulaire poétique et éthéré («Tout s’est calmé. Tout dort. Demain, il pleuvra beaucoup.» page 326) et le lecteur est vouvoyé. Ces passages sont ceux où le Ciel exprime son point de vue. Mais bien que ce soit le seul narrateur, on discerne malgré tout les pensées des personnages humains par le langage. Le vocabulaire est alors plus familier, plus vulgaire et les tournures de phrases reflètent une façon de parler plus courante («vivre dans des endroits comme ici, pour ces gens nés dans des pays où rien ne les oblige à venir dans ces coins de merde, ça fait classe à raconter et ça paye un bon pactole de thunes» page 34). Cela permet de revenir au réel, au fait que de vraies personnes vivent des situations similaires. Un bon exemple est la façon dont Monsieur Wargrave, diplomate étranger qui se veut bon samaritain aidant les Palestinien, est évoqué. Il est dit de manière claire qu’il attend des faveurs sexuelles d’Isaac en échange de ses papiers pour Jérusalem. Le récit ne laisse pas Monsieur Wargrave se dédouaner. Il n'aide pas la Palestine par altruisme mais par égoïsme, pour se sentir généreux et qu’on lui soit redevable.
Cela m’amène à un autre point essentiel du roman, qui m’a touché : la remise en question de la perspective que les étrangers, et surtout en Occident, ont de la Palestine. On voit dès les premiers chapitres que même les soldats israéliens grandissent parfois avec les Palestiniens. Il n’y a pas de frontière claire, pas de meurtrier né («je me souviens de sa plus grande innocence» page 38), ce qui rend encore plus difficile la situation. Beaucoup se désintéressent, comme le mari de Wargrave, pour qui «c’était, vraiment, trop difficile ici» et qui est reparti en Angleterre. D’autres, comme Wargrave lui-même, aiment défendre une cause, sans se soucier réellement de la cause elle-même, où du fait qu’ils font parfois plus de mal que de bien en n'essayant pas de comprendre réellement les victimes. Enfin, la majorité n’y connaît pas grand-chose, pense que, comme le répète le Ciel, «c’est comme ça». Dans ce roman, on découvre à la fois l’omniprésence du conflit, «la violence qui coule dans les veines de leur pays» (page 319), mais aussi tous les autres éléments qui font ce territoire. Karim Kattan évoque les légendes, l’architecture, les traditions de la Palestine, rappelant qu’elle ne se réduit pas à la guerre, mais existe par ses peuples, sa géographie et son histoire. J’ai beaucoup aimé ce roman, parce qu’il souligne que cette violence n’est pas si éloignée de nous, n’importe qui, peu importe la personnalité, le genre ou l’orientation sexuelle peut avoir le malheur de naître dans une zone de violence. Personne ne naît soldat ou victime, ces personnes ont des rêves, des souvenirs et des proches.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Jacob.
137 reviews3 followers
November 1, 2025
This book is political, like every other, but sets aside the arduous task of documenting suffering that we sometimes ask or have come to expect of oppressed peoples, and, instead, Kattan offers us gay, literary magic in a bottle.

The language ranges from elegiac to playful to folkloric in the way that clouds can suddenly form and cast great shadows or else linger in the sky, scudding lazily through the air; the characters are vivid, some flesh-and-blood and some, well, the sky itself, omni(?)scient and omni(?)present; and the scenery is a cast of characters in itself: sandstorms, tropical oases, enchanted villages of grape-eating centenarians, the twisted side streets of Jerusalem’s old town; but also: checkpoints, skyscrapers over the ruins of Palestinian villages, Israeli-only highways, ancient sites plagued with pilgrims, more checkpoints.

By writing this book from the mostly-capable point of view of the sky, the author takes a heartwarming gay romance, which would be compelling on its own merits, and places it on a geological scale, as inseparable from the natural beauty of Palestine’s millennia-old deserts and seas as it is from the quotidian brutality of occupation. He also injects levity into an admittedly heavy story when, for example, the sky admits that it couldn’t quite make out someone’s face, or that it was just as dumbfounded by a character’s actions as the reader. The sky gives us all the benefits of an omniscient narrator, namely knowing both characters’ backstories and what one does while apart from the other, but without a curiosity-killing, too-easy omniscience. While not necessarily of cosmic importance, this romance does join the canon of countless timeless tales of desire, love, freedom, that we hear Isaac invent and exaggerate throughout the novel and that make up the fabric of humanity.
Profile Image for Baptiste.
159 reviews
August 30, 2025
Un livre brillant, magnifique et bouleversant qui raconte une histoire d’amour en Palestine. C’est un récit profondément politique et ancré dans son contexte. L’auteur ne nous laisse jamais oublier OÙ se déroule son histoire et dans quel contexte évoluent nos personnages.

Ces deux personnages principaux sont absolument merveilleux à suivre, et leur relation est juste magnifique et sublimée par la plume incroyable de Karim Kattan. L’auteur nous raconte cette histoire et à travers ces personnages l’histoire d’un pays colonisé, la Palestine, et de la violence qui traverse l’entièreté de cette société.

En prenant pour narrateur le ciel, pari risqué mais indiscutablement réussi, l’auteur nous force parfois à entrer dans l’esprit de personnes détestables mais qui nous permettent de saisir en partie les mécanismes sur lesquels reposent ce système de violence et de massacre. On découvre les moyens tordus et pervers par lesquels les différents types de violences s’infiltrent au sein de la société et des vies des personnages.

Si le récit trouve quelques moments de pause, ces derniers ne durent jamais longtemps et ne nous laissent pas oublier dans quel contexte se passe l’histoire. L’auteur parle terriblement bien de l’amour, décrit des sentiments, des emotions et des ressentis sur lesquels je n’avais encore jamais mis de mot, mais sans jamais trahir le cœur de ce qu’il souhaite raconter.

On pourrait passer des heures à analyser chaque mot de ce récit, tant il est complexe. Tantôt conte, tantôt teinté de réalisme magique, tantôt profondément violent mais toujours excessivement politique, c’est un récit qui me parait essentiel à la vue du génocide en cours.

Free Palestine, now and forever.
Displaying 1 - 30 of 64 reviews