« Je connais du monde qui sont full forts, mais qui sont même pas capables de faire des choses super faciles… » (Simard, Olivier. Comment mon père est devenu cascadeur, p.32)
L’immense talent d’Olivier Simard pour la création de personnages d’une naïve lucidité et d’une attachante intelligence émotionnelle est incontestable. Est-ce que le public cible est ici adulte ou adolescent, je n’en suis pas certaine, mais je le lirais tout de même au deuxième cycle du secondaire afin d’en retirer chaque réflexion qu’il propose sans détour.
Très court, ça se lit rapidement (trop rapidement?). Je questionne le livre en tant que livre "adulte", mais je ne questionne pas sa pertinence ni son histoire. Je crois qu'un ado serait capable de comprendre la teneur du sujet de cet histoire et je crois que cela pourrait enclencher de merveilleuses discussions autour de la santé mentale et de l'itinérance. J'aurais voulu qu'il soit plus long et qu'il approfondisse certains sujets (j'ai trouvé qu'il manquait un lien entre l'épisode du père ), mais somme toute, c'était une bonne histoire.
Une petite pépite d'or. Ce livre a l'air de rien, mais j'ai tout aimé. Écrit en bon québécois, mais avec une belle profondeur. La fin peut seulement vous arracher une petite larme. Je recommande!!
Au début, je n'étais pas certaine d'aimer ça. Je trouvais que ça ressemblait davantage à un livre pour ado ... mais j'ai changé d'avis et adoré jusqu'à la fin. En fait, surtout à la fin.
La quatrième de couverture tend ce roman à un public adulte, mais il est très accessible dès le 1er cycle de secondaire.
C’est un petit livre réfléchi, très bien conçu, qui use très bien de la déchronologie (trame principale au système du présent, analepses contextualisatrices nombreuses au système du passé).
Le narrateur est le personnage principal de l’histoire, un jeune de dix ans, et c’est bien fait, ce qui n’est pas toujours le cas. On garde une plume plutôt riche avec de la description, des émotions, des référents culturels, des figures de style, mais en gardant une touche juvénile, dont une syntaxe pas tout à fait maîtrisée, du moins très oral (inversions adjectif-nom, surgénéralisation du pronom relatif «que», absence de la particule négative «que», etc.). Ce n’est pas nécessairement l’apanage d’un parler enfantin, mais dans une œuvre littéraire – champ où on est habitué.e à une langue léchée même en cas de narrateur enfant – l’effet recherché est atteint.
Au début, je trouvais cela enfantin pour un livre adulte. Un garçon de 9 ans qui raconte son quotidien auprès de son cousin Dario, qui craint un peu trop la fin du monde et de son père, livreur de liqueurs. Je trouvais que l'âge de Bobby et Dario ne correspondaient pas à leurs intérêts. Ma fille de 9 ans ne parle pas de survie et de sexualité, elle ne se tient pas non plus dans un dépanneur à boire du Monster... Certaines choses s'expliquent au fil du récit, d'autres demeurent propres à des enfants plus âgés selon moi (11-12 ans).
Vers la fin, le second récit prend de plus en plus de place et devient percutant. Il nous expose comment les réalités d'adultes peuvent être vues et vécues par les enfants... Et c'est ce qui m'a plu, voire émue.
J'ai passé une bon moment avec cette lecture. Toutefois, je venais de lire un roman en tous points semblable à celui-ci, mais avec une vision féminine de l'histoire, c'est pourquoi je suis restée un peu sur mon appétit.
On plonge bien dans l'univers de l'enfant qui vit des difficultés reliées à la santé mentale de son père. Les phrases courtes et les répétitions (sans substitution) rendent bien la réalité d'un enfant de 10 ans.
Ce roman est écrit une grande intelligence et s'adresse assurément à un public préadolescent ou au tout début de l'adolescence.
J'ai tout aimé de ce livre. Les personnages ont de la profondeur, on aborde la santé mentale d'un parent du point de vue d'un enfant, les réflexions sont intéressantes et j'ai laissé échapper une petite larme à la fin. Incroyablement efficace comme petit roman de tout juste 100 pages. Je remets cependant en doute la classification adulte de ce roman. Pour moi, le public cible est plus du 14-15 ans et plus 😊
Facilement un 4 étoiles. 🌟 J’ai dévoré ce roman de 76 pages sur ma liseuse, en 1h, assise sur le bord de la piscine et j’ai réellement adoré. C’est bien construit, j’aime la plume de l’auteur, la référence au titre est juste parfaite et la fin m’a bien plu. Seul petit hic pour moi, on dirait que j’imaginais davantage un jeune de 12 ans que de 9 ans, mais bon, rien de bien grave!
Jeune de 9 ans qui fait une fugue parce qu'il a vu son père qu'il n'avait pas vu depuis 3 ans dans un campement de sans-abri. Premiers signes de maladie mentale, hospitalisation du père, point de vue de l'enfant.
Adorable. J’en aurais pris plus. J’ai quelques questions qui me trottent dans la tête. Mais j’imagine que c’est ça le but ; les enfants ne se posent pas les questions que nous, adultes, nous nous posons. L’effet est très bien réussi !
On dirait que je n'aime pas les narrateurs enfants. Sinon, je sais que plein de monde a beaucoup aimé ce roman, qui me rappelait parfois "Comme un long accident de char"!
Je l'ai lu d'une traite, en plein roadtrip. Ça se lit tellement bien, le langage enfantin est vraiment bien choisi. C'est beau, c'est doux, une courte lecture qui peut juste remonter le moral.