Après Tokyo Vice , le grand retour de Jake Adelstein : un cold case fascinant au coeur de son Missouri natal. Au cours de l'année 1992, une série de morts suspectes frappent les patients de l'hôpital pour vétérans du Missouri. Leur dénominateur commun : un des membres du personnel soignant est à chaque fois présent au moment où est lancé le " code bleu ", synonyme de réanimation. Contre toute attente, au lieu de faciliter l'enquête, l'administration des anciens combattants étouffe l'affaire. Des années plus tard, le coroner de l'hôpital, encore hanté par ces mois meurtriers, décide de confier tous les dossiers de l'affaire à son fils, le journaliste et détective privé, Jake Adelstein. Pour la première fois, après trente années passées au Japon, Jake Adelstein enquête à domicile, sur les traces de son père. L'occasion de renouer avec son pays natal et sa famille pour à son tour rendre justice.
Jake Adelstein has been an investigative journalist in Japan since 1993 and low-ranking Zen Buddhist priest since 2017--and is unlikely to ever achieve satori. That's okay. He's considered one of the foremost experts on organized crime in Japan and works as a writer and consultant in Japan, the United States and France. He is the author of Tokyo Vice: A Reporter on the Police Beat in Japan (Vintage) and has written two other books published by Marchialy in France.
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Avec Code bleu, Jake Adelstein plonge au cœur d’une affaire aussi troublante que révoltante. Direction le Missouri, en 1992, à l’hôpital Harry S. Truman Memorial de Columbia. Dans le service 4 Est, réservé aux anciens combattants, une série inhabituelle de « codes bleus » se déclenche pendant la nuit. Des patients, dont l’état n’inspirait pourtant aucune inquiétude particulière, meurent soudainement alors qu’ils devaient parfois quitter l’hôpital le lendemain. Très vite, un détail interpelle plusieurs membres du personnel : un même infirmier est présent lors de chacun de ces décès suspects. Malgré les alertes répétées du personnel soignant et des soupçons qui devenaient de plus en plus difficiles à ignorer, la direction de l’hôpital et l’administration des anciens combattants n’ont pas pris la mesure de la situation. Tout donne l’impression que la vérité devait rester cachée. Ce qui m'a plu particulièrement, c’est l’attention portée aux victimes. Je n’ai pas eu l’impression de lire de simples dossiers : Jake Adelstein redonne une vraie identité à ces vétérans. Il rappelle qui étaient ces vétérans, leurs parcours, leurs familles, leurs blessures aussi. Cette dimension humaine donne une profondeur bouleversante au récit et renforce encore davantage le sentiment d’injustice qui traverse tout l’ouvrage. Le livre montre également avec précision le poids d’une administration prête à protéger son image plutôt que des vies humaines. Plus ma lecture avançait, plus je ressentais de l’indignation face aux négligences et aux manipulations révélées par l’auteur. On découvre alors un véritable combat entre quelques soignants courageux et une machine administrative écrasante. Rédigé dans un style fluide et très accessible, entre enquête journalistique et true crime, Code bleu captive autant qu’il révolte. Derrière ce cold case médical se dessine surtout le portrait d’un système défaillant où ceux qui cherchent la vérité deviennent parfois les véritables victimes. Un récit sombre, profondément humain, qui interroge la confiance accordée aux autorités et rend un hommage poignant aux vétérans oubliés.