Au Québec, c'est devenu tellement compliqué de choisir un prénom que des parents cherchent l'inspiration dans les cimetières. Chez les musulmans, c'est plus simple (ou plus risqué, au choix). On a notre propre test de sélection qu’on appelle le « test de l’aéroport ». Si ton prénom te fait escorter direct dans une salle d’interrogatoire pour une fouille au corps, on oublie. Si, quand ton nom est appelé au micro, tout le monde cherche la sortie de secours, c’est qu’il faut revenir à la planche à dessin.
Comment relever le défi de marier l’Islam à un Québec à l’héritage encore foncièrement catholique? Khalil Guliwala, Indien musulman né à Dubaï, et Florence Morin-Laurin, Québécoise pure laine, en font l’expérience au quotidien, puisqu’ils ont uni leurs destinées depuis plusieurs années déjà.
Résultat? Une histoire d’amour interculturelle, pleine d’autodérision et de tendresse, où le mélange devient une force – un peu comme une poutine au poulet au beurre : improbable, mais délicieuse.
Parler de l’identité québécoise par un musulman et sa femme « pure laine ». On aborde tous les préjugés auquel ils ont dû se frapper, comment deux personnes peuvent se marier et s’aimer malgré des religions et cultures différentes. C’est drôle et on aborde pleins de sujets différents que t’oserais pas demander si t’es bien élever.
Le dialogue entre Khalil et Florence amène un p’tit bonus, on se sent rapidement dans leur intimité et accueilli au sein de leur famille. À lire pour ouvrir tes horizons et encore rire du cocothon de Laval.
« Évidemment, maîtriser le français n’est pas pour les faibles : le rêve de le parler réellement est souvent plus fort que la détermination à vraiment le maîtriser […]. »
« Je suis quand même rendue avec un chum capable de chanter une messe quand il se cogne le petit orteil. »
« Mais dans la vie, ce qu’on ne peut pas prévoir, c’est de qui on va tomber amoureux . »
« Mais des histoires, il y en a dans tous les milieux, dans toutes les religions, dans tous les couples. Ce n’est pas la foi ou l’origine qui détermine si quelqu’un est bon ou mauvais. C’est la personne. »
Un musulman à la cabane à sucre, par Khalil Guliwala et Florence Morin-Laurin. Un couple multiculturel nous raconte plein de petites tranches savoureuses de leur vie de famille. Je ne sais plus où j’ai lu qu’on riait aux éclats à chaque page. Ça n’a pas été mon cas, mais j’ai trouvé ce livre bien sympathique et j’ai beaucoup souri.
Quel bon livre. Regard très humoristique, rafraîchissant et attendrissant sur notre beau Québec. j'ai adoré !! Très facile à lire avec les chapitres de quelques pages et le petit lexique à la fin c'était juste parfait, jen aurais pris plus :)
J'ai ADORÉ!! Au point d'en lire des extraits à mes collègues sur l'heure du lunch au travail - je riais trop, fallait partager. Je mettrais 6 étoiles si je pouvais!
Ce récit est un regroupement d’anecdotes racontées par Florence Morin-Laurin et Khalil Guliwala, un couple de trentenaires de Longueuil. Toutes sortes de situations sont dépeintes dans le livre, où le choc des cultures s’est fait ressentir au fil des ans. Car si Florence est née à Lévis et a grandi dans la culture québécoise « classique », Khalil est un musulman peu pratiquant d’origine indienne ayant vécu sa jeunesse à Dubaï.
Avec humour et dérision, ils racontent comment leur quotidien a évolué au fil des apprentissages et des découvertes (surtout de Khalil, ayant fait le choix de vivre au Québec). Ce condensé d’intégration culturelle livre, avec légèreté parfois, des clés de compréhension de la société québécoise selon le prisme de quelqu’un qui a été élevé ailleurs, en parlant des fêtes et de la place de la religion, mais aussi des stéréotypes et des habitudes propres à chacune des cultures, de la cuisine, de notre rapport à Céline Dion, de la cabane à sucre, du choix des prénoms des enfants, etc… D’ailleurs, j’ai trouvé très intéressante la façon qu’ils ont eue de présenter une même anecdotes selon leurs visions respectives.
Contrairement à la première version de ce texte, qui était auto-édité, on ne raconte plus seulement les anecdotes du point de vue de Khalil, mais on ajoute aussi la vision de Florence, qui est haute en couleurs et très drôle! On parle aussi de leur rencontre et des débuts de leur relation, ce qui constitute une partie très intéressante du livre également.
Ce « mode d’emploi pour devenir Québécois » est un livre réjouissant et éminemment positif, qui offre une vision agréable et constructive des défis reliés à l’immigration et à l’intégration dans une société d’accueil. Florence Morin-Laurin et Khalil Guliwala offrent dans ce livre une vision très personnelle de leur histoire, livrée avec honnêteté et vulnérabilité, mais surtout avec beaucoup de rires!