Eux, c'est une famille de Gitans installés illégalement sur un terrain vague de la banlieue parisienne -ils n'ont rien d'autre que "leur caravane et leur sang". Elle, c'est une bibliothécaire douce et généreuse, une "gadjé", qui a l'amour des livres. Le roman raconte leur rencontre inattendue, lorsque la jeune femme décide d'initier les enfants du camp au plaisir de la lecture...
“Grace and Destitution” could be the translation of the original title of this short novel. Set in France it portrays a group of Gypsies who have set up camp on an abandoned piece of wasteland, on the outskirts of a city. “Grace and Destitution”: Angelina and her children in a nutshell.
From stereotypes to the harsh reality Alice Ferney delves into the lives, culture and identities of this Gypsy clan who despite “not having left the French soil since more than 400 years” still lives there as complete strangers to the country. The author shows them to truly be a clan, a culture of its own, both ostracized by the ‘real’ French and refusing to become Gadgés or be approached by them. Proud, enduring, free spirited, beautiful, they maintain their grace in the face of utter destitution: living in half broken caravans wherever they manage to settle without being immediately expelled. With a deep respect for family ties, the elders and ‘destiny’ they love fiercely, unconditionally, sometimes violently.
They do not let themselves be approached easily and refuse the standard way of living and administrative rules which mean nothing to them: when the registration official declares that ‘Djumbo’ isn’t an appropriate name for their last born they turn around and return home without a birth certificate. In fact their contacts with the exterior world seem to be virtually inexistent.
Those they do have are harsh, filled with intolerance and rejection. From the hospital to the school and the town hall Angelina’s family is rejected everywhere, its very existence denied. Without jobs, proper lodging, education or minimum wages they only represent for the authorities and neighbours undesirable squatters.
Their life is hard, down to earth, close to the fire, ground, blood and the seasons… Even in the middle of a wasteland plot, amidst dirt, shards of glass and improbable fuel for the fire such as smashed car seats. Their daily life seems to follow closely the seasons: the harsh winter from which all don’t always come out, followed by spring, a renewed sense of hope, unexpected pregnancies and the promises of better days to come.
In this environment the mothers are the life keepers, those who scrape up meals and fetch water from the far away tap, the feeders, protectors and minders of the children. They keep going day after day in the face of adversity, sustained by their duties. Without jobs the fathers seem lost, wander aimlessly throughout the day, occasionally tinkering with more or less legal odd jobs, trying to keep up appearances.
Arriving in the middle of this Esther, a ‘Gadgé’ by all means, slowly gets closer to the clan, penetrates it, is accepted by Angelina, the children and the parents… Through the books she brings with her and the stories she tells she slowly builds up trust and friendship. Indeed stories prove to be a real bridge: those she reads to the gipsy children are the same she tells her boys and my mother told me when I was a kid.
All in all this is a beautiful little book, both realist and with a poetic quality in the way it is written, which shows an unacceptable, hard to hear but unfortunately true reality. It is an appeal to open our eyes and reach out in whatever small way, to those around us. Indeed many volunteers from the ATD Quart Monde organisation reach out every week to underprivileged children with a box of books, in the very same way Esther does in Angelina’s Children.
It is also a testimony to the universality of stories. From Babar’s adventures to Andersen’s tales they prove once more to be universal, a fact which has always amazed me. Think of it: What is it that unites children (and adults) around the world and across cultures to enjoy tales of Babar or Harry Potter ? What common dreams do they feed?
Set in France this is the story about a group of Gypsies who have set up their camp on an abandoned wasteland. This story shows they were ostracized by their own people but that they are free spirited and proud of who they are, it shows a family that never can stay in one place for too long, not knowing when they will have to be moved on. Angelina's families lives are harsh, no job to go to so no money coming in, can Esther a local librarian help to change the children's lives for the better? I found this book to be a very honest portrayal of a gypsie's life. Some of the things were hard to hear and sad but in reality it is the truth.
"Grâce et dénuement" d'Alice Ferney (190p) Ed.J'ai Lu Bonjour les fous de lectures..... C'est l'histoire d'une belle rencontre entre une famille de gitans installée en bordure de la ville et Esther, une bibliothécaire, qui va leur faire découvrir la magie de la lecture. Angeline, c'est la patriarche, elle a cinq fils, des brus et des petits enfants. Elle s'est installée dans un jardin ouvrier abandonné par sa propriétaire. Esther vient chaque semaine faire la lecture aux enfants et petit à petit la gadjé se fait accepter par la tribu. Esther sait raconter mais aussi écouter Esther surtout ne les juge jamais. C'est ainsi que petit à petit, nous pénétrons dans l'univers de cette famille de gitans. Nous découvrons leur vie, les relations qui les lient les uns aux autres, la force de la patriarche et les difficultés qu'ils rencontrent avec le monde extérieur. L'écriture d'Alice Ferney est simple et addictive, le récit, qui peut se qualifier de "feelgood", nous permet de nous familiariser un peu avec ce monde inconnu des gens du voyage ou pauvreté culturelle et matérielle sont encore de mise, ou les enfants sont rois mais, surtout, où l'on revendique haut et fort sa liberté. Ce livre est un hymne à la lecture, à la liberté mais surtout à l'amour. Joli roman qui fait du bien
Formidable portrait d'une famille de Gitans, leurs difficultés et leur bonheur. "Il avait cette conscience des limites jusqu'où peut aller le dénuement sans vous détruire, sans broyer le noyau central que l'on appelle l'âme, le sentiment de soi, l'estime qu'il faut bien se porter pour vivre et pour, disait-il, accepter toute cette merde (il désignait la ville) sans se sentir sale"
J’ai lu ce roman début avril et je devais publier mon billet le 30 avril puisque c’était une lecture commune, mais avec tous les chambardements de ma nouvelle vie, je n’ai pas eu de temps pour écrire mon billet avant ce matin! Par chance, je garde à l’esprit un très vif souvenir de ma lecture. Comment pourrait-il en être autrement avec ce superbe roman!
Avant même de lire le roman, il y avait déjà une émotion particulière entre lui et moi puisqu’il m’a été offert par amitié par mon Bison (Canel). Comme elle me l’a expliqué, c’est un roman qui l’a profondément marquée et il a une grande signification pour elle et sa famille… C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai ouvert ce roman. Et j’y ai découvert un roman d’une douceur et d’une grâce infinie.
Je ne connais pas l’univers des gitans. Au Québec, ce n’est pas dans notre réalité, j’imagine que les conditions hivernales de nos hivers rigoureux y sont pour quelque chose. Malgré tout, je me suis sentie impliquée émotionnellement par cette famille nomade qui ne possède rien d’autre que les liens familiaux qui les uni.
Alice Ferney, de sa superbe plume, écrit un roman profondément humain. Elle décrit le monde des gitans de façon réaliste, sans fioriture, avec cette écriture fluide et sensible qui nous touche droit au cœur.
no comment!!! Cet ouvrage est un amoncellement de préjugés et de fantasmes sur la communauté des gens du voyage, patiné de bonnes intentions et de bons sentiments. il n'y a pas beaucoup d'autres choses à en dire, a part vous conseiller de ne pas le lire si vous voulez vraiment decouvrir un roman (ou un essai) sur cette communauté. Je n'ai même pas reussi à le terminer...
Encore un livre que j'ai dû lire dans le cadre du lycée (lol on ne s'arrête plus). Cependant ce dernier est un livre qui m'a passionnée. Et surtout détruite. Lorsqu'on commence à lire l'histoire de cette famille Gitane et de Esther qui vient lire des histoires aux enfants, on ne pense pas forcément à l'horreur que vivent ces personnes au quotidien. Et pourtant , c'est ce qu'arrive à nous décrire Alice Ferney avec des mots choisis à la perfection. Ce plongeon dans un mode de vie bien souvent tabou arrache des larmes. Beaucoup de larmes. Ce qui déchire le plus, c'est la misère de ces enfants au quotidien. A plusieurs moments dans l'intrigue, j'ai été plus qu'émue par les sentiments de ces enfants qui n'avaient pourtant pas plus de 10 ans. Cette lecture est aussi une lecture attachante, ces petites bouilles qui s'expriment et découvre la lecture est un plaisir que je n'avait pas vu depuis longtemps et toutes ces petites personnalités pétillantes vous font sourire à chaque page. Tout au long du roman, on oscille entre frustration, colère, tristesse et attendrissement. Je ne peux pas dire que j'ai adoré ce livre... L'absence de dialogue m'a beaucoup fait souffrir (je n'exagère pas) et j'aurai trouvé plus intéressant d'avoir encore plus de ressentiments personnels de la part de nos protagoniste. La focalisation très extérieure que je pouvait ressentir m'a souvent sortit du roman. Néanmoins, je pense que ce roman est un beau classique qu'on se doit de lire au moins une fois dans sa vie.
Et pitié... On touche pas aux enfants... Ce pauvre petit Sandro...
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Idealizados hasta el cansancio, poco es lo que realmente sabemos de los gitanos. En la cultura popular, la gitana sabe leer el futuro en las manos de sus clientes y se viste con largas faldas y coloridas telas. El gitano toca la guitarra y canta. También es rudo y fiero. En el libro de Alice Ferney, en cambio, los gitanos son de carne y hueso. Y de la mano de la narradora podemos verlos de cerca.
Cito de memoria la primera frase del libro: prácticamente ningún gitano aceptará que la suya es una vida de pobre y, sin embargo, casi todos los gitanos son muy pobres. La autora nos muestra la cruda y dura realidad de la vida de los gitanos de Francia. Una vida marcada por el nomadismo en un país sedentario. La búsqueda incesante de un espacio en el cual detenerse y detener los camiones y las caravanas. Idealmente en la periferia de las ciudades, cerca del agua, de las chatarrerías. Cerca también de los gadgés -los no gitanos-, pero nunca mezclados con ellos.
Porque los gitanos mantienen las diferencias que los separan del resto de habitantes de la ciudad. No ponen a sus hijos en los colegios, no se inscriben en los registros de nacimientos y evitan las interacciones.
¿Qué pasa entonces cuando una gadjé terca y bienintencionada logra convencer a una familia de gitanos para que le permitan leer libros a sus hijos una vez por semana?
Famille de Gitans français, installée "illégalement" sur un terrain vague dans un décor de banlieue. Angéline, mère et grand-mère, une très vieille femme (quoique seulement 57 ans), ses 5 fils, tous mariés sauf un, et les petits-enfants. Dénuement total, saleté repoussante, conditions de vie affreusement misérables (ni eau, ni égouts, ni chauffage, vie de parias, vols et chapardages) mais amour familial. Esther, une libraire, vient tous les mercredis lire une histoire aux enfants, tous analphabètes, et ils s'apprivoisent mutuellement.. Malgré ces conditions de vie de parias, on découvre une société éminemment humaine, complexité (dureté et délicatesse) des sentiments, de l'amour entre hommes et femmes, parents et enfants, sentiment de leur dignité et sens de l'honneur. Esther, la bibliothécaire qui vient les rejoindre, reste un mystère. On ne la voit que de l'extérieur, on ignore ses motivations profondes, et même si le peu qu'elle leur dit de sa vie est exact. On sait seulement qu'elle est juive et il semble que ses parents, comme ceux d'Angélina, aient disparu dans la Shoah.
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J’ai trouvé ce livre en foire aux livres. Je n’ai aucune idée pourquoi je l’ai acheté. Le résumé m’a peut être intrigué. On raconte l’histoire d’un camp de gitan vivant sur un terrain vague et qui rencontrent une bibliothécaire qui souhaite apporter la lecture aux enfants. On découvre leur vie à travers cette femme. On découvre aussi leur isolement de la société et leur pauvreté. Mais on se rend compte de la richesse de leur cœur. La famille est plus importante que tout. On découvre tout un monde qu’on ne connaît pas. Je me suis énormément attaché à tous ces personnages. C’était un plaisir de les retrouver à chaque fois, dans cet univers un peu à part, à la fois dur et doux. Dans la réalité on a toujours eu du rejet pour ces communautés sans jamais vraiment essayer de comprendre ou de s’intéresser à eux. Moi qui en ai connu des gitans à l’école primaire on m’a appris à les rejeter, les considérants comme des voleurs, des bêtes et des gens sales. Ce livre me permet de prendre du recul et d’ouvrir mon esprit sur ce sujet et de voir à quel point on apprend aux enfants à devenir intolérant aux autres enfants et aux communautés qui vivent différemment.
Quel plaisir de lire cette auteure ! son écriture est magnifique ; dans ce roman elle nous fait découvrir l'univers des gitans - Ce livre a été écrit il y a une quinzaine d'années et j'espère que les conditions de vie des gens du voyage se sont améliorées - Une grand mère, ses 4 fils, belles filles et leurs enfants vivent dans une grande pauvreté sur un terrain abandonné. Leur univers est violent, les femmes ont une vie vraiment difficile, les hommes sont fiers, les traditions persistent. Une jeune femme parvient à se faire accepter et vient lire des histoires aux enfants et les initie aux rêves, aux mots, et au fil de ses visites cet approche de la lecture apporte l'espoir à toute la famille.
[FR] Grâce et Dénuement d’Alice Ferney : un titre qui résume si bien la beauté de ce livre ! La grâce des mots, de l’engagement, du regard d’Esther et de sa bienveillance sur le dénuement de ce peuple tant décrié qui vit dans son monde si proche et si éloigné, si décrié, si incompris du nôtre… un livre plein d’émotions ! [EN] Grace and Destitution by Alice Ferney: a title that sums up the beauty of this book so well! The grace of the words, of the commitment, of Esther's gaze and her kindness on the destitution of these much-maligned people who live in their world so close and yet so far away, so maligned, so misunderstood by ours... a book full of emotions !
Grosse déception avec ce roman qu’on m’avait conseillé. Le résumé m’avait séduite mais le livre ne m’a rien apporté de ce à quoi je m’étais attendu. Aucun attachement à aucun personnage, j’ai même levé les yeux à plusieurs reprises face aux discours, pensées et actions de ces derniers. Le sujet traité était pourtant intéressant (à savoir celui des livres et de la lecture en rapport à des personnes illettrées, ici des gitans), mais il a été mal amené par l’auteure selon moi et avec une plume que je n’ai pas su apprécier.
Grâce et dénuement, d'Alice Ferney Une histoire qui raconte que les livres sont plus que des portes vers d'autres univers, ils sont aussi les clés des cœurs des humains. Esther, une bibliothécaire est décidée à faire connaitre les joies de la lectures aux enfants d'une famille de gitans squattant un terrain vague non loin de chez elle. Bien sûr, elle va elle même recevoir un présent, celui de côtoyer la beauté d'une liberté farouche. OUI, ça ressemble à un synopsis de Josèphine ange gardien mais c'est drôlement mieux.
Bon pas très convaincue par ce roman. Pas tant dans la trame de l’histoire que dans la structure elle même du récit. On dirait que l’auteur, suit un fil de pensée et on s’y perd parfois. Les dialogues sont intégrés dans le récit sans retrait de paragraphe ni de guillemets c’est très perturbant et le récit perd en dynamisme. Dommage.
Une magnifique leçon de vie ! Je ressort changée de cette incroyable lecture ! Parfois, on n’imagine pas tout cela et là, j’ai vraiment découvert comment vivent les gitans mais également leurs difficultés et leurs façons de penser. Bien sûr la fin réelle n’est pas souvent un Happy end, j’en reste consciente… Un livre ✨👏 !
L'un des plus beaux romans que j'ai eu la chance de lire. L'histoire d'une femme lisant aux enfants dans un camp de gitans. Et petit à petit le partage devient si grand que le lecteur y est happé. De belles émotions, des phrases grandioses. Bref, une petite pépite.
Sublime ouvrage plein de beauté, de légèreté, de quotidienneté et de douceur. Je le conseille à tout le monde. Le fond et la forme vont magnifiquement bien ensemble. Alice ferney nous plonge dans le monde des gitans avec talent, et on a pas envie d’en sortir. Merci
Encore un beau roman d’Alice Ferney, qui nous fait découvrir la culture gitane avec beaucoup de tolérance, d’ouverture d’esprit et de respect. J’aime beaucoup sa plume mais par dessus tout j’aime sa façon de décrire les femmes et leur vie, leur point de vue (note à moi même: lire plus d’autrices !) En amoureuse des livres et de tout ce qu’ils apportent, Esther est un personnage qui m’a beaucoup touchée et émue aux larmes.
2,5/5 ⭐️ C’était encore un livre à lire pour les cours. Comparer a d’autre livre donner pour les cours, il était facile à comprendre, donc pas désagréable non plus a lire.📚
Très bon roman qui nous transporte dans un univers fermé, et mystérieux. Une belle personne engagée et une belle relation humaine, je recommande ce livre
Vraiment l'impression que le livre fait tout son possible pour me faire tirer une petite larme. Le problème c'est que ça marche pas et que c'est par conséquent assez ennuyeux à lire
Un sujet peu traité, des personnages merveilleusement créés, auxquels on s'attache (Angéline, Misia, Nadia, Esther, Antonio, Simon ...). Un très beau roman plein d'humanité.
Très bien écrit. Pas de sensiblerie pour décrire un monde de misère, de crasse et de vol. Mais tant d’humanité pour voir aussi la beauté de la vie et de l’amour, malgré la violence, omniprésente.