Flora vient de voir son plus grand rêve s’effondrer. Pourtant, quand on l’appelle au chevet de sa grand-mère, elle envoie tout valser pour la retrouver. À son arrivée, Line, quatre-vingt-dix printemps, a une requête des plus surprenantes : Flora doit l’arracher à l’hôpital pour la conduire dans un petit village de Toscane. Pourquoi là-bas ? Personne ne lui connaît d’attaches en Italie.
Flora hésite, mais Line insiste : c’est sa dernière volonté. Alors, au matin, elles fuguent.
Embarquée dans un road trip insolite, Flora ignore la vraie raison de ce voyage et l’ampleur du secret qu’elle s’apprête à découvrir. L’une roule vers son passé, l’autre vers son avenir : grand-mère et petite-fille ont des choses à se dire.
Elles n’imaginent rien de ce qui les attend au bout du chemin, là où l’histoire a commencé.
Un roman d’une tendresse infinie, incarné par la complicité et le talent de Julia Faure et Danièle Lebrun de la Comédie-Française.
Couverture : Création Studio Flammarion Illustration adaptée par jdlbr
Je suis née le en 1977 près de Bordeaux, où je vis toujours.
J’ai commencé à dévorer les livres dès que j’ai su lire. La Bibliothèque rose, la Bibliothèque verte, puis de nombreux romans qui me faisaient vivre mille et une vies.
J’avais huit ans quand j’ai écrit mon premier roman sur un cahier de brouillon vert au dos duquel figuraient des tables de multiplication. Il parlait d’amour, de mer et d’un soleil qui mettait trente pages à se coucher.
En sixième, je répondais « Écrire des livres » à la question « Que voulez-vous faire plus tard ? » sur les fiches que l’on remplissait en début d’année. Pas à chaque fois, parce qu’il m’est aussi arrivé de vouloir être styliste. Ça n’a pas duré longtemps : tout le monde voit une voiture quand je dessine une chaussure.
Au lycée, j’ai gagné un concours de nouvelles. Ma prof de français m’a encouragée à poursuivre mon rêve de devenir écrivain. Je l’ai écoutée, jusqu’à ce que la vie active le fasse passer au second plan. Ce n’était pas réaliste, je ne connaissais personne dans le milieu de l’édition, je ne savais pas comment m’y prendre et je n’étais pas sûre d’être à la hauteur. Alors j’écrivais des histoires sur des carnets, des poèmes pour les anniversaires de mes proches, la liste des courses. Jusqu’au 23 mars 2009, date à laquelle j’ai créé un blog.
Jusque là, mes histoires n’étaient lues que par mes proches, qui les trouvaient très belles, mais qui trouvent également que je cuisine bien. Là, j’étais confrontée à des lecteurs objectifs, qui venaient chaque jour lire mes billets d’humeur et d’humour.
Ce sont eux qui ont rallumé l’étincelle. Ils m’ont poussée à écrire sur plus long format, ils m’ont encouragée à y croire. Ce sont eux qui m’ont poussée à participer au concours de nouvelles « E-crire Au féminin », dont j’ai été lauréate avec la nouvelle « La peinture sur la bouche« . C’est une de mes lectrices qui, un jour, m’a envoyé un lien pour participer à un concours organisé par une maison d’édition. Il me restait quelques semaines pour écrire un roman. Si je gagnais, il serait publié.
C’est ainsi qu’est né « Le premier jour du reste de ma vie ».
Mon manuscrit est arrivé en finale mais c’est un autre qui a gagné, je l’ai donc rangé dans un dossier de mon ordinateur et j’ai mis un mouchoir sur mon rêve. Un jour, une amie qui n’avait plus rien à lire m’a demandé si je pouvais le lui envoyer. Elle l’a tellement aimé qu’elle m’a harcelée pour que je l’envoie à un éditeur. Je ris quand je relis ses messages en lettres majuscules, me promettant les pires sévices si je ne m’exécute pas. Persuadée que c’était peine perdue, je n’ai pas voulu perdre de temps à l’imprimer, le relier et l’envoyer par courrier. J’ai cherché des éditeurs qui acceptaient les manuscrits par mail, j’en ai trouvé un seul, je le lui ai envoyé. Deux jours plus tard, il m’appelait.
Mon premier roman, « Le premier jour du reste de ma vie », est paru en janvier 2015 chez City et en mai 2016 chez Le livre de poche. Mon deuxième roman, « Tu comprendras quand tu seras plus grande », est sorti en mai 2016 chez Fayard et en mai 2017 chez Le livre de poche. Il est traduit en plusieurs langues et une adaptation cinématographique est en cours. Mon troisième roman, « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie », est paru en mai 2017 chez Fayard. Il est sélectionné pour le Prix maisons de la presse.
Depuis toute petite, j’étais persuadée que voir son nom sur la couverture d’un roman devait être fabuleux. Ça l’est, mais ce n’est pas le plus fort. Le plus fort, ce sont les étoiles dans les yeux de mes proches, et les échanges avec vous, lecteurs. Vos messages, vos regards, votre bienveillance rend cette aventure tellement plus belle…
Merci pour tout cela. J’espère que notre chemin commun sera long !
J’aime mon rendez-vous annuel avec Virginie Grimaldi. Cette année, la couverture printanière « D’autres printemps » donne envie de l’offrir à toutes les femmes fortes de notre entourage, comme une béquille sur laquelle s’appuyer.
Flora a quarante-cinq ans et la lucidité caustique de quelqu’un qui se connaît suffisamment pour savoir exactement à quel point elle se rate. Elle travaille dans une mairie sous les ordres d’un certain Ghislain, petit chef en contreplaqué, dont j’espère sincèrement qu’un exemplaire de ce roman traîne quelque part dans son existence et qu’il y reconnaît son portrait assez nettement pour passer une nuit difficile.
De manière générale, Flora ne peut plus blairer les gens. Ceux qui répondent à un texto par un appel téléphonique, ceux qui palpent toutes les tomates avant de les reposer, ceux qui marchent lentement au milieu du trottoir en rangée de trois « comme s’ils étaient Moïse ». Je ne sais pas vous, mais moi, je viens de me faire deux amies.
Dans son téléphone, Flora a une application de rappels qui affiche régulièrement « appeler mamie ». Ce rappel a été reporté un nombre incalculable de fois… Ça vous parle ? C’est normal, on a tous fait ça. Sauf que dans « D’autres printemps », à la trente-septième fois, mamie fait un AVC. Comme nous, Flora a sans cesse reporté ce qui comptait le plus dans son existence. Elle pensait avoir le temps, mais celui-ci a décidé d’arrêter d’attendre. C’est l’événement qui déclenche la fuite de Flora. Sans plus attendre, elle saute dans sa voiture pour rejoindre sa grand-mère. Ghislain peut aller se rhabiller.
Line a quatre-vingt-dix ans, un sourire permanent sur le visage, et des regrets. Elle ne souhaite qu’une seule chose : qu’on l’arrache à sa chambre de quinze mètres carrés pour un dernier voyage, vers un petit village de Toscane dont personne dans la famille ne soupçonne l’existence, même pas ses propres enfants. Flora dit oui sans hésiter. Elles fuguent au matin, direction Valdoro Alto. Deux femmes, une voiture, un secret vieux de quatre-vingts ans, et, vous le saurez bientôt, un morceau de gorgonzola qui va changer votre rapport aux odeurs.
Cependant, une question va traverser le roman : pourquoi l’Italie, et spécifiquement ce village ? Un road trip est toujours propice aux confidences…
Vive la promiscuité de la voiture, des chambres d’hôtel partagées, des repas privilégiés. La grand-mère et la petite-fille prennent le temps de se connaître et de se faire des confidences. On ne connaît jamais réellement ceux qui partagent nos vies. L’occasion pour Virginie Grimaldi d’aborder deux thématiques centrales : les origines de Line, l’absence de descendance de Flora. Entre légèreté savoureuse du voyage et confidences intimes, « D’autres printemps » émeut autant qu’il fait rire.
C’est ce que j’affectionne tout particulièrement dans les romans de l’autrice. Elle a un talent rare pour entremêler la joie et la nostalgie, souvent dans un même chapitre. Elle superpose le rire et la peine dans une même scène, comme dans la vraie vie, car celle-ci ne sépare jamais les émotions, aussi ambivalentes soient-elles. Virginie Grimaldi désarme par le rire, puis frappe quand les défenses sont baissées. Et j’adore ce brassage d’émotions. Il m’est arrivé plusieurs fois de rire franchement, ce qui est, pour moi, le signe d’un récit qui fonctionne vraiment.
À l’instar du gorgonzola du roman, les rires et les larmes sont trimballés de chambre en chambre, et de scène en scène. C’est l’occasion pour les personnages de se confier, ou de réaliser des choses restées obscures jusque-là. C’est la méthode Grimaldi et elle fonctionne rudement bien.
Outre les deux grandes thématiques de « D’autres printemps » que je vous laisse découvrir, j’ai particulièrement savouré le rapport au temps développé dans ce roman. Une scène (celle de la baignoire) renverse la logique habituelle : ce n’est plus la grand-mère qui s’occupe de sa petite-fille, c’est Flora qui s’occupe de Line. Elle le fait avec les mêmes gestes reçus enfant, ces gestes qui disent la tendresse et l’amour infini. C’est pour moi l’une des plus belles scènes du roman. Si vous avez dans votre entourage des grands-parents qui ont besoin de soins, vous comprenez où je veux en venir.
D’ailleurs, le renversement des rôles traverse tout le roman. Il touche à la vie, mais aussi à la fin de vie. Par l’entremise de la maison de retraite, Virginie Grimaldi montre la culpabilité de ceux qui ont pris cette décision et la souffrance de celle qui y vit. Sans jamais trancher ni désigner de coupable, avec cette manière toute personnelle qu’elle a de poser les questions difficiles et de vous laisser réfléchir aux réponses.
« D’autres printemps » parle énormément aux femmes de plus de quarante ans. Les références culturelles devraient vous rappeler quelques souvenirs. Mais deux choses débordent ces frontières. La première dit combien il est essentiel d’avoir un corps qui fonctionne, à quarante ans ou à quatre-vingt-dix. « C’est un miracle, on devrait remercier le ciel chaque jour. C’est quand ça fout le camp qu’on en prend conscience. »
La deuxième développe l’idée qu’il n’est jamais trop tard. Line va au bout de son histoire personnelle, Flora entrevoit qu’une autre vie est encore possible.« Ta vie aura la même durée que tu pleures ou que tu danses. » Certains dossiers laissés en friche peuvent encore être rouverts… et les rappels reportés peuvent encore être honorés.
« D’autres printemps » sont possibles, même quand on est persuadés de vivre la dernière saison.
Lire le dernier roman de Virginie Grimaldi est depuis plus de 10 ans maintenant mon rituel de début mai. Encore une fois, j'ai aimé ce roman et ce voyage en Toscane ou Carmela, 90 ans va chercher à retrouver ses racines et faire la paix avec son passé et ou Flora sa petite fille quadragénaire va comprendre qu'elle a un avenir à construire en prenant des chemins qu'elle n'avait sans foute pas imaginé. Comme toujours j'ai souri et versé quelques larmes, comme toujours la plume de Virginie a trouvé le chemin de mon cœur
je pense ne jamais pouvoir être déçue, surtout que la Virginie Grimaldi a su viser un thème qui m’émeut tout particulièrement (j’ai oscillé entre gorge serré, sourire et carrément rire à certains moments)
Avec D’autres printemps, Virginie Grimaldi explore les liens familiaux et la transmission à travers un récit de fuite et de retrouvailles, entre émotion et lumière.
Le roman débute dans un moment de rupture pour Flora. Fragilisée par l’effondrement d’un projet personnel, elle se retrouve entraînée dans une aventure inattendue lorsque sa grand-mère, Line, lui demande de l’aider à quitter l’hôpital pour rejoindre un village de Toscane.
Ce point de départ installe immédiatement une dynamique de road trip. Mais le voyage n’est pas seulement géographique : il devient aussi un déplacement intérieur pour les deux femmes. Flora avance vers un avenir incertain, tandis que Line se rapproche d’un passé qu’elle a longtemps gardé enfoui.
La relation entre la grand-mère et la petite-fille constitue le cœur du roman. Les générations se confrontent, se découvrent autrement, partagent des silences autant que des confidences. Cette progression donne au récit une tonalité intime.
Le secret entourant la Toscane agit comme moteur narratif. Pourquoi ce lieu ? Pourquoi maintenant ? Virginie Grimaldi construit progressivement cette révélation, en mêlant émotion et suspense léger.
L’autrice conserve ce qui caractérise souvent ses romans : une écriture fluide, accessible, capable d’alterner humour, tendresse et moments plus mélancoliques. Les dialogues jouent un rôle important dans la proximité créée avec les personnages.
Les paysages italiens participent également à l’atmosphère du livre. La Toscane devient un espace de mémoire, de réconciliation et de redécouverte.
Au-delà du voyage, D’autres printemps parle du temps qui passe, des choix de vie et des secrets familiaux qui façonnent les générations suivantes.
Un roman sensible et lumineux, où une fugue improvisée devient l’occasion de réparer, comprendre et transmettre.
Ce roman est un véritable coup de cœur. C’est une histoire belle, touchante et dure à la fois.
Une histoire qui nous emmène en Italie avec Flora et Line ,sa grand mère. Une magnifique relation qui me fait penser à combien mes mamies me manquent. J’ai adoré tous ces petits moments qu’elles ont partagé. C’était drôle et émouvant.
Je me suis retrouvée dans Flora. Avec ses questionnements sur son avenir, la façon dont elle s’emporte assez vite qui montre qu elle est à fleur de peau.
Ce road trip entre Flora et Line va permettre à celle-ci de lui dévoiler des secrets et d’en apprendre elle aussi. Des secrets qui ne sont pas sans conséquences et qui sont douloureux à leurs révélations surtout pour Line.
Un road trip bien dépaysant qui donne envie de se rendre de suite en Toscane. Avec les mots de l’autrice , on a l’impression de sentir les odeurs , de voir les paysages , de parler italien
Encore un magnifique roman de l’autrice qui mêle humour et émotions. Une magnifique histoire familiale
4,5 ✨ Comme toujours, le cœur qui bat vite, qui se serre, les larmes qui coulent des yeux jusqu’aux lèvres. Merci Virginie pour cette histoire tendre et touchante. Merci pour ce nouveau roman si émouvant, l’histoire de cette petite-fille et de cette grand-mère qui se redécouvrent pour un dernier voyage à travers l’Italie, mais surtout à travers les souvenirs et l’amour qui transcende le temps. Merci pour les leçons. Merci pour les larmes. Merci pour les quelques heures hors du temps aux côtés de ta plume. Merci 🩷
La relation entre Line et Flora est touchante, l'amour d'une grand-mère et de sa petite-fille mêlé à une histoire familiale forte dont on a juste hâte de connaître le dénouement.
J'ai beaucoup ri, mais aussi beaucoup pleuré (jusqu'aux remerciements eux-mêmes).
Ayant eu une relation fusionnelle avec ma grand-mère, qui me manque tous les jours depuis qu'elle est partie d'un AVC, ce roman m'a replongée dans mes souvenirs avec elle.
Des protagonistes tellement attachantes ! J'ai adoré, ri, pleuré... Je lis depuis peu ce genre littéraire, et c'est mon premier roman de Virginie Grimaldi, mais j'espère découvrir très prochainement ses autres œuvres ! Une histoire émouvante entre une petite-fille et sa grand-mère que je recommande chaudement pour tous les âges. Évasion, voyage, et liens familiales sont le cœur de ce récit.
Coup de cœur !! Comme d'habitude avec Virginie j'ai pleuré (beaucoup), j'ai ri (beaucoup également d'ailleurs merci madame les gens me regardent bizarrement des fois) et j'ai passé un si beau moment. J'étais en Italie, je revoyais les derniers échanges avec ma grand mère et j'ai adoré. Merci
Une lecture douce, pour un voyage en Italie entre une petite fille et sa grand mère. Une histoire touchante, qui m’as fait verser quelques larmes et m’as fait rire. 🩷