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そして誰もいなくなった [Soshite Dare mo Inaku Natta] #2
Mert többen nincsenek 2.
A rejtélyes halálesetek száma nő, a feszültség pedig tovább fokozódik, hiszen a titokzatos szigeten rekedtek hiába próbálnak következtetni a gyilkos kilétére. Vajon ki lehet a titokzatos I.S.Meretlan?
Tíz, különböző korú és foglalkozású férfi és nő – akik egymással még sohasem találkoztak – kap meghívást egy magányos szigetre. Az ismeretlen házigazdának azonban nyoma sincs, a vacsoraasztalnál pedig egy rejtélyes hang csendül fel, lerántva a leplet múltjuk bűneiről. Ezt követően a vendégek egymás után halnak meg, méghozzá pontosan úgy, ahogy azt egy kísérteties gyerekdal megjövendölte. A „krimi királynőjének” remekműve több mint százmillió embert sokkolt és borzongatott világszerte, Japánban pedig minden idők legjobb külföldi krimijének választották. Ezúttal manga formában találkozhatnak vele az olvasók!
Tíz, különböző korú és foglalkozású férfi és nő – akik egymással még sohasem találkoztak – kap meghívást egy magányos szigetre. Az ismeretlen házigazdának azonban nyoma sincs, a vacsoraasztalnál pedig egy rejtélyes hang csendül fel, lerántva a leplet múltjuk bűneiről. Ezt követően a vendégek egymás után halnak meg, méghozzá pontosan úgy, ahogy azt egy kísérteties gyerekdal megjövendölte. A „krimi királynőjének” remekműve több mint százmillió embert sokkolt és borzongatott világszerte, Japánban pedig minden idők legjobb külföldi krimijének választották. Ezúttal manga formában találkozhatnak vele az olvasók!
224 pages, Paperback
First published February 26, 2025
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Community Reviews
Displaying 1 - 3 of 3 reviews
August 26, 2025
I am now 98% certain that this is adapting the book rather than the play, but either way, what a wonderful job it's doing! The little Poirot reference thrown in is fun, but the adaptation shines in enhancing the character reactions and interactions. I also love that the French translation changes "U.N. Owen" to "A.N. O'Nyme," making the mysterious owners of the island "anonyme" (anonymous) rather than "unknown." It does away with one of Christie's best clues - the initials in English spell out "uno" and , but those are the risks of translating Christie.
March 1, 2026
Je ne me souvenais plus d’avoir été saisi avec une telle intensité par un manga depuis longtemps. Ce deuxième volume de l’adaptation de Ils étaient dix m’a happé dès les premières pages avec une force presque inquiétante, au point que j’ai poursuivi ma lecture sans relâche, comme si refermer l’ouvrage revenait à abandonner les personnages à leur sort. Fait plus surprenant encore, je me suis découvert une tension nouvelle, différente de celle ressentie autrefois à la lecture du roman d’Agatha Christie. Comme si cette histoire pourtant familière retrouvait, à travers le dessin, une forme de jeunesse et d’imprévisibilité.
Le manga possède cette capacité singulière d’accélérer le rythme tout en densifiant l’expérience. Là où le roman installe progressivement l’angoisse par les mots, l’image la fait surgir d’un seul regard. Chaque page devient une scène suspendue, un instant de silence où l’on devine que quelque chose d’irréversible est déjà en marche. Le dessin ne se contente pas d’accompagner l’intrigue, il lui insuffle une présence physique. Les regards semblent chargés de secrets, les attitudes trahissent des tensions invisibles, et l’île elle-même paraît se refermer peu à peu sur ses occupants comme un piège patient.
Le mangaka a su restituer avec une remarquable intelligence le huis clos oppressant imaginé par Christie. Le choix des scènes témoigne d’une compréhension profonde du mécanisme du suspense. Rien n’est superflu, rien n’est appuyé. Les moments retenus s’enchaînent avec la précision d’un engrenage et donnent au récit une impression d’inéluctable progression. On sent que chaque image a été pesée avant d’être tracée, comme si l’équilibre entre ce qui est montré et ce qui demeure suggéré constituait la véritable clé de l’angoisse.
L’économie de texte participe pleinement à cette réussite. Le silence devient un langage. Les visages, les ombres et les postures remplacent les longues explications et laissent au lecteur un espace rare, celui de l’interprétation intime. Cette retenue renforce le mystère et préserve admirablement le suspense, y compris pour ceux qui ignorent encore les rouages du récit original. Les identités se brouillent, les intentions demeurent incertaines, et chacun paraît à la fois victime et suspect.
Ce deuxième tome confirme ainsi que l’adaptation n’est pas une simple transposition. Elle devient une relecture sensible d’un récit que beaucoup croyaient connaître. En redonnant chair aux silences et aux regards, le dessin transforme une intrigue célèbre en expérience presque neuve, comme si l’on découvrait à nouveau la peur discrète qui s’installe lorsque l’on comprend que, dans un lieu clos, personne n’est innocent et que nul ne pourra s’échapper.
Benjamin L. Urbanski – Le Parfum des Mots
Le manga possède cette capacité singulière d’accélérer le rythme tout en densifiant l’expérience. Là où le roman installe progressivement l’angoisse par les mots, l’image la fait surgir d’un seul regard. Chaque page devient une scène suspendue, un instant de silence où l’on devine que quelque chose d’irréversible est déjà en marche. Le dessin ne se contente pas d’accompagner l’intrigue, il lui insuffle une présence physique. Les regards semblent chargés de secrets, les attitudes trahissent des tensions invisibles, et l’île elle-même paraît se refermer peu à peu sur ses occupants comme un piège patient.
Le mangaka a su restituer avec une remarquable intelligence le huis clos oppressant imaginé par Christie. Le choix des scènes témoigne d’une compréhension profonde du mécanisme du suspense. Rien n’est superflu, rien n’est appuyé. Les moments retenus s’enchaînent avec la précision d’un engrenage et donnent au récit une impression d’inéluctable progression. On sent que chaque image a été pesée avant d’être tracée, comme si l’équilibre entre ce qui est montré et ce qui demeure suggéré constituait la véritable clé de l’angoisse.
L’économie de texte participe pleinement à cette réussite. Le silence devient un langage. Les visages, les ombres et les postures remplacent les longues explications et laissent au lecteur un espace rare, celui de l’interprétation intime. Cette retenue renforce le mystère et préserve admirablement le suspense, y compris pour ceux qui ignorent encore les rouages du récit original. Les identités se brouillent, les intentions demeurent incertaines, et chacun paraît à la fois victime et suspect.
Ce deuxième tome confirme ainsi que l’adaptation n’est pas une simple transposition. Elle devient une relecture sensible d’un récit que beaucoup croyaient connaître. En redonnant chair aux silences et aux regards, le dessin transforme une intrigue célèbre en expérience presque neuve, comme si l’on découvrait à nouveau la peur discrète qui s’installe lorsque l’on comprend que, dans un lieu clos, personne n’est innocent et que nul ne pourra s’échapper.
Benjamin L. Urbanski – Le Parfum des Mots
April 17, 2026
Avril 2026. 3,5/5 Commentaire à l’identique du tome 1.
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