Fuir son mari était la première étape. Survivre à ses propres démons sera la plus difficile.
Une nuit d’été, Sarah s’échappe avec Nathan, son fils de six ans, laissant derrière elle une maison aux fenêtres barricadées, un mari assommé... et des années de silence imposé. Direction les Pyrénées, la région où
tout a commencé.
Mais la liberté a un goût étrange. Dans la maison isolée où elle croit trouver refuge, les souvenirs s’invitent, déforment la réalité et fissurent ses certitudes. Des voix du passé se mêlent à celles de son fils. Les murs semblent se refermer à nouveau.
Fabien, lui, n’a pas dit son dernier mot. Il connaît les failles de Sarah. Il sait où frapper.
Et si la vraie menace n’était pas celle qui approche sur la route, mais celle qui sommeille en elle ?
Un roman noir aux allures de thriller psychologique oppressant où chaque battement de cœur résonne comme un compte à rebours.
4,75/5⭐️ C’est plus un roman noir qu’autre chose qui nous emmène dans le plus noir de l’esprit humain face à ses traumatismes. Il porte terriblement bien son nom, et je ne sais pas si c’est pour ça mais je vois dans papillon « l’effet papillon », cet effet rebond de chaque action. Ici on parle d’insecte sur des générations et comment cela vient piétiner la vie de chacun, comment un cerveau grandit face à ça, les mécanismes qui se mettent en place. C’est hyper intéressant d’un point de vu psychologique. Pour certain c’est une normalité, et bien qu’il sache que c’est mauvais, ça s’ancre en eux malgré tout, il y a des choses qui deviennent incontrôlables.
Très dur à lire quand meme, il est très crue et sans espoir
Un roman à double temporalité qui m’a happée sans prévenir, impossible de le lâcher une fois commencé.
Deux histoires qui s’entrelacent dans une ambiance sombre, presque étouffante : huis clos, familles brisées, traumatismes profondément ancrés… Tout est là pour créer une tension constante, presque dérangeante.
Je me suis complètement laissée embarquer. Du début à la fin, j’ai été tiraillée entre mille émotions : comprendre, juger, ressentir de l’empathie… puis presque de la colère. C’est le genre de lecture qui te bouscule, qui te met face à des choses inconfortables, mais avec une puissance folle.
Et surtout, c’est d’une maîtrise impressionnante. La construction, le rythme, la manière dont les deux temporalités s’entrecroisent… tout est pensé avec une précision glaçante.
Un roman noir, dur, marquant — de ceux qui laissent une empreinte longtemps après la dernière page.
Si vous aimez les lectures sombres, intenses et profondément humaines, celui-ci risque de vous marquer.
⚠️ TW : agressions sexuelles, violences sur mineurs, viol, inceste.
Entre deux trajectoires, le roman tisse un réseau de résonances. Les époques se répondent, les douleurs se font écho, et l’on comprend peu à peu que ces histoires ne sont pas isolées. Elles forment un tableau plus vaste, celui d’une société où la violence intime se transmet parfois comme une ombre, où chacun tente de briser un cycle qui semble plus ancien que lui. Les schémas se répètent-ils? Les secrets peuvent-ils aider à se sauver et à sauver autrui?
En parallèle, on comprend rapidement le lien entre les deux intrigues présentées mais une interrogation subsiste: comment et pourquoi?
C’est là que le twist final réside et qu’il vous frappe au plexus. A partir du chapitre 34, alors que les secrets se dévoilent progressivement, nous découvrons que ce que nous croyions savoir n’est qu’une partie immergée. L’intrigue est encore plus profonde et sombre que ça. Elle nous plonge dans les méandres d’une âme tourmentée et détruite. La dernière partie du roman se lit d’une traite tant on est happé par ce voile qui se lève, cette vérité qui se déploie et engloutit tout ce qu’elle touche. Chaque page resserre un étau.
Le sacrifice des papillons se referme alors sur une note à la fois déchirante. Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir.
Je quitte les personnages avec le coeur lourd et des larmes aux yeux, bouleversée par la fin et aussi profondément admirative devant la manière dont Nathalie Lecigne parvient à dénoncer les monstres du quotidien. Elle les dépeint dans une réalité ordinaire, nous fait prendre conscience qu’ils sont réels et proches.
Le sacrifice des papillons est donc un récit qui marque, qui dérange, qui remue et qui, surtout, continue de résonner longtemps après la dernière page. C’est intense. Si je vous le recommande, ce n’est pas sans prévenir qu’il heurtera votre sensibilité.
Je n’arrive pas à comprendre l’engouement pour ce roman et ses personnages. J’ai plutôt été horrifiée par ce que j’ai lu. Et pourtant, vu ce que je lis habituellement, il m’en faut beaucoup. Ce n’est pas un roman d’horreur ou un policier avec des meurtres plus que sanglants, loin de là. Mais ce livre m’a fait bondir. Et il n’y a aucun message d’alerte concernant son contenu alors qu’il y a des scènes de violences physiques, sexuelles et psychologiques sur des enfants et des adultes, avec certaines scènes concernant une enfant plus qu’explicites. Il faut prévenir le lecteur de cet état de fait. Cela peut choquer.
J’ai trouvé qu’il y avait une surenchère d’actes violents posés sur ces pages sans nuances aucunes, avec l’impression que l’auteure voulait écrire toujours plus dans l’horreur sans aucune once de psychologie et d’empathie. On tue, on violente, on abuse sans problème, sans que personne ne réagisse.
Une mère brutalise son fils sans que personne (médecins, infirmières, maitresses d’école…) ne s’en rende compte. Ce n’est absolument pas réel. Je le sais pour avoir travaillée quelques années dans le milieu hospitalier pédiatrique. Alors oui certains passent entre les gouttes, mais quand même, là c’est trop gros. Et son excuse, à cette mère, « je maltraite mon enfant, car on m’a maltraité dans mon enfance », mais stop quoi. Je ne peux/veux plus entendre cela comme prétexte pour écrire un roman avec autant de sévices.
Il n’y a aucun moyen d’avoir de l’empathie pour les personnages. Rien n’est fait pour. Ils sont tellement caricaturaux, pleins de clichés. C’est tout bonnement impossible de s’y attacher alors que l’on devrait vu tout ce qu’ils subissent. Je n’ai ressenti aucune émotion vis-à-vis d’eux, à part pour l’enfant bien évidemment.
Je n’arrive pas à comprendre l’intérêt d’un tel roman. Si au moins il dénonçait ce qui se passe quand un enfant subit des violences. Mais même pas.
Le roman nous plonge d’abord en 1987, aux côtés de Mathilde et de sa famille, où l’enfance semble peu à peu s’effacer, fragile comme des papillons 🦋 Puis, en 2024, nous suivons Sarah et Fabien, un couple dont le quotidien révèle, lui aussi, de profondes failles.
Peu à peu, l’autrice tisse un lien entre ces deux temporalités, dévoilant avec finesse le fil conducteur qui les unit.
Le récit est sombre, dérangeant, profondément éprouvant sur le plan émotionnel. Écrit à la troisième personne, il repose sur une approche psychologique particulièrement marquante, qui fait osciller le lecteur entre empathie, incompréhension et malaise.
Mon ressenti est à l’image de ce roman : contrasté. Le lecteur n’est pas ménagé. Ici, rien n’est édulcoré. L’histoire se veut brute, percutante, et met en lumière des réalités difficiles, parfois invisibles, ainsi que toute la complexité à les identifier.
C’est une lecture à la fois addictive… et exigeante. J’ai ressenti le besoin de faire des pauses pour reprendre mon souffle, tant l’intensité émotionnelle est forte. Malgré cela, elle reste une excellente lecture, marquante par sa puissance et sa justesse.
L’autrice propose un travail psychologique approfondi autour des dynamiques familiales dysfonctionnelles et des troubles qui peuvent en découler. Elle n’impose pas de réponse, laissant au lecteur la liberté de comprendre — ou non — certaines mécaniques.
La construction du récit peut sembler déstabilisante au départ : les repères se brouillent, les personnages s’entremêlent… mais ce choix s’avère pleinement maîtrisé. Au fil des pages, tout s’éclaire progressivement, révélant la cohérence et la portée de l’ensemble.
Une lecture coup de poing, qui aborde la maltraitance et l’emprise sous différentes formes. Si vous avez le cœur bien accroché, ce roman pourrait vous marquer durablement.
Une LC prévue sur 6 jours… lecture terminée en 2. Oui, j’ai triché, et j’assume !
J’ai refermé ce livre la gorge serrée, les yeux mouillés, et j’ai eu ce besoin d’aller voir mon fils qui dormait à poings fermés.
Des vies brisées. Des enfants sacrifiés victimes de l’horreur des adultes. Des enfants devenus adultes, façonnés par leurs traumatismes, qui sont à leur tour des monstres.
Il n’y a pas que les actes qui détruisent, le manque d’amour, le silence et l’indifférence peuvent tuer tout autant.
C’est noir, dérangeant, pesant. C’est triste. C’est violent. L’auteure pose des mots justes, sans surenchère ni voyeurisme.
Le suspense est bien présent, l’intrigue se dévoile peu à peu. Tout s’éclaire à la fin ; enfin s’éclaire, cela reste profondément sombre. Disons qu’on comprend le comment et le pourquoi. Mais comprendre n’est pas pardonner.
Nous n’avons pas tous le même jeu de la vie entre les mains. On compose avec nos blessures, nos cicatrices, nos histoires. Aimer, c’est bien ; mais “aimer bien”, ça s’apprend comment ?!
Bref, mes émotions ont été mises à rude épreuve. Le message est passé, et il m’a profondément touchée. C’est un coup de cœur.
Je pense qu’il serait utile d’ajouter des TW. nous avons tous des sensibilités différentes et c’est toujours bien de prévenir plutôt que de guérir.
En pleine nuit, Sarah s'enfuit avec son fils, Nathan. Tous deux échappent à Fabien, un mari et père abusif qui les séquestre et contrôle chaque aspect de leur vie. Leur refuge sera un chalet isolé où Sarah a passé une partie de son enfance. Elle espère y trouver un apaisement, mais ce sont au contraire les souvenirs d'une petite fille maltraitée qui refont surface.
Alors que Sarah lutte avec ses propres failles, Fabien prend la route, bien décidé à ne pas laisser sa femme reprendre sa liberté ni lui arracher son fils sans se battre.
Si vous aimez la noirceur et les ambiances malaisantes, vous allez vous régaler avec le deuxième roman de Nathalie Lecigne. Elle explore ici les aspects les plus sombres de la parentalité et n'épargne rien à ses personnages - ni à ses lecteurices. Il faut en effet avoir le coeur bien accroché pour certaines scènes très dérangeantes. Celles-ci sont d'ailleurs rarement atténuées par des scènes plus lumineuses et on entre dans le livre comme dans un tunnel oppressant n'offrant que peu d'issues.
Après « Je ne suis pas d'ici », l'autrice confirme sa place dans le paysage des polars francophones. Avec, en prime, cette superbe édition jaspée qui attire tout de suite le regard !
Le sacrifice des papillons (SP) Un roman signé Nathalie Lecigne aux éditions L’Oiseau noir. Avec une écriture fluide et dynamique, on se retrouve dans un roman sombre, ancré dans la psychologie des personnages. C’est une lecture poignante et qui te touche au cœur. Les chapitres sont courts, ils s’alternent entre le point de vue de plusieurs protagonistes et certains sont du passé et d’autres au présent, ce qui nous aide à mieux comprendre. Les personnages sont très bien travaillés puisque tu ressens parfaitement leur peur, leurs peines et leur manière d’agir. Besoin d’attention, problème psychologique, besoin de souffrir, maltraitance, la folie… Une fin brise-cœur… Parfois, il faut connaître l’histoire d’une personne pour que l'on comprenne l’agissement de l’autre… « Si je te surprends à faire tes saletés, je t’enverrai chez le médecin, petite folle. » « De l’amour, s’il en reste. Aimer mal, c’est aimer quand même. » « Son mari l’aime autant qu’il la hait. Il est fou. Fou d’amour et de haine. Aussi fou qu’elle. » Merci à Netgalley et aux éditions L’Oiseau noir pour ce roman. Un livre à ajouter à votre PAL sans hésitation ! Bonne lecture Vanessa
Je suis fan de la plume de Nathalie depuis ses débuts, à l’époque où elle publiait en auto-édition. La voir aujourd’hui s’imposer dans la cour des grands n'est pas une surprise. Elle a ce truc. Et avec Le Sacrifice des Papillons, elle frappe FORT.
Ce roman, c’est une claque. Une vraie. Celle qui te laisse sonné.
La double temporalité est maîtrisée avec un brio dingue. Tout s’emboîte et prend son sens au bon moment. Elle sert parfaitement l'histoire.
L’ambiance est juste ... wouahh! C’est intense, puissant, addictif, dérangeant, carrément machiavélique. On est sur de l’horreur à son paroxysme, sans filtre. Ça remue, ça secoue, ça attrape les tripes et ça ne lâche plus. Je suis presque gênée de me dire que j’ai adoré. Parce que cette noirceur extrême met mal à l’aise. Mais en même temps, c’est justement ça qui rend le roman aussi puissant. Ce thriller très noir et époustouflant est une pépite!
3⭐️1/2, Ce livre ma fait vivre differentes emotions qu'a l'habitude! Surtout Du dégout et de la pitié!! Malgrès son enfance difficile.. Comment une mère peut faire vivre sa a ses enfants! 🥲 .. Jlai trouvé Difficile à lire emotionellement mais la facon dont l'histoire est expliquer et écrit est bien pensé! Un mélange de passé et de présent qui n'en fait qu'un à la fin!
2,5⭐️ La question que je me posais tout le long de ma lecture c'était "qui est fou dans ce livre ?". Je pense que j'aurai plus (+) apprécié l'histoire si les plotwist n'étaient pas "devinables" grâce aux indices laissés par l'auteur.
Premier roman que je découvre de cette autrice... et clairement pas une lecture qui m'a laissé indemne. D'ailleurs le mot qui m'est venu régulièrement à l'esprit c'est « horrible ». %L'ambiance est lourde, pesante, anxiogène. Par moments franchement flippante. D'autres fois presque écœurante. Certaines scènes semblent réelles au point de les subir avec les personnages. D'ailleurs mon empathie a tait le yoyo du debut a la tin, surtout avec Sarah. J'étais persuadée d'avoir identifié les "gentils" et les "méchants"... sauf que rien n'est blanc dans ce roman. Tout est gris, ambigu, humain et monstrueux à la fois. Difficile de placer un ressentiment précis. On a l'impression que les traumatismes se transmettent de génération en génération, que chacun reproduit les mêmes erreurs, comme un cercle sans fin dont personne ne semble pouvoir s'échapper. Et ça rend justement, ce thriller psychologique très dérangeant mais très addictif également. Impossible de décrocher. Et l'espoir du happy end s'attend jusqu'aux dernières pages. En plus la double temporalité et les multiples points de vue renforcent la tension du récit, sans parler de la manipulation psychologique et l'atmosphère noire et oppressante qui nous plongent dans un malaise constant.
Une atmosphère étrange s'installe dès le début du texte. Le monologue intérieur lui donne une touche dramatico-tragique. Un roman noir très psychologique.
Le sacrifice des papillons est un roman sombre, noir, voir obscur. Je ne peux que vous conseiller de vous renseigner au sujet des TW avant de vous lancer dans lecture. Les mysteres et les secrets que l'on découvre au long de l'intrigue donnent froid dans le dos, ils sont anxiogène. Mais étonnement, j'ai aimé me plonger dans ce livre, decouvrir avec nos personnages la complexité humaine, les blessures qui flinguent des vies, qui brisent des espoirs, des familles entières. Ce roman c'est une histoire de famille, des erreurs de familles que si transmette de génération. Parviendront-il a rompre la boucle ?
Y'a des livres qui vous laissent un certain moment sur le cul, parce que c'est un coup de coeur... et puis y'en à d'autres, telle celui-ci, qui n'arrive pas a te sortie de la tete vis a vis de ces réalités, des sentiments qui restent accroché à votre coeur
Si l'histoire mélangeant présent et passé et selon moins tres bien compri, nous permettant de récupérer les indices qu'il nous faut aussi pour attraper toutes les infos, j'aimerais néanmoins aimé que la psychologie de certains personnages soient développé davantage, surtout pour les secondaires qui font partis du passé ou de ceux qui lui court apres.
Ca reste pour moi un truc bon roman, et la plume de l'auteure donne un côté tres étrange et mystérieuse !
ATTENTION au TW , il est existe vraiment des tas donc renseignez-vous vite !