Islande. À la mort de sa meilleure amie, tuée par son compagnon, Katla se lance un défi inédit : organiser une grève des femmes dans le monde entier, pour dénoncer les violences et les inégalités.
Japon. Michiko, jeune salariée enceinte, est harcelée par son patron.
Salvador. Ana María, ouvrière à l'usine, se bat pour sa fille, condamnée à trente ans de prison pour suspicion d'avortement.
Sénégal. Hawa, urgentiste, tente de sauver une enfant quand le trauma de son passé ressurgit.
Katla, Michiko, Ana María et Hawa ne se connaissent pas, mais toutes décident de dire non. Elles étaient seules, elles seront des millions. Sans les femmes, le monde s'arrêtera-t-il de tourner ? Et s'il suffisait d'un jour pour tout changer ?
Laetitia Colombani est une réalisatrice, actrice, scénariste et écrivaine française.
Après deux années de classe préparatoire Cinésup à Nantes, elle entre à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière. Elle obtient son diplôme en 1998.
Elle écrit et réalise des courts-métrages, puis deux longs-métrages : "À la folie... pas du tout (2002) avec Audrey Tautou, Samuel le Bihan et Isabelle Carré, qui remporte le Prix Sopadin Junior du Meilleur Scénario, puis "Mes stars et moi" (2008) avec Kad Merad et Catherine Deneuve.
Elle est également comédienne à la télévision et au cinéma, dans une douzaine de longs métrages, dont "Cloclo" de Florent Emilio Siri, sorti en 2012.
Son premier roman "La tresse" paraît chez Grasset en mai 2017, il relate l'histoire de trois femmes à la destinée différente, au Canada, en Sicile et en Inde.
Le roman remporte de nombreux prix dont le 40° Prix Relay des Voyageurs Lecteurs, le Trophée littéraire 2017 des Femmes de l’Économie et le Globe de Cristal 2018 du premier roman. Il est en cours de traduction dans plus de 29 langues.
Colombani revient à une formule que l’on connaît, celle utilisée pour La Tresse : plusieurs femmes dans plusieurs pays, plusieurs points de vue.
Les intentions de ce roman sont louables mais l’exécution et le contenu n’ont pas marché pour moi.
Le problème n'est pas le sujet, parce que tout ce qui y est mentionné mérite d'être dit et raconté, mais le roman a tendance à expliquer là où il faudrait montrer. Les contextes historiques et géopolitiques de chaque pays s'insèrent dans le récit sans fluidité ou naturel, les personnages semblent parfois être juste des moteurs pour raconter l’histoire plutôt que l’habiter. L’autrice a fait son travail quant aux recherches, peut-être trop, c'est précisément ce qui empêche l'immersion
Quatre points de vue c’est toujours risqué parce qu’on vient à s’attacher et s’intéresser à l’une et on part soudainement dans un autre récits.
Il y a aussi la question de la légitimité à écrire ces histoires qui se pose selon moi. Surtout celle de Hawa. Colombani, autrice française et blanche, décrit notamment une scène d'excision au Sénégal avec une précision qui ne manque pas de courage, mais qui soulève un vrai malaise : à qui appartient ce récit ? Ce n'est pas tant une accusation qu'un inconfort face à la littérature d’emprunt et non de témoignage.
Quand Katla énumère les pays qui rejoignent la grève, elle évoque Israël. Sans aucune contextualisation, même fugace, qui est juste une enieme preuve d’un récit trop pressé d'être universel pour s'arrêter sur ce qui le complique et d’une autrice peu concernée par le monde extérieur.
Colombani écrit de manière fluide, avec clarté, et son roman fait ce qu'il promet en quatrième de couverture. Pour un lectorat qui cherche à s'indigner et à s'émouvoir à travers un roman simple et très accessible, ce sera parfait.
Le roman a de belles intentions mais n’est pas une œuvre complètement aboutie selon moi
Le 24 octobre 1975, 90 % des femmes islandaises ont cessé toute activité. Le pays s’est littéralement arrêté. Plus d’activités professionnelles, plus de tâches domestiques, plus de temps consacré à la famille ou aux enfants. Dans leur grande naïveté, les hommes ont alors découvert tout ce que les femmes faisaient vraiment au quotidien.
Dans « Un jour sans femme », Laetitia Colombani part de cette grève fondatrice pour poser la question suivante : qu’en est-il cinquante ans après ? Que se passerait-il, si, encore une fois, les femmes du monde entier se mettaient en grève ?
Le roman suit quatre narratrices que tout sépare géographiquement, mais que tout rapproche structurellement.
Katla est islandaise. Elle prépare un master sur la loi d’égalité salariale islandaise de 2017. Son quotidien tourne autour de Soffía, son amie d’enfance. Au commencement d’« Un jour sans femme », un corps de femme est repêché au bord d’un lac. Cet événement aura des répercussions insoupçonnées.
Michiko est japonaise et travaille comme cadre marketing dans une multinationale à Tokyo. Un matin, elle est convoquée par son supérieur pour s’excuser devant tous d’être tombée enceinte avant des collègues plus âgées qu’elle. Réaffectée à un autre poste pour « insubordination », son chef va lui faire payer son refus d’obéir.
Hawa est médecin aux urgences d’un hôpital de Bobigny. Elle a fait ses études au Sénégal, et, malgré son diplôme, elle n’est pas considérée comme une « vraie » médecin par de nombreux patients. Elle encaisse, se tait, et avale des anxiolytiques.
Ana María est ouvrière dans une usine de textile à San Salvador. Elle coud des vêtements destinés à l’exportation, dans des conditions épouvantables. Alors qu’elle se voit refuser une prime, Ana María entre en résistance. Militante et syndicaliste clandestine, elle organise la rébellion.
Dans « Un jour sans femme », c’est un féminicide qui devient le déclencheur de la révolte. À travers Katla, Laetitia Colombani montre comment les prises de conscience collectives naissent souvent d’une perte individuelle : quand une femme tombe, une autre se relève et se bat à sa place. Très vite, le deuil devient rage, et la douleur personnelle se transforme en organisation.
L’heure de la révolte a sonné, et cet appel doit s’entendre à travers le monde, toucher toutes les femmes injustement traitées.
Personnellement, je rêve d’une grève générale des femmes en 2026. Voilà pourquoi « Un jour sans femme » m’a tant plu. Il a fait résonner ce sentiment d’injustice permanente, de colère, de peur aussi parfois à l’encontre des femmes si souvent maltraitées.
Imaginez un peu l’effet qu’aurait une grève à l’échelle mondiale… Cesser de travailler, cesser de s’occuper, cesser d’être disponibles… Une journée pour rendre visible ce qui est invisible, et les jours suivants pour rétablir l’équilibre.
Car, Laetitia Colombani pose bien la question de ce qui a changé depuis cinquante ans et sa réponse se trouve dans ses quatre personnages. Chacune de ces femmes apporte une pierre à l’édifice des droits acquis et des droits perdus. Et dans ce cas précis, la grève est un instrument de mesure.
« Un jour sans femme » montre sans équivoque que le travail des femmes est partout et nulle part. Il est invisible et invisibilisé.
Il est dans les services d’urgence que Hawa maintient debout à force d’anxiolytiques et de gardes. Il est dans les bentos que Michiko prépare chaque matin pour son mari avant de prendre le métro pour aller s’excuser d’exister professionnellement. Il est dans les visites que Michiko rend à son frère Tomoki, hikikomori enfermé dans sa chambre depuis trois ans. Il est dans les mains d’Ana María sur sa machine à coudre, dans les milliers de vêtements qu’elle produit chaque semaine pour des marques célèbres. Il est dans les études de Katla pour changer la société.
Laetitia Colombani montre combien ce travail est non seulement invisible, mais aussi activement dévalorisé et comment cette dévalorisation se normalise à un tel point que les femmes elles-mêmes ne sont plus tout à fait conscientes de tout ce qu’elles accomplissent au quotidien.
J’ai particulièrement aimé le fait qu’« Un jour sans femme » nous emporte aux quatre coins du monde. L’autrice décortique la condition des femmes qui traverse les latitudes et les cultures.
En Islande, championne mondiale de l’égalité, les femmes gagnent encore moins que les hommes et doivent légiférer pour l’imposer.
Au Japon, deux salariées sur trois démissionnent lors de leur première grossesse.
En France, le système hospitalier se maintient grâce à l’épuisement organisé de ses soignantes.
Au Salvador, les ouvrières cousent des vêtements pour l’Occident dans des conditions que l’Occident ne veut pas regarder en face. Certes, les formes diffèrent, mais la mécanique reste la même.
Michiko porte des talons parce que les chaussures plates ne sont pas tolérées.
Hawa avale des anxiolytiques dans des toilettes d’hôpital parce que c’est la seule manière de tenir moralement.
Ana María prend le risque de s’organiser clandestinement parce que la légalité n’est pas une option là où elle vit.
En substance, Laetitia Colombani démontre que les mécanismes de domination s’adaptent aux contextes, mais sans jamais disparaître.
« Un jour sans femme » développe également l’idée d’une véritable sororité structurante, une chaîne de confiance et de résistance. Les liens sont concrets et stratégiques, et permettent, ensemble, d’organiser la résistance, et cela jusqu’à la grève. Ensemble, tout devient possible.
Ce qui est très étonnant dans ce roman, et fort bien trouvé, c’est l’importance accordée aux corps des femmes. Ces corps souffrent de tout ce qui leur est imposé : Michiko et ses talons hauts, Hawa et ses anxiolytiques, Ana María et ses douleurs aux poignets, au dos, aux yeux. Le corps apparaît comme la matière première sur laquelle toutes ces femmes s’appuient pour rester debout au quotidien.
« Un jour sans femme » est dédié « à toutes, par toutes, pour toutes ». Ainsi, il s’inscrit dans une lignée qui traverse les siècles.
Pourtant, les droits des femmes ne se transmettent pas automatiquement. Ils se perdent, ils reculent, ils doivent être défendus à chaque génération.
Laetitia Colombani le sait et nous le savons bien aussi. Il n’y a qu’à regarder autour de nous pour s’en rendre compte. Même des pays où ces droits semblaient acquis connaissent un recul inquiétant (États-Unis, par exemple).
Alors, la grève peut s’apparenter à un geste de transmission, une invitation à s’arrêter pour mieux montrer ce que toutes les femmes du monde portent sur leurs épaules.
Un roman vibrant porté par une énergie collective qui donne envie de se lever et d’agir.
À travers quatre destins de femmes, aux différents coins du monde, l’autrice tisse un récit choral d’une grande force où l’intime devient politique et où chaque voix, aussi isolée soit-elle au départ, finit par résonner avec les celles qui l’entourent.
La trajectoire de vie de chaque héroïne est parfaitement esquissée : chacune est confrontée à une forme d’injustice profondément ancrée dans son quotidien et, pourtant, aucune ne se résume à sa souffrance. Il y a chez ces femmes une détermination, une dignité, une étincelle qui peu à peu se transforme en brasier. Et pour chacune, le combat qu’elle mène dépasse son histoire personnelle : il reflète une réalité propre à son pays, un système, des normes, des violences spécifiques. À travers elles toutes, le roman embrasse ainsi un large spectre des dysfonctionnements du monde face aux femmes dans une véracité poignante.
Le texte avance avec une intensité émotionnelle constante sans jamais perdre de vue son élan fédérateur. On est emporté par cette montée en puissance, par cette idée simple mais vertigineuse : et si, en s’arrêtant toutes ensemble, les femmes forçaient enfin le monde à regarder ce qu’il refuse de voir ?
C’est un roman profondément engagé et terriblement vivant soutenu par un souffle d’espoir et de sororité. Une lecture qui secoue, qui rassemble et qui donne envie de croire que le changement est à portée de main.
Ce roman a des défauts, on ne peut le nier : on sent que l’autrice a fait ses recherches, mais presque trop. C’est quasi encyclopédique, certains termes spécifiques aux pays, aux traditions, aux coutumes, à la société, se succèdent mais n’ont pas d'intérêt si ce n’est prouver les recherches effectuées. Peut-être pour essayer de se donner une forme de légitimité à écrire ces 4 histoires qui prennent vie aux 4 coins du monde ? J’ai aussu ressenti parfois d’une certaine distance avec les histoires racontées, qui m’a un peu étonnée, mais c’est la première fois que je lis un roman de Colombani.
Cela étant dit, j’ai découvert des choses dont je n'avais pas vraiment conscience, surtout à travers l’histoire de Michiko et de la vision des femmes au Japon. Le lien qui unit les femmes du monde entier, raconté dans ce livre, m’a profondément ému, fait frissoné, et donné de l'espoir. On peut parler d’utopie, mais ce livre dit bien une chose : le courage des femmes est une force, et il réside dans chacune de nous 💪
Ce roman raconte une idée un peu utopiste, une grève mondiale et simultanée des femmes, comme une nécessité de faire cesser toutes les oppressions subies.
A travers les portraits croisés de 4 femmes aux 4 coins du monde - Islande, Japon, Sénégal et Salvador - l'autrice met en lumière les injustices subies par les femmes, aussi abjectes que révoltantes.
Plusieurs thématiques sont très justement abordées: l'excision, le harcèlement au travail, les féminicides, les lois anti-avortement. Les chiffres, les propos, les brutalités, tout donne envie de se révolter. Cette lecture m'a souvent mise en colère. En sommes-nous encore là ? A emprisonner des femmes parce qu'elles avortent ou font une fausse couche ? A maintenir de force des jeunes filles au fond d'une forêt pour les exciser et contrôler leur corps ?
Au-delà des injustices et horreurs que subissent les femmes, l'autrice dresse aussi le portrait de plusieurs cultures, sociétés, mentalités. Chaque pays a sa façon de vivre et d'autres problèmes émergent. Les hikikomoris au Japon, le racisme ordinaire pour les médecins expatriés, le harcèlement au travail et la nécessité de cacher ses émotions en Asie.
Autant de raisons de se révolter, d'entendre les voix qui disent qu'il faut que cela cesse. L'idée de la grève générale semble utopiste mais le portrait de la société, lui, est tristement réaliste.
C’était un beau livre mais on retrouve trop la dynamique de la tresse sans que y ait trop de suspens pour autant Les histoires sont touchantes mais j’ai pas été tant que ça ému et 4 en parallèle ça faisait trop à suivre je trouve Ça reste cool mais pas un coup de cœur (alors que j’étais persuadée que ça le serait devenu)
Un roman qui imagine une grève mondiale des femmes, en brossant le portrait de femmes habitant au quatre coins du monde.
Ce livre m’a mise profondément en colère et m’a bouleversée. La scène de l’excision de la jeune Hawa, le harcèlement subi par Michiko, la souffrance de son jeune frère, le sort des jeunes femmes avortant ou faisant des fausses couches en Amérique du Sud, tout a été décrit avec force. Tout fait émerger l’indignation. Tout nous fait ressentir des émotions.
J’ai ressenti la souffrance de ces femmes et surtout leur espoir.
Merci pour ce roman, qui a le mérite de sensibiliser et d’informer les lecteurs des pratiques et des situations terribles vécues par les femmes à travers le monde, nous montrant tout le chemin qu’il reste encore à parcourir.
Peut être un peu utopiste mais pourquoi ne pas rêver grand ? Un jour, je l’espère, toutes les femmes se lèveront en même temps pour faire entendre leur voix
On passe par tous les états en lisant ce roman, la colère, la tristesse et surtout l'espoir. Certaines scènes sont dures et pourtant, c'est ce que vivent encore les femmes aujourd'hui. Jusqu'à quand ? A lire sans modération (surtout les hommes!)
Juste incroyable, jamais déçue de cette actrice. Merci de mettre des mots des émotions des histoires entre mêlées sur notre cause notre vie et bien plus ! J'aimerai tellement que cette grève voit le jour en vrai et quon continue à se battre pour notre reconnaissance, notre épanouissement et notre place dans ce monde.
Le point qui m'a le plus plu est de suivre quatre femmes, chacune dans leur pays, et confrontées à des violences liées à leur culture. J'ai apprécié la célébration du pouvoir de la solidarité féminine ainsi que la mise en avant de thématiques comme le droit à l'avortement, le matahara au Japon ou l'excision.
Le problème : le style d'écriture n'est pas la hauteur. Il est extrêmement simple et presque froid. On ne ressent aucune émotion. L'autrice dit beaucoup de choses, mais ne les montre pas. La grève met énormément de temps à arriver. Il faut attendre les 80% du livre pour que les choses se mettent vraiment en place.
Comme je le disais, le traitement du féminisme est vraiment consensuel. L'autrice évite de se mouiller. C'est un livre commercial, dépourvu de toute radicalité. En effet, (mis à part brièvement à la fin) elle évite de nommer la cause de ces violences : le patriarcat, mais surtout, les hommes. On nous parle de violences et de discriminations, mais ces dernière sont désincarnées. On dirait qu'elles existent dans une sorte de vide. Pour l'excision, il n'y a "pas de victimes et de bourreaux".
Dire "une femme est tuée toutes les..." ne rime à rien. La réalité : "un homme tue une femme toutes les...". Il faut nommer les choses. Le récit adopte une posture "not all men". Par ailleurs, on ne sort à aucun moment du modèle du couple hétéro et de la maternité. Bref, un joli verni féministe, mais sans aucun mordant.
Un livre intéressant, plein de thèmes importants. Le problème de ce livre, c'est qu'il s'apparente davantage à un documentaire qu'à une fiction. Tout y est très bien documenté, mais cette force devient rapidement une faiblesse. En effet, les femmes qui nous sont présentées ici ne servent que de vecteurs, d'excuses pour raconter des faits, alarmer, sensibiliser, éveiller. Le fond est essentiel, le discours doit avoir lieu, le message doit passer. Oui. Mille fois oui. Seulement, il est dommage que, pour ça, les personnages se transforment en clichés. Ils manquent tous de profondeur, parce qu'ils doivent endosser trop de traits, porter les problèmes des pays qu'ils représentent. Peut-être que ce format permettra d'alerter sur certaines pratiques, d'intéresser des lecteurs qui n'auraient pas regardé le livre s'il avait été classé dans les récits plutôt que la littérature. Peut-être que c'est un bien pour un mal. Je ne suis d'ailleurs pas sûre que ce soit un véritable mal, parce que je suis ravie de voir ces thèmes mis en avant et parler au grand public — même si je me désole de voir tout le chemin qu'il nous reste à faire en 2026. En résumé, il m'a manqué quelque chose pour m'attacher aux personnages et les voir comme tels. Peut-être justement parce que tout est dit, rien n'est montré.
Le pouvoir des femmes, leurs unions contre une société patriarcale, une société dirigée par et pour les hommes.
Qu’importe où elles habitent elles souffrent toutes de la société et des conséquences des actes des hommes. Chaque histoire est révoltantes mais réelles. Comment des hommes peuvent simplement décider des choses qui ne les concernent pas pour leurs propres plaisir ? Comment peut on décider qu’on mérite la prison pour une grossesse qu’une s’interrompt ou à contrario comment un patron peut harceler une employée pour une grossesse ? Et quand est ce que les feminiscides vont être pris au sérieux ?
Tous les jours les femmes se plient en quatre pour les hommes, la société mais c’est jamais assez. Mutilées dès l’enfance, mères aux au foyer ou avec un travail, ou même sans enfants, trop ou pas assez, rien ne sera jamais suffisant.
La plus belle histoire à venir sera celle du 8 mars. Il nous faut plus de Tantie Bah et Amma au quotidien.
Un livre où il faire des pauses tant les histoires sont compliquées à lire en tant que femme.
La légitimité de l’autrice m’a quand même posé question pendant la lecture, à qui appartiennent ses histoires ? Ces sentiments ?
While I did love the story, there are several things that don’t sit right with me.
I would like to know where she got the inspiration for Hawa’s story. It seemed very personal, and yet it felt weird knowing that the author was a white French woman. I don’t mean to say that the subject is not important to be discussed. However, it felt a little out of place for me personally.
When she names the countries that join the protest, she mentions Is***l, for no reason at all. I remember pausing when I read that paragraph just to take my time to be disappointed.
While she does a great job at storytelling, the whole atmosphere of the book felt a little cold. I think what made it hard to empathize with the characters, especially with Hawa, was the constant reminder that the person writing the story is a white French woman, trying to convey the hardships of an immigrant in the medical field in France. While I am familiar with the hardships of being an FFI in France, me myself being one, I cannot completely grasp the experience of a non white person. It felt more of a case study than an actual story.
C'est un 4.5⭐️ pour moi mais je préfère mettre 5 que 4 pour ne pas faire baisser la moyenne des notes de ce livre parce que j'ai vraiment adoré. Je n'avais jamais lu l'autrice même si je sais que la tresse a été décliné ensuite pour enfant et en film tellement le succès a été grand. Un ouvrage addictif et presque parfait pour moi !!!! 4 femmes aux quatre coins du monde se racontent et ça permet de dénoncer les VSS en tout genre (attention on aborde le sujet des féminicides, employeurs abusifs, harcèlement au travail, dépression, excision, racisme, fausse couche etc.) Ce n'est pas léger et à la fois c'est très important. Franchement adoré
Mon fantasme est réalisé dans les pages de ce livre: une grève internationale des femmes!!! La suite s’écrit toute seule; parlons des conséquences concrètes d’une grève internationale des femmes! Ce serait le bordel partout parce que les femmes font tourner le monde, que cela plaise ou non à ces messieurs… Une étude récente (2023) a démontré que les hommes sont responsables de 86% des homicides, de 99% des agressions sexuelles, de 96% des violences conjugales et de 84% des coups et blessures volontaires - « Le Coût de la Virilité » par Lucile Peytavin. Édifiant!
J’ai beaucoup aimé ce livre. J’y ai retrouvé ce qui m’avait déjà séduite dans La Tresse : plusieurs destins de femmes, situés aux quatre coins du monde, qui finissent par se répondre et se rejoindre autour d’un même combat.
Entre l’Islande, le Japon, le Salvador et le Sénégal, le roman met en lumière avec justesse les violences, les inégalités et les injustices auxquelles les femmes sont encore confrontées, tout en laissant une grande place à l’espoir et à la solidarité.
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Un livre que toutes les femmes devraient lire, et un livre dont tous les hommes devraient apprendre.
À chaque page, une nouvelle larme versée, pour toutes ces femmes assassinées par leur conjoint, pour toutes ces femmes excisées et mutilées, pour toutes ces femmes condamnées à la prison à perpétuité pour avoir avorté, pour toutes les femmes qui se battent pour leurs droits, pour vivre.
Plus qu’un livre, une parabole d’espoir, pour ne pas oublier, pour continuer le combat. Pour toutes celles qui ont subi, celles qui subiront encore et celles qui subissent toujours aujourd’hui l’oppression envers leur sexe.
Un véritable cri de ralliement de toutes les femmes autour du monde. Une même voix, une même colère et un même message.
J'ai dévoré ce livre. Je ne met pas 5 étoiles juste à cause du style. Chaque phrase, chaque métaphore était parfaitement formulée, et d'une précision sans nom, mais j'ai trouvé ça trop "propre". On aurait dit une étudiante à l'université qui s'appliquait pour un devoir et je pense que l'histoire m'aurait fait un effet encore plus coup de poing si l'écriture avait été un peu plus honnête plutôt que surtravaillé.
Mais il n'empêche que je n'ai pas pu m'arrêter de lire sooo here I am ❤️
C’est un roman qui raconte quatre destins croisés de femmes aux quatre coins du monde. Bien sûr, il y a des ressemblances avec La Tresse, la mécanique est la même, et le roman n’est pas exempt de défauts. Mais c’est un roman féministe, à mettre entre toutes les mains des femmes, et surtout des hommes.
En la línea de la la voz de Colombani, con esa narración lejana y pasiva pero esta vez con una historia (4 historias, o quizás la historia de todas en una sola) más reivindicativa, más interpeladora, más potente. Buen retrato, desde luego
J'aime beaucoup cette autrice, c'est toujours un bonheur de la lire. C'est la même construction que "la tresse", l'histoire de 4 femmes, de 4 continents différents. Les personnages sont tous très attachants. Un bel hommage au combat des femmes.