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La descente c'est le pire

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Le premier roman de Mariana Enriquez enfin traduit.

Dans le Buenos Aires interlope et vibrant des années 1990, Narval, un garçon tourmenté par des créatures obscures et des hallucinations macabres, trouve refuge dans les bras de Facundo, jeune homme à la beauté froide et magnétique qui se prostitue pour vivre. Un troisième personnage, l'instable Carolina, complète ce trio qui plonge dans l'abîme de la drogue, de la violence et de l'amour.

Porté par une bande-son underground et punk, La descente, c'est le pire est un roman urbain, gothique, aussi cru qu'il est romantique, dont les personnages semblent tout droit sortis de My Own Private Idaho de Gus Van Sant ou Entretien avec un vampire de Neil Jordan. C'est le premier texte de Mariana Enriquez, qui avait à peine dix-neuf ans quand elle l'a écrit. Il est devenu immédiatement culte à sa parution en Argentine.

"À travers la chronique d'une jeunesse fracassée, errant dans un Buenos Aires nocturne et impitoyable, Mariana Enriquez signe un premier roman d'une maturité saisissante. Un livre d'une poésie crépusculaire qui vous saute à la gorge pour ne plus vous lâcher.' Jean-Baptiste Del Amo

320 pages, Paperback

Published May 7, 2026

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About the author

Mariana Enriquez

100 books11.4k followers
Mariana Enriquez (Buenos Aires, 1973) es una periodista y escritora argentina.

Se recibió de Licenciada en Comunicación Social en la Universidad Nacional de La Plata. Se ha desempeñado profesionalmente como periodista y columnista en medios gráficos, como el suplemento Radar del diario Página/12 (donde es sub-editora) y las revistas TXT, La mano, La mujer de mi vida y El Guardián. También participó en radio, como columnista en el programa Gente de a pie, por Radio Nacional.

Trabajó como jurado en concursos literarios y dictó talleres de escritura en la Fundación Tomás Eloy Martínez
Mariana Enríquez is a writer and editor based in Buenos Aires. She is the author of the novel Our Share of Night and has published two story collections in English, Things We Lost in the Fire and The Dangers of Smoking in Bed , which was a finalist for the International Booker Prize, the Kirkus Prize, the Ray Bradbury Prize for Science Fiction, Fantasy, & Speculative Fiction, and the Los Angeles Times Book Prize in Fiction.

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5 stars
22 (24%)
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35 (39%)
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2 stars
10 (11%)
1 star
1 (1%)
Displaying 1 - 23 of 23 reviews
Profile Image for clara.
130 reviews6 followers
Read
May 7, 2026
Impossible à noter pour ma part, parce que c’est très différent de ce qu’elle nous a offert après avoir écrit ce premier roman il y a trente ans et en même temps, il y a une part de moi qui a quand même été envoûtée par ce texte. Un Requiem for a dream revisité à la sauce horrifique qui a visiblement tjrs imprégné l’écriture marianesque, on y croise des personnages englués dans un quotidien fait de drogues, de passions dévorantes, d’une violence inouïe et dont ils ne savent se dépêtrer, la perte de contrôle de soi est telle qu’il n’y a plus d’autre choix que de se laisser engloutir par les addictions. Il y a quelque chose de l’ordre sûrement de la catharsis pour l’autrice, l’horreur et la monstruosité se cachent au sein même des protagonistes à la fois vampires, sociopathes, schizophrènes, et autres créatures dont l’humanité est sans cesse remise en doute.
Ça a pris sur moi, sans que ce soit pour autant un coup de cœur - j’étais quand même soulagée de pouvoir quitter cette nuit et ce cauchemar sans fin - mais je vois bien qu’il s’agit là d’une œuvre qui divisera beaucoup.
J’ai oublié de le mentionner aussi mais TW !! bcp de drogue (donc piqûres et plaies), alcool, de sexe violent (qui tend parfois vers des vs), prostitution, etc.. ça parle d’un monde de la nuit profondément brutal et cruel donc les sujets abordés sont crus, violentissimes.
Profile Image for Emmy.
20 reviews
May 26, 2026
Très bonne surprise de ma part, pourtant en apparence on peut être rebuté par cette lecture, notamment à travers les sujets évoqués (la drogue, la destruction, la violence…), l’ambiance et l’univers sombre et crasseux et la chronologie qui pour ma part m’a donné l’impression d’être coincé dans une espèce de boucle temporelle qui donne clairement tournis et pourtant… je trouve que c’est qui fait la « particularité » du récit.
Il y a une certaine force attractive dans ce roman dont j’ai encore du mal à discerner précisément l’origine, est-ce dû au schéma destructeur/d’attraction entre les trois personnages, le sens et l’origine des apparitions de Narval ou le mystère qui entoure le personnage de Facundo ?? On a l’impression que le tout est piégé dans une grande toile d’araignée dont on a du mal à se détacher, et c’est d’ailleurs là qu’on se rend compte de la profondeur et la complexité de ce texte.

J’ai clairement retrouvé l’univers de Mariana Enriquez dans ce roman, ses inspirations me parlent, j’y trouve toujours une cohérence avec ce qu’elle écrit aujourd’hui et pourtant il faut prendre en compte que c’est le premier roman de l’autrice (écrit quand elle était bien plus jeune). On y retrouve déjà des thèmes et schémas récurrents dans d’autres récits de l’autrice, des personnages torturés, du réalisme magique, des lieux sombres et inquiétants…
Je pense que c’est aussi pour cela que j’ai apprécié cette lecture, j’y ai pu constater l’évolution avec ses productions suivantes. Bien qui n’égale pas « Notre part de nuit », « La descente c’est la pire » m’a fait réaliser du talent de Mariana Enriquez et de mon impatience à en découvrir plus.

J’ai mis du temps à rédiger et mettre des mots sur cette lecture, mais c’était nécessaire. Il y a encore tellement de parts d’ombres qui entourent dans cette lecture et me pousse à croire qu’elle me hantera longtemps.
7 reviews
May 17, 2026
Compliquée à noter que cette lecture là. Il m'a fallu modérer ce que j'attendais d'Enriquez pour la laisser m'emporter ailleurs avant de me rendre compte que finalement la destination était la même. Un peu ovni dans sa bibliographie traduite en france, cet ouvrage est sans doute le plus cru et le plus sombre. Et pourtant tout y est, les lectures à ifférents pallier, le choix de s'arrêter au premier plan, ou de creuser et découvrir la profondeur, l'histoire à côté de laquelle on a failli passer parce que si on a remarqué les indices on ne les a pas noté tout de suite.
Un miroir profond, noir, glauque mais aussi réaliste des débuts de vingtaine plus sombre que d'autres. J'ai vu eds critiques résumer ce livre à des jeunes qui aiment se défoncer, et c'est pourtant bien plus que cela. Outre la double lecture dont je parlais au dessus, la drogue ici omniprésente est un personnage à part entière, réelle, présente.
Un livre précieux pour une catégorie de personne dont on parle peu: la jeunesse errante, parfois dissociée, fracassée qui tient par des moyen détournés.
J'ai failli rire au début de ces personnages que que j'ai trouvé clichés au premier abord, mais j'aurais dû me douter qu'Enriquez une fois encore viendrait chercher mes tripes.
En bref un roman fantastique, gothique, sur l'amour non-conventionnel, les traumas, les zones sombres, et ce qu'on est prêt à invoquer pour ressentir quand plus rien ne touche. Consciemment ou non.
Profile Image for Lo.
223 reviews12 followers
June 21, 2026
définitivement persuadé que Mariana Enriquez est excellente pour les nouvelles ou pour les immenses pavés mais entre les deux ça va pas
mais c'était son premier donc c'est ok elle était pas encore au top de son talent
Profile Image for Lola.
169 reviews4 followers
June 2, 2026
Mais quel pépite ! c'était incroyable. Au début je pensais accrocher moyennement et finalement je n'ai pas su le lâcher une seule seconde, j'avais besoin de savoir la suite. J'aurais pu faire des nuits blanche pour lire ce bouquin si je n'avais pas déjà un sleep schedule dégueulasse.
C'est d'un horreur subtile et crade comme je les aime. L'histoire n'a aucun but en soit mais est tellement accrocheuse malgré tout. Les personnages sont si attachant en étant si détestable. Narval m'a vie, tellement particulier et désespéré et en même temps si touchant.
J'ai adoré !! Je vais pas m'en remettre !
Profile Image for Maude Genter.
193 reviews34 followers
February 26, 2026
Je suis peut être peu plus dure que d’habitude parce que j’aime beaucoup ce qu’elle fait et j’étais heureuse de lire un nouveau roman d’elle. Malheureusement j’ai eu l’impression de lire une nouvelle qu’on avait étiré et j’aurai aimé qu’elle propose d’autre chose, je voulais être surprise et la lecture à tourné en rond
Profile Image for HelloWeirdo.
38 reviews9 followers
May 13, 2026
2.5 // A un moment, à part dire que ces jeunes adorent se droguer (propos devenant rapidement problématique d’ailleurs, mais ce n’est que mon avis) et errer dans les rues, ça raconte quoi ? Ben, pas grand chose justement. Le roman souffre des comparaisons que l’on peut faire avec les autres récits d’Enriquez (beaucoup plus travaillés et impliqués politiquement parlant), et d’un manque de maturité évident. On y trouve toutefois les themes de prédilection de l’autrice : des jeunes perdus et abandonnés par leur famille, des fantômes, la vie qui détruit, l’ennui. A lire sans en attendre grand chose de plus.
Profile Image for Minsoo.
49 reviews15 followers
May 14, 2026
Dès qu’on mentionne River Phœnix je vois Ash Lynx et je suis automatiquement engagée émotionnellement à 200%
Profile Image for sasha.
95 reviews8 followers
April 27, 2026
j’ai tellement de mal à formuler un vrai avis sur ce livre, je n’ai pas du tout aimé, et pourtant j’adore enriquez. je j’ai pas du tout aimé la syntaxe et les choix grammaticaux mais je pense que c’est un problème de traduction parce que je n’ai jamais eu le problème en la lisant en anglais.
j’ai détesté le personnage de nerval, et je sais que la violence fait partie du livre et du contexte mais je trouve qu’on oubliait trop que certaines scènes s’apparentaient à du v*.
Profile Image for Vanessa Therrien.
Author 2 books5 followers
May 18, 2026
La descente, c’est le pire (SP)
Un roman signé Mariana Enriquez aux Éditions du Sous-sol.
TW : C’est une lecture difficile à lire puisque les sujets tels que la drogue, sa dépendance, la boisson et la prostitution sont des sujets sensibles pour certains. Donc, si l’un de ces thèmes ne vous convient pas, respectez-vous et ne vous aventurez pas dans ce livre.
Nous voici donc dans un roman urbain gothique qui nous provient de l’Argentine, mais qui pourrait très bien représenter la réalité de certaines personnes qui sont aux prises avec la drogue, que ce soit là-bas ou ici.
Avec une écriture fluide, poétique, franche et percutante, on se retrouve à Buenos Aires et on suit un trio de jeunes personnes : Narval, aux prises avec la drogue sous toutes ses formes et les effets psychologiques et physiques qu’elle laisse sur lui. Facundo, un jeune prostitué à la beauté sauvage, égoïste et généreuse. Carolina, qui a des relations avec les hommes qui ne sont pas normales. Elle est jalouse et possessive.
Drogue, eux, hallucinations, être spectateur du monde, les fins de nuits, la folie, l’amour…
Ce roman écrit à la troisième personne nous percute, nous bouscule, il nous dérange et nous touche. Les personnages sont très bien travaillés puisque tu ressens aisément leurs douleurs, leur peine ainsi que leurs angoisses. Des chapitres courts qui te gardent en haleine et une fin qui te brise le cœur. Après avoir tourné la dernière page, cette histoire reste dans un coin de ta tête et déchire une partie de ton cœur.
« La douleur de l’aiguille s’enfonçant dans le bras violacé et une pression dans le ventre. Les mains grelottantes, les lèvres pâles, mordues jusqu’au sang. Une goutte de sang sur le jean et des élancements dans la nuque, le cerveau plein d’électricité bleue, le bourdonnement dans les oreilles. Il ferma les yeux. »
« Narval avait du mal à comprendre comment il était possible de continuer de respirer sans en avoir envie, il ne réalisait pas que c’était ce qui lui permettait de se réveiller tous les matins et à son cœur de continuer de battre, en dépit des tonnes de cocaïne qui passaient dans ses veines, comme si rien ne pouvait l’empêcher. »
« Ça commence, putain de merde, je regrette toujours de m’être autant défoncé. La descente, c’est le pire. »
Merci à Netgalley et aux Éditions du Sous-sol pour ce roman.
Un livre à ajouter à votre PAL sans hésitation !
Bonne lecture
Vanessa
Profile Image for Nicolas.
190 reviews
Review of advance copy received from NetGalley
May 6, 2026
Premier roman de Mariana Enriquez, initialement paru en 1995 sous le titre original de "Bajar es lo peor", cette traduction nous arrive en 2026 après de nombreux ouvrages déjà parus en français.

Etant le premier livre que je lis de cette autrice, que je lis car ses romans semblaient plutôt appréciés, j'ai été un peu surpris par son contenu...

Comme le suggère on parle de drogue, de relations entre jeunes adultes et particulièrement de celle de Facundo et Nerval, le premier étant un quasi-vampire prostitué ténébreux qui vit dans le luxe et le second un drogué SDF blondinet qui se bat contre ses hallucinations.

On suit leurs aventures, leurs rencontres, les combats avec leur passé, et même si ça se laisse lire c'est souvent peu intéressant pour être honnête.

On ne rentre pas vraiment dans le fond des choses, autant les relations que les motivations des personnages restent superficielles.

On sent que c'est un roman qui met (pas très bien) en scène des fantasmes adolescents : la débauche et surtout les hommes en tant qu'objets sexuels.

A priori ses romans postérieurs sont meilleurs donc ça m'a quand même envie de découvrir l'autrice, mais pour celui-ci, je conseille plutôt de passer outre et de re-binger votre teenage drama favori.

Merci à Netgalley et aux éditions du Sous-Sol pour l'envoi d'une version numérique
9 reviews
June 22, 2026
Je n'ai vraiment pas réussi à rentrer dedans, je suis passée complètement à côté de l'histoire que je n'ai pas trouvé crédible.. . Comme si quelqu'un l'avais raconté à quelqu'un qui l'avais raconté à l'auteur qui a essayé de retranscrire tant bien que mal. " J'adore me droguer" qui dit ça sérieusement ?
Je n'ai trouvé aucun personnage attachant, intéressant, charmant mais plutôt pathétique et sans intérêt. Comme l'histoire d'ailleurs.
Grosse Déception pour ma part.
Comme quoi on 'ne juge pas un livre à sa couverture !
Profile Image for Marni.
10 reviews
May 23, 2026
J’ai adoré !
Par contre le personnage de Facundo tend à perdre en force vers la fin du livre … là où avant tout le laissait de marbre, on ne sait pas pourquoi, d’un coup, il devient super sensible. c’estcomme s’il manquait une transition entre deux moments du personnage jspppp
Bcp de TW, c’est globalement super violent
Mais pour un premier livre, j’ai trouvé ça incroyable
Profile Image for Violette.
112 reviews
May 10, 2026
C’est un livre vraiment particulier et plutôt bizarre mais tellement addictif. Le livre est violent cru et trash mais je l’ai quand même aimé . Les personnages sont vraiment intéressants et les sujets abordés sont montré d’une façon violente et cru mais qui représente une certaine réalité
Profile Image for whatcarolistens.
29 reviews
May 17, 2026
« — Inutile. Personne ne comprend jamais rien. Bien sûr que j’ai peur de mourir, comme tout le monde, comme d’habitude. Ce n’est pas seulement ça, mais pourquoi tu comprendrais ? … Moi-même je ne comprends pas. »
17 reviews
June 15, 2026
Le premier roman de Mariana Enriquez ; on y retrouve les éléments de son futur style mais dans une prose moins mûre, plus abstraite, avec ses longueurs. Un format plus court style nouvelle aurait peut-être eu plus de force
Profile Image for Cap.
3 reviews
June 15, 2026
no offense à la personne qui a fait la trad mais c'est cata
Profile Image for Arielle.
468 reviews37 followers
June 25, 2026
Écrit par Mariana Enriquez à seulement 19 ans, ce roman porte déjà tout ce qui fera la force de son œuvre : une fascination pour les marges, pour les zones d’ombre et pour cette part obscure que l’on préfère ignorer. Dans le Buenos Aires des années 1990, entre drogue, stupéfiants, prostitution et violence, la ville devient un territoire irréel, un rêve grotesque qui semble ne jamais prendre fin.

On retrouve cet univers gothique et macabre si caractéristique d’Enriquez. Rien n’est embelli, rien n’est adouci. Les personnages avancent dans un monde où l’ombre règne sur le jour, soumis à une destinée qu’ils ne cherchent même plus à fuir.

C’est ce qui rend ce roman si troublant. Chez Enriquez, il n’est même plus question de se libérer des ténèbres. Elles sont là, tapies dans les rues, dans les corps, dans les existences. Elles font partie de nous.

Morbide, étrange, magnétique, La descente, c’est le pire est aussi un portrait social saisissant de la capitale argentique. Une œuvre de jeunesse qui impressionne déjà par sa noirceur, sa lucidité et sa capacité à transformer la réalité en quelque chose d’inquiétant et de fascinant à la fois.
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