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Danser sur les volcans

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Un roman choral bouleversant : huit femmes que tout oppose, réunies le temps d'un voyage en Islande où se tissent amitiés, confidences et renaissances.
Huit femmes embarquent pour un road-trip de deux semaines en Islande.
Elles n'ont rien en commun, ou presque. Il y a Rose et Lou, le duo mère-fille ; Stéphanie, célibataire sans enfant ; Sarah et Chloé, les deux jeunes Parisiennes ; Delphine, la cinquantenaire casanière ; Carole, la prof de yoga, et Nadine, la retraitée renfrognée.

Entre écarts générationnels, personnalités et visions de la vie différentes, il n'est pas toujours facile de faire groupe.

Pourtant, de cascades en confidences, de marches en révélations, ce voyage pourrait les transformer au-delà de ce qu'elles avaient imaginé.

448 pages, Paperback

Published March 26, 2026

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Laure Manel

30 books45 followers

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Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
769 reviews244 followers
March 31, 2026
Il existe deux sortes de romans de voyage. Ceux qui décrivent un périple, et ceux qui racontent ce qu’un périple fait à l’intérieur des gens. Sous ses allures d’évasion, « Danser sur les volcans » raconte les existences et les secousses intérieures de huit femmes décidées à partir ensemble en Islande. Elles ne se connaissent pas. Elles ne se seraient peut-être jamais choisies ni rencontrées, même par hasard. Il y a Rose et Lou, mère et fille (« Le sourire des fées »). Stéphanie, quadragénaire brillante et célibataire assumée. Sarah et Chloé, deux amies parisiennes fusionnelles. Delphine, quinquagénaire qui tangue. Carole, femme en reconstruction, encore un peu raide. Et Nadine, retraitée égarée dans un voyage qui ne lui ressemble pas. Huit femmes, donc. Huit façons de se raconter.

Laure Manel a choisi une composition chorale pour son nouveau roman. Elle a construit un vrai groupe qui, dans un premier temps, fonctionne essentiellement par quelques frictions. On s’observe, on se jauge. Les jugements fusent, les irritations s’accumulent, les malentendus s’incrustent. Il y a celles qui prennent trop de place, celles qui s’excusent presque de respirer, celles qui parlent pour ne rien dire et celles qui se taisent trop. Il n’existe pas de groupe idéal et Laure Manel montre que les liens entre femmes se méritent. Ils doivent parfois se frayer un passage entre les carapaces, les réflexes de classe sociale, les vieilles défenses et les blessures d’ego. « Danser sur les volcans » relate le prix de cet apprivoisement lent, parfois très inconfortable, de la construction d’un groupe.

Et pour cela, il faut décaper les premières impressions.

Rose, si lumineuse, a pourtant traversé un deuil. Elle a appris à continuer malgré la perte, tout en s’occupant de Lou, qui n’est pas sa fille biologique.

Celle-ci semble plus vive, plus légère, plus sûre d’elle en surface, mais elle cache de nombreux questionnements sur sa vie actuelle, son couple, la maternité et les chemins à emprunter.

Stéphanie, libre et indépendante, a l’air d’avoir tout réglé. Pourtant, la vie lui réserve encore quelques surprises.

Delphine, derrière ses digressions bretonnes et ses références constantes à ses enfants, porte l’angoisse de voir son corps changer, souffre du syndrome du nid vide, et a l’impression d’être passée de l’autre côté de la vie sans y avoir été préparée.

Chloé et Sarah sont les bonnes copines du groupe. La première est une vraie jeune femme de son temps pour qui chaque moment est instagrammable. La seconde incarne l’énergie qu’il faut déployer pour être simplement soi.

Carole est la rigidité incarnée, elle a un avis sur tout et n’hésite pas à le donner. Mais que se cache-t-il sous sa carapace ?

Nadine, si facilement cataloguée comme la rabat-joie du cercle, est la plus âgée. Elle souffre tant de sa solitude qu’elle ne sait plus vivre avec les autres.

Dans « Danser sur les volcans », aucune de ces femmes n’est pourtant réduite à un trait. Elles existent dans leurs contradictions, dans leurs zones grises, dans la distance entre ce qu’elles montrent et ce qu’elles ressentent. C’est en ce point qu’elles nous touchent. On reconnaît en Rose ce désir de continuer à croire à la beauté malgré les pertes. En Lou, ce besoin d’air, cette intuition que la vie pourrait être plus vaste que ce qu’elle en a fait jusqu’ici. En Stéphanie, cette maîtrise de l’image qu’on entretient pour ne pas avoir à affronter nos propres fissures. En Delphine, cette peur panique du vide et du temps qui transforme tout. En Nadine, cette difficulté à quitter ce que l’on connaît, à ne pas se sentir complètement hors jeu. En Chloé, notre propension à l’hyperconnexion et le besoin de tout partager sur la toile. En Sarah, nos combats silencieux pour être simplement nous dans un monde qui demande toujours des justifications. En Carole, nos carapaces soigneusement fabriquées avec les débris d’anciennes chutes.

Ainsi, Laure Manel compose une sorte de cartographie de la vie intérieure féminine, à des âges différents, et lors de périodes de vie variées. « Danser sur les volcans » décrit huit versions de nous-mêmes qui coexistent ou se succèdent selon les périodes. Nous ne sommes jamais une seule femme, nous sommes faites de couches, de contradictions, de saisons intérieures, de parts plus lumineuses et de zones plus incertaines. Ces huit femmes représentent huit états par lesquels nous passons au fil d’une vie. Nous sommes donc un peu chacune d’elles.

Je voudrais aussi dire un mot sur la fameuse sororité que l’on nous vend à toutes les sauces et à laquelle je crois peu (expériences de vie obligent). J’aurais même tendance à reprendre ce mot et à le transformer en « soro-mytho » (la formulation n’est pas de moi). Les relations entre femmes sont souvent si difficiles ! Mais, dans « Danser sur les volcans », j’ai ressenti l’authenticité de la main tendue au bon moment, et une formidable disponibilité à l’autre. Laure Manel montre que l’entraide entre femmes ne passe pas forcément par de grandes déclarations. Au contraire, elle passe par le silence, par l’infime, le presque imperceptible.

Dans « Danser sur les volcans », l’Islande agit comme un révélateur. Les cascades, les geysers, les glaciers, les sources d’eau chaude, les aurores boréales parlent à la fois du dehors et du dedans. Cette terre oblige à l’humilité et remet les corps à leur juste place. Elle force à se regarder vraiment et à cesser de se raconter des histoires. Le roman fait cohabiter les êtres, mais encourage aussi l’admiration devant le vivant et l’inquiétude pour sa fragilité.

J’ai aussi trouvé intéressant que le roman interroge notre rapport contemporain aux images, avec Chloé notamment, qui ne peut s’empêcher de capturer et de publier sur les réseaux. Dans nos existences actuelles, le réel est souvent mis en scène et l’image que l’on veut garder prend le pas sur celle que l’on voit. Comme dans toute relation avec l’Autre, il vaut toujours mieux le regarder dans les yeux qu’à travers un écran.

Le roman est beau, mais je me dois aussi de vous parler de la version audio que j’ai écoutée. L’interprétation de Juliette Aver est une merveille. Elle restitue toutes les émotions traversées par ces femmes, leurs remises en cause, et leurs changements. Car oui, ce voyage va les transformer. De plus, la prononciation des noms et des mots islandais, Eyjafjallajökull, Þingvellir, Skógafoss, par exemple, est exceptionnelle. Ces sonorités sortent de la bouche de la lectrice avec une facilité déconcertante et contribuent à l’immersion dans ce pays fascinant. L’auditeur a réellement l’impression que les paysages entrent dans son esprit, et que ces huit femmes deviennent nos copines. Une belle réussite !

J’ai aimé la façon dont « Danser sur les volcans » parle des femmes sans les idéaliser. Laure Manel regarde ses personnages avec assez de tendresse pour ne pas les juger, et assez de lucidité pour ne pas les enjoliver. Chaque portrait lui permet d’aborder des thématiques différentes : la maternité, le moment où les enfants quittent le nid, la solitude choisie ou subie, la ménopause et le corps qui change, le besoin d’exister encore. Toutes les périodes de la vie sont décortiquées, il n’y a pas d’âge pour se perdre ni pour recommencer. À cinquante ans, une femme peut encore entreprendre de grandes choses et laisser son cœurrepartir. Même à l’âge de la retraite, la vie offre encore de beaux projets. Note à moi-même : si l’on croit arriver trop tard, on peut aussi découvrir qu’on n’avait simplement pas encore osé partir…

Le voyage nous aide souvent à grandir. L’entreprendre accompagnée permet de déterrer ce qui se cache sous les surfaces apparemment calmes. En nous, les lignes bougent et finissent par nous apparaître plus nettes. Comme « Mange, prie, aime », « Danser sur les volcans » nous invite à vivre, à aimer, à vieillir et à oser tout recommencer.

Qu’il est bon de montrer qu’on peut danser sur ce qui tremble, et aimer danser sous la pluie !
Profile Image for Charlie  Rainsand .
40 reviews1 follower
April 16, 2026
Je ne savais pas que j'avais besoin de ce roman.
Je l'ai choisi car je m'envole bientôt pour l'Islande.
Et pourtant, à la dernière page, j'ai refermé ce livre avec cette sensation rare, celle d'avoir vécu quelque chose de vrai.

Danser sur les volcans, c'est l'histoire de huit femmes que rien ne rapproche, embarquées pour un road trip de deux semaines en Islande.

Rose et Lou, la mère et la fille.
Stéphanie, célibataire sans enfant qui porte ses choix comme une armure.
Sarah et Chloé, jeunes Parisiennes que la vie n'a pas encore abîmées.
Delphine, la cinquantenaire casanière qui a osé franchir sa porte pour la première fois depuis longtemps.
Carole, la prof de yoga au calme trop parfait.
Et Nadine, la retraitée renfrognée qui regarde le monde avec des yeux fatigués d'avoir trop espéré.

Huit femmes. Huit solitudes. Huit façons d'avoir mal et de continuer quand même.

Ce que Laure Manel réussit ici, c'est un tour de force délicat : faire cohabiter ces voix sans qu'aucune n'écrase les autres. Le roman choral est un exercice périlleux — trop souvent, certains personnages n'existent que pour faire avancer les autres. Ici, chacune a sa profondeur, ses angles morts, ses failles qui méritent d'être regardées.

J'ai aimé Nadine contre mon gré. J'ai souffert avec Delphine dans un silence qui m'a serré la gorge.

Et l'Islande. Oh, l'Islande. Laure Manel ne l'utilise pas comme décor de carte postale — elle en fait un personnage à part entière, brut et sans compromis. Ces paysages volcaniques qui ne te demandent pas si tu es prête, ces cascades qui continuent de tomber qu'on les regarde ou non, cette lumière qui illumine même les recoins qu'on préférerait garder dans l'ombre. C'est dans cet écrin sauvage que les masques tombent, que les confidences s'échappent, que les liens se tissent là où on ne les attendait plus.

Ce roman m'a rappelé que les voyages ne nous emmènent pas loin de nous. Ils nous ramènent à nous.
Que la force des liens féminins ne naît pas de la ressemblance, mais de la capacité à se voir vraiment, sans filtre, sans jugement, dans toute notre splendeur imparfaite.

Une lecture lumineuse, puissante, et profondément humaine.
⭐⭐⭐⭐⭐
Profile Image for Lola Les_livres_pépitas.
138 reviews3 followers
April 25, 2026
Coup de cœur je réfléchis et je reviens poser mes mots. Mais ce livre m’a tellement fait réfléchir et reconnecter à la réalité de la vie et de ses péripéties. En tout cas son cycle et les doutes et questions que l’on peut avoir tout au long de notre vie 🥹✨❤️‍🩹
En lisant Danser sur les volcans ce n’est pas uniquement un voyage en Islande que vous allez vivre mais un voyage intérieur et surtout vous allez aller à la rencontre de vous même🩵📖✨.
253 reviews1 follower
May 3, 2026
Huit femmes embarquent pour un voyage de deux semaines en Irlande. Le lecteur part à la découverte des paysages et anecdotes sur ce pays légendaire. Il part aussi à la rencontre de huit personnalités qui vont apprendre à se découvrir au fil du séjour. Chacune cache un petit secret ou bien une faiblesse qu’elle peine à dissimuler. J’ai aimé les découvrir à travers ce roman.
Profile Image for Dima Chakra.
31 reviews1 follower
May 15, 2026
Un très beau feel-good roman. On finit par faire partie intégrante du groupe tellement Laure Manel écrit avec le cœur. Les 8 héroïnes me manquent déjà…
C’est exactement le même sentiment que j’avais en tournant la dernière page de « Nos étoiles filantes »
11 reviews
April 30, 2026
Road trip en Islande pour 8 filles d'âge et de vie différentes..... Partages, craintes......
Profile Image for Booksta_mag.
595 reviews8 followers
May 19, 2026
✨ Laure Manel fait partie de ces autrices que j’achète sans même regarder la quatrième de couverture. Depuis 2020, elle n’a plus jamais quitté mon radar des sorties à ne pas manquer !

📚 Alors quand j’ai vu Danser sur les volcans… j’ai couru, volé, foncé en librairie.

🌋 Ici, on suit un groupe de femmes parties pour un road trip en Islande. Et si vous me connaissez, rien que le mot “road trip” m’avait déjà convaincue à 50% que ce roman allait être un coup de cœur 😭 En grande amoureuse des voyages, j’avais autant hâte que ces femmes d’embarquer dans l’avion.

💛 Toutes ont des vies différentes, des âges différents, des attentes différentes… et pourtant, elles vont former un groupe éclectique mais terriblement attachant.

🥹 Et vous voulez connaître la cerise sur le gâteau ? On retrouve Rose et Lou. ET ÇA… quel bonheur !!!

⚡ Au départ, leurs différences créent forcément quelques tensions. Mais au fil des étapes du voyage, elles apprennent à se comprendre, à s’écouter et à s’apprécier. J’ai adoré la sororité qui règne au sein du groupe. Cette manière qu’elles ont d’accepter les différences des autres pour finalement en faire une force.

🌌 Et tout ça est sublimé par des descriptions de paysages à couper le souffle. Franchement, Laure Manel nous offre encore un roman à son image : profondément humain, touchant et impossible à lâcher.

📖 J’aurais aimé le faire durer plus longtemps… parce qu’attendre un an entre deux romans de Laure Manel, c’est beaucoup trop long 😭 Mais impossible de ne pas dévorer sa plume si addictive.

💬 Et toi booksta, tu aimes les romans sur fond de road trip ? Et les groupes 100% féminins ? Dis-moi tout !

#bookstagram #lauremanel #roadtriplitteraire #romanfrancais #chroniquelitteraire 🌋📚✨
263 reviews1 follower
May 17, 2026
J'ai beaucoup aimé ce road trip en Islande qui donne très envie de s'y rendre. L'évolution des relations des 8 femmes et leur cheminement personnel étaient intéressants à lire
Displaying 1 - 9 of 9 reviews