Sixtine Dano racconta una storia così verosimile da fare male, ma lo fa con una delicatezza e una giustezza di giudizio davvero inusitate, per un’autrice al debutto. Raphaelle arriva a Parigi per studiare architettura, ma ben presto si rende conto di non poter arrivare alla fine del mese con il denaro che i suoi genitori le possono dare. Scopre un’app che fa incontrare uomini facoltosi e giovani ragazze in modo discreto, e si ritrova a un bivio. Sybilline è il diario di una escort suo malgrado, ma è anche molto di più: una riflessione sulla piaga della precarietà, un racconto sugli equilibri di potere nelle relazioni, anche le più estemporanee, tra uomini e donne, e soprattutto un ritratto preciso di come sia facile perdere la direzione intrapresa per inseguire i propri sogni. Senza brutalità, senza giudizio, mettendosi al servizio delle storie vere delle persone con cui ha parlato per creare questa trama, Sixtine Dano ci regala un fumetto in perfetto equilibrio tra la ferocia della vita moderna, e la sua poesia recondita.
J'ai adoré cette histoire de cette jeune femme qui, faute de moyen et faute de confiance en soit, va par un concours de circonstances plus ou moins réfléchi, opter pour la vie d'escort-girl de luxe. Quitte à subir la vie, autant qu'elle lui rapporte.
Plus qu'un récit c'est presque une mise en garde, sans jugement, de ce que plus loin, implique la notion de potentiellement vendre sa personne pour quelque chose. De ce qui en découle comme conséquence, de comment on reconstruit après ça.
ça m'a beaucoup changé de mes lecture habituelles, les dessins sont superbes
juste incroyable. le récit de cette bd est poignant, intime, concis et universel. il explore des thèmes profonds avec une grande justesse. les illustrations sont crues et frappent fort. à lire, à recommander, à offrir etc
EXCELLENT Je m'attendez à ce que le traitement du sujet soit délicat et mal amené mais tout est très bien ficelée, on se rend vraiment compte que l'autrice s'est inspirée de plusieurs témoignages pour écrire cette jeune femme qui a travers la tristesse, les complexes, les injonctions patriarcales et la précarité fini par rentrée dans la prostitution.
J'ai était fasciner par le passage version "cabaret" avec un discours bien salé qui m'a beaucoup fait penser au propos de Virginie Despentes. J'ai était très toucher par l'expérience comme hors du temps que la protagoniste a vécu sur Barcelone. Avec la très belle scène des photos. Je trouve que la BD retranscrit avec brio certaine pressions que les femmes vivent en société. Enfin, j'ai adorer l'amitié entre les deux femmes que l'on voit évoluer avec les pages, et cette splendide fin qui appelle à la sororité d'une certaine manière.
La préface est très jolie, et je pense que même si la BD ne traite pas le sujet dans sa globalité elle aborde de nombreux sous thèmes important. Et surtout, elle est le reflet, de témoignage qu'il est important de considéré.
C'est très beau, autant dans le traitement graphique que dans l'exploration des sujets abordés. Ça mériterait peut-être un peu plus de profondeur cependant sur certains moments.
C'est horrible comme roman graphique. Pas dans le sens, la narration est terrible, le dessin urgh. Non, c'est terrible parce que j'ai connu des potes comme ça, f ou h, qui ont vécu ça. Et que c'est une réalité, hein. Mais aussi l'analyse de Raphaëlle du sujet. Bref. Woah.
Très sympa, j'ai vraiment aimé le style graphique J'ai trouvé la fin un peu brusque quand même
Edit après quelques semaines à ruminer : 3,5⭐ Au plus j'y pense au plus je me dis que c'est sympa en surface, mais dans le fond c'est pas ce que j'aurais aimé voir. En fait, j'aurais préféré avoir l'histoire complète de sa meilleure amie, qui a l'air beaucoup plus intéressante. Tous ce qui est écrit dans la petite description du roman graphique reste en réalité très superficiel, ce qui est vraiment dommage parce que certaines choses évoquées ont vraiment raisonné en moi. Tout est survolé, jamais approfondi, SAUF ce moment de mise en scène (littéralement) dans la tête de Raphaëlle qui était extrêmement bien découpé, c'est mon moment préféré. Le style graphique reste magnifique et le sujet super intéressant, mais c'est pas l'histoire que j'avais en tête
C'était vraiment génial ! Une vision très vraie et sans jugement du monde de l'escorting et de la prostitution. Le personnage de Sibylline est vraiment intéressant à suivre notamment son évolution en tant que jeune étudiante qui va être confrontée à des choix dû à sa précarité vers une jeune femme épanouie. C'est véritablement une BD qui fait du bien, les dessins sont magnifiques et l'histoire touche par son réalisme. J'espère qu'on aura la chance de pouvoir lire de nouvelles fois le travail de Sixtine Dano !
Une histoire remarquable, émouvante et profondément marquante qui trace avec vulnérabilité et douceur le chemin d'une étudiante en archi dans la prostitution. Entre problème d'argent, relations intimes, image de soi, ce roman graphique trouve un triste écho dans la vie de chaque femme et sait mettre en lumière la force résiliente de la sororité. Je me suis énormément attachée au personnage de Raphaëlle ainsi que celui de Leila, chacune a sa propre expérience face au monde dans lequel elles plongent, et j'ai apprécié avoir les deux perspectives. Des discussions fortes sur la féminité, la sexualité et les relations amoureuses en ont émergé. Le dessin est magnifique, le jeu sur le noir et blanc, l'intensité des traits au fusain (?) et leur ponctuelle simplicité porte avec talent l'étendue des émotions de cette histoire, aussi intime qu'engagée.
De magnifiques dessins, une belle histoire d'amitié, et surtout un véritable témoignage de ce que ça fait d'être une étudiante aujourd'hui : entre la précarité, le regard qu'on les hommes sur leurs corps, le fait de se prostituer pour pouvoir subvenir à ses besoins, et l'impact que ça peut avoir sur la vie. Ca reste une petite entrée sur ce que ça peut vouloir dire "être travailleuse du sexe", mais c'est déjà une formidable entrée.
"Et puis ces patrons qui prennent des décisions de merde qui appauvrissent tout le monde à part eux, ces politiciens qui laissent la planète flamber sans lever le petit doigt, ces pères qui paient pas les pensions alimentaires..."
Plastiquement magnifique, une histoire pleine de justesse qui parle de la précarité de certaines étudiantes qui les poussent à se prostituer : patriarcat, capitalisme, sororité, ... Une lecture sur un sujet vraiment important et bien actuel
É sempre uma alegria encontrar artistas que trabalham tão bem a mídia que nos fazem sentir um novo encantamento por ela.
A HQ conta a história de uma estudante universitária que começa a se prostituir para juntar mais dinheiro - mas nem de longe se reduz a isso, trabalhando a vida e os relacionamentos da protagonista de uma forma mais ampla. (A personagem é um composto de seis pessoas entrevistadas pela autora, então fica bem naquele limiar entre ficção e não-ficção)
Très joli graphiquement, très délicat sur le sujet, cet album aurait mérité peut-être un peu plus de profondeur. Je sors de ma lecture avec l'impression d'avoir effleuré le sujet. Je ne cherchais pas absolument du voyeurisme, du trash, du malheur à tout crin, non. Mais fouiller un tout petit peu plus la psychologie de cette jeune femme, ce qui l'a poussé à faire ce choix, pourquoi et comment son amie semble plonger plus loin et plus profondément qu'elle... C'est dommage, parce que ce manque lui enlève de la profondeur qui en aurait peut-être fait une BD incroyable.
Mais le banger, j'avais trop besoin d'une BD qui parle de ce sujet je crois ! Bon j'ai lu le SP donc je sais pas ce qui est différent du rendu final, mais j'ai adoré le dessin, les flashbacks qui sont piquants et voir l'évolution des personnages. On parle pas assez de cet univers qui pourtant concerne un nombre incroyable de jeunes filles autour de nous.
Smejte se slobodno, ali toliko je istine u ovome da je to ujedno i smešno i tužno. 34 je devojkama/ženama izuzetno bitan. To je simbol mladosti, dobre linije, samopouzdanja, fenomenalnog osećaja zavodljivosti... Neko je jednostavno rođen da ga nosi decenijama, neko se u njemu teško zadržava, neko se izgladnjuje da bi po prvi put ušao, neko da bi mu se vratio... Taj broj je ženskoj populaciji jedan od najvećih neprijatelja. Lično ga i mrzim i volim. Gleda me svakodnevno iz mog garderobera, sve lepi neki komadi odeće koje volim, a mrzim ga kada u njih ne mogu da uđem. Bukvalno ima dana kada ga prezirem iz dna duše. 🤬 Verujem da je tako i sa ostalim devojkama/ženama. Kad pređeš na 36, deluje ti kao da si ne znam koliko omatorio i ugojio se. Propast i tela i duha! Ostali su, verujem, taboo tema! 🤣
Upravo ta opsesija mladošću, održavanje dobrog izgleda i strah od nevidljivosti daje ovom stripu težinu i pored nekih pomalo neiskrenih momenata. Verujem da je odluka ući u eskort vode i prostituciju ozbiljno teška i slama duh, ali ja tu težinu i lom ovde nisam osetila i to mi je s jedne strane mana scenarija. S druge mi je ok ako je devojka napravila taj korak samo blago potaknuta finansijama kao izgovorom, a zapravo je u pitanju znatiželja i (prividan) osećaj moći. Mislim da je u ovom stripu više ovo drugo slučaj iako nam se negde plasira kao prvi. I kao što rekoh, ok je sve dok je to nečiji svojevoljni izbor.
Ima mesta na svetu na kojima glad ljudima diriguje pravila igre, nabacuje razne moralne dileme i zamagljuje društvene granice i norme. Neretko, te posrnule i prezrene, sistem zbog nagaženih granica prekoreva i društvo pljuje dok im u udarnim terminima na mrežama i televizijskim emisijama pljeska i pruža ruke i zagrljaje.
Deo u Španiji kao i onaj gde Sibilin opisuje moć koju njeno zgodno mlado telo ima su mi ponajbolji u stripu, dok ima delova koji su mi nekako veštački umetnuti i isforsirani (npr. deo u kom Lejla pominje političare, društvo...). Crtež je fluidan i sveden, olovka i ugljen sasvim fino, nežno, sanjivo i senzualno (npr. strana 169) nose atmosferu, dočaravajući otuđenost, usamljenost i melanholiju. Nešto je življi deo u Španiji.
Pozdravljam što ovaj rad ne zapada u patetiku i jeftini voajerizam koji možda neki očekuju i što je ovako provokativna tema obrađena bez osude. Autorka malo baca svetlo na problem koji postoji svuda, ne samo u Francuskoj. Živeti u drugim mestima ne košta ništa manje, jedino je možda seks negde bolji, negde jeftiniji, a negde su ulozi veći. I ne bih baš rekla da je tako zarađen novac skroz "lak". Ima on itekako neku svoju težinu i traži žrtvu, samo je pitanje ko šta oltaru prinosi. Ovoj Sibilin je svakako ispao lakši od konobarisanja ili npr. branja kupina celo leto. Ovo poslednje se svakako ne isplati, čuh da je otkup 80 din/kg. Jbg, nemamo svi sreću da kao Linda ujutru izgovorimo "I won’t get out of bed for less than $10,000 a day" (tj. "ne ustajem ni za kakve pare"), već nam je naziv alarma "ustajem za nikakve pare".
"Ni gađenje, ni sažaljenje, ni bol, ništa ne sme ugroziti moju glumačku igru. Ja osećam užitak. Da, užitak zbog toga što se sviđam, užitak zbog toga što vladam situacijom. Ja bezobrazno iskorišćavam tu svoju pozajmljenu moć, tu prolaznu mladost. Jer, na koncu, i ja umirem od straha pred pomisli da ću odrasti kao oni. Da ću postati siva i mlitava i da više neću biti seksi. Treba uživati dok se može. U ovoj šačici zlatnih godina pre nego što čarolija mladosti ne napusti ovo telo i učini ga nezanimljivim. Nevidljivim, prepunim principa i vrednosti. Prespremnim reći "ne". Pre nego li se domognu naših mlađih sestara ili naših ćerki. Oni tela vole kad su prazna, još nevina od iskustva."
... uživamo u igri u kojoj smo istovremeno i mamac i plen.
Déjà, quel trait exquis ! Ces dessins à l'encre de Chine sont merveilleux. J'ai adoré, vraiment. Au-delà de l'aspect esthétique qui m'a plus que conquise c'est le contenu qui a su vraiment m'attraper. On suit Raphaëlle, jeune, naïve et jolie qui entame ses études d'architecture a Paris : rien ne la prédispose à ce futur d'escort. C'est vraiment fait avec beaucoup de subtilité. Sixtine Dano dépend le quotidien d'une étudiante, entre cours et galères (surtout financières). Être escort semble une solution facile et toute trouvée, pourtant la manière dont on se perçoit, dont on perçoit sa relation a l'homme mais aussi a l'amour en est a jamais modifié. J'ai adoré la façon dont l'autrice nous le montre sans fioritures et en toute simplicité, sans tomber dans le pathos comme on aurait pu le croire avec un sujet pareil et aussi délicat que celui-ci. En fait cette BD fait très vraie. Et ça, ça me plaît.
BD au dessin aussi sombre que subtil, j’ai adoré cette espèce d’élégance un peu triste. un sujet très important que j’avais envie de découvrir et que l’autrice et dessinatrice présente avec finesse et nuances. vraiment à lire !
Histoire époustouflante, très prenante et très touchante. Il m'a été parfois dur de la lire tant les mots étaient lourds de sens, et à quel point ils relevaient la justesse des ressentis et des situations. Très gros coup de cœur.
Co mnie w tym komiksie najbardziej uderzyło? Że przejście od wizerunku kochanej córki, która zaczyna studia i której rodzice pomagają w wynajęciu mieszkania, do sposobu, w jaki zaczęła zarabiać, nastąpiło tak gładko. Jakby nie było dylematów moralnych i niespecjalnie ruszało to partnera, koleżankę czy samą zainteresowaną. No i w sumie nie jestem pewny czy to jest słabość tej fabuły, czy może zamierzony efekt. Podejrzewam że to drugie i że dlatego ten komiks tak mnie w pewnym momencie poruszył. Gdy wszystko odbywa się w eleganckich restauracjach, w otoczeniu dobrze wyglądających zamożnych i kulturalnych panów w garniturach, wydaje się jakby „znormalizowane”, a przecież czytelnik od początku wie, że to pułapka.
Ce livre est magnifique en tout point. Le sujet abordé l'est de façon douce et sans jugement.Les personnages sont attachants et émouvant. Les dessins sont magnifiques, poétiques. Franchement le livre m'a bcp touché, incroyable
Magnifique 🖤 Tellement réaliste et intime, des scènes qui décrivent parfaitement la précarité et les problématiques que peuvent rencontrer les étudiant.e.s. On s’identifie très facilement au personnage tant il est finement dépeint. Je suis agréablement surprise par ce traitement si raffiné de ce sujet lourd sujet, à travers la poésie d’un dessin doux et enveloppant. Ce roman graphique va me rester en tête pendant longtemps.