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L'Odeur du désinfectant

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Six années d'études de médecine avant le concours de l'internat : une course de fond éreintante, flirtant sans cesse avec tous les excès.
Pourtant, au sein de ce chaos, un miracle a lieu : malgré la détresse, la solitude, l'épuisement, une fleur généreuse éclot sous nos yeux : une authentique vocation pour la médecine.
Un roman d'apprentissage cuisant et lumineux.
Au cœur du chaos, l'éclosion d'une vocation
" On m'a demandé mon plus beau souvenir de six ans de médecine. L'atmosphère générale de détresse, très certainement. [...] Voici le récit de ces années, de ce pacte terrible qu'on signe avec la médecine à dix-sept ans, sans savoir qu'on lui vend son âme. Le récit des défaites et des retours d'espoir, des colères et des émerveillements. La médecine, si belle et noble, attend dans son donjon que pour l'atteindre, nous terrassions le dragon : six ans d'études, deux concours. "
D'espoirs en découragement, de fou-rires en évanouissements, des rituelles fêtes de médecine aux examens blancs, des premiers stages aux premiers morts, du manque de sommeil au dérèglement de tous les sens, des cris des nourrissons aux gémissements des vieillards, de l'épuisement des médecins et des étudiants à la détresse des patients... Une course de fond éreintante, flirtant sans cesse avec tous les excès. Sans suivi, sans soutien, sans secours.
Six années de pleine jeunesse vécues comme une traversée en solitaire, à la poursuite du Graal : le concours de l'internat.
Pourtant, au sein de ce chaos, presque à l'insu de ce chaos, un miracle a lieu. Une fleur magnifique et généreuse éclot sous nos yeux : une authentique vocation pour la médecine.
Dans une langue d'une grande puissance littéraire, au style intense, sans répit, Ombeline Desjonquères signe un roman d'apprentissage cuisant et lumineux, dont on ne sort pas indemne.
Un texte à l'éclat de diamant brut, écrit par une voix jeune, d'une sagesse et d'une maturité rares.

219 pages, Kindle Edition

Published August 27, 2026

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Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Clara.
342 reviews
August 30, 2026
Un gros coup de cœur pour ce texte, témoignage de six années d’études de médecine qui n’épargnent rien à celles et ceux qui les traversent, nos futur·es médecins. Ça rend profondément en colère.

C’est aussi un magnifique texte sur une jeune femme qui enlève ses œillères, qui s’ouvre au monde dans ce qu’il a de plus injuste, mais aussi de plus humain, qui se déconstruit pour se reconstruire, devenir médecin, mais aussi adulte.

C’est d’une grande, grande justesse, d’une grande honnêteté aussi. J’ai pleuré, j’ai souri. Ça devrait être lu par beaucoup, je crois, car nous sommes toustes concerné·es par notre système de santé, et par ce qu’il dit de notre manière de faire société.

Bref, lisez !!!
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,176 reviews50 followers
September 20, 2026
C'est un premier roman ou devrais-je dire essai ou docu-roman que j'ai lu quasi d'une traite. Ombeline Desjonquères est âgée à peine de 17 ans lorsqu'elle entame ses études de médecine. Elle a des facilités, n'a pas beaucoup dû travailler jusqu'alors pour briller et être dans les meilleures mais à l'aube de ses six années de médecine, elle n'imagine pas ce qu'elle va "subir" pour valider ses six années avant le concours de l'internat.

Un chapitre par année de médecine, pour vivre de l'intérieur ses émotions, ses doutes, les découragements, la charge de travail, l'épuisement mais aussi la solidarité et l'importance de ses compagnes de galère ; Agathe et Leila; partenaires de travail, de fêtes, de vacances, de joie et de détresse.

C'est instructif, parfois stupéfiant de voir la manière dont les étudiants sont traités, travailler sans relâche sans considération parfois, regarder au départ, se sentir inutile, puis petit à petit observer, apprendre à gérer la pression, l'épuisement, aller au bout de soi-même avec la question du burnout, de la possibilité de soigner si on ne va pas bien soi-même.

Et puis il y a la charge mentale, la matière a ingurgiter en peu de temps, les doutes, les échecs, mais aussi les virées, le sexe, les open bars. On découvre différentes facettes du monde médical, de ces études difficiles. L'impossibilité de prendre du temps pour soi, l'obligation de mettre sa vie en parenthèse le temps de ces études.

C'est dingue aussi le nombre de personnes qui se rendent aux urgences parce que ça les arrangent et qui en réalité engorgent et participent à l'épuisement des soignants car en réalité il y a très peu de véritables urgences.

On se questionne après cela sur la formation des médecins, le récit est très factuel, une écriture chirurgicale - oui c'est facile je sais - qui décortique le quotidien des étudiants, qui fait aussi comprendre comment trouver la force de continuer.

Ce que je retiens c'est que soigner n'est pas guérir, c'est prendre le temps d'écouter ! et qu'il conviendrait de prendre plus de temps et de considération par rapport à la santé des soignants car on ne peut soigner convenablement en étant à bout de force.

Ma note : 7.5/10



Les jolies phrases

L'humour noir protège efficacement de la détresse.

Il faut donner l'impression aux patients qu'ils sont aussi importants pour nous que nous le sommes pour eux.

Ma santé avant celles des patients, non négociable. Personne ne peut soigner convenablement en étant debout à bout de forces. Une évidence que les décideurs peinent à comprendre.

Toutes les misères ont quelque chose de grotesque, toutes les misères peuvent devenir risibles. De la grande pièce de théâtre hospitalière, je ne cherchais que la comédie.

Je parle de patiente, mais c'est aux humaines qu'il faut savoir parler, pas aux patientes. Si je me contentais d'expliquer une opération à une patiente, toutes mes consultations seraient les mêmes.

Il y a des phrases qui sont utiles. "On s'occupe de cous". C'est de cela que la patiente a besoin, toujours. Qu'on ne la laisse pas seule avec sa douleur, sa maladie qu'elle ne comprend pas. "Je ne sais pas", aussi. "Je ne sais pas", et ça ne sert à rien de mentir. Au contraire, il vaut mieux dire "Je n'ai pas encore de réponse, mais je vous promets que je cherche. "

Se laisser soigner est la marque d'une confiance aberrante. On laisse un presque inconnu décider de ce qu'il adviendra de nous, parce qu'il porte une blouse blanche.

Je crois davantage à la médecine qui augmente le confort qu'à celle qui augmente la durée de vie.

Je me souvenais que j'aimais la médecine, qu'il y avait en moi tant d'amour pour mon prochain. Je me souvenais que, quelque part, j'avais fait tout ça parce que je voulais aider ne serait-ce qu'une personne, ne serait-ce qu'une fois. Je regardais les médecins aider les patients, et il me semblait que j'en étais capable aussi. J'existais à nouveau, les choses avaient un sens.


https://photos.google.com/album/AF1Qi...
Profile Image for Emma.
947 reviews46 followers
October 10, 2026
C’était intéressant mais un peut trop factuel, j’aurais aimé plus d’émotions j’imagine ? Ça fait vraiment témoignage, ça aurait pu être plus littéraire ! Mais j’ai passé un bon moment malgré tout.
132 reviews
Review of advance copy received from Éditeur
May 26, 2026
3.5

Un récit d'apprentissage, davantage qu'un roman, une plongée au cœur des études de médecine qui ferait presque froid dans le dos. Efforts, pression, renoncements, maladies mais aussi amitié, vocation, découvertes et petits miracles...
Une question reste: que gagne-t-on à prendre si peu soin de nos soignants?
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